Psychologie et thérapies


Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 05:32

Cela implique la responsabilisation face à vos vécus relationnels.

Responsabilisation veut dire :

« Lorsque Mathieu, vient me voir pour me remettre le rapport que j’attendais depuis 2 jours,j’identifie  chez moi beaucoup d’irritations, car je sais que la hiérarchie n’appréciera pas ce retard.

Je fais le choix  de dire à Mathieu, ce que je sens face à ce retard.

Je lui fais la demande de me prévenir en cas de difficultés futures, afin que je puisses anticiper les réactions possibles de la direction.

Je choisis de ne pas le traiter d’incapable et de l’accabler face à la réaction de la direction pour ce retard »

j04026372_resize.jpg Toute relation à deux bouts : le mien et celui de l’autre...

Quelques soient les situations, chacun est responsable de son bout de la relation.

Je sais que Mathieu a des problèmes en ce moment dans sa vie personnelle. Ce n’est pas pour cette raison, que je lui dirai que son vécu doit être difficile et que c’est pour cela qu’il n’arrive pas à faire son travail.

Non ! Qui suis-je pour m’occuper du bout de la situation de Mathieu ?

Je peux l’inviter à parler de ses difficultés,  mais je parle à mon bout de la relation, en lui disant ce que cela me fait, dans le cadre  de notre collaboration.

Comment se responsabilise-t-on ?

Je fais part, ou non de :
- Mon ressenti
- Ma difficulté concrète
- Mon besoin
- Ma demande

Je suis responsable
- De ce que j’envoie dans la relation
- De me blesser avec ce que je reçois
Ou
- De m’agrandir avec ce que je reçois.

Lorsqu’une relation devient toxique il est nécessaire de l’assainir, ou d’en sortir.

Il est possible aussi me taire ou d’accuser l’autre et par là de contribuer à la toxicité de la relation…

Être co-auteur de ses relations, c’est découvrir le merveilleux pouvoir de créer un climat relationnel à la hauteur de nos aspirations communes.

Bien à vous

Yves Mayer
Formé à la Méthode ESPERE®

 

La Méthode ESPERE® pour des communications vivantes

 

 

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 06:09

En France, le mot “ toltèque ” évoque la série de livres culte de Carlos Castaneda ou encore les deux ouvrages de Henri Gougaud et Luis Ansa, qui ont fait découvrir le chamanisme toltèque dans sa complexité, sa richesse et sa diversité. Passionnants, ces livres étaient cependant peu “ pratiques ”.

4-accords-tolteques_resize.jpg Le côté pratique de la voie toltèque, c’est chez don Miguel Ruiz qu’on le trouve. Refusant dans un premier temps de suivre la tradition familiale (lignée de naguals et de guérisseurs mexicains), don Miguel fait des études de médecine et devient neurochirurgien. Un grave accident de voiture et une NDE le font brutalement revenir à ses origines et devenir à son tour chaman toltèque, nagual de la lignée des Chevaliers de l’Aigle. Il a rédigé depuis de nombreux best-sellers déjà traduits en 14 langues.

La voie toltèque comprend trois maîtrises :
- la Maîtrise de l’attention (ou de la conscience),
- la Maîtrise de la transformation,
- et la Maîtrise de l’Intention (ou Maîtrise de l’Amour).

D'abord, prendre conscience de ce qui nous limite, puis le transformer, pour enfin en arriver à vivre l’amour au quotidien.

Miguel Ruiz a synthétisé la deuxième maîtrise, celle de la transformation, en Quatre Accords qu’il nous invite à conclure avec nous-mêmes, pour nous libérer de tous les autres accords qui nous limitent, nous lient et nous entravent, ceux que nous avons conclus dans l’enfance avec nos parents, éducateurs et autorités diverses.

Ces quatre accords sont les suivants :

1) Que votre parole soit impeccable.
2) Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle.
3) Ne faites pas de suppositions.
4) Faites toujours de votre mieux.
 
J’ai tout de suite été frappé par la ressemblance entre ces quatre préceptes et les composantes de la chevalerie (notion aussi connue des Toltèques). En effet, le chevalier a besoin de :

1) Une arme (épée, sabre, etc.) pour défendre sa cause : ici, cette arme est la parole, épée à double tranchant qui peut autant faire le bien que le mal. Le chevalier maîtrise le maniement des armes ; la voie toltèque enseigne comment maîtriser sa parole, afin qu’elle ne nuise ni à soi, ni à autrui.

2) Un bouclier, pour se protéger des coups de l’adversaire. Cette protection, pour le chevalier toltèque, c’est de ne rien prendre personnellement. Dès lors, les agressions d’autrui, en particulier verbales, ne l’atteignent plus. 

3) Une quête : le chevalier se bat pour une cause, qu’il s’agisse d’une belle à délivrer ou d’un trésor à découvrir. Cette quête, dans la chevalerie toltèque, c’est la vérité, la réalité. Ne pas être dans les suppositions et l’imaginaire, ne pas prêter d’intentions à autrui : être dans le réel, dans le vrai

4) Une règle : le chevalier se soumet à une exigence, il obéit à un ordre. Ici, cette exigence est d’ordre qualitatif : toujours faire de son mieux, afin de se prémunir de tous regrets ou remords ultérieurs. Tout en sachant que ce “ mieux ” varie d’un jour à l’autre, selon les forces dont il dispose.

Dans leur énoncé, ces quatre accords sont extrêmement simples. Leur mise en pratique requiert cependant vigilance et détermination ; ils se révèlent alors très puissants pour transformer notre vécu quotidien et en particulier nos relations. L’idéal, pour commencer, est de les pratiquer tout d’abord l’un après l’autre, afin de les maîtriser individuellement.

1) « Que votre parole soit impeccable » énonce le 1er accord toltèque. Vaste programme ! Étymologiquement, impeccable signifie « qui ne pèche pas ». Pour don Miguel Ruiz, on pèche lorsqu’on commet quelque chose contre soi-même. Une parole impeccable est donc une parole qui ne nous nuit pas. Ce qui signifie non seulement s’abstenir de se juger, de se critiquer, de répéter à son encontre les propos désobligeants d’autrui, de nettoyer son langage des termes et expressions négatifs (ex : « Ça me tue », « J’en ai plein le dos », ou même « C’est trop bien » [pourquoi trop ?], etc.), mais d’éviter aussi tout usage de la parole qui nuise à autrui : médisance, jugement, critique, calomnie, etc. Pourquoi ? Parce que tôt ou tard ces paroles – même dites en toute discrétion – atteignent leur cible puis nous reviennent, comme l’écrivait Victor Hugo dans son célèbre poème Le mot.

La parole est une énergie : elle ne reste jamais sans effet. Le monde, comme l’énonce le prologue de l’évangile de St Jean, a été créé par le Verbe. Et l’homme aussi est créateur par sa parole, en bien comme en mal (ex : déclaration d’amour ou de guerre). C’est donc un choix qu’il appartient à chacun de faire un jour, de décider d’utiliser sa parole seulement pour le bien. Cela demande toutefois un effort soutenu, comme celui requis pour maîtriser le maniement d’une épée ou d’un sabre. « C’est l’accord le plus important et le plus difficile à honorer » affirme don Miguel pour qui ce seul accord conclu avec soi-même permet de transcender sa vie actuelle et de connaître le paradis sur terre.

Incidemment, le grand guérisseur du début du 20e, Maître Philippe de Lyon, demandait pour seul paiement de ses guérisons miraculeuses que leurs bénéficiaires ne disent pas de mal d’autrui durant une heure, un jour ou une semaine, selon les cas : c’est dire l’importance qu’il attachait à ne pas médire. La médisance, en effet, est un poison émotionnel et relationnel : elle salit, elle pollue, elle détruit. Tout comme nos ordinateurs sont désormais équipés de logiciels antivirus, nous gagnerions à nous équiper intérieurement d’un “détecteur de médisance”, pour ne plus en être les complices et les propagateurs même inconscients, car les dégâts de cette parole mauvaise, dans le corps social, sont comparables à ceux des virus informatiques dans les réseaux. Jésus affirmait que ce n’est pas ce qui entre dans la bouche d’un homme qui le souille, mais ce qui en sort. Refuser de propager des rumeurs ou de médire, c’est faire de l’écologie de la parole : ne pas polluer autrui ni soi-même avec les mots, mais au contraire contribuer par sa parole à créer un monde meilleur.

