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Psychologie et thérapies


Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /2008 01:54


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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Jeudi 14 août 2008 4 14 /08 /2008 01:09
L'empathie est une grande partie de la compassion. En fait, c'est une manière de rencontrer ce qui est vivant chez un être humain. L'empathie requiert que l'on soit avec l'autre personne, pas forcément que l'on soit d'accord avec elle, mais que l'on soit avec elle. Être en présence avec une autre personne est le plus beau cadeau que l'on puisse lui faire. [...]

Beaucoup de gens font un lien entre la non-violence et la violence physique alors qu'il existe d'autres formes de violence. Par exemple, les violences que les gens se font à eux-mêmes en se blâmant ou en se critiquant, ce qui entraîne de la dépression. Mais également, la violence infligée par les parents à leurs enfants lorsqu'ils utilisent la culpabilité et la honte afin d'avoir un impact sur eux. Et donc, de cette manière, nous sommes tous impliqués d'une façon ou d'une autre par la violence. [...]

La manière dont nous avons été éduqués à penser et à communiquer est une source énorme de violence sur cette planète. Il est donc temps d'acquérir une conscience et un langage qui soit réellement celui de la communication, et dont le but est que chaque besoin de chaque individu soit rencontré avec paix.

Par exemple, si je pense que quelqu'un se comporte de façon stupide sur la route, même si je ne dis rien ou ne fais rien, j'en souffre. Parce que chaque jugement que je laisse s’infiltrer dans ma conscience et qui implique le fait que quelqu'un d'autre ait mal agi aura des conséquences négatives pour mon esprit et mon corps, car cette manière de penser n'est pas du tout naturelle. Et si au moment même où j'ouvre la bouche pour dire quelque chose à cette personne, je pense qu'elle est stupide, j'aurai plus de chance de provoquer une agression qu'une coopération. Donc, si je veux dire quelque chose à cette personne, ce sera plutôt pour attirer son attention sur le fait que j'ai eu peur et que j'ai besoin d'être sécurisé.

Mais dans d'autres circonstances, par exemple lorsque je vais dans des prisons et que je rencontre des personnes qui ont commis des actes qui me font peur, je commence plutôt par de l'empathie et j'essaie de comprendre ce qui se passe dans la peau de ces personnes lorsqu'elles se comportent dangereusement. Le fait de les comprendre ne signifie pas que j'approuve ou que j'aime ce qu'ils ont fait, ni que je justifie leurs actions. Mais lorsqu'ils sentent que j'ai compris, ils viennent plus volontiers vers moi afin de trouver ensemble d'autres moyens de satisfaire leurs besoins. [...]

La communication non violente est souvent présentée à l'aide de la méthode qui consiste à suivre les quatre étapes qui sont : observer une situation sans jugement, ressentir le sentiment que cela suscite en nous, identifier notre besoin, et formuler une demande concrète et négociable. Mais en fait, ce qui est dit est beaucoup moins important que l'intention qu'on y met. Parce que si l'intention est que l'autre fasse ce que l'on veut, il ne s'agit pas de communication non violente. [...]

L'intention, en fait, c'est très différent. Notre intention est de créer avec l'autre personne une certaine qualité d'énergie qui fera en sorte que les besoins des deux personnes seront satisfaits et que tout ce qu'elles se donneront mutuellement le sera fait de bon gré. Lorsqu'on parle avec cette conscience-là, alors la mécanique des quatre étapes est très utile. Mais si l'autre croit d'une manière ou d'une autre qu'on a un certain objectif derrière l'utilisation de ce processus, ou qu'éventuellement on n'est pas aussi intéressé par ses besoins que par les nôtres, alors la mécanique n'aidera pas et ne servira à rien. [...]

Par exemple, si une femme veut exprimer à son mari qu'elle a besoin de le voir plus souvent à la maison, mais qu'elle lui dit qu'elle a l'impression qu'il aime plus son travail qu'elle, il faut espérer que son mari puisse entendre la beauté qu'il y a là, et qu'il n'y entende pas une exigence. Dans les formations de communication non violente, on n'apprend pas seulement à exprimer nos besoins, car exprimer ses besoins ne suppose pas d'office que l'autre soit capable de les entendre. Donc pour revenir à l'exemple, non seulement la femme doit apprendre à exprimer ses besoins, mais elle doit également arriver à percevoir, à travers la réaction de son mari, si celui-ci a bien perçu ses besoins, ou s'il n'y a entendu qu'une critique ou une exigence. [...]

