Psychologie et thérapies


Jeudi 28 septembre 2006 4 28 /09 /Sep /2006 13:50

Mardi soir, nous sommes allés, un ami et moi, assister à une conférence de l'écrivain Marc Fisher (alias Marc-André Poissant), auteur de nombreux ouvrages (le premier est «Le millionnaire», qui l'a rendu riche après bien des déboires !) et dont le dernier livre est «Le Millionnaire paresseux», pour lequel il venait faire la promotion.
  
Cet homme, simple et chaleureux, nous offrait ses trucs pour devenir millionnaire. On parle d'argent, certes, mais la base est personnelle et intérieure, psychologique, spirituelle et même ésotérique.
 
M. Fisher a installé dans sa vie des moyens très simples pour être proche de son intuition, de son coeur, pour suivre ce qu'il ressent avant tout. Méditation, yoga, etc. Il nous a même dit qu'il prend régulièrement, une après-midi «payante» : il arrête de faire quelque chose et ne fait que penser. Pas d'ordi, de TV, de radio, etc. Seul, il laisse ses pensées vagabonder et lui permettre de trouver des idées, des réponses.
 
Je vous partage ici des notes que nos avons prises sur les trucs de M. Fisher :
 
- Se fier à son intuition avant tout.
- Avoir des idées claires de ce qu'on désire.
- Se contenter de ce que l'on a et y voir du positif.
- Persister dans son idée, quand on sent que c'est la bonne, et ne pas se décourager.
- Envisager diverses sources de revenus. Ne pas rester coincé sur une.
- La puissance de l'objectif fait le travail : rester centré sur l'objectif est primordial pour sa réussite.
- Garder sa liberté intérieure, faire d'elle un jeu.
- Ne jamais payer le prix demandé, négocier (on parle de grosses dépenses comme une maison).
- 1 $ épargé = une unité de liberté puisque, lorsqu'on a de l'argent, on se sent plus libre.
- Une fois par semaine, prendre quelques heures «payantes» à juste penser, trouver des idées, suivre son coeur.
- Le but de la vie, c'est de vivre et d'être heureux.
- Si tu ne le fais pas maintenant, tu ne le feras jamais.
- Confiance en soi et en son intuition.
 
 
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NOTES BIOGRAPHIQUES
Né à Montréal, le 13 mars 1953, seul garçon d'une famille de quatre enfants, Marc Fisher (né sous le nom de Marc-André Poissant) connaît une enfance sans histoire dans la petite banlieue de Duvernay. Manifestant un goût précoce pour les études, il se hisse aisément aux premiers rangs de sa classe, à l'école Saint-Maurice puis au collège Saint-Ignace, où enseignent les Jésuites qui lui inculquent la discipline et le goût de la liberté de pensée. Souvent malade, il souffre de rhumatisme articulaire aigu dont la troisième crise, survenue à l’âge de quinze ans, lui laissera comme séquelle un souffle au cœur.
Dès lors obligé de limiter considérablement ses activités physiques, il se réfugie dans les livres. Refusant les professions libérales auxquelles sa famille le destine (son père est fiscaliste) il rêve de littérature à partir de l'âge de seize ans. Impatient d'exercer son métier de romancier, il ne finira pas ses études universitaires en littérature et philosophie.
Mais le succès tarde et pour gagner sa vie, il doit exercer un second métier. Professeur de yoga pendant plusieurs années, il occupera ensuite diverses fonctions dans le monde de l'édition. En 1987, à trente-quatre ans, sous la recommandation de son agent littéraire londonien, il prend le nom de plume de Marc Fisher. C'est cette année que sera publié Le Millionnaire, son premier grand succès, qui sera traduit en 33 langues et vendu à plus de deux millions d’exemplaires.
Conférencier, Marc Fisher est amateur de golf, de yoga et de natation. Devenu père, à quarante-cinq ans, d'une fille prénommée Julia, il habite en banlieue de Montréal et vit de sa plume.
Son site web : http://www.figuresdestyle.com/fisher/index.html

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Vendredi 10 février 2006 5 10 /02 /Fév /2006 00:15

J'ai commencé à lire le livre de Sylvie Dunn, Le concept d'amour en psychothérapie. Je m'attendais à y trouver des informations utiles et intéressantes sur la relation patient-psy mais, en fait, au début de son bouquin, Mme Dunn explique le développement de la relation avec le bébé, la relation mère-enfant, père-enfant... J'aimerais vous faire partager ici quelques passages qui m'ont touchée car j'ai compris certaines choses par rapport à moi-même, en pensant à ma mère :