Conseil de Miguel Ruiz à ceux qui veulent conclure cet accord : il faut être patient avec soi-même. On n’acquiert pas une parole impeccable du jour au lendemain, d’autant que tout nous pousse dans l’autre sens. Rien ne sert donc de se juger, si l’on rompt cet accord par mégarde : comme l’enfant qui apprend à marcher et qui tombe, il suffit de se relever et de recommencer. Avec l’expérience, on perçoit vite les améliorations qu’induit dans notre vie une parole saine : on se sent tellement mieux vis-à-vis de soi-même et nos relations à autrui gagnent en clarté et en force. La motivation à maintenir cet accord, coûte que coûte, s’en trouve ainsi de plus en plus accrue.
 
2) « Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle », énonce le deuxième accord. « Rien qu’en appliquant ce deuxième accord » dit don Miguel, « vous commencerez à briser des dizaines de petits accords qui vous font souffrir ». Ne plus prendre les choses personnellement, c’est en effet retirer à autrui le pouvoir qu’on lui a donné de nous juger, de nous critiquer, de nous nuire. C’est cesser d’attacher de l’importance à l’opinion d’autrui, ne plus dépenser d’énergie à défendre une image idéale de soi contre les critiques, ni à chercher à la nourrir de compliments. Dans la pratique, cependant, prendre tout ce qui nous arrive personnellement est plutôt la norme. La moindre remarque nous vexe, nous irrite ou nous attriste. Tout en comprenant la pertinence de ce deuxième accord toltèque, beaucoup de gens ont de la peine à l’appliquer. En effet, il est difficile de mettre en pratique une injonction en « Ne… pas » : OK, je n’en fais pas une affaire personnelle, mais alors… j’en fais quoi ? Untel me traite d’idiot(e) ou d’incompétent(e), m’insulte ou m’humilie : comment réagir autrement que personnellement ?

Une première clé consiste à changer de centre de gravité dans la relation. Au lieu de m’occuper de moi, de ce qu’on dit de moi, de comment autrui se comporte envers moi, je m’intéresse à l’autre : qu’est-ce que son attitude et ses paroles me disent de lui et non de moi, que m’apprend-il sur lui en me parlant de moi ? « Une montée est une descente vue d’en bas » dit un adage plein de bon sens qui nous rappelle qu’une opinion n’a de pertinence qu’en fonction du point de vue d’où on l’émet. C’est ce que soulignait Courteline avec humour : « Se faire traiter d’idiot par un imbécile est une volupté de fin gourmet ». Celui qui me traite de minable ou de nul m’indique surtout depuis quelle orgueilleuse hauteur il me considère. Pour Miguel, l’opinion d’autrui nous parle avant tout de son rêve à lui.

Enfant, rappelle don Miguel, c’est à travers le regard des parents et des adultes que nous nous sommes formé une image de nous-mêmes, que nous avons cru apprendre qui nous étions : « tu es moche », « tu es nul(le) », « tu es lent(e) », etc. Nous avons accepté ces jugements en croyant fiable le point de vue des adultes. Ces qualificatifs ont eu un impact sur nous, parce que nous avons donné notre accord à ce qui nous était dit de nous. Adulte, devenus conscient de la relativité des points de vue de ceux qui nous ont étiquetés, il nous revient de briser les accords qui nous limitent et nous rendent dépendants de l’opinion d’autrui. De même, il nous revient de conclure l’accord de ne plus accepter, en les prenant personnellement, les opinions et jugements d’autrui qui ne reflètent le plus souvent que son point de vue relatif.

Un accord important à briser, pour ne plus prendre les choses personnellement, est donc celui qui consiste à croire que les autres nous connaissent mieux que nous. En réalité, personne n’est dans notre tête, dans notre cœur ou dans notre corps : nul ne sait mieux que moi ce qui se passe en moi, ce qui m’anime, pourquoi je me lève le matin, quelles sont mes intentions, mes idéaux, mes craintes, etc. Notre propre étalon, ce n’est pas dans l’opinion fluctuante des autres qu’il faut le chercher, mais en nous.

Une mise en garde, pour conclure ce deuxième accord: ne pas prendre les choses personnellement ne signifie pas ne pas les prendre du tout ! Tout renvoyer à son interlocuteur en lui disant : c’est ton point de vue, c’est ton problème, c’est ta vision des choses, etc., aboutit à s’enfermer dans une bulle où il n’y a plus d’échanges avec autrui. Le regard d’autrui sur nous n’est pas forcément juste ni 100 % vrai, mais il n’est jamais inintéressant : il a toujours quelque chose à nous apprendre, que ce soit sur l’autre ou même sur soi (par les réactions qu’il déclenche en nous, notamment). C’est d’ailleurs lorsqu’on a cessé de prendre les choses personnellement qu’on est le mieux en mesure de tirer profit d’une opinion ou d’un jugement, précisément parce qu’on n’y réagit plus : l’échange peut alors être ouvert, constructif, mutuellement enrichissant, même lorsqu’il est amorcé de façon agressive ou violente.

3) « Never assume » dit le Dalaï-Lama. « Ne faites pas de suppositions », confirme don Miguel Ruiz. Conclure cet accord transforme notre vécu quotidien. Pourquoi ? Parce que cette habitude de prêter des intentions à autrui (forcément les nôtres !) représente un obstacle majeur à la communication.

Écoutez les conversations autour de vous : on y parle d’absents, de ce qu’ils ont fait ou dit, et des intentions qu’on leur prête. « Mon patron m’a dit ceci parce qu’il croit que… », « Ma femme a fait ça parce qu’elle s’imagine que… ». Faire des suppositions nuit à la communication, parce que cela nous retient de demander à autrui les motivations réelles de ses actions, souvent très différentes de celles qu’on lui prête. Si je crois savoir ce qui vous pousse à agir ou parler ainsi, je ne vais pas prendre la peine de vous le demander. Ainsi, chaque fois que l’on croit deviner les motivations d’autrui, on ne se trouve pas confronté à lui, mais à l’idée que l’on se fait de lui, donc à nos propres projections.

Dans la pratique, cependant, il s’avère très difficile de ne pas faire de suppositions, tellement ce mode de fonctionnement est ancré en nous. J’utilise donc souvent l’alternative suivante. Plutôt que de prêter une seule intention à autrui – souvent la pire - je lui en prête au minimum deux, complètement contradictoires, voire plusieurs. Un type me double à toute allure et me fait une queue de poisson ? A la supposition que c’est un chauffard, un égoïste qui se fiche des autres, j’oppose immédiatement celle que sa femme est peut-être en train d’accoucher, qu’il fait une crise d’asthme, qu’un cas de force majeur le contraint à prendre ces risques. La réalité, c’est que je n’en sais rien. Je constate un fait, mais je n’en connais pas la raison. Je me refuse à accepter la première explication simpliste qui me vient à l’esprit et à m’énerver tout seul.

Tout comme les sophistes étaient capables de défendre un point de vue et son contraire, avec la même force d’argumentation, il est enrichissant et libérateur de multiplier les suppositions chaque fois qu’aucune certitude n’est permise. Cela évite de réagir mécaniquement à ses propres intentions projetées sur autrui. Et ça permet de rester plus serein, moins partial, moins émotif, ouvert.

Cet accord est surtout une invitation à aller vers l’autre, à communiquer avec lui, à lui demander (quand c’est possible) les raisons de son comportement. Donc à être dans la réalité.

Il est facile de confondre une supposition avec la réalité. Mais lorsqu’on en fait plusieurs, il devient clair que ce ne sont que des suppositions. On évite ainsi de se faire piéger dans le virtuel, on est davantage dans le réel. Que de problèmes inutiles sont évités ainsi !

4) « Faites toujours de votre mieux » : a priori, ça fait un peu boy-scout ! Autant les trois autres accords titillent la curiosité, interpellent, autant celui-ci semble tout d’abord n’avoir rien de bien passionnant à nous apprendre. Et pourtant. Pourtant, la raison d’être de ce dernier accord est des plus importantes : il sert à nous épargner la culpabilité, ce poison émotionnel. Si j’ai fait de mon mieux, quel que soit le résultat de mon action, je ne culpabiliserai pas. OK, ça n’a pas marché, mais j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir.

Ce “mieux” que l’on s’efforce de faire, Miguel Ruiz souligne qu’il varie d’un jour à l’autre. Lorsque je suis en pleine forme, en pleine santé, que tout va bien, mon “mieux” sera meilleur que le jour où je suis malade, déprimé ou contrarié. Autrement dit, il ne s’agit pas d’un “mieux” universel et absolu, d’un idéal de perfection qui ne servirait alors qu’à nous empoisonner l’existence. C’est un “mieux” réaliste, que chacun est en mesure d’évaluer au jour le jour, en fonction de son état et de ses moyens.

Si faire moins que son mieux conduit à la culpabilité, vouloir faire plus que son mieux conduit au perfectionnisme (on devrait dire à la “perfectionnite”, car c’est une pathologie), puis à l’épuisement : on en fait trop. Ce n’est pas la solution non plus. Derrière son apparence, ce dernier accord s’avère en réalité beaucoup plus important qu’on ne l’imagine.