Avant que nous disions quoi que ce soit, il est important d'avoir une certaine conscience, et cette conscience, je l'ai intégrée à partir de l'étude de toutes les religions qui existent sur cette planète. Et ce qui m'est apparu dans cette étude, c'est que toutes les religions exprimaient un très beau message : "Quoi que vous fassiez, faites-le avec le désir de servir la vie. Servez les êtres humains avec compassion, et si votre but est de contribuer à leur bien-être et que vous faites cela de plein gré, cela rencontrera alors votre besoin de contribuer, et quand nous donnons de cette manière là, il devient très difficile et très subtil en fait, de dire qui donne et qui reçoit."

Marshall Rosenberg, Extraits de l'interview de son fondateur réalisé lors de l'émission Dites-moi..., RTBF, 5 février 2004, retranscription par Daniel Raes.

Les idées de Marshall Rosenberg sont développées dans son livre "Les mots sont des fenêtres".

Source

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /2008 21:57
La Beauté se jauge souvent aux formes de notre corps et il suffit pour s’en convaincre de regarder les toiles des peintres à travers les siècles, et plus récemment l’évolution des photos de mode.
Olivier Soulier a examiné les sens de nos formes, question souvent difficile et délicate dans un recueil particulièrement intéressant. Morceaux choisis.

Nous rêvons tous d’avoir un corps idéal. Nous avons une image de corps désiré qui est souvent différente du corps réel. Les modes influencent notre corps désiré et il est parfois difficile de concilier le besoin personnel et le besoin social. “La beauté sauvera le monde” nous disait Bernard Bro. Cette phrase va beaucoup plus loin qu’on ne l’imagine, car la forme est bien le reflet de l’équilibre. Vous n’avez pas le corps que vous souhaitez, mais vous avez le corps dont vous avez besoin. Essayez de comprendre votre besoin, et votre corps n’aura peut-être plus besoin de le porter et de le compenser dans ses formes.

Pourquoi y a-t-il des gros et des maigres ? Dans la vie, quand vous souhaitez faire ou obtenir quelque chose, vous vous mobilisez. Si vous réussissez : c’est bien, vous êtes content. C’est l’activation. En cas d’échec, vous avez deux options : fuir ou vous battre d’un coté, ou vous protéger de l’autre. Nous pouvons utiliser ces deux méthodes de façon équilibrée : soit l’une, soit l’autre, selon les cas, ou préférentiellement toujours la même. Ceux qui ont tendance à fuir seront plutôt maigres. Ils sont sur le versant maigrir.Ceux qui se protègent auront tendance à être gros. Ils sont sur le versant grossir. Quelle est la partie de vous qui est en danger ? Regardez-vous, votre corps la protège en la couvrant de graisse.

C’est aussi notre relation parentale qui détermine essentiellement le versant prédominant1, ainsi la maigreur est favorisée par un animus ressenti comme autoritaire et une anima ressentie comme “contrôleur“. la maigreur est dans la fuite. L’obésité au contraire est favorisée par un animus ressenti comme absent et une anima comme inefficace. Donc la solution est dans une obésité de sécurisation. Chaque être humain aura tendance à réagir selon l’un ou l’autre versant, sachant que la mère est associée à l’anima et le père à l’animus.

Stocker et protéger.

La graisse sert à protéger du froid et à accumuler des réserves de calories. Les peuples vivant dans les pays froids comme les Inuits accumulaient de la graisse pour se protéger du froid. De plus, ils stockaient en été des calories qu’ils pouvaient utiliser en hiver. Obèses en automne, ils étaient minces à la fin de l’hiver. Les animaux utilisent la même méthode.

La graisse stocke aussi, en plus d’une réserve de calories, une forme de potentiel de nous-mêmes qui n’a pas encore pu s’accomplir, car elle stocke les hormones. “Hormao” veut dire j’anime, je mets en forme. Elle stocke un potentiel et le moyen de sa réalisation.

Au niveau interne, la graisse est en partie à la base des systèmes de défense et une matière première de fabrication des anticorps. En résumé, la graisse protège les zones faibles, stocke des réserves et des énergies potentielles et se prépare à contribuer à leur réalisation. Encore un peu et vous allez aimer votre graisse.

Entre charme et illusions.

