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Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse


Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 06:25

 C’est difficile à imaginer, mais votre ventre est habité par une personne réelle!


« Je vais tellement l’aimer »…
Pendant la grossesse, les parents-en-devenir, pensent ou disent souvent : « Quand il va naître, je vais tellement l’aimer! » Et je ne doute pas que vous saurez bien le faire, mais pourquoi conjuguer le verbe aimer au futur? Pourquoi attendre la naissance de cet enfant pour commencer à l’aimer? Ce bébé, vous pouvez l’aimer dès maintenant, d’un amour vrai et surtout d’un amour concret. Votre bébé in utero en a besoin. Impérativement, précocement, maintenant.

L’amour fait disparaître la distance entre les êtres. Cet enfant que vous attendez dans quelques semaines est pourtant déjà arrivé. Il est si proche... mais on peut facilement être si près de quelqu’un et si loin en même temps, n’est-ce pas? Pendant la grossesse, « Qu’est-ce qu’aimer? » est plus qu’une simple question philosophique. C’est la base du bonheur prénatal. Dans son nid utérin, votre enfant a besoin que vous l’aimiez en actions appliquées concrètement dans votre quotidien. Sans vous forcer, à votre rythme, selon votre personnalité propre et vos affinités, sans surcharger votre horaire, aimez-le au présent. Mais comment?

Comment aimer un bébé i 1156578_79846467_resize.jpg n utero?
Aimer concrètement son bébé n’est pas l’aimer intellectuellement. Ici le mot « concrètement » prend toute son importance. On peut aimer être enceinte. On peut aimer vivre l’aventure de la grossesse et goûter certains avantages. On peut aimer l’idée d’être mère ou d’avoir bientôt un enfant. On peut aimer se sentir femme jusqu’au fond du ventre. On peut aimer les projets qui se dessinent à l’horizon et les images d’un « nous-deux-ensemble ». On peut aimer confirmer notre amour de couple en un projet commun. On peut aimer l’idée de se reproduire ou de continuer la lignée.  On peut savourer le fait de passer de couple à famille. Mais... aimer son fœtus n’est rien de tout cela. On ne l’aime pas, lui, pour ce qu’il nous apporte ou nous permet, nous, de faire ou de réaliser.

Et vous?
Vous me demandez comment aimer plus concrètement un fœtus. Je vous répondrai par une question : Et vous, de quelle confirmation avez-vous besoin pour vous sentir aimée? Des milliers de petits gestes vous font sentir aimée, n’est-ce pas? Quand il est question d’amour, l’enfant prénatal n’est pas bien différent de vous. D’abord, il se sent aimé lorsque vous le percevez réel. Ensuite, il a besoin de sentir que, pour vous, il compte pour qui il est, en tant que personne à part entière et non parce qu’il est utile -ou le sera- ou pour ce qu’il fait ou vous permet de faire. C’est un amour inconditionnel qui le fait grandir comme celui dont parle le sage Jean Vanier lorsqu’il dit à quelqu’un : « Je suis content que tu existes » sans rien attendre de l’autre.
Voici l’histoire de l’une de mes clientes qui vous aidera à comprendre l’importance d’être aimé inconditionnellement bien avant la naissance.

L’histoire de Suzy
Suzy, elle, a été aimée dès l’âge fœtal... mais parce qu’elle était utile. Oh combien, elle a été aimée! Mais d’un amour si lourd à porter. Elle a été la raison de vivre de sa mère qui, sans cette petite poupée qui la gardait bien occupée et comblait sa solitude, aurait sombré de plus en plus dans la dépression. Sa vie ne tenait qu’au fil de cette maternité unique. Quel poids à porter pour Suzy qui, enfant, ne s’est jamais sentie libre de s’éloigner de sa mère. C’est au moment de souhaiter concevoir un enfant à son tour que Suzy est venue me consulter en PAB®. Depuis plusieurs années son couple faisait face à une infertilité inexpliquée médicalement. Lors des quelques consultations avec moi, la Sagesse de sa Suzy a mis des mots sur cette difficulté et, pendant quelques mois, Suzy a fait le ménage dans ses sentiments face à la maternité -la sienne et celle de sa mère.

L’amour...
Elle s’est penchée sur l’« amour » maternel et comment elle l’avait reçu étant enfant, ses effets sur sa vie d’adulte et comment elle pourrait s’y prendre pour le vivre différemment avec son propre bébé. Aimer un enfant, pour elle, signifiait se l’attacher comme elle l’avait été et ne voulait pas faire de son enfant une béquille pour elle-même en ayant trop souffert elle-même. Cette lutte intérieure était totalement inconsciente et ce n’est que petit à petit qu’elle en a pris conscience et débloqué ainsi le chemin vers une belle conception. La lumière de la compréhension a libéré le chemin vers la guérison de son cœur d’enfant et son âme de mère-en-devenir.

S’accueillir pour accueillir l’autre...
« La source de l’amour, ce qui lui donne son énergie, est dans l’amour de soi ». On nous a plutôt enseigné l’inverse: prendre soin des autres et se montrer utile en s’ojbliant, mais la grossesse est une école où l’enfant est un très bon maître pour vous enseigner cette grande loi. Cet amour que vous voulez donner à votre enfant s’inscrit d’abord dans une multitude de gestes concrets envers vous-même. Ces gestes d’amour peuvent prendre place à chaque moment de votre journée. Vous qui êtes si occupée, ne vous effrayez pas de ces paroles. Il ne s’agit pas ici d’ajouter des activités à votre horaire déjà chargé, mais à les vivre un peu différemment. Aimer concrètement votre bébé avant sa naissance ne vous demande pas d’aller à contre-courant de la société ni de votre vie actuelle.

M’accueillir...
L’une des étapes qui vous mènent à la rencontre (la rencontre est le prélude à l’amour) de votre enfant en vous est de vous accueillir. Que signifie « s’accueillir »? Tout simplement être là avec vous-même, pour vous-même, dans l’instant présent. Toute là. Sans vous juger. Portez votre attention à ce qui est là en vous. C’est bien là qu’il est votre enfant, non, en vous? Alors plongez en vous, dans les sensations physiques, les images, les pensées, les émotions, les ressentis, tout ce qui est vivant en vous.

Des gestes d’amour concrets...
Comment démontrer votre amour à votre enfant? Voici une liste de gestes d’amour concrets. À vous de l’allonger selon vos besoins, ceux de votre enfant et votre inspiration du moment. Écoutez ce qui cherche à se dire en vous, cela vient en partie de la voix de votre enfant qui parle par ce que vous ressentez. De l’extérieur, vos proches ne remarqueront rien d’inhabituel. Cet amour passe inaperçu. Mais pas de votre enfant...

- Je m’assois dans les transports en commun : acceptez une place offerte et, si nécessaire, osez même la demander gentiment. Si c‘est trop difficile, rappelez-vous que vous le faites pour votre enfant. En voiture, ajustez votre ceinture de façon sécuritaire et, si possible, devenez la passagère...

- Je porte des souliers confortables : laissez les talons hauts dans la garde-robe ou portez-les de façon très occasionnelle : votre dos vous en sera reconnaissant et votre enfant plus confortablement installé... Cela pourrait même peut-être facilier votre accouchement en ne permettant pas que votre bébé s’installe en position transverse.

- J’écoute mes «bons» goûts de femme enceinte : ceux qui vous nourrissent vraiment nourrissent également votre bébé.

- Je prends le temps de bien manger: assise s’il vous plaît, en ressentant le plaisir des saveurs, des couleurs, des parfums et des textures...

- Je prends du temps pour moi-même : pour lire, écrire (à votre enfant?), ne rien faire, méditer, enlacer un arbre, tenir un journal de grossesse, prendre un bain, faire ce qui vous procure un réel bonheur. Le plaisir que je m’offre, mon enfant le ressent directement.

- Je permets aux autres de me gâter : mon indépendance et mon autonomie si chèrement gagnées ne sont pas menacées... Je me mets à recevoir.

- J’écoute mes besoins de sommeil : je me permets des siestes et de douces flâneries, « seule », à deux, à trois, le jour aussi...

-Je ne me lève pas trop vite le matin : entre l’éveil et le lever, un petit moment flou révèle une porte de communication ouverte vers mon enfant...

- J’écoute mes rêves (ceux du jour et ceux de la nuit) : ils sont une autre porte d’entrée primordiale pour mon bébé in utero. Dans cet espace qui n’appartient plus seulement à la Terre, ses rêves se mélangent aux miens...

- Je vais aller marcher dehors tous les jours avec mon enfant in utero : j’inspire longuement et j’expire profondément. Chacun de mes pas le berce et ma respiration profonde l’oxygène. Dans le ventre de leur mère, les bébés adorent ce genre de promenade!

-Je nourris toutes les parties en moi : mon corps, mon cœur, mes pensées et mon âme aussi...

- Je parle à mon bébé : silencieusement ou à voix haute et je chante avec - et pour lui - (savez-vous qu’il existe des groupes de chant prénatal?). Et pourquoi ne pas inviter le père-en-devenir à se joindre à vous... deux?

- Je suis douce envers moi-même, mais pas trop envers certaines personnes quand il s’agit de me protéger ou de respecter mon bébé (fumée de cigarette ou environnement dangereux au travail par exemple).

- Et mille autres petits gestes… aux grandes portées. En fait, il n’y a jamais rien de petit lorsque l’intention se nomme « amour ».

Aimer son bébé avant sa naissance, concrètement, comporte une part d’apprentissage, comme tout autre forme d’art d’ailleurs. On n’en finit jamais d’apprendre à aimer et à bien s’aimer. Jamais on ne nous octroiera un diplôme ès amour mais chaque pas compte. Aimez votre enfant en vous aimant... pour vrai.

Brigitte Denis
Consultante en périnatalité, conférencière, animatrice et auteure
   

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Par Dominique - Publié dans : Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse
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Vendredi 19 novembre 2010 5 19 /11 /Nov /2010 06:23

 


 Le mettre au monde avant qu’il naisse…
Mettre un enfant au monde… quelle belle expression, quel beau moment aussi! En espagnol, accoucher amène l’idée « d’amener à la lumière» ou de « donner la lumière ». Poétique image certes, mais très réelle aussi puisque, par l’accouchement, la mère-en-devenir rend visible son enfant aux autres. De la pénombre de son nid utérin, l’enfant prénatal émerge dans la lumière. La lumière c’est aussi, symboliquement, ce qui permet de voir, de LE voir. Voir enfin l’enfant a pour effet de le rendre plus concret. Mais ces deux expressions, tant française qu’espagnole, n’impliquent-elles pas que le bébé, avant de naître, n’est pas au « monde »? Où est-il alors? Qui est-il avant de naître? N’existe-t-il pas encore avant sa première respiration? Est-il vraiment déjà quelqu’un dans le ventre de sa mère?

piedsbb.jpgDécouvrir la vie intérieure du bébé…
Questions pertinentes puisqu’en effet on connaît très peu l’univers fœtal. Si l’on scrute de plus en plus l’espace intra-utérin (et même parfois de façon visuelle par l’échographie par exemple), le monde intérieur -psychique- du bébé reste encore très secret. Les émotions et les pensées de cet Être restent encore floues. En a-t-il seulement? S’interroger ainsi pose le premier pas essentiel vers une quête faite de questions… et de réponses. Pendant la grossesse, quel parent-en-devenir ne s’est pas demandé au moins une fois ce qui se passe dans la tête et le cœur de son enfant in utero? Vivre neuf mois tout à côté d’une personne suscite évidemment un intérêt. En fait, cet être a besoin de cette saine curiosité. Cet attrait permet aux parents de se rapprocher de lui, de créer un pont qui est pour lui une nourriture vitale pour son développement physique, affectif et spirituel.

Le vrai début...
La naissance c’est le moment où l’on voit enfin l’enfant. C’est aussi le moment où, à certaines époques, on a cru qu’il se mettait à vivre, mais si, du point de vue légal, la naissance signe le début de son existence, l’enfant a quand même besoin de l’accompagnement de ses parents bien avant la confirmation de son existence sur papier! Et plus cet accompagnement est lucide et conscient, mieux c’est! Les chercheurs nous en apprennent tous les jours sur le corps physique de l’embryon et ils nous épatent aussi en nous décrivant les prouesses du fœtus, mais tout ce qui habite le cœur et les pensées de l’Être qui se tient sur le seuil de sa nouvelle vie de même que son âme restent encore très mystérieux. Les outils actuels à la disposition de la médecine et de la psychologie embryonnaires et fœtales ne nous permettent pas encore de cerner de façon précise la vie psychique de l’enfant avant sa naissance, mais d’autres moyens nous permettent de nous rapprocher de l’enfant avant même de le voir…

Toute la gamme des émotions…
L'enfant, pendant sa vie prénatale, n'est pas régi que par ses seuls sens physiques ni par des réflexes instinctuels. Il peut penser, ressentir, percevoir, réagir, aimer, avoir des préférences, aspirer, rouspéter ou refuser... et il sait très bien dire exactement quel besoin chez lui n'est pas comblé et comment l’apaiser. Le fœtus vit des émotions et, contrairement à ce que l’on dit souvent, ces sentiments sont souvent les siens en propre et non seulement ceux de sa mère par symbiose. Certains états psychiques du bébé in utero sont agréables, d'autres sont... moins confortables, et il les vit avec la même intensité et les mêmes nuances subtiles que les adultes: peurs multiples, colère, tristesse, deuil, appréhensions et aussi joie, enthousiasme, fébrilité, etc. Ces sentiments s'expriment extérieurement de façon différente que chez nous, les adultes, puisque ce tout-petit n'a pas encore accès au langage verbal.

Quand on ne peut pas parler...
« Quand on ne peut pas parler, on trouve d'autres moyens de communication », disent Anne Givaudan et Daniel Meurois dans leur livre Les Neuf Marches, et c’est bien ce que cet enfant prénatal fait! Dans le ventre de sa mère, le bébé essaie de communiquer avec ses parents de plusieurs façons, mais parfois son besoin de passer son message est si fort qu'il n'hésite pas à prendre des moyens plus musclés pour réussir à se faire entendre. Alors la grossesse semble moins bien se dérouler et certains maux viennent déranger la femme enceinte. Si tous les malaises de la grossesse semblent ne provenir que du corps de la mère-en-devenir, il ne faut pas s'y tromper. Il est vrai que parfois certains malaises lui appartiennent en propre, mais d'autres viennent réellement de cet Être et sont pour lui une forme de langage. Autrement dit, parfois les maux qui s’inscrivent sur le corps de sa mère-en-devenir sont ses mots à lui. Il emprunte ni plus ni moins le véhicule qu’est sa mère pour s’exprimer! Il utilise la forme physique maternelle non seulement pour arriver sur Terre et se construire un corps, mais aussi pour s’exprimer. Et cela dure pendant les neuf mois de son périple prénatal de même que les quelques premiers mois après sa naissance! C’est ainsi, par exemple, que certains problèmes d’allaitement sont l’expression de besoins non entendus chez l’enfant.

Donner la parole l’Être…
Départager à qui appartient ces maux/mots est la première étape vers la compréhension de ce qui est dit et vers la guérison de la personne qui souffre. Lorsqu'un symptôme surgit durant la grossesse, il est essentiel de se poser la question suivante: « qui parle? Qui s’exprime maintenant? » Est-ce vraiment la mère ou est-ce l’enfant? Il est maintenant possible de traduire mots pour maux toutes ces souffrances de façon très précise. Comprendre la source d’un symptôme et ses racines profondes puis répondre au besoin essentiel non comblé démarre le processus de guérison à la fois pour l'enfant et pour la mère. « Ce que le corps ne peut pas dire en mots, il le crie avec ses maux » dit sagement Jacques Salomé. Si M. Salomé parlait ainsi du jeune enfant, cela est vrai aussi pour le fœtus.  

Il existe plusieurs moyens de communiquer avec l’Être avant sa naissance. La PAB® est l’un d’eux. Cette approche donne véritablement la parole à l’Être qui se tient sur le seuil de sa nouvelle vie. Offrir l’opportunité à cette personne non seulement de s’exprime, mais d’être bien entendue et bien comprise, lui permet de dire ses peurs actuelles, ses objectifs, ses espoirs, ses besoins précis et comment elle souhaite que ses parents l'accompagnent en conscience et en gestes précis dès maintenant. Elle nous parle également de ses bagages et du moyen de les alléger un peu. Les parents sont ses premiers guides et accompagnants terