Mercredi 31 décembre 2008
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05:56
Après avoir fait votre ménage à toutes sortes de niveaux, je vous invite à mettre
vos résolutions au clair. En fait, on parle de résolutions pour la nouvelle année mais j'y ajouterai les mots OBJECTIFS et BUTS.
Le mot «résolution» est synonyme de «décision». En l'occurrence, il est évident qu'on doit prendre des décisions pour atteindre ses objectifs, ses buts. Donc, en cette
dernière journée de l'année, je vous invite à faire un petit exercice qui consiste à :
1. prendre une grande feuille de papier;
2. y tracer une ligne centrale verticale (= 2 colonnes);
3. dans la colonne de gauche, mettre le titre «Ce que je ne veux plus»;
4. dans la colonne de droite, inscrire «Ce que je veux» = mes OBJECTIFS, mes BUTS. Même si vous avez l'impression de «rêver en couleurs», ne censurez pas ! C'est en
plaçant ses rêves clairs qu'ils finissent par se réaliser.
5. remplir ensuite les 2 colonnes en prenant soin d'être tranquille et présent à soi;
6. méditer ensuite sur ce que vous avez écrit dans la colonne de droite : ressentez-vous sincèrement et profondément que c'est vraiment ce que vous voulez
?
Si oui, laissez-vous sentir, de tout votre coeur, ce que la vie sera quand vous vivrez vraiment ce que vous voulez. Savourez pleinement le senti agréable
qu'il vous procure. Chaque jour, revenez à votre liste, si besoin, et permettez-vous de ressentir à nouveau.
Si non, réfléchissez à la raison pour laquelle vous n'arrivez pas à sentir en vous ce que pourrait être la vie avec ce que vous avez mis dans cette colonne.
Il se peut qu'alors, certaines émotions montent, vous permettant de mettre éventuellement le doigt sur la raison qui vous empêche de réaliser ce que vous désirez.
Là encore, pour trouver la cause de ce qui semble vous bloquer intérieurement, ne censurez pas les feelings qui montent et ne vous jugez surtout pas. C'est en
accueillant simplement ce qui monte qu'on finit par déconnecter de vieilles blessures.
Il se peut que vous ayez envie d'en parler à quelqu'un pour vous aider à comprendre. De toute façon, la première des choses à faire quand on sent quelque chose
monter en soi est d'écrire. Cela permet de déposer ce qui brasse en soi pour permettre à la compréhension et à la guérison d'avancer. Ensuite, on peut éventuellement en parler à quelqu'un si on a
une personne en qui on a confiance et qui sait être présent sans juger.
C'était le dernier exercice de l'année que je vous offre. Il peut se faire en tout temps dans l'année naturellement !
Je vous souhaite un beau réveillon du Jour de l'An !
De mon côté, je vais aller préparer la fête. Plusieurs amis que j'aime beaucoup viennent partager un gros couscous avec moi ce soir. Tarte au sucre à la crème, gâteau au chocolat à la mayonnaise (paraît qu'il est succulent, je vous le dirai demain !),
Tam-Tams et musique seront aussi de la fête !
A l'an prochain !!!
mm
Par Dominique
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Vendredi 28 novembre 2008
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28
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/2008
02:53
Le passage de l'état de l'anxiété paralysante
à l'état d'être bien dans sa peau et en goût de vivre
Par Jules Bureau, Psychologue et Sexologue
Première partie
La condition humaine et l'anxiété
Nous sommes tous menacés par le non-être : la mort, l’isolement, les
maladies, les rejets, les pertes de considération et toutes les souffrances et les misères qui réduisent notre vitalité. Afin de nous protéger de ces dangers qui menacent notre existence ou qui
peuvent détruire les valeurs que nous identifions comme notre existence même, nous ressentons de l’anxiété . L’anxiété est donc l’expérience vivante de s’affirmer soi-même contre le néant à
savoir contre ce qui peut réduire ou détruire l’être par la violence, l’insignifiance, la fatigue, l’ennui et ultimement la mort. Nous souffrons tous à des degrés variables de l’anxiété. Comme
toute émotion humaine, l’anxiété est donc radicalement positive si elle demeure à l’intérieur de ses limites qui sont de protéger notre existence comme individu, de soutenir notre identité, de
nous rendre vigilant sur ce qui nous menace. Négocier les contingences de notre mort, intégrer les souffrances de l’isolement qui accompagnent le développement de toute individualité, rencontrer
les conséquences de notre liberté, la fragilité de notre corporéité et nous pacifier avec ces données de notre existence suscitent des occasions d’anxiété. Cette anxiété bien normale ne peut pas
être évitée sinon au prix de devenir apathique, amorphe et d’éteindre ainsi toutes nos sensibilités et notre imagination. C’est l’Angst der Kreatur , l’angoisse de la créature. Nous devons la
rencontrer et la prendre courageusement avec nous tout en tentant de lui laisser ses authentiques limites, sans plus. Retenons que l’anxiété par sa nature même est notre meilleur professeur pour
vivre . Chaque fois qu’une nouvelle possibilité émerge, l’anxiété y sera aussi et la personne pourra devenir un peu plus ce qu’elle est.
En termes techniques, l’anxiété est l’émotion de l’identité, l’émotion reliée à l’identité. Elle est existentielle ou névrotique, appropriée ou exagérée. Lorsqu’elle est existentielle, l’anxiété
est appropriée à notre condition humaine; si elle est névrotique, elle est exagérée et ses frontières dépassent le soin raisonnable pour la bonne conduite de notre vie. Ainsi dédramatiser
l’anxiété, c’est réaliser que tous nous sommes anxieux, que tous nous ressentons l’anxiété à cause de la négociation que nous devons faire de nos données existentielles (finitude, solitude,
liberté, culpabilité, corporéité). L’anxiété est aussi cette appréhension polyvalente qui engendre tous les symptômes de fuite des autres, d’isolement et des autres misères de notre vie tout
autant qu’elle suscite le développement de l’amour, de la liberté, du désir et de bien d’autres caractéristiques de notre humanité. La personne humaine est la seule créature consciente de son
être et consciente aussi qu’à tout moment, elle peut le perdre.
La personne est toujours aux prises avec l’anxiété soit d’aller vers le devant en devenant de plus en plus un individu, soit de reculer, de régresser et de perdre son individualité . L’homme
primitif a profité de son anxiété devant les animaux et les événements destructeurs pour développer son intelligence, sa capacité de penser et son habilité à utiliser des symboles et à créer des
outils, des armes pour étendre sa protection. De là son anxiété pour lui fut créatrice.
Aujourd’hui la pire menace qui suscite notre anxiété est celle de l’insignifiance. Nous sommes tous anxieux à un niveau ou l’autre de devenir des insignifiants, des « niaiseux ». Nous sommes des
proies à de graves dommages à l’estime de soi, surtout par l’ostracisme des groupes d’appartenance. De là les sources contemporaines de notre anxiété sont bien spécifiques : la peur de « perdre »
dans le climat de la compétition omniprésente que nous vivons les uns avec les autres, la crainte de ne pas être voulu (estimé, aimé) par les autres et par conséquent, d’être isolé ou exclus de
la communauté. Ce sont de grandes occasions d’anxiété que chacun particularise à sa façon : dans ses amours, dans son travail, dans ses relations avec les autres et de bien d’autres manières .
Par exemple un des besoins humains les plus pressants et les plus vifs est celui d’être enraciné dans un foyer (une maison) et dans une vocation (une mission à faire, à être) et d’être membre
d’une communauté. Imaginer alors l’anxiété suscitée par la menace à ceux-ci : une crainte de l’isolement destructeur, une peur de l’absence de repères pour la conduite de notre vie.
« La santé mentale n’est pas de vivre sans anxiété. » Espérer pouvoir vivre sans anxiété surtout de nos jours de remises en question, de quête de sens et même de danger de terrorisme est
illogique et absurde. C’est une mauvaise interprétation de la réalité. La plus grande conscience contemporaine de nos identités est aussi source d’anxiété. Plus que jamais nous avons à nous
individualiser et nous sommes vraiment seul pour le faire. Personne ne peut nous remplacer pour devenir ce que nous sommes comme individu. Toutes ces situations sont anxiogènes. Nos prises de
position sont prégnantes pour la suite de notre vie et en même temps, sources d’anxiété.
Si nous ne pouvons pas éliminer toute anxiété, nous pouvons toutefois la réduire à un niveau acceptable et ensuite s’en servir pour élargir chacun sa conscience et sa vigilance, pour chacun aussi
se donner du goût de vivre et chercher à être bien dans sa peau. L’anxiété est comme la fièvre du corps; elle indique qu’il y a un conflit en quelque part en nous qui demande à être résolu ou au
moins atténué et que la bataille pour être et devenir ce que l’on est continue. Si le combat cesse et l’organisme se défait, alors l’anxiété disparaît mais la personne s’est perdue en quelque
part, l’identité s’est évaporée.
L’anxiété est donc nourrissante de la condition humaine du zest de vivre. Rollo May (1977) raconte : « Je me souviens que je ressentais toujours de l’anxiété avant de donner une conférence devant
certains types d’auditoire même si je connaissais parfaitement mon sujet. Fatigué d’endurer cette anxiété (ce trac), par force de volonté, je me suis conditionné à confronter et faire disparaître
cette anxiété. Je suis vraiment devenu moins anxieux et même relaxe mais mon discours est devenu malheureusement monotone et ennuyant. Il manquait la tension, le sens du défi, le zest du cheval
de course à la clôture au départ. » L’anxiété normale (à l’intérieur de ses limites) s’exprime aussi par ces tensions, par un sens du défi et un zest de continuer à vivre. Toute fièvre est
bienvenue si elle nous fait réaliser la fragilité de notre organisme et si elle nous engage à nous donner la meilleure santé possible. De la même façon toute anxiété qui peut se transformer en
zest de vivre est bienvenue.
La recherche d’une conversion en zest de vivre de l’anxiété n’est pas qu’une qualité bien souhaitable mais elle fait partie des responsabilités de tous ceux qui sont conscients de leur vitalité
et de leur soin pour les autres.
Mettre de l’ordre entre tous ces différents concepts et représentations de l’anxiété et du goût de vivre, faciliter le passage de celle-là à celui-ci constitue l’objectif de notre travail.
L’ordre permet à la vie de continuer parce qu’en faisant de l’ordre nous nous débarrassons de l’inutile qui entrave notre démarche. Mettre un peu plus la lumière de l’ordre sur le phénomène de
l’anxiété permet à la personne de continuer à vivre, de vivre mieux et de vivre bien dans sa peau.
Jules Bureau, Psychologue et Sexologue, Rawdon, Québec, Canada.
Par Dominique
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Dimanche 23 novembre 2008
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/11
/2008
02:43
A titre de psychothérapeute, je
suis inscrite dans Psycho-Ressources, un site de référence des plus complets que je connaisse. A ce titre, je reçois régulièrement
des nouvelles du site, des articles et des livres de références.
Je viens de recevoir le dernier bulletin du site et il y est publié un livre en ligne sur la longévité du couple écrit par Chantal Calatayud, psychanalyste. Je ne
suis pas une adepte de la psychanalyse - j'ai plusieurs clients qui sont venus me voir après avoir passé plusieurs années à «parler à un mur», d'après leurs propres termes, pour enfin réussir à
débloquer et à avancer dans leur cheminement - mais je vous partage néanmoins ce livre car, dans tout, on trouve du bon. Je ne l'ai pas lu au complet mais je suis sûre que les personnes qui
auront envie de le feuilleter virtuellement y trouveront certains points intéressants et éventuellement des réponses et des outils.
Bonne lecture !
mm
Par Dominique
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Jeudi 20 novembre 2008
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/2008
13:13
EXTRAIT
"On ne peut aider une personne qui ne souhaite être aidée si cette dernière ne fait preuve de reconnaissance envers celle qui veut l'aider.
En toute personne, la pitié, la culpabilité et l'anxiété mettent un sauveteur en action. C’est pour se libérer de l’inconfort ressenti par la détresse de l’autre, que le sauveteur passe à l’acte.
La compassion qu'elles ressentent guide une attitude authentique et leur permet d'accorder leur aide en toute connaissance de cause. Celui-ci est la plupart du temps convaincu qu'il doit
absolument faire quelque chose. Il croit savoir ce qu'il faut faire mieux que quiconque, se sent indispensable et irremplaçable même si on ne lui a rien demandé. Il est porté à croire que le
monde ne peut fonctionner sans lui, que la personne en face de lui est incapable de se débrouiller seule, de se prendre en charge elle-même. En fait, il se croit plus compétent que la personne
elle-même pour décider de ce qui est bon pour elle. Le sauveteur agit avec une bonne intention, il se sent à cette étape une âme charitable et un grand cœur, mais il protège quelqu'un sans tenir
compte de ses besoins réels.
Malgré cette image de pureté relative,
c'est plutôt pour se libérer de l'inconfort ressenti par la détresse de l'autre, que le sauveteur passe à l'action. Malheureusement, il se rend compte rapidement qu'il ne voulait pas vraiment
faire cela, il s'irrite et la plupart du temps il s'en veut. Il s'aperçoit que ce qu'il a fait n'était pas vraiment de son ressort ou encore il se retrouve avec des problèmes qui ne le concernent
pas ou sont très différents de ce qu'il avait imaginé. Il se demande s'il n'est pas allé trop loin, ne sait plus où s'arrêter et voit la dépendance de l'autre s'installer. Bref, il s'est sacrifié
et il s'en veut. De plus, la victime, cette âme en détresse ne lui témoigne aucune reconnaissance. Elle ne se comporte pas correctement et n'écoute plus les conseils. Elle se sent contrôler,
incapable d'agir et résiste. Loin de s'améliorer, la personne sauvée, libre de toutes responsabilités, poursuit ses comportements destructeurs et elle a tout le loisir d'en faire le reproche au
sauveteur. Si celui-ci est convaincu de sa mission, il poursuit un peu plus ses efforts, toujours en laissant de côté ses besoins et désirs. A ce moment, le sauveteur peut finir par s'épuiser et
abandonner. Il se sent alors exploité, vidé et devient lui-même victime. Autrement, il laisse le gilet de sauvetage pour le gourdin et se transforme en persécuteur (une forme de persécution : le
double-bind). Il impose des règles sévères qui doivent être respectées. Il surveille attentivement le comportement de l'autre et au moindre écart, intervient. Il se met en colère et menace de
couper les privilèges.
En harcelant, contrôlant et persécutant l'autre, le sauveteur finit tôt ou tard dans le coin de la victime. Les sentiments à cette étape sont extrêmement douloureux et vont de la perte d'estime à
une sensation profonde d'inadéquation. Malheureusement, le cycle continue de se répéter tant et aussi longtemps que le sauveteur ne se rend pas compte de sa dynamique. Il parcourt à nouveau le
triangle de Karpman. Cette façon de réagir, le sauveteur l'a souvent apprise dans son enfance surtout s'il a dû prendre soin d'un parent malade, alcoolique ou souffrant d'un problème d'adaptation
sociale. Même enfant, il a dû prendre soin de l'autre à un moment de sa vie où il aurait dû apprendre à prendre soin de lui-même. Ainsi, il perpétue à l'âge adulte ce qu'il a appris dans
l'enfance et continue de porter secours à tous sauf à lui-même. Le sauveteur a de la difficulté à reconnaître ses propres désirs, ses propres besoins. C'est à travers les autres, et à son propre
détriment, qu'il cherche à se valoriser et à se réaliser.
Pour briser le cycle du sauvetage et sortir du triangle : cliquez ici pour la suite de
l'article et le Texte de présentation complet en PDF
Par Marc Lebraud
Psychopédagogue, Intervenant Psychosocial, France
Membre de Psycho-Ressources
mm
Par Dominique
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Jeudi 13 novembre 2008
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/2008
13:09
Première partie (extrait)
Nous sommes tous menacés par le non-être : la mort, l’isolement, les maladies, les rejets, les pertes de considération et toutes les souffrances et les misères qui réduisent notre vitalité.
Afin de nous protéger de ces dangers qui menacent notre existence ou qui peuvent détruire les valeurs que nous identifions comme notre existence même, nous ressentons de l’anxiété . L’anxiété est
donc l’expérience vivante de s’affirmer soi-même contre le néant à savoir contre ce qui peut réduire ou détruire l’être par la violence, l’insignifiance, la fatigue, l’ennui et ultimement la
mort. Nous souffrons tous à des degrés variables de l’anxiété. Comme toute émotion humaine, l’anxiété est donc radicalement positive si elle demeure à l’intérieur de ses limites qui sont de
protéger notre existence comme individu, de soutenir notre identité, de nous rendre vigilant sur ce qui nous menace. Négocier les contingences de notre mort, intégrer les souffrances de
l’isolement qui accompagnent le développement de toute individualité, rencontrer les conséquences de notre liberté, la fragilité de notre corporéité et nous pacifier avec ces données de notre
existence suscitent des occasions d’anxiété. Cette anxiété bien normale ne peut pas être évitée sinon au prix de devenir apathique, amorphe et d’éteindre ainsi toutes nos sensibilités et notre
imagination. C’est l’Angst der Kreatur , l’angoisse de la créature. Nous devons la rencontrer et la prendre courageusement avec nous tout en tentant de lui laisser ses authentiques limites, sans
plus. Retenons que l’anxiété par sa nature même est notre meilleur professeur pour vivre . Chaque fois qu’une nouvelle possibilité émerge, l’anxiété y sera aussi et la personne pourra devenir un
peu plus ce qu’elle est.
En termes techniques, l’anxiété est l’émotion de l’identité, l’émotion reliée à l’identité. Elle est existentielle ou névrotique, appropriée ou exagérée.
Lorsqu’elle est existentielle, l’anxiété est appropriée à notre condition humaine; si elle est névrotique, elle est exagérée et ses frontières dépassent le soin raisonnable pour la bonne conduite
de notre vie. Ainsi dédramatiser l’anxiété, c’est réaliser que tous nous sommes anxieux, que tous nous ressentons l’anxiété à cause de la négociation que nous devons faire de nos données
existentielles (finitude, solitude, liberté, culpabilité, corporéité). L’anxiété est aussi cette appréhension polyvalente qui engendre tous les symptômes de fuite des autres, d’isolement et des
autres misères de notre vie tout autant qu’elle suscite le développement de l’amour, de la liberté, du désir et de bien d’autres caractéristiques de notre humanité. La personne humaine est la
seule créature consciente de son être et consciente aussi qu’à tout moment, elle peut le perdre.
La personne est toujours aux prises avec l’anxiété soit d’aller vers le devant en devenant de plus en plus un individu, soit de reculer, de régresser et de perdre
son individualité . L’homme primitif a profité de son anxiété devant les animaux et les événements destructeurs pour développer son intelligence, sa capacité de penser et son habilité à utiliser
des symboles et à créer des outils, des armes pour étendre sa protection. De là son anxiété pour lui fut créatrice.
Aujourd’hui la pire menace qui suscite notre anxiété est celle de l’insignifiance. Nous sommes tous anxieux à un niveau ou l’autre de devenir des insignifiants, des « niaiseux ». Nous
sommes des proies à de graves dommages à l’estime de soi, surtout par l’ostracisme des groupes d’appartenance. De là les sources contemporaines de notre anxiété sont bien spécifiques : la peur de
« perdre » dans le climat de la compétition omniprésente que nous vivons les uns avec les autres, la crainte de ne pas être voulu (estimé, aimé) par les autres et par conséquent, d’être isolé ou
exclus de la communauté. Ce sont de grandes occasions d’anxiété que chacun particularise à sa façon : dans ses amours, dans son travail, dans ses relations avec les autres et de bien d’autres
manières . Par exemple un des besoins humains les plus pressants et les plus vifs est celui d’être enraciné dans un foyer (une maison) et dans une vocation (une mission à faire, à être) et d’être
membre d’une communauté. Imaginer alors l’anxiété suscitée par la menace à ceux-ci : une crainte de l’isolement destructeur, une peur de l’absence de repères pour la conduite de notre
vie.
« La santé mentale n’est pas de vivre sans anxiété. » Espérer pouvoir vivre sans anxiété surtout de nos jours de remises en question, de quête de sens et même de
danger de terrorisme est illogique et absurde. C’est une mauvaise interprétation de la réalité. La plus grande conscience contemporaine de nos identités est aussi source d’anxiété. Plus que
jamais nous avons à nous individualiser et nous sommes vraiment seul pour le faire. Personne ne peut nous remplacer pour devenir ce que nous sommes comme individu. Toutes ces situations sont
anxiogènes. Nos prises de position sont prégnantes pour la suite de notre vie et en même temps, sources d’anxiété.
Si nous ne pouvons pas éliminer toute anxiété, nous pouvons toutefois la réduire à un niveau acceptable et ensuite s’en servir pour élargir chacun sa conscience et
sa vigilance, pour chacun aussi se donner du goût de vivre et chercher à être bien dans sa peau. L’anxiété est comme la fièvre du corps; elle indique qu’il y a un conflit en quelque part en nous
qui demande à être résolu ou au moins atténué et que la bataille pour être et devenir ce que l’on est continue. Si le combat cesse et l’organisme se défait, alors l’anxiété disparaît mais la
personne s’est perdue en quelque part, l’identité s’est évaporée.
L’anxiété est donc nourrissante de la condition humaine du zest de vivre. Rollo May (1977) raconte : « Je me souviens que je ressentais toujours de l’anxiété avant
de donner une conférence devant certains types d’auditoire même si je connaissais parfaitement mon sujet. Fatigué d’endurer cette anxiété (ce trac), par force de volonté, je me suis conditionné à
confronter et faire disparaître cette anxiété. Je suis vraiment devenu moins anxieux et même relaxe mais mon discours est devenu malheureusement monotone et ennuyant. Il manquait la tension, le
sens du défi, le zest du cheval de course à la clôture au départ. » L’anxiété normale (à l’intérieur de ses limites) s’exprime aussi par ces tensions, par un sens du défi et un zest de continuer
à vivre. Toute fièvre est bienvenue si elle nous fait réaliser la fragilité de notre organisme et si elle nous engage à nous donner la meilleure santé possible. De la même façon toute anxiété qui
peut se transformer en zest de vivre est bienvenue.
La recherche d’une conversion en zest de vivre de l’anxiété n’est pas qu’une qualité bien souhaitable mais elle fait partie des responsabilités de tous ceux qui
sont conscients de leur vitalité et de leur soin pour les autres.
Mettre de l’ordre entre tous ces différents concepts et représentations de l’anxiété et du goût de vivre, faciliter le passage de celle-là à celui-ci constitue
l’objectif de notre travail. L’ordre permet à la vie de continuer parce qu’en faisant de l’ordre nous nous débarrassons de l’inutile qui entrave notre démarche. Mettre un peu plus la lumière de
l’ordre sur le phénomène de l’anxiété permet à la personne de continuer à vivre, de vivre mieux et de vivre bien dans sa peau.
Jules Bureau, Psychologue et Sexologue
Rawdon, Québec, Canada
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Par Dominique
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Mardi 26 août 2008
2
26
/08
/2008
02:09
Par Dominique
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Jeudi 21 août 2008
4
21
/08
/2008
01:54
Par Dominique
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Jeudi 14 août 2008
4
14
/08
/2008
01:09
L'empathie est une grande partie de la compassion. En fait, c'est une manière de rencontrer ce qui est vivant chez un être humain. L'empathie requiert que l'on soit
avec l'autre personne, pas forcément que l'on soit d'accord avec elle, mais que l'on soit avec elle. Être en présence avec une autre personne est le plus beau cadeau que l'on puisse lui faire.
[...]
Beaucoup de gens font un lien entre la non-violence et la violence physique alors qu'il existe d'autres formes de violence. Par exemple, les violences que les gens
se font à eux-mêmes en se blâmant ou en se critiquant, ce qui entraîne de la dépression. Mais également, la violence infligée par les parents à leurs enfants lorsqu'ils utilisent la culpabilité
et la honte afin d'avoir un impact sur eux. Et donc, de cette manière, nous sommes tous impliqués d'une façon ou d'une autre par la violence. [...]
La manière dont nous avons été éduqués à penser et à communiquer est une source énorme de violence sur cette planète. Il est donc temps d'acquérir une conscience et
un langage qui soit réellement celui de la communication, et dont le but est que chaque besoin de chaque individu soit rencontré avec paix.
Par exemple, si je pense que quelqu'un se comporte de façon stupide sur la route, même si je ne dis rien ou ne fais rien, j'en souffre. Parce que chaque jugement
que je laisse s’infiltrer dans ma conscience et qui implique le fait que quelqu'un d'autre ait mal agi aura des conséquences négatives pour mon esprit et mon corps, car cette manière de penser
n'est pas du tout naturelle. Et si au moment même où j'ouvre la bouche pour dire quelque chose à cette personne, je pense qu'elle est stupide, j'aurai plus de chance de provoquer une agression
qu'une coopération. Donc, si je veux dire quelque chose à cette personne, ce sera plutôt pour attirer son attention sur le fait que j'ai eu peur et que j'ai besoin d'être sécurisé.
Mais dans d'autres circonstances, par exemple lorsque je vais dans des prisons et que je rencontre des personnes qui ont commis des actes qui me font peur, je
commence plutôt par de l'empathie et j'essaie de comprendre ce qui se passe dans la peau de ces personnes lorsqu'elles se comportent dangereusement. Le fait de les comprendre ne signifie pas que
j'approuve ou que j'aime ce qu'ils ont fait, ni que je justifie leurs actions. Mais lorsqu'ils sentent que j'ai compris, ils viennent plus volontiers vers moi afin de trouver ensemble d'autres
moyens de satisfaire leurs besoins. [...]
La communication non violente est souvent présentée à l'aide de la méthode qui consiste à suivre les quatre étapes qui sont : observer une situation sans jugement,
ressentir le sentiment que cela suscite en nous, identifier notre besoin, et formuler une demande concrète et négociable. Mais en fait, ce qui est dit est beaucoup moins important que l'intention
qu'on y met. Parce que si l'intention est que l'autre fasse ce que l'on veut, il ne s'agit pas de communication non violente. [...]
L'intention, en fait, c'est très différent. Notre intention est de créer avec l'autre personne une certaine qualité d'énergie qui fera en sorte que les besoins des
deux personnes seront satisfaits et que tout ce qu'elles se donneront mutuellement le sera fait de bon gré. Lorsqu'on parle avec cette conscience-là, alors la mécanique des quatre étapes est très
utile. Mais si l'autre croit d'une manière ou d'une autre qu'on a un certain objectif derrière l'utilisation de ce processus, ou qu'éventuellement on n'est pas aussi intéressé par ses besoins que
par les nôtres, alors la mécanique n'aidera pas et ne servira à rien. [...]
Par exemple, si une femme veut exprimer à son mari qu'elle a besoin de le voir plus souvent à la maison, mais qu'elle lui dit qu'elle a l'impression qu'il aime plus
son travail qu'elle, il faut espérer que son mari puisse entendre la beauté qu'il y a là, et qu'il n'y entende pas une exigence. Dans les formations de communication non violente, on n'apprend
pas seulement à exprimer nos besoins, car exprimer ses besoins ne suppose pas d'office que l'autre soit capable de les entendre. Donc pour revenir à l'exemple, non seulement la femme doit
apprendre à exprimer ses besoins, mais elle doit également arriver à percevoir, à travers la réaction de son mari, si celui-ci a bien perçu ses besoins, ou s'il n'y a entendu qu'une critique ou
une exigence. [...]
Avant que nous disions quoi que ce soit, il est important d'avoir une certaine conscience, et cette conscience, je l'ai intégrée à partir de l'étude de toutes les
religions qui existent sur cette planète. Et ce qui m'est apparu dans cette étude, c'est que toutes les religions exprimaient un très beau message : "Quoi que vous fassiez, faites-le avec le
désir de servir la vie. Servez les êtres humains avec compassion, et si votre but est de contribuer à leur bien-être et que vous faites cela de plein gré, cela rencontrera alors votre besoin de
contribuer, et quand nous donnons de cette manière là, il devient très difficile et très subtil en fait, de dire qui donne et qui reçoit."
Marshall Rosenberg, Extraits de l'interview de son fondateur réalisé lors de
l'émission Dites-moi..., RTBF, 5 février 2004, retranscription par Daniel Raes.
Les idées de Marshall Rosenberg sont développées dans son livre "Les mots sont des fenêtres".
Source
mm
Par Dominique
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Lundi 7 juillet 2008
1
07
/07
/2008
21:57
La Beauté se jauge souvent aux formes de notre corps et il suffit pour s’en convaincre de regarder les toiles des
peintres à travers les siècles, et plus récemment l’évolution des photos de mode.
Olivier Soulier a examiné les sens de nos formes, question souvent difficile et délicate dans un recueil particulièrement intéressant. Morceaux
choisis.
Nous rêvons tous d’avoir un corps idéal. Nous avons une image de corps désiré qui est souvent différente du corps réel. Les modes influencent notre corps désiré et il est
parfois difficile de concilier le besoin personnel et le besoin social. “La beauté sauvera le monde” nous disait Bernard Bro. Cette phrase va beaucoup plus loin qu’on ne l’imagine, car la forme
est bien le reflet de l’équilibre. Vous n’avez pas le corps que vous souhaitez, mais vous avez le corps dont vous avez besoin. Essayez de comprendre votre besoin, et votre corps n’aura peut-être
plus besoin de le porter et de le compenser dans ses formes.
Pourquoi y a-t-il des gros et des maigres ? Dans la vie, quand vous souhaitez faire ou obtenir quelque chose, vous vous mobilisez. Si vous réussissez : c’est bien, vous êtes
content. C’est l’activation. En cas d’échec, vous avez deux options : fuir ou vous battre d’un coté, ou vous protéger de l’autre. Nous pouvons utiliser ces deux méthodes de façon équilibrée :
soit l’une, soit l’autre, selon les cas, ou préférentiellement toujours la même. Ceux qui ont tendance à fuir seront plutôt maigres. Ils sont sur le versant maigrir.Ceux qui se protègent auront
tendance à être gros. Ils sont sur le versant grossir. Quelle est la partie de vous qui est en danger ? Regardez-vous, votre corps la protège en la couvrant de graisse.
C’est aussi notre relation parentale qui détermine essentiellement le versant prédominant1, ainsi la maigreur est favorisée par un animus ressenti comme autoritaire et une
anima ressentie comme “contrôleur“. la maigreur est dans la fuite. L’obésité au contraire est favorisée par un animus ressenti comme absent et une anima comme inefficace. Donc la solution est
dans une obésité de sécurisation. Chaque être humain aura tendance à réagir selon l’un ou l’autre versant, sachant que la mère est associée à l’anima et le père à l’animus.
Stocker et protéger.
La graisse sert à protéger du froid et à accumuler des réserves de calories. Les peuples vivant dans les pays froids comme les Inuits accumulaient de la graisse pour se
protéger du froid. De plus, ils stockaient en été des calories qu’ils pouvaient utiliser en hiver. Obèses en automne, ils étaient minces à la fin de l’hiver. Les animaux utilisent la même
méthode.
La graisse stocke aussi, en plus d’une réserve de calories, une forme de potentiel de nous-mêmes qui n’a pas encore pu s’accomplir, car elle stocke les hormones. “Hormao”
veut dire j’anime, je mets en forme. Elle stocke un potentiel et le moyen de sa réalisation.
Au niveau interne, la graisse est en partie à la base des systèmes de défense et une matière première de fabrication des anticorps. En résumé, la graisse protège les zones
faibles, stocke des réserves et des énergies potentielles et se prépare à contribuer à leur réalisation. Encore un peu et vous allez aimer votre graisse.
Entre charme et illusions.
La graisse sert à séduire par le potentiel qu’elle représente. Elle donne la rondeur douce des formes féminines. Dans la séduction, ce qui est montré est ce qui est censé
attirer l’autre. Chez la femme, c’est la fertilité. Une femme qui a des rondeurs dit à l’homme : “Regarde ma capacité reproductrice et maternelle”. Chez les hommes, c’est plutôt la masse
musculaire qui est repérée comme capacité à protéger et acquérir de la nourriture et du territoire. De nos jours, c’est la capacité à gagner de l’argent. Dans la séduction, il y a une part de
vérité et une part de leurre, il y a du vrai et du faux. Mais le corps, lui, a tendance à ne montrer que la vérité. Comme dirait Jean-Jacques Goldman, “on ne ment qu’avec des mots, mieux vaut, de
loin, se fier aux apparences”. La véritable illusion se fait à notre niveau. Entre nous et nous. Je mets du gras là où je me sens faible, là où la vie me fait peur, pour ne pas voir ou ne pas
ressentir ce qui m’insécurise. Quand je mets du gras, d’un côté je me protège, et de l’autre je m’illusionne. Dans tous les cas, cela me permet d’affronter une réalité que je ne pourrais vivre
telle quelle.
Le plus souvent, si ces graisses masquent ma faiblesse, elles masquent aussi ma non conscience ou ma non acceptation de ces faiblesses. Chaque zone où les cellules
graisseuses s’accumulent, a un sens particulier.
La graisse est présente à titre d’anticipation. Vous mettez la graisse là où vous vous sentez faible, là où vous appréhendez d’être en difficulté. Vous le faites par
anticipation, avant que cela n’arrive et vous le faites par peur de ce que vous craignez, plus que de ce qui est. Au fur et à mesure de votre vie, votre corps tire les leçons de votre expérience
et adapte votre forme pour ce qu’il pense devoir prévoir pour le futur. Avec les graisses, nous sommes alors beaucoup dans l’illusion. Vous pouvez commencer mince et grossir selon les expériences
ou inversement.
Chaque peur qui tombe peut faire disparaître une couche de graisse.
Le poids est souvent une notion de “Au cas où”.
Vous voulez changer la forme de votre corps ? Ecoutez votre besoin, votre corps fera le reste. Il tend vers la beauté réelle ou adaptative.
Sur la couverture du livre de Bernard Bro, la beauté est celle de la Vénus de Botticelli sortant d’une coquille Saint-Jacques. Elle représente les formes parfaites. Celles où nous sommes vrais face à nous-mêmes. Saint-Jacques, c’est aussi Compostelle. Dans notre vie, notre corps doit composer avec ses peurs et ses besoins.
Notre corps est le reflet de ces concessions. À chacun, j’ai envie de dire : “Et vous votre âme, avec quoi compose-t-elle”.
Beaucoup d’entre vous, pourront justement penser que cela ne s’applique pas à leur cas. Lire plus avant le détail des localisations dans le livre “La digestion, les clefs du
poids “dont cet article est extrait, au chapitre” sens et symbole de nos rondeurs et de nos formes “. 2 Voir le chapitre les clefs du poids.
Bibliographie :
Vous pourrez retrouver nombre d’exemples concrets qui peuvent vous intéresser plus particulièrement dans le recueil La digestion, les clefs du poids d’Olivier Soulier,
disponible sur www.lessymboles.com
La Beauté sauvera le monde par Bernard Bro Éditions du cerf 5e édition 2004. 482 pages
Si la beauté ne sauve pas définitivement le monde de tout malheur, du moins a-t-elle la vertu d’ouvrir l’esprit à l’ampleur du secret. Fruit de quarante années de recherche
et de fréquentation assidues des hauts lieux de l’art mondial, riche de plus de cent cinquante reproductions en couleurs, cet ouvrage propose un itinéraire. Il guide le regard vers l’invisible
dans le visible. Il propose en outre une initiation magistrale à l’art contemporain. Il est proposé avec un index et d’importantes annexes.
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Par Dominique
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Samedi 28 juin 2008
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28
/06
/2008
00:38
Il y a deux
ans, j’ai entendu parler d’un thérapeute d’Hawaii qui a guéri une salle complète de patients aliénés criminels — sans jamais voir aucun d’eux.
Le psychologue étudiait le dossier d’un interné et ensuite regardait en lui-même pour voir comment il avait créé la maladie de cette personne. À mesure qu’il
s’améliorait lui-même, le patient s’améliorait.
Quand j’ai entendu cette histoire pour la première fois, j’ai pensé que c’était une légende urbaine.
Comment quelqu’un pouvait-il guérir quelqu’un d’autre en se guérissant lui même ?
Comment même le meilleur maître de l’auto-amélioration pouvait-il guérir l’aliéné criminel?
Suite de l'article...
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Par Dominique
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Lundi 12 mai 2008
1
12
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/2008
03:01
Au-delà des pratiques individuelles de psychothérapie et de psychanalyse, et en-deçà des pratiques spirituelles et thérapeutiques des sociétés
traditionnelles (chamaniques) existe la Respiration Holotropique.
La Respiration Holotropique est l'occasion de renouveler et d'élargir sa conscience, de l'ouvrir à la fois sur l'univers et sur l'intimité de son histoire d'enfant. Elle est le lieu parfait pour
retrouver son souffle, sa vitalité et redonner de l'air et du sens à son existence.
Créée, puis enseignée par le Docteur Stanislav GROF, cette approche psychothérapeutique connaît de par le monde un intérêt croissant : elle permet la remémoration de nos souvenirs les plus
archaïques et la rencontre avec le noyau de notre nature personnelle.
En un sens, la Respiration Holotropique est le complément parfait pour tous ceux qui souhaitent explorer les racines de leur vie psychique afin d'utiliser ensuite les forces reconquises dans des
activités liées à leurs forces de vie.
Le but des stages sur ce thème est de combiner la puissance thérapeutique de la Respiration Holotropique avec celle des enseignements et des processus de guérison présents dans différentes
traditions chamaniques auxquelles nous avons pu avoir accès.
..
La Respiration Holotropique est une méthode d'exploration
intérieure fondée sur la combinaison dynamique d'une relaxation profonde, de techniques respiratoires contrôlées, de musiques évocatrices spécifiques et d'un travail corporel intense. Son
objectif principal est d'activer l'inconscient et débloquer l'énergie emprisonnée dans des symptômes émotionnels et somatiques afin de relancer un courant d'expériences plus créatives et plus
heureuses.
S'originant d'anciennes traditions spirituelles et des recherches les plus récentes sur les états modifiés de conscience, la Respiration
Holotropique permet d'accéder à une vision unifiée des différents plans de l'être (physique, psychologique, mental, affectif ...) Son principe fondamental est la reconnaissance du potentiel
curatif, transformateur et évolutif des états non ordinaires de conscience dans lesquels la psyché manifeste une activité auto-thérapeutique spontanée.
Chaque stage de respiration holotropique est donc un voyage intérieur vers les fondations de notre nature personnelle, au cours duquel nous découvrons et explorons la partie la plus archaïque et
sans aucun doute la plus riche de notre être.
Ces états inhabituels de conscience permettent le vécu ou le revécu d'expériences périnatales (rattachées à la naissance), biographiques et transpersonnelles (identification au cosmos). Chaque
session est suivie de la réalisation de dessins ou de mandalas et d'une verbalisation favorisant l'élaboration et l'intégration de l'expérience individuelle. La Respiration Holotropique situe
l'homme dans sa totalité et lui ouvre de multiples chemins de guérison et de créativité.
Holotropique : ce terme signifie littéralement : qui aspire à la totalité, qui évolue vers la plénitude. Du grec « holos » tout et « trepein » se déplacer en direction de.
Les ouvrages de Stanislav Grof traduits en français sont édités par les éditions du Rocher et Dervy.
La respiration holotropique s'adresse à tous ceux qui :
• souhaitent s'engager dans un processus de changement et se sentent prêts.
• acceptent de rencontrer l'inconnu et d'intégrer le passé.
Formée aux Etats-Unis à la Respiration Holotropique et à la Psychologie Transpersonnelle par le docteur Stanislav GROF et certifiée par lui,
Martine GERCAULT a su établir un pont entre la psychanalyse, la psychologie transpersonnelle et différentes approches corporelles.
Elle a également participé à de nombreux séminaires de formation à l'Institut ESALEN en Californie : bioénergie, Gestalt, danse primitive avec
Gabrielle Roth et chamanisme avec Michael HARNER.
Membre titulaire du Syndicat National des Praticiens en Psychothérapie.
Martine Gercault, Psychologue clinicienne
Par Dominique
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