La graisse sert à séduire par le potentiel qu’elle représente. Elle donne la rondeur douce des formes féminines. Dans la séduction, ce qui est montré est ce qui est censé attirer l’autre. Chez la femme, c’est la fertilité. Une femme qui a des rondeurs dit à l’homme : “Regarde ma capacité reproductrice et maternelle”. Chez les hommes, c’est plutôt la masse musculaire qui est repérée comme capacité à protéger et acquérir de la nourriture et du territoire. De nos jours, c’est la capacité à gagner de l’argent. Dans la séduction, il y a une part de vérité et une part de leurre, il y a du vrai et du faux. Mais le corps, lui, a tendance à ne montrer que la vérité. Comme dirait Jean-Jacques Goldman, “on ne ment qu’avec des mots, mieux vaut, de loin, se fier aux apparences”. La véritable illusion se fait à notre niveau. Entre nous et nous. Je mets du gras là où je me sens faible, là où la vie me fait peur, pour ne pas voir ou ne pas ressentir ce qui m’insécurise. Quand je mets du gras, d’un côté je me protège, et de l’autre je m’illusionne. Dans tous les cas, cela me permet d’affronter une réalité que je ne pourrais vivre telle quelle.

Le plus souvent, si ces graisses masquent ma faiblesse, elles masquent aussi ma non conscience ou ma non acceptation de ces faiblesses. Chaque zone où les cellules graisseuses s’accumulent, a un sens particulier.

La graisse est présente à titre d’anticipation. Vous mettez la graisse là où vous vous sentez faible, là où vous appréhendez d’être en difficulté. Vous le faites par anticipation, avant que cela n’arrive et vous le faites par peur de ce que vous craignez, plus que de ce qui est. Au fur et à mesure de votre vie, votre corps tire les leçons de votre expérience et adapte votre forme pour ce qu’il pense devoir prévoir pour le futur. Avec les graisses, nous sommes alors beaucoup dans l’illusion. Vous pouvez commencer mince et grossir selon les expériences ou inversement.
Chaque peur qui tombe peut faire disparaître une couche de graisse.

Le poids est souvent une notion de “Au cas où”.
Vous voulez changer la forme de votre corps ? Ecoutez votre besoin, votre corps fera le reste. Il tend vers la beauté réelle ou adaptative.

Sur la couverture du livre de Bernard Bro, la beauté est celle de la Vénus de Botticelli sortant d’une coquille Saint-Jacques. Elle représente les formes parfaites. Celles où nous sommes vrais face à nous-mêmes. Saint-Jacques, c’est aussi Compostelle. Dans notre vie, notre corps doit composer avec ses peurs et ses besoins. Notre corps est le reflet de ces concessions. À chacun, j’ai envie de dire : “Et vous votre âme, avec quoi compose-t-elle”.

Beaucoup d’entre vous, pourront justement penser que cela ne s’applique pas à leur cas. Lire plus avant le détail des localisations dans le livre “La digestion, les clefs du poids “dont cet article est extrait, au chapitre” sens et symbole de nos rondeurs et de nos formes “. 2 Voir le chapitre les clefs du poids.

Bibliographie :

Vous pourrez retrouver nombre d’exemples concrets qui peuvent vous intéresser plus particulièrement dans le recueil La digestion, les clefs du poids d’Olivier Soulier, disponible sur www.lessymboles.com


La Beauté sauvera le monde par Bernard Bro Éditions du cerf 5e édition 2004. 482 pages
Si la beauté ne sauve pas définitivement le monde de tout malheur, du moins a-t-elle la vertu d’ouvrir l’esprit à l’ampleur du secret. Fruit de quarante années de recherche et de fréquentation assidues des hauts lieux de l’art mondial, riche de plus de cent cinquante reproductions en couleurs, cet ouvrage propose un itinéraire. Il guide le regard vers l’invisible dans le visible. Il propose en outre une initiation magistrale à l’art contemporain. Il est proposé avec un index et d’importantes annexes.

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Samedi 28 juin 2008 6 28 /06 /2008 00:38
Il y a deux ans, j’ai entendu parler d’un thérapeute d’Hawaii qui a guéri une salle complète de patients aliénés criminels — sans jamais voir aucun d’eux.
 
Le psychologue étudiait le dossier d’un interné et ensuite regardait en lui-même pour voir comment il avait créé la maladie de cette personne. À mesure qu’il s’améliorait lui-même, le patient s’améliorait.

Quand j’ai entendu cette histoire pour la première fois, j’ai pensé que c’était une légende urbaine.
Comment quelqu’un pouvait-il guérir quelqu’un d’autre en se guérissant lui même ?
Comment même le meilleur maître de l’auto-amélioration pouvait-il guérir l’aliéné criminel?

Suite de l'article...

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /2008 03:01

Au-delà des pratiques individuelles de psychothérapie et de psychanalyse, et en-deçà des pratiques spirituelles et thérapeutiques des sociétés traditionnelles (chamaniques) existe la Respiration Holotropique. 

La Respiration Holotropique est l'occasion de renouveler et d'élargir sa conscience, de l'ouvrir à la fois sur l'univers et sur l'intimité de son histoire d'enfant. Elle est le lieu parfait pour retrouver son souffle, sa vitalité et redonner de l'air et du sens à son existence. 

