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Dominique Jeanneret
Thérapeute et organisatrice d'évènements, Québec
www.dominiquejeanneret.com
 

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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 05:59

 À quand la mise en place d'une communication créative qui amènera une relation assez ouverte et assez vivante pour que mon expression arrive à l'autre et que la sienne vienne jusqu'à moi « sainement»? Ne devrait-il pas s'agir d'une prémisse importante pour tout enseignant qui désire améliorer la qualité de la relation et transmettre non seulement un savoir, mais un savoir-être, un savoir-créer et un savoir-devenir à ses élèves!

Concrètement, la relation pédagogique s'avère en fait une relation de gestion des besoins qui dure dix mois: besoin des enseignants (silence, attention... ), afin qu'ils puissent transmettre leurs messages et besoin des élèves (bouger, rire, taquiner le voisin ... ). La réponse à ces différents besoins amène souvent des conflits relationnels ...

 

ecole_resize.jpg Du dominant au dépendant

La relation pédagogique a bien changé: à l'école, la relation de type dominant/dominé qui régnait auparavant n'existe plus aujourd'hui! L'enseignant vit aujourd'hui une relation de "dépendance"; il a donc besoin de la participation de l'élève. De là vient l'importance de développer une communication "relationnelle", d'échange et de partage, deux conditions essentielles à la mobilisation et à la participation. D'ailleurs, ne parle-t-on pas d'élèves "coauteurs" dans la nouvelle politique du ministère de l'Éducation?

 

lm / pression - ex / pression - ­communication

Malheureusement, il nous arrive encore de confondre échange et expression de soi. S'exprimer, c'est passer de l'im-pression, ce qui se trouve à l'intérieur de soi, à l'ex­pression, ce qui émerge de soi. Il importe que cette expression arrive jusqu'à l'autre pour qu'alors commence la communication, soit la mise en commun.
Or, nos enfants s'expriment beaucoup! Mais de quelle façon le font-ils? On remarque que de plus en plus de jeunes accusent " C'est de ta faute ... ", jugent "Tu n'es pas correct... If, etc. Ils déversent, comme ils le peuvent, le trop plein d'émotions accumulées dans les paroles et des gestes pouvant blesser et agresser. En milieu scolaire, certains s'avèrent de plus en plus violents, et ce, de plus en plus tôt, usant de chantage et de menaces envers les professeurs, les parents et les amis.


Se responsabiliser pour mieux agir

Notre façon de communiquer, de nous relier à nous-mêmes et aux autres, ne dépend pas uniquement de notre environnement (école, parents, élèves, collègues, directeurs, etc.), mais de nous, de notre engagement à nous responsabiliser pour agir.

Mieux nous serons outillés, mieux nous pourrons agir à notre bout de la relation, meilleurs la vie nous semblera et meilleure aussi deviendra la vie que nous transmettrons à nos élèves grâce à la qualité des relations que nous leur offrirons.

 

Quitter la planète TAIRE

Dans ses travaux, Jacques Salomé, psychosociologue, propose de nous exercer à devenir des enseignants relationnels sans attendre que l'autre change. Il nous invite à devenir un bon compagnon pour nous-mêmes et pour l'autre en cultivant notre propre jardin ... relationnel. Le principe est simple: pour bien communiquer avec l'autre, je dois d'abord bien communiquer avec moi; pour bien entendre l'autre, je dois pouvoir bien m'entendre.
Il introduit la possibilité, pour chaque enseignant, de prendre appui sur des concepts, des règles d'hygiène relationnelle et des outils pour agrandir l'écoute, la disponibilité, la participation et la responsabilisation de chacun. Cette méthode est transmise à des professeurs dans plusieurs pays francophones et au Québec. A Bruxelles, elle fait même partie d'un module dans le cadre de la formation aux enseignants à l'université. Voici quelques outils extraits de cette méthode.

 

Apprendre à se dire au-delà des mots

Les mots demeurent nécessaires et essentiels pour communiquer, mais insuffisants pour créer, nourrir et dynamiser une relation de durée, surtout une relation d'apprentissage et de formation. Les enseignants doivent donc prendre le risque d'utiliser des outils qui permettront à chacun de se dire au-delà des mots.

 

L'écharpe relationnelle

L'écharpe relationnelle illustre que dans toute rencontre il y a toujours trois composantes: toi, moi et la relation. Symbolisant le lien, l'écharpe relationnelle permet de visualiser une relation entre deux êtres. Je suis coauteur de la relation que je vis avec l'autre; je suis responsable à mon bout de ce que j'exprime, dis, fais, ressens. J'invite aussi l'autre à être responsable, à son bout.

Étant donné que la relation nous prolonge et nous relie, il importe donc de la nourrir afin qu'elle reste vivante. Nous ne devons pas y laisser s'accumuler des "déchets "(messages négatifs, violences du passé non réglés, etc.), véritables" toxines" relationnelles empêchant le " savoir" de passer de l'enseignant à l'élève.

Je compare ces toxines à un "cholestérol" relationnel qui bloque les artères de la relation.

Une enseignante utilise l'écharpe dans sa classe pour présenter les devoirs. A son bout, elle s'engage à donner toutes les informations requises pour faire le devoir, et l'élève, à l'autre bout, prend pour responsabilité de faire ce devoir en demandant de l'aide au besoin. L'écharpe illustre très clairement que le professeur ou le parent ne peut pas faire le devoir à la place de l'enfant, que c'est la responsabilité de ce dernier.

Une autre enseignante utilise l'écharpe pour traiter les situations de conflits. En prenant l'écharpe, les élèves sont ramenés chacun à leur bout. Cela permet de parler en "je", évite les "tu" accusateurs et amène ainsi une recherche de solutions par un positionnement respectueux des deux partis. Ainsi peuvent-ils, chacun à leur tour, se dire et être entendu et, par le fait même, combler ces deux besoins relationnels fondamentaux.

 

Le bâton de parole

Le bâton de parole s'inspire de rituels africains et amérindiens. Il sert de régulateur de la parole et du respect. On le place au centre du groupe, et celui qui le prend ne peut parler que de lui, de ce qu'il sent, de ce qu'il a vu, de ce qu'il pense et ce qu'il sait. Cela signifie que celui qui le prend a quelque chose à dire et qu'il demande écoute, attention et respect. Les gens qui écoutent n'ont pas le droit de parler "sur" ce que vient d'exprimer la "personne au bâton ".

Plusieurs enseignants utilisent cette technique dans des groupes de parole afin de permettre à chaque enfant de prendre sa place. Il évite aux grands bavards de trop parler et permet aux silencieux de "se dire ". Toutes les clases, salles de réunion et familles devraient posséder un tel bâton !

Ouvrir une porte

Voilà quelques pistes d'intervention pour aborder la communication d'une façon créative et vivante. Cela paraît simple, mais c'est en même temps difficile, car pour bien suivre ces pistes, l'enseignant dois sans cesse demeurer vigilant sur ses propres ressentis et donc accepter de se placer sous sa "propre observation" ! Je ne désire pas transmettre une "nouvelle recette". Je souhaite simplement ouvrir une porte sur une autre façon de "mettre en commun" dans le grand monde de l'école, permettant ainsi à des enseignantes, des enseignants et des enfants, d'améliorer la qualité de leurs relations et de leur vie quotidienne.

Dans un prochain article, je poursuivrai l'introduction d'autres outils accessibles à chacun, tels la visualisation externe, la symbolisation et la confirmation. À suivre ....

Réf. : Pour ne plus vivre sur la planète TAIRE, J. Salomé

Janine Fortin
Formatrice en communication relationnelle, Québec
www.acrq-janinefortin.com

Illustration: Françoise Malnuit

 

 La Méthode ESPERE® pour des communications vivantes


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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 05:50

Suite de l'article Les pollutions énergétiques, 1ère partie - Âmes humaines

 

Sans vouloir tomber dans la peur systématique ou obsessionnelle, tous les lieux où nous nous rendons mais principalement ceux historiquement « chargés » par des évènements dramatiques ou guerriers ainsi que les cimetières, les hôpitaux, le métro, les supermarchés… sont autant de lieux habités par de nombreuses âmes errantes.. Il suffit que l’une d’entre elles soit en résonance avec notre propre énergie, si elle est basse à ce moment-là, pour qu’elle « reparte avec nous » et nous habite. Dans tous les cas, ces présences influenceront notre comportement, nos pensées et notre santé. Certaines âmes vont s’accrocher aux humains connaissant les mêmes envies, les mêmes passions ou les mêmes déviances.

Chateau_Usse.jpg De la même manière, même à petite dose, la consommation d’alcool, drogue, cigarettes provoque des failles éthériques qui favorisent la venue de ces énergies, comme les autres entités d’ailleurs dans nos corps subtils. Ainsi, l’âme errante retrouve les effluves de l’alcool, de la drogue ou de la fumée à travers l’humain et reste avec lui pour essayer d’en ressentir les effets. Le pire des cas est lorsque l’âme intruse amène son hôte à changer radicalement sa façon de vivre, son comportement jusqu’à le rendre lui aussi sujet aux mêmes addictions parfois jusqu’à l’autodestruction. C’est le cas extrême mais très bien expliqué par la psychanalyste Edith Fiore dans son livre : « Les esprits possessifs ».

Heureusement, plus fréquemment rencontrée lors de séances, l’âme d’un proche, souvent l’un des parents ou grands-parents, se présente en tant que guide protecteur. Nous avons pu constater que ce phénomène est souvent lié à une profonde connivence entre la personne et l’âme du disparu. Même si cette aide, cette sensation d’être accompagné (inconsciemment ou pas) rassurent instinctivement compte tenu de la nature de l’âme, il est primordial de la laisser repartir dans la lumière pour sa propre évolution. De la même manière, attention à l’amour un peu trop fort, finalement trop possessif.

En effet, un vivant dans sa douleur, sa solitude peut parfaitement retenir auprès de lui l’âme de la personne décédée. Dans un autre registre tout un groupe d’âmes de personnes disparues lors de la Shoah avait « trouvé refuge » en une autre personne. Elles lui imposaient depuis des années, un besoin viscéral d’être en sécurité physique et matérielle. Sécurité qu’elle n’avait pu psychologiquement trouver jusqu’alors, ne connaissant que le sentiment d’être en perpétuelle survie. Lorsque nous songeons aux conditions « d’existence » des camps d’internement où l’insécurité et la survie rimaient avec l’angoisse de mourir et la peur de manquer, nous saisissons mieux l’impact énergétique que généraient ces âmes en souffrance dans l’esprit du corps qu’elles habitaient.

Il peut être rassurant de se sentir « accompagné » par un parent décédé voire de retenir cette âme par excès d’amour ou manque d’autonomie mais ce n’est juste pour personne. De même, il est important de mettre à jour ses angoisses, ses manques, lorsqu’ils sont provoqués par des présences inopportunes. En effet, si tel est le cas, nous comprenons alors que ces peurs ne nous appartiennent pas. Un travail sur nous doit suivre bien sûr cette prise de conscience mais c’est souvent une des clés de la libération. N’oublions pas que ces âmes sont en souffrance et ne sont pas là pour nous faire du mal. Elles sont dans une autre dimension, notre réalité n’est pas la leur et vice et versa et nous rendons service à la terre entière en les aidant à transmuter et à elles en particulier.

Jean Renault

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Par Dominique - Publié dans : Géobiologie & pollution énergétique
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 05:57

L'histoire commence alors qu'une mère punit sa fille de 5 ans pour avoir gaspillé un rouleau de papier d'emballage de valeur de couleur or.

Comme les ressources financières étaient précaires, la mère devint encore plus irritée quand elle découvrit que sa fille avait utilisé le papier d'emballage pour envelopper une boîte cadeau qu'elle avait déposée sous l'arbre de Noël.

1195623_97874688_resize.jpg Quoiqu'il en soit, la petite fille offrit quand même à sa mère, le matin de Noël, le présent qu'elle avait soigneusement enveloppé dans le papier de couleur or en lui disant : "Voici Maman, c'est pour toi !"

La mère visiblement embarrassée par sa réaction exagérée de la journée précédente, ouvrit le cadeau pour se rendre compte que la boîte était vide.

Elle parla à sa fille d'une manière rude : "Ne sais-tu pas, jeune fille, que lorsque nous offrons un cadeau à quelqu'un, il doit y avoir quelque chose à l'intérieur de la boîte ?"