Pour conclure ce tour d’horizon des Quatre Accords Toltèques avec les mots de Miguel Ruiz :

« Les trois premiers Accords Toltèques ne fonctionneront que si vous faites de votre mieux. Ne vous attendez pas à vous exprimer toujours avec une parole impeccable. Vos habitudes sont trop fortes et trop bien ancrées dans votre esprit. Mais vous pouvez faire de votre mieux. N’imaginez pas que vous ne prendrez plus jamais rien personnellement ; faites seulement de votre mieux. Ne croyez pas que vous ne ferez plus jamais la moindre supposition, mais vous pouvez parfaitement faire de votre mieux.

En faisant de votre mieux, l’habitude de mal utiliser votre parole, celle de faire une affaire personnelle de tout ce qui vous arrive et celle de faire des suppositions vont s’affaiblir et se manifester de moins en moins souvent. Vous n’avez pas à vous juger, à vous sentir coupable ou à vous punir, si vous n’arrivez pas à respecter ces Quatre Accords Toltèques. Si vous faites de votre mieux, vous vous sentirez bien même en faisant encore des suppositions, même s’il vous arrive encore de réagir de façon personnelle, même si votre parole n’est pas tout le temps impeccable. »

 

Olivier Clerc


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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 05:57

 

Qui désire de tout son coeur être aimé mais s'arrange pour refuser l'amour en s'auto-sabotant et en se retrouvant seul, se prouvant ainsi qu'il/elle n'est pas aimable ?

Cercle vicieux inconscient...
j0401062_resize.jpgVous savez, cette petite voix intérieure qui parle au nom du vide intérieur qui veut tellement qu'on l'aime (au point d'en faire une dépression ou de s'en rendre malade parfois quand le manque n'est pas comblé) qui est en compétition avec cette autre voix qui dit qu'on n'a pas le droit, qu'on ne mérite pas, que le bonheur est pour les autres et j'en passe.

Le petit enfant en nous se trouve dans sa blessure d'abandon et/ou de rejet, en manque d'amour, face à l'ego, cette forteresse qui refuse toute ouverture d'esprit, totalement bornée dans son bunker soit-disant confortable de «connu» qui nous fait vivre et revivre des patterns... souffrants, dont le retour au célibat ou à la solitude en couple. «Je veux mais je ne veux pas » serait le résumé de tout ça.

Cela arrive à plus de personnes qu'on le croit. Vous le vivez peut-être sans vous en rendre compte, à vous plaindre de votre solitude de célibataire ou de couple, par exemple...?! Un ami, tiens, justement, aujourd'hui, me parlait de combien il a mal au coeur de vivre dans cette dualité entre le profond désir d'être aimé (= de trouver quelqu'un pour combler son vide intérieur) et la peur panique qui l'assaille quand une femme s'intéresse à lui. La blessure est profonde. L'enfant intérieur est souffrant. Il agit comme un tout-petit qui attend l'amour et la tendresse d'autrui, alors nécessaire à sa survie, pour se sentir en sécurité, comblé, vivant, pour oser vivre et mériter de l'amour mais refuse cet amour parce qu'il s'est senti abandonné alors qu'il était petit et en a imprimé une croyance limitative.

Mon ami se voit aller. Il se sent vide et dépressif alors que, pourtant, cet homme est une boule d'amour. Il est cependant dans une dépendance affective qui le fait agir dans le triangle victime-sauveur-bourreau. A cette étape, je me suis permise de lui suggérer deux choses à faire en parralèle :

1. Accueillir le vide, le manque et les peurs avec compassion. Les aimer au lieu de les rejeter. Cela lui permettra de sortir de l'état de victime dans lequel il tourne et de reprendre son pouvoir face aux émotions desquelles il se laisse submerger. Pour y arriver, avoir la force de prendre un peu de distance des émotions, les mettre en perspective devant soi car on n'est pas une émotion. On la vit, elle passe dans notre vie mais nous ne sommes pas l'émotion. La seule émotion que nous «sommes» de façon intrinsèque est l'Amour. Les émotions passent, l'Amour est toujours là, immuable. C'est comme les nuages qui passent devant le Soleil.