  

pages 28 à 32

Nous savons que l'être humain a besoin, dans une mesure certaine, de l'amour et de son corollaire, des bons soins de ses parents pour se développer et que l'absence d'amour a des conséquences majeures sur le développement de l'enfant. (...) Ainsi, Boris Cyrulnik démontre comment la tendresse, ressentie par la mère au moment du premier «faux sourire» du nourrisson, a sur lui un effet développemental majeur et qu'en l'absence de cette émotion, le développement se trouve entravé :

«(...) le premier sourire est déterminé par une sécrétion bioélectrique du cerveau, un neuro-peptide. (...) elle (la maman) interprète la mimique faciale comme un sourire. Disons brutalement qu'elle fait un contresens. Mais les conséquences de ce contresens initial s'avèrent considérables car la voici qui, émue et réjouie, veut manifester à son tour sa tendresse. Elle s'approche de lui, le serre dans ses bras, l'embrasse; elle crée autour du nourrisson un monde sensoriel de chaleur, d'odeur, de proximité vocale. Résultat : elle stimule la fameuse hormone de croissance du bébé.»

Parlant des mères dépressives, incapables de répondre à ce premier sourire, Cyrulnik ajoute : «(...) par leur absence de réaction au sourire, elles créent autour du bébé ce que j'appelle un «monde sensoriel froid», ni mimique faciale, ni odeur, ni contact. L'ontogénèse du sommeil se fait alors plus difficilement et la croissance de l'enfant s'en trouvera retardée.»*

(...) Cette disposition de la mère face à son nouveau-né, l'élan du coeur qui la pousse à caresser son enfant, c'est de l'amour. Cet amour sera la pierre angulaire sur laquelle se construira tout l'édifice des soins qu'elle lui prodiguera. C'est ainsi qu'elle se découvrira être la mère «suffisamment bonne» dont parle Winnicott : «"La mère" (qui n'est pas forcément la propre mère de l'enfant) suffisamment bonne est celle qui s'adapte activement aux besoins de l'enfant. (...) cette adaptation exige que l'on s'occupe de l'enfant sans contrainte et sans éprouver de ressentiment. En fait, pour que les soins soient bénéfiques, c'est le dévouement qui importe, non le savoir-faire ou les connaissances intellectuelles. La mère suffisamment bonne (...) commence par témoigner d'une adaptation presque totale aux besoins de son bébé (...)»**.

(...) Le réglage parfait et répété des anticipations empathiques de la mère aux besoins du bébé amènera ce dernier à faire l'expérience d'avoir créé l'objet, ce que Winnicott appelle «l'expérience d'omnipotence». Ce processus est essentiel au développement de l'enfant afin de lui donner le sentiment d'un pouvoir sur le monde extérieur. La mère dévouée reflétant à l'enfant ses propres expériences agit comme un miroir. Ce faisant, elle donne sens au monde fragmenté du bébé et permet l'intégration du Soi. Winnicott dit «Quand je regarde, on me voit donc j'existe.».

(...) Cependant, lorsque le parent, pour toutes sortes de raisons, n'a pas accès à cette qualité d'amour, qu'advient-il de l'enfant ? Winnicott dit «Un bébé peut être nourri sans amour mais un aménagement impersonnel et sans amour ne saurait produire un nouvel enfant autonome». Il soutient que l'échec de la mère à favoriser chez son bébé l'expérience d'omnipotence (...), ainsi qu'à l'échec à se retirer progressivement et de manière adaptée de la matrice couple-nourrisson, afin de permettre une saine distanciation, sont les principales défaillances maternelles et ont un impact considérable sur le développement psychologique (...) de l'enfant.

Ainsi, le nourrisson mal tenu, manipulé brusquement ou sans chaleur, alimenté avec froideur ou selon un horaire pré-établi, plutôt qu'à sa demande, dont le rythme naturel de sommeil et d'éveil n'est pas respecté, qui voit de façon permanente apparaître sur le visage de sa mère de l'insécurité ou de l'hostilité, qui n'a de contact avec elle que dans les moments d'inconfort, ou qui au contraire, subit des empiètements constants, ne pouvant expérimenter une confortable solitude, celui-là erssentira ce que Winnicott appelle «une angoisse inimaginable». Il établit un lien très clair entre les défaillances de la figure maternelle et la psychopathologie en disant : «toutes les carences (qui pourraient engendrer une angoisse inimaginable) produisent chez le nourrisson une réaction qui entaille son continuum de vie. Si de telles réactions brisent continuellement ce continuum, elles instaurent une structure de fragmentation de l'expérience et le nourrisson (...) aura une évolution qui, presque dès le début, sera orientée vers la psychopathologie.»***

 

 

 

 

* Boris Cyrulnik, La naissance du sens, Hachette Littératures, 1995, p. 85 et 86

** Donald W. Winnicott, Jeu et réalité, Éd. Gallimard, 1975, p. 19 et 20 

*** Donald W. Winnicott, Processus de maturation chez l'enfant, Ed. Payot, Paris, 1970, p. 15

 

 

 

 

 

Par Alice - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Dimanche 4 décembre 2005 7 04 /12 /Déc /2005 03:30

La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache. André Malraux
 
«Écrire un journal de bord ? Mais c’est pour les adolescentes !»

C’est vrai, bien des adolescentes s’adonnent à cette activité car elle est saine et ressourçante. Elles le font spontanément, par besoin de déposer sur le papier des émotions, des joies, des peines, des questionnements et des réponses. Les adultes aussi en ont besoin et il n’y a pas d’âge pour écrire ses petits bonheurs et ses douleurs dans un cahier intime que personne d’autre ne lit.

Écrire dans son journal aide à se recentrer, à se poser les vraies questions et à découvrir petit à petit les réponses au fil des jours et des écrits. Écrire pour soi, en effet, permet de mettre des mots sur des sensations, des émotions, des malaises intérieurs et de trouver des réponses. Le journal de bord accueille aussi les petits bonheurs et aide à voir quel chemin a été entrepris pour qu’ils se réalisent afin de continuer à faire grandir ces moments heureux et qu’ils se reproduisent de plus en plus souvent.

Dans le fond, un journal de bord, c’est un espace juste pour soi, un aide-mémoire où on écrit qui on est et les questions en rapport avec «pourquoi, où, qui, quoi, quand, comment ?» lorsqu’on est confus… ou simplement heureux et qu’on a envie de garder ces bons souvenirs quelque part.


Quelques trucs :

Prenez un espace pour être seul(e), où vous avez du temps devant vous et ne serez pas dérangé(e). Vous pouvez vous adresser au journal comme à une personne en qui vous pouvez vous confier en parlant en «je» ou en «tu».

Essayez de préciser le plus possible ce qui se passe en vous afin de clarifier les situations et les émotions. Le journal de bord sert à faire le point sur où on en est en ce moment. Écrire des situations confuses, des douleurs ou des questionnements permet de continuer à avancer tout en les ayant déposés. Dans l’inconscient, ceux-ci continuent de «travailler» vers des solutions.

Si vous avez quelque chose à dire à quelqu’un et que cela vous angoisse ou vous met en colère, écrivez tout d’abord à cette personne via votre journal. Cet exercice vous permettra d’être attentif(ve) à vos réactions et émotions car vous prendrez le temps de bien ressentir. Vous trouverez ainsi très probablement une façon de parler à la personne de façon constructive car vous aurez déposé la plupart des émotions vives dans vos écrits.

Finalement, le journal de bord est l’outil idéal pour déposer les découvertes et les pas de son cheminement vers soi-même, des pensées qui font réfléchir et même des dessins ou des photos. Plus tard, il se peut que vous relisiez vos anciens journaux, c’est là que vous réaliserez le chemin et les progrès que vous avez faits vers vous-même.

Idéalement, écrire chaque jour est une excellente «thérapie», surtout quand on vit des choses difficiles.

Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur. Julien Green

 

Avec amour et compassion,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

www.dominiquejeanneret.com
Réussir sa vie -  Pensées inspirantes quotidiennes
Chemin de vie -  Santé, psychologie & spiritualité

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.chemindevie.net. Merci de respecter ainsi mon travail.

 

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Par Alice - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Dimanche 28 août 2005 7 28 /08 /Août /2005 00:00

Voici des liens vers des articles écrits par des psychologues :

Le transfert dans les relations
Plusieurs auteurs parlent de blessures du passé qui influent sur nos relations présentes. D'autres soulignent les scénarios répétitifs qui nous conduisent toujours dans les mêmes impasses. En fait, c'est notre "manière de vivre" nos expériences émotives avec l'autre qui est responsable des noeuds qui nous étouffent ou étouffent la relation. Pourquoi en est-il ainsi? Que faire pour dénouer ces noeuds?

Aux sources du transfert
C'est dans nos relations les plus importantes, avec les personnes souvent les plus précieuses pour nous que nous développons une manière d'être qui produit des noeuds. Ces noeuds durcissent parfois au point de devenir incontournables. Le fait de ne pas les dénouer nous amène à des échecs ou à un forme d'adaptation où notre vitalité est laissée pour compte.Comment se forment ces noeuds ? Pourquoi existent-ils ? Quel est le rôle qu'ils peuvent jouer dans notre vie et notre développement psychique ?

Transfert et droit de vivre
La liberté intérieure qui nous permet d'être nous-même ne peut se transmettre: on la conquiert. Quelles sont les étapes de cette conquête? Comment se fait-elle? Quelles sont les écueils les plus fréquents et les obstacles les plus courants que l'on rencontre à chaque niveau de cette quête de soi?
Dans cet article, Michelle Larivey explique l'importance que revêt la conquête de la liberté d'être soi-même et son omniprésence dans nos relations avec les autres. Elle explique aussi comment il est possible de devenir conscient de cette démarche, habituellement faite à travers des "patterns" relationnels qui débouchent sur des noeuds. Enfin elle explicite comment on peut prendre en main ce cheminement et rendre nos tentatives de croissance plus efficientes.

Transfert et conquête de l'autonomie
Après avoir gagné, plus ou moins laborieusement, le droit d'avoir des besoins et des émotions, nous devons tous rencontrer un défi supplémentaire: le droit d'être une personne unique, différente des autres. Nous constatons en effet que les autres ne nous acceptent pas nécessairement tels que nous sommes et ne nous approuvent pas toujours.
C'est avec les personnes qui nous importent le plus que nous vivons surtout cette déception. Il est bien normal que nos réactions soient vives et que nous leur reprochions de nous empêcher d'être nous-mêmes. Les accrochages ou les conflits stériles qui en découlent prennent alors de plus en plus de place dans ces relations, au point de nous conduire souvent à des ruptures complètes.
Dans cet article, Michelle Larivey nous indique les voies qui permettent de résoudre ce dilemme. Elle décrit les méthodes usuelles qui conduisent à des impasses et présente celles qui permettent de relever avec succès le défi de l'autonomie personnelle.

 

Conquérir la liberté d'être soi-même
Comment sortir des impasses que sont Le transfert dans les relations? Comment résoudre les "transferts" qui rendent nos relations trop tumultueuses et souvent décevantes?

Faisant suite aux articles portant sur "les noeuds", Michelle Larivey explique par quel chemin on peut trouver l’harmonie et la satisfaction tant recherchées dans nos relations importantes. Elle évoque aussi les habiletés et les attitudes qu’il est nécessaire de développer pour réussir à dénouer nos noeuds à travers la vie quotidienne. L’enjeu: la liberté d’être vivant et d’être unique!

Homo affectivité
Tous les humains, tout au long de leur vie, ont des besoins affectifs auxquels il est important de répondre. Pendant leur enfance, c'est surtout auprès de leurs parents qu'ils cherchent à combler les plus importants. Mais devenus adultes, c'est en grande partie dans leurs relations amoureuses qu'ils recherchent les réponses.
Pourquoi certains d'entre nous se tournent-ils vers des partenaire du même sexe pour combler ces besoins? Quelle est la place réelle de la sexualité dans l'expression et la satisfaction de ceux-ci? Devons-nous chercher les réponses plus loin que dans les gênes, les hormones, les neurotransmetteurs ou les pressions du milieu?
Depuis qu'elle est psychologue, Michelle Larivey étudie la façon dont les personnes s'y prennent pour combler leurs besoins affectifs. Sans prétendre résoudre toute la question, elle puise dans son expérience clinique pour tenter d'apporter un éclairage supplémentaire sur les choix amoureux. Elle en vient notamment à la conclusion qu'il n'y a pas vraiment de différence entre les besoins de ceux qui se qualifient d'hétérosexuels et ceux qui se considèrent homosexuels. Dans les deux cas elle explique par certains facteurs affectifs et transférentiels la recherche d'intimité et l'attrait sexuel.

Résoudre son transfert
Dans “Homo affectivité” nous avons vu comment deux transferts dont l’enjeu est le droit à l’existence, peuvent prendre des formes très différentes dans la vie des personnes qui les vivent. Chaque personne a une histoire unique et une manière originale de la vivre. Il est impossible de prédire exactement la démarche de résolution du tramsfert pour chaque individu. Mais nous pouvons expliquer en quoi elle consiste et comment elle se déroule typiquement. C’est l’objet du présent article.
Dès le début d’une relation amoureuse, on peut identifier un besoin affectif important qui en est l’enjeu central. Ce besoin est toujours de nature transférentielle. Que la relation réponde ou non à ce besoin, elle peut toujours servir de terrain pour résoudre le transfert.
La résolution du transfert est une démarche simple, mais elle semble bien complexe à celui qui n’en connaît pas bien les étapes ou ne possède pas les habiletés nécessaires. En fait, c’est la démarche de développement personnel qui suscite le plus de résistances après celle du renversement du déni existentiel. Mais la personne qui le veut vraiment peut se servir abondamment des situations de la vie de tous les jours pour parvenir à sa résolution. Qu’elle bénéficie ou non de l’aide d’un psychothérapeute, une partie importante de la résolution doit se dérouler dans le contexte des relations qui tissent sa vie quotidienne.

 

Par Alice - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Dimanche 28 août 2005 7 28 /08 /Août /2005 00:00

Voici des liens vers des articles écrits par des psychologues :

Dépendance affective et besoins humains
Depuis la parution du livre "Ces femmes qui aiment trop", on parle beaucoup de "dépendance affective". Nombreux sont les hommes et le femmes qui se définissent maintenant dans ces termes parce qu'ils se reconnaissent dans la description de l'auteur.
Michelle Larivey souligne en quoi il est inexact et dangereux de traiter cette forme de recherche de l'amour comme une assuétude comparable à l'alcoolisme. Elle montre comment les solutions que suggère cette vision ne peuvent être efficaces.
En s'inspirant de sa conception du transfert et des besoins, elle explique ce qu'il y a de "sain" dans cette recherche douloureuse qu'on appelle la "dépendance affective". Elle précise aussi les causes essentielles des impasses qu'on y rencontre souvent.

Se renier par la dépendance affective
Cet article fait suite à "Dépendance affective et besoins humains" où Michelle Larivey explique que ce n'est pas la dépendance elle-même qui maintient les personnes dites "dépendantes affectives" dans des relations stériles. C'est plutôt par un évitement fondamental qu'elles adoptent des comportements dysfonctionnels.
On peut comprendre comment les personnes dites "dépendantes affectives" arrivent à se dissimuler aux autres ainsi qu'à elles-mêmes. On peut voir comment le fait de se renier ainsi est aliénant, comment ces personnes sont de moins en moins "quelqu'un" et se fient de plus en plus à l'autre pour le devenir. Car c'est là une impasse majeure de la "dépendance affective."

Apprendre à m'aimer - Sortir de la dépendance affective
Dans l'article " Dépendance affective et besoins humains", Michelle Larivey explique que le fait d'avoir des besoins affectifs aigus n'est pas une chose anormale. Tout individu atteint l'âge adulte avec un certain déficit du point de vue de ses besoins fondamentaux. C'est la manière de combler ou d'éviter de confronter ces manques qui peut devenir un problème si elle est inefficace. C'est le cas dans ce qu'on appelle la "dépendance affective".
Dans " Se renier par la dépendance affective", elle explique comment la manière du "dépendant affectif" d'obtenir l'amour et le "droit d'être" ne peut conduire qu'à l'échec. Comme c'est en se reniant qu'il chercher à se faire aimer, son but ne peut jamais être atteint.
Dans le troisième article de cette série, Michelle Larivey propose des façons concrètes de renverser le processus d'aliénation pour sortir graduellement de la "dépendance affective". Reconnaissant qu'il s'agit d'une démarche longue et ardue, elle propose des moyens qu'on peut mettre en pratique tous les jours afin d'accélérer les progrès. Cette démarche graduelle s'appuie sur deux piliers fondamentaux: reconnaître ce qu'on vit réellement et développer sa capacité de porter son expé rience devant des personnes importantes. Elle a pour but de renforcer son estime de soi et de se solidifier comme personne.

 

 
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