La jeune fille en larmes répondit à sa mère : "Oh, maman, la boîte n'est pas vide, je l'ai remplie de baisers jusqu'à ce qu'elle en soit pleine avant de l'emballer."

La mère, complètement renversée, tomba sur ses genoux et prit sa fille dans ses bras et lui demanda de lui pardonner les paroles dures qu'elle avait prononcées et la colère qu'elle avait exprimée.

Peu après, un terrible accident prit la vie de sa fille et il est dit que la mère conserva la boîte dorée sur sa table de chevet tout au long de sa vie.

À chaque fois qu'elle faisait face à un problème difficile ou qu'elle était découragée, elle ouvrait la boîte et y prenait un baiser imaginaire en se rappelant tout l'amour de l'enfant qui les y avaient déposés.

La réalité de la vie fait que chacun de nous a reçu un tel cadeau, emballé dans un papier doré. Ce cadeau est rempli des baisers et de l'amour inconditionnel de notre famille et de nos ami(e)s. Il n'existe aucune possession plus précieuse que l'amour.

Vous avez maintenant deux choix :
Le premier : partagez ce message avec vos parents, vos ami(e)s.
Le deuxième : effacer ce message et agir comme s'il n'avait pas touché votre coeur.

Pour ma part, j'ai fait mon choix et je vous envoie ce message. Les parents et ami(e)s sont comme des anges qui nous soutiennent quand nos ailes ont de la difficulté à se rappeler comment voler.

 

Auteur inconnu

 

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Par Dominique - Publié dans : Belles histoires
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Mercredi 14 décembre 2011 3 14 /12 /Déc /2011 05:25

j0409443_resize.jpg Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le coeur
Il dit oui à ce qu'il aime
Il dit non au professeur
Il est debout
On le questionne
Et tous les problèmes sont posés

Soudain le fou rire le prend
Et il efface tout
Les chiffres et les mots
Les dates et les noms
Les phrases et les pièges

Et malgré les menaces du maître
Sous les huées des enfants prodiges
Avec des craies de toutes les couleurs
Sur le tableau noir du malheur
Il dessine le visage du bonheur.

Jacques Prévert

 

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Par Dominique - Publié dans : Pensées, poèmes
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 06:07

 

 Comment peut-on réussir à se comprendre si on ne s’écoute pas?...

La non-communication et le manque d'écoute entre les adultes et les enfants ou les adolescents sont parmi les plus grands générateurs de violence.  Le sentiment d'impuissance qui en découle peut atteindre des degrés tout à fait terrifiants, voire insupportables. Qu'elle  soit verbale, physique ou psychologique, la violence apparaît alors comme l'unique moyen de faire baisser la pression créée  par la détresse extrême de ne pas se sentir entendu.

Comme l’humain est un être de relation qui a besoin  de communiquer, de se dire et d'être entendu, il est primordial, pour sortir de cette impasse, de créer, à l'école  comme à la maison, un espace permettant l'écoute véritable.

 

Écouter pour de vrai

Toutes  les formations, tous les enseignements,  toutes  les formes  de communication  reposent  avant  tout sur la qualité de l'écoute. Pour être en mesure d'écouter  réellement  l’autre,  il ne suffit pas d'entendre  les paroles qu'il prononce et d'en saisir rapidement  le sens. Il faut aller beaucoup  plus loin en s'assurant  que les mots utilisés ont la même signification pour celui qui les prononce  que pour celui qui les entend,  que l’aspect culturel  ne vient pas colorer  leur sens et que des charges  affectives incontrôlables  ne brouillent  pas la qualité de l'écoute.

Sans oublier  que nous avons souvent la malencontreuse  habitude de préparer  une réponse  avant même que notre interlocuteur  n'ait terminé de nous communiquer  son message, rendant  ainsi  l'écoute  quasi  nulle. Les questions  de l'enfant cachent souvent un point de vue, une inquiétude qui l’habite. Une réponse  donnée trop rapidement  les coupe de leur véritable questionnement,  leur donnant  la triste certitude qu'ils ne sont pas entendus.

Nous devons donc apprendre à aller au-delà du système «Questions-Réponses» pour offrir à l’enfant la possibilité  de se dire et de s'entendre.