2. Faire un cheminement thérapeutique, idéalement accompagné, pour aller toucher la cause de cette profonde blessure. La toucher, la réaliser, l'aimer et l'intégrer lui permettra de se cicatriser. Un «pouf» de déconnection intérieure devrait alors se produire à l'intérieur de son coeur, de son thorax, quand il sentira que cette dépendance affective - et les manques associés - le lâche enfin au profit d'un remplissage d'Amour. C'est ce qui m'est arrivé en 2005...

Je vous souhaite une magnifique semaine !

Avec amour et gratitude,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec
Consultations en bureau ou par Skype
© Tous droits réservés sur tous mes articles, reproduction interdite sans autorisation

Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 06:18
C'est aujourd'hui jour de la nouvelle lune.
C'est donc dans les 24 heures à venir qu'il est temps
de faire notre chèque d'abondance !!!


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Pour savoir comment faire, suivre ce lien.


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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Samedi 24 septembre 2011 6 24 /09 /Sep /2011 05:49

Auteur du premier livre paru en français sur les rêves lucides, en 1983, Vivre ses rêves, Olivier Clerc explique ici son cheminement vers la lucidité en rêve.

1228376_84541119_resize.jpg Vers l'âge de 18 ans, en 1980, j'étais obsédé par la question de la mort. Y avait-il ou non une vie après la mort ? L'âme, la conscience, survivait-elle au corps physique ? Ma religion catholique d’origine promettait une vie éternelle. Le bouddhisme que j'avais découvert à 16 ans parlait, lui, de réincarnation. Mais je ne pouvais me satisfaire de croire les uns ou les autres. Je voulais une connaissance de première main sur ces questions essentielles. Comment aller de l’autre côté… s’il existait ?

Après avoir entendu parler de voyage astral (OOBE, en anglais), ou sortie hors du corps, un phénomène au cours duquel la conscience se détache du corps et parvient à voyager dans ce monde et d'autres, je me suis efforcé durant des mois de sortir de mon corps. Les résultats furent pratiquement nuls, à part deux brèves sorties :

La première se produisit deux jours avant Noël, alors que je me trouvais dans, je me suis réveillé… collé contre la plafond ! J’en distinguais clairement les planches de bois et, surpris par cette perspective inattendue, je me suis retourné… et me suis vu endormi dans mon lit, 2 m plus bas ! Malgré la connaissance que j’avais de cette expérience et l’envie qui m’animait d’enfin la vivre, je fus si surpris – choqué, presque – de me retrouver en pareille posture que je m’éveillai aussitôt, à la fois heureux et frustré.

Quelques mois plus tard, je fis une seconde brève sortie le matin, peu avant mon réveil. Je me réveillai dans mon double, dont je discernais clairement la couleur étrangement bleutée. J’étais dans une curieuse position, le corps relevé à 45° environ de la position allongée, avec les pieds de mon double au niveau de mes pieds physiques et la tête environ 1m au-dessus de ma tête physique. J’essayai vainement de bouger, sans crainte cette fois, mais finis par me réveiller dans mon corps physique.

Ces deux sorties, bien que courtes et peu actives, furent suffisamment marquantes pour me donner envie de poursuivre mes investigations. C'est alors qu'un ami m'indiqua que la meilleure manière de sortir de son corps consistait à devenir conscient dans ses rêves. J'ignorais qu'une telle chose était possible. Il me parla du fameux livre d'Hervey de Saint-Denis, Les rêves et les moyens de les diriger, paru en 1867, qui demeure à ce jour l'un des ouvrages de référence sur ce sujet. Par chance, il avait été réédité par Tchou et je pus me le procurer. Je découvris aussi Creative Dreaming , de Patricia Garfield, premier livre moderne à reparler du rêve lucide, traduit ultérieurement sous le titre regrettable de La créativité onirique, beaucoup de gens ne connaissant pas le sens de cet adjectif.

En utilisant les méthodes préconisées par Hervey de Saint-Denis et Garfield, je parvins à avoir trois à quatre rêves lucides par mois, résultat que je jugeais insuffisant par rapport aux efforts mis en oeuvre. En effet, je ne perdais pas de vue mon objectif premier - sortir de mon corps - qui nécessitait une grande maîtrise du rêve lucide, difficile à atteindre à ce rythme-là.

À force de chercher comment augmenter la fréquence de mes rêves lucides, j'ai eu un jour une révélation aussi simple que déterminante. Il m'est clairement apparu que si je voulais devenir plus conscient dans ma vie nocturne, il fallait tout simplement que je commence par l'être bien davantage dans mon existence diurne. En effet, nos moments de pleine conscience, dans la journée, sont peu nombreux. Nous sommes continuellement absorbés par des activités dans lesquelles la conscience que nous avons de nous-mêmes, de notre environnement, des choix à notre disposition, de notre libre arbitre, est finalement très réduite. Nous avons rarement conscience d'être conscients, bien que la soi-conscience soit précisément ce qui distingue l'homme des animaux. A défaut de faire un effort délibéré dans ce sens, notre conscience opère le plus souvent en pilote automatique.

J'ai donc pris la décision de mettre tout en oeuvre pour augmenter mon niveau de conscience dans la journée, partant du principe que plus ma vie éveillée serait consciente, plus il y avait de chance que mes rêves soient lucides. L'idée qui m'est venue pour favoriser une telle augmentation de conscience était d'une simplicité déconcertante, mais elle s'est néanmoins révélée d'une efficacité plus que probante, apportant des résultats qui dépassèrent largement mes espérances.

Je me suis simplement écrit en gros la lettre « C », comme conscient, sur le dos de la main gauche, en prenant la résolution de marquer une pause de conscience chaque fois que je la verrais… c’est-à-dire très souvent dans la journée. Ces multiples pauses de conscience consistaient pour moi à prendre acte du lieu où j’étais, du fait que j’étais vivant, conscient, libre de choisir où aller, que faire, quoi penser. J’extrayais momentanément ma conscience de l’activité qui l’accaparaît pour la dilater dans le temps (conscience du passé, du présent, du futur) et dans l’espace (conscience du lieu, de la ville, du pays). Tout cela ne durait que quelques secondes, chaque fois. Mais la répétition de ces bouffées de conscience a fini par développer en moi une sorte de « rythme de conscience », alternant des moments d’investissement et de concentration dans une activité avec de moments de détachement et d’ouverture, de dilatation de la conscience.

Il ne m’a pas fallu une semaine avant que, spontanément, je me mette à faire des pauses de conscience… au beau milieu de mes rêves ! Sitôt que ma conscience se dilatait, je me rendais compte que je rêvais et je pouvais alors orienter mon rêve lucide comme bon me semblait. Ma fréquence de rêves lucides est ainsi passée de 3-4 par mois à 3-4 par semaine, voire davantage. Cette multiplication de mes rêves lucides m’a ainsi permis d’apprendre à les faire durer plus longtemps, à éviter leurs pièges (notamment le faux réveil), à multiplier les expériences… sans pour autant arriver à sortir plus souvent de mon corps, ce qui était ma motivation première. Le rêve lucide s’est rapidement avéré suffisamment passionnant en soi pour que je me désintéresse des sorties hors du corps, visiblement beaucoup plus difficiles à réussir (pour moi, du moins).

Mais surtout, la méthode toute simple que j’avais inventée a changé ma qualité de vie à tous les niveaux. J’ai pris l’habitude d’insuffler de la conscience dans tout ce que je faisais, pratiquement partout et tout le temps. De même que l’apparition de la conscience en rêve se double d’une intensification spectaculaire des couleurs, des sons, des sensations, le fait d’instiller de la conscience dans les moindres faits et gestes de la vie éveillée lui fait acquérir une qualité insoupçonnée, comme j’en trouvai par la suite des descriptions dans divers ouvrages consacrés à ce sujet. Le rêve lucide se révélait finalement un bénéfice secondaire d’une méthode qui avait avant tout pour avantage de donner plus de relief et d’intensité à toute mon existence.

Le développement de la conscience est d’ailleurs devenu le fil rouge de ma vie, depuis 27 ans. Tous les ouvrages que j’ai écrits traitent en effet de cela.

L’entraînement et le développement de la conscience sont l’un des points communs de toutes les pratiques spirituelles : conscience de soi, conscience du corps, conscience du langage, conscience de ses pensées, de ses émotions, d’autrui, etc. Au-delà de tout dogme, toute doctrine, toute idéologie, l’élargissement et l’accroissement de la conscience doivent donc être considérés comme un comportement fondateur de notre statut d’humain et comme un moteur indispensable à notre évolution.

La pratique du rêve lucide peut tout à fait s’inscrire dans cette démarche plus globale du développement de la conscience, comme l’enseignaient les Tibétains, les Toltèques et bien d’autres !

Olivier Clerc

 

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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