Créée, puis enseignée par le Docteur Stanislav GROF, cette approche psychothérapeutique connaît de par le monde un intérêt croissant : elle permet la remémoration de nos souvenirs les plus archaïques et la rencontre avec le noyau de notre nature personnelle. 

En un sens, la Respiration Holotropique est le complément parfait pour tous ceux qui souhaitent explorer les racines de leur vie psychique afin d'utiliser ensuite les forces reconquises dans des activités liées à leurs forces de vie. 

Le but des stages sur ce thème est de combiner la puissance thérapeutique de la Respiration Holotropique avec celle des enseignements et des processus de guérison présents dans différentes traditions chamaniques auxquelles nous avons pu avoir accès. 

..
La Respiration Holotropique est une méthode d'exploration intérieure fondée sur la combinaison dynamique d'une relaxation profonde, de techniques respiratoires contrôlées, de musiques évocatrices spécifiques et d'un travail corporel intense. Son objectif principal est d'activer l'inconscient et débloquer l'énergie emprisonnée dans des symptômes émotionnels et somatiques afin de relancer un courant d'expériences plus créatives et plus heureuses. 

S'originant d'anciennes traditions spirituelles et des recherches les plus récentes sur les états modifiés de conscience, la Respiration Holotropique permet d'accéder à une vision unifiée des différents plans de l'être (physique, psychologique, mental, affectif ...) Son principe fondamental est la reconnaissance du potentiel curatif, transformateur et évolutif des états non ordinaires de conscience dans lesquels la psyché manifeste une activité auto-thérapeutique spontanée. 

Chaque stage de respiration holotropique est donc un voyage intérieur vers les fondations de notre nature personnelle, au cours duquel nous découvrons et explorons la partie la plus archaïque et sans aucun doute la plus riche de notre être. 

Ces états inhabituels de conscience permettent le vécu ou le revécu d'expériences périnatales (rattachées à la naissance), biographiques et transpersonnelles (identification au cosmos). Chaque session est suivie de la réalisation de dessins ou de mandalas et d'une verbalisation favorisant l'élaboration et l'intégration de l'expérience individuelle. La Respiration Holotropique situe l'homme dans sa totalité et lui ouvre de multiples chemins de guérison et de créativité. 

Holotropique : ce terme signifie littéralement : qui aspire à la totalité, qui évolue vers la plénitude. Du grec « holos » tout et « trepein » se déplacer en direction de. 

Les ouvrages de Stanislav Grof traduits en français sont édités par les éditions du Rocher et Dervy. 

La respiration holotropique s'adresse à tous ceux qui : 

• souhaitent s'engager dans un processus de changement et se sentent prêts. 

• acceptent de rencontrer l'inconnu et d'intégrer le passé. 

Formée aux Etats-Unis à la Respiration Holotropique et à la Psychologie Transpersonnelle par le docteur Stanislav GROF et certifiée par lui, Martine GERCAULT a su établir un pont entre la psychanalyse, la psychologie transpersonnelle et différentes approches corporelles. 

Elle a également participé à de nombreux séminaires de formation à l'Institut ESALEN en Californie : bioénergie, Gestalt, danse primitive avec Gabrielle Roth et chamanisme avec Michael HARNER. 
Membre titulaire du Syndicat National des Praticiens en Psychothérapie.


Martine Gercault, Psychologue clinicienne



Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /2008 02:42

Pourquoi ne puis-je pas m'arrêter de manger ?
Là n'est pas la question; il y a quelque chose derrière cela, quelque chose d'autre.
Cela semble ridicule...


Non, ne jugez pas; si vous dites ridicule, vous l'avez déjà condamné et cela peut faire partie du problème. Ce n'est pas une façon de sortir d'un problème, ne donnez pas un nom aux choses; essayez de comprendre.

Si une personne mange plus que de coutume, c'est le symptôme d'un certain courant sous-jacent. La nourriture est toujours un substitut de l'amour. Les gens qui n'aiment pas, qui manquent d'une façon ou d'une autre une vie d'amour, commencent à manger plus; c'est un substitut à l'amour.

Lorsqu'un enfant naît, son premier amour et sa première nourriture sont la même chose; la mère. Ainsi il y a une association très profonde entre la nourriture et l'amour; en fait la nourriture vient d'abord; aimer vient ensuite. D'abord l'enfant mange la mère, puis peu à peu il prend conscience que la mère n'est pas juste une nourriture, elle l'aime aussi. Mais bien sûr pour cela une certaine croissance est nécessaire. Le premier jour l'enfant ne peut pas comprendre l'amour, il comprend le langage de la nourriture, le langage primitif, naturel à tous les animaux. L'enfant naît avec la faim; la nourriture est nécessaire immédiatement. L'amour ne sera nécessaire que longtemps après; il n'est pas tant une urgence. L'on peut vivre sans amour durant sa vie entière, mais l'on ne peut pas vivre sans nourriture; là est l'ennui.

Ainsi, l'enfant prend conscience de l'association entre la nourriture et l'amour. Petit à petit, il sent également que chaque fois que la mère est pleine d'amour, elle donne son sein d'une façon différente. Lorsqu'elle est sans amour, fâchée, triste, elle donne le sein très à contrecœur ou ne le donne pas du tout. Ainsi, l'enfant prend conscience que chaque fois que la mère est pleine d'amour, chaque fois que la nourriture est disponible, l'amour est disponible; chaque fois que la nourriture n'est pas disponible, l'enfant ressent que l'amour n'est pas disponible et vice versa. C'est dans l'inconscient.

Quelque part vous manquez une vie d'amour donc vous mangez plus; c'est un substitut. Vous continuez à vous remplir de nourriture et ne laissez aucun espace à l'intérieur. Ainsi il n'est pas question d'amour, parce qu'il ne reste aucune place et avec la nourriture les choses sont simples parce que la nourriture est morte. Vous pouvez continuer à manger autant que vous le voulez, la nourriture ne peut pas dire non. Si vous arrêtez de manger, la nourriture ne peut pas dire que vous l'offensez; l'on reste le maître avec la nourriture.

Mais dans l'amour, vous n'êtes plus le maître. Un autre être entre dans votre vie, une dépendance entre dans votre vie. Vous n'êtes plus indépendant et c'est la peur. L'ego veut être indépendant et l'ego ne vous permettra pas d'aimer; il vous permettra seulement de manger plus. Si vous voulez aimer alors l'ego doit être lâché.

Ce n'est pas une question d'alimentation, la nourriture est simplement symptomatique; aussi, je ne dirai rien sur l'alimentation, sur la diète ou de faire quoi que ce soit, parce que cela ne vous aidera pas, vous ne réussirez pas. Vous pouvez essayer de mille et une façons; cela n'aidera pas. Je dirais plutôt, oubliez la nourriture, continuez à manger autant que vous le voulez.

Commencez une vie d'amour, tombez amoureuse, trouvez quelqu'un que vous pouvez aimer et immédiatement vous verrez que vous ne mangerez pas autant.

Avez-vous observé ? Si vous êtes heureux vous ne mangez pas trop; si vous êtes triste, vous mangez trop. Les gens pensent que lorsqu'ils sont heureux ils mangent trop, mais c'est un non-sens absolu. Une personne heureuse se sent si remplie qu'elle ne sent aucun vide à l'intérieur. Un homme malheureux continue à ingurgiter de la nourriture en lui.

Ainsi, je ne toucherai pas à l'alimentation du tout... et continuez telle que vous êtes, mais trouvez un amant.

Osho, Extrait de: Above All, Don’t Wobble

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Jeudi 8 mai 2008 4 08 /05 /2008 19:39

La misère a beaucoup de choses à vous donner que le bonheur ne peut pas vous donner. En fait, le bonheur vous enlève de nombreuses choses. Le bonheur prend tout ce que vous avez jamais eu, tout ce que vous avez jamais été; le bonheur vous détruit.

La misère nourrit votre ego et le bonheur est essentiellement un état sans ego. Là est le problème, le nœud même du problème. C'est pourquoi les gens trouvent très difficile d'être heureux.

C'est pourquoi des millions des gens dans le monde doivent vivre dans la misère... ont décidé de vivre dans la misère. Elle vous donne un ego très très cristallisé. Malheureux, vous êtes. Heureux, vous n'êtes pas. Dans misère, vous cristallisez, dans le bonheur vous devenez diffus.

Si cela est compris alors les choses deviennent très claires. La misère vous rend spécial. Le bonheur est un phénomène universel, il n'y a rien de spécial à cela. Les arbres sont heureux, les animaux sont heureux, les oiseaux sont heureux. L'existence toute entière est heureuse, sauf l'homme. En étant malheureux, l'homme devient très spécial, extraordinaire.

La misère vous rend capables d'attirer l'attention des gens. Chaque fois que vous êtes malheureux, l'on fait attention à vous, l'on sympathise avec vous, l'on vous aime. Tout le monde commence à s'occuper de vous. Qui voudrait blesser une personne malheureuse ? Qui est jaloux d'une personne malheureuse ? Qui veut être hostile à une personne malheureuse ? Ce serait trop lâche.

La personne malheureuse est prise en compte, l'on s'occupe d'elle, elle est aimée. Il y a un grand investissement dans la misère. Si la femme n'est pas malheureuse le mari a simplement tendance à l'oublier. Si elle est malheureuse le mari ne peut pas se permettre de la négliger. Si le mari est malheureux la famille entière, la femme, les enfants, tous sont autour de lui, s'inquiètent pour lui, cela apporte un grand réconfort. On ne se sent pas seul, on a une famille, des amis.

Lorsque vous êtes malade, déprimé, malheureux, des amis viennent vous rendre visite, vous réconforter, vous consoler. Lorsque vous êtes heureux, les mêmes amis deviennent jaloux de vous. Lorsque vous êtes vraiment heureux, vous constaterez que le monde entier s'est retourné contre vous.

Personne n'aime une personne heureuse, parce que la personne heureuse blesse les egos des autres. Les autres commencent à sentir: "Ainsi, vous êtes devenu heureux et nous rampons toujours dans l'obscurité, la misère et l'enfer. Comment osez-vous être heureux alors que nous sommes tous dans une telle misère !"

Bien sûr le monde consiste en gens malheureux et personne n'est assez courageux pour laisser le monde entier se tourner contre lui, c'est trop dangereux, trop risqué. Mieux vaut s'accrocher à la misère, cela vous maintient dans la foule. Heureux, vous êtes un individu; malheureux, vous faites partie d'une foule - Hindou, Chrétienne, Musulmane, Indienne, Arabe, Japonaise.

Heureux ? Savez-vous ce qu'est le bonheur ? Est-il chrétien, hindou, musulman ?

Le bonheur est simplement le bonheur. L'on est transporté dans un autre monde. L'on ne fait plus partie du monde que le mental humain a créé, l'on ne fait plus partie du passé, de l'histoire laide. L'on ne fait plus de partie du tout du temps. Lorsque vous êtes vraiment heureux, béats, le temps disparaît, l'espace disparaît.

Albert Einstein a dit que, dans le passé, les scientifiques avaient l'habitude de penser qu'il y avait deux réalités - l'espace et le temps. Mais il a dit que ces deux réalités ne sont pas deux, elles sont les deux faces de la même et unique réalité. De là il a inventé le mot spatio-temporel , un seul mot. Le temps n'est rien d'autre que la quatrième dimension de l'espace.

Einstein n'était pas un mystique, autrement il aurait également présenté la troisième réalité - le transcendantal, ni espace, ni temps. Cela aussi est là, je l'appelle le témoin. Et lorsque ces trois sont là, vous avez toute la trinité. Vous avez le concept tout entier de Trimurti, les trois visages du divin. Alors vous avez toutes les quatre dimensions. La réalité est à quatre dimensions: trois dimensions d'espace et la quatrième dimension du temps.
Mais il y a quelque chose d'autre, qui ne peut pas être appelé la cinquième dimension, parce que ce n'est pas le cinquième vraiment, c'est le Tout, le transcendantal. Lorsque vous êtes béat, vous commencez à vous mouvoir dans le transcendantal. Ce n'est pas le social, ce n'est pas le traditionnel, cela n'a aucun rapport avec le mental humain du tout.


Osho, Extrait de: The Book of Wisdom


Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /2008 03:23
1- Etre aimé de ses parents

Au début des années 1950, des psychologues de Harvard avaient mené une étude sur la vie affective de centaines d'étudiants, qui devaient indiquer le degré d'amour qu'ils avaient eu l'impression de recevoir de leurs parents. Trente-cinq ans plus tard, reprenant cette étude, l'équipe du professeur Gary Schwartz constatait que 91% de ceux qui s'étaient sentis le moins aimés avaient ensuite connu de graves problèmes de santé (troubles cardiaques, hypertension, ulcères et alcoolisme), contre 45% de ceux qui s'étaient sentis le plus aimés. Cas extrême : pour ceux qui disaient n'avoir jamais reçu le moindre amour ni de leur mère, ni de leur père, 100% étaient tombés gravement malades.

2- Etre aimé de son conjoint

Dans une étude menée auprès de près de dix mille hommes mariés de Cleveland par des chercheurs de la Case Western Reserve University, il apparaît que, parmi ceux dont le terrain (génétique, physiologique, etc.) est le plus favorable à l'angine de poitrine, ceux à qui leur femme montre ostensiblement qu'elle les aime courent 50% moins de risques d'attraper cette maladie. La biologiste Joan Borysenko, qui a fondé l'Institut Corps/Esprit à l'hôpital Beth Israel de Harvard, explique que l'un des rares moyens de comprendre pourquoi la relation amoureuse constitue un chemin majeur vers la plénitude est de faire appel aux notions indiennes de prana et de chakra. Quand, de ton sexe au sommet de ton crâne, tous tes centres sont ouverts par l'amour (qui dissout toute peur), alors l'énergie vitale peut te traverser et l'existence de ton corps-esprit devient une réalité consciente. "Un coeur ouvert, dit Joan Borysenko, est en état de don permanent, et l'acte de donner devient pour lui acte de recevoir".

3- Etre entouré affectivement

"Vous sentez-vous seule ?" Selon une étude menée dans le Michigan, les femmes qui répondent oui à cette question courent 3,5 fois plus de risque de développer, sur une période de 17 ans, un cancer du sein, des ovaires ou de l'utérus. Bon an mal an, les gens mariés tombent en moyenne deux fois moins malades et vivent 30% plus longtemps que les célibataires. C'est vrai notamment pour les personnes opérées d'un cancer, quels que soient leur âge, leur sexe et la gravité de leur maladie. D'après de nombreuses études parmi les survivants de crises cardiaques, dont celle menée par le docteur Redford Williams à l'Université Duke, ceux qui vivent seuls risquent deux fois plus de mourir dans l'année qui suit, et trois fois plus si leur isolement est tel qu'ils n'ont personne à qui se confier. D'autre part, des chercheurs hollandais enquêtant sur les personnes de plus de 55 ans ont montré que l'espérance de vie de ceux qui se sentaient affectivement entourés était deux fois plus grande que celle des personnes qui se sentaient seules.

4- Pouvoir se confier

En 1989, excédé d'être systématiquement confondu avec le docteur Bernie Siegel -auteur de "l'amour, la médecine et les miracles" et fondateur des "groupes de cancéreux exceptionnels"-, le cancérologue David Spiegel, de l'école médicale de Stanford, décide de mener une étude pour prouver qu'il n'existe pas de lien significatif entre la maladie de ses patients et leur vie affective. Il invite une moitié de sa clientèle féminine à participer, une fois par semaine, pendant une heure et demie, à une séance de partage où chacune peut parler de sa maladie et nouer des amitiés. L'expérience dure un an. En 1994, David Spiegel constate, stupéfait, que l'espérance de vie des femmes qui ont pu se confier et se lier d'amitié a été le double de celles qui n'ont pas été invitées à le faire. En fait, seules les femmes du premier groupe vivent encore. Résultat : David Spiegel a totalement révisé sa vision et entrepris d'écrire un livre (Living beyond limits, New York, Time's book).

5- Percevoir l'amour entre les êtres

Le docteur David Mc Clelland de New York rapporte que des étudiants à qui son équipe veint de montrer un film sur Mère Teresa et sur des actions de compassion et de solidarité ont vu, pour la plupart, leur système immunitaire fortement stimulé (ils comptent davantage d'anticorps dans leur sang après la séance qu'avant). Contemplé même passivement, le spectacle de la sollicitude et de l'amour fait du bien. Quelques-uns montrent cependant des signes inverses, comme si le film les avait déprimés. Intrigués, les chercheurs veulent savoir ce qui distingue ces étudiants. Ils leur font passer un test psychologique, leur demandant de commenter la photo d'un couple assis sur un banc. Les étudiants "déprimés" imaginent tous que le couple est en train de se disputer ou de se séparer. Autrement dit, ces étudiants -peut-être à cause d'une expérience malheureuse dans leur enfance- se comportent de manière réactionnelle : le spectacle de l'amour abaisse leurs barrières immunitaires !

Conclusion

1- Les directeurs de programmes de télévision sont directement responsables de l'état immunologique de leurs spectateurs et ils devraient émettre davantage d'images positives pour stimuler la production d'anticorps;
2- Mais rien n'est simple : ces images positives peuvent rendre certains spectateurs malades;
3- Les psychothérapeutes ont du travail pour encore longtemps !



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Auteur : Cappuccine
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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /2008 14:29
La prétendue civilisation vous a rendu très craintif vis à vis des larmes. Elle a créé une sorte de culpabilité en vous. Lorsque les larmes viennent vous commencez à vous sentir embarrassé. Vous commencez à sentir: "Que vont penser les autres ? Je suis un homme et je pleure ! Cela semble si féminin et infantile. Il ne devrait pas en être ainsi."

Vous arrêtez ces larmes... et vous tuez quelque chose qui se développait en vous.

Les larmes sont bien plus belles que tout ce que vous avez vous, parce que les larmes viennent du débordement de votre être. Les larmes ne viennent pas nécessairement de la tristesse, parfois elles viennent d'une grande joie et parfois elles viennent d'une grande paix et parfois elles viennent de l'extase et de l'amour. En fait, elles n'ont rien à faire avec la tristesse ou la joie. Quoi que ce soit qui vous remue trop le cœur, quoi que ce soit qui prend possession de vous, quoi que ce soit qui est trop, que vous ne pouvez pas contenir et qui commence à déborder, cela amène les larmes.

Acceptez-les avec grande joie, goûtez-les, nourrissez-vous en, faites leurs bon accueil, et par des larmes vous saurez prier. Par des larmes vous saurez comment voir. Des yeux plein de larmes sont capables de voir la vérité. Des yeux plein de larmes sont capables de voir la beauté et la bénédiction de la vie.
  
Osho, Extrait de: The Diamond Sutra

mm
Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Samedi 23 février 2008 6 23 /02 /2008 23:23
Ce site présente des entrevues en vidéo de personnes connues et inconnues du grand public, qui partagent des moments de vie, des outils de cheminement... Yves Sévigny parle du défi de la joie; Anne Givaudan partage avec nous sa réflexion sur le suicide et nous raconte les circonstances qui l'ont amené à écrire son dernier livre "Rupture de contrat"; Jacques Martel, Lucie Mainguy, Daniel Zekkout et bien d'autres personnalités nous offrent de précieux moments...

«Vidéo-Conscience souhaite rendre accessible le fruit des démarches de personnes que nous croyons sincères dans leur recherche de sens et de qualité de vie».

Bons visionnements !

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /2008 01:23
par Sandalphon

blinkie156.gif Émotion bouleversante, dévastatrice. Dans notre société de consommation, le rejet fait malheureusement partie de la façon de vivre l'humain. On consomme, puis on rejette. Comme si l'humain était un produit de consommation!!!!

 

Toutefois, chez la personne qui vit le rejet (cette forme d'abandon) s'ajoute la perte d'estime de soi, de confiance en soi et aux autres. Une certaine fermeture sur le monde survient, souvent par mesure de protection, car la douleur et la souffrance sont vives, intenses parfois invivables. Le corps protège en fermant toutes les portes. Alors s'enclenche un certain processus d'auto-destruction car nous ne sommes plus totalement soi car on a rejeté notre soi. On interprète alors le rejet comme étant la négation de ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes. Le rejet nous fait malheureusement croire que notre valeur, en tant qu'humain, se définit par l'oeil de l'autre. Piège qui vient fausser la réalité, notre compréhension de l'évènement. On se retire alors qu'il serait souhaitable de s'ouvrir.

 

S'ouvrir à ce qu'il y a de plus beau en nous. S'ouvrir à ce qu'il y a de plus lumineux en nous. Trop souvent, on interprète le rejet comme étant la résultante du fait que nous ne sommes pas beau, intéressant, intelligent,... On s'évalue, mais selon le regard de l'autre. N'aurait-il pas là un puissant message de la vie que nous inversons les choses? Si l'autre nous rejette, pour une raison ou une autre, pourquoi faudrait-il se détruire, douter de soi? Peut-être avons-nous été rejeté parce que notre vérité choquait, dérangeait? Peut-être avons-nous été rejeté parce que nous ne répondions pas aux attentes que l'autre avait à notre égard? Peut-être avons-nous été rejeté parce que l'autre ne voulait et ne soutenait plus de voir son propre miroir en nous? Peut-être avons-nous été rejeté car l'autre n'arrivait pas à nous contrôler et contrôler la situation? Pourquoi, la sensation de rejet devrait-elle alors être source de destruction?

 

Le rejet, aussi douloureux soit-il. ne pourrait-il pas être source de croissance? De croissance dans le sens le plus positif. N'y a-t-il pas là une formidable possibilité de comprendre l'attachement/détachement? N'y a-t-il pas là la formidable possibilité de s'ouvrir à toute notre dimension humaine et divine en nous?

 

En y repensant, est-ce vraiment nous qu'on rejette où nos idées, notre façon de penser, notre vérité, nos valeurs... Est-ce l'autre qui détient notre vérité? Son regard sur nous doit-il devenir le nôtre?

 
Oui, le rejet est douloureux. Oui, le rejet fait mal, nous blesse implacablement. Mais cette blessure n'est-elle pas le signe que nous avons peut-être misé un peu trop sur le regard de l'autre? Avait-on, peut-être, trop remis notre pouvoir entre les mains de l'autre, en oubliant, bien humainement, que nous sommes responsable de notre propre pouvoir? En bout de ligne, le rejet ne serait-il pas l'occasion de se réajuster, par rapport à notre propre vision de notre vie, de nous-mêmes et de la façon où nous accordons notre pouvoir aux autres?


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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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