 

Écouter  la réalité  de l'autre

Si la personne  qui écoute est trop préoccupée  par sa réponse, si elle est envahie par ses émotions, ou encore si elle a d'autres soucis en tête, elle aura de la difficulté  à être réellement  à l'écoute.  Faire attention à la réalité  de l'autre,  à l’environnement dans lequel il se trouve,  c'est tenir compte de tout un ensemble  de facteurs : les mots qu'il prononce,  le ton qu'il utilise, l'attitude qu'il a  vis-à-vis de nous, la posture  de son corps...C'est comme si, l'instant  que dure l'échange, nous nous «branchions»  sur l’autre pour bien saisir  l'essence  de son message.

 

Écouter  ce que cela réveille en nous

j0402054_resize.jpg Cependant, écouter c'est aussi faire attention  à notre propre  réalité.  Il ne suffit pas d'être branché  uniquement sur notre  interlocuteur. On doit aussi être à l'écoute  de soi, de ce que ses propos réactivent dans notre histoire, de ce que cela fait remonter en nous. Lorsque l’autre nous parle c'est qu'il a, consciemment ou non, une intention à notre égard : il veut attirer notre attention, avoir notre adhésion, nous émouvoir  ou tout simplement nous faire réagir.

Écouter l’autre,  c'est apprendre  à déceler  cette intention et pour réussir, on doit être attentif à ce que ses paroles  provoquent en nous. Et à ce chapitre, vous avez sûrement  déjà remarqué que les enfants  sont passés maîtres dans l'art de «peser sur le bon bouton» en réactivant I'ex-enfant qui vit en nous, en réveillant des émotions depuis longtemps endormies... En repérant ce qui se passe en nous permet  de saisir leurs messages avec plus de justesse.

 

Se dire, ou ne pas se dire

Pour se dire ou ne pas se dire, l’enfant utilise  plusieurs  formes de langage.
Cela suppose chez l'adulte une écoute polyvalente  qui permet  de l'«entendre»  jusque dans son univers non-verbal. L'enfant nous parle par ses questions, ses somatisations, ses actes ou ses peurs.  Nous devons donc nous mettre réellement  à son écoute pour que se rétrécisse l’incroyable  fossé qui existe parfois entre ce que dit l’enfant et ce que nous, adultes, entendons.

Lorsqu'un enfant vit des difficultés à l'école,  que ce soit des troubles de comportement ou d'apprentissage, c'est qu'il tente à sa façon  d'exprimer un mal-être, une incompréhension, un questionnement, une peur ou un conflit.  Le problème naît généralement du fait que ses tentatives d'expression n'ont pas été entendues dans le registre  qu'il a utilisé  pour les dire. Souvent, les adultes interprètent son message comme un dysfonctionnement,  un symptôme gênant  à réduire  ou à supprimer, plutôt que comme un langage  à comprendre.
 
 
Différencier  le sujet de l’objet

Pour que l'échange  soit fertile, il est important que nous centrions notre attention  sur le sujet, soit celui  qui parle, et non sur l’objet, ou de ce dont  il parle. Par exemple, lorsqu'un  enfant dit : «Je n'aime pas l'école»,  le je est le sujet et l’école  est l’objet. Il ne faut pas confondre ces deux aspects. Plus nous saurons  écouter l’enfant,  le sujet, plus il pourra accéder à ce qui est touché en lui, et plus nous serons en mesure de l’aider à solutionner la cause  de son problème.

 

Favoriser le passage

Accompagner un enfant, c'est cheminer avec lui. Une relation d'accompagnement dans le temps permet de passer à une forme d'écoute centrée sur l'enfant et non sur la difficulté. La relation d'accompagnement  favorise le passage de l'écoute active qui permet à celui qui parle d'entendre ce qu'il dit, à une écoute participative où l'enfant devient auteur de son propre changement en découvrant lui-même ses choix  de vie et en en assumant les conséquences.C'est à travers le partage et les échanges avec l’autre que nous pourrons ensemble  créer  un environnement non violent où il fera bon vivre  et où nous pourrons  grandir mutuellement.

 

Bonne  rentrée relationnelle!



Janine Fortin
Formatrice en communication relationnelle, Québec
www.acrq-janinefortin.com

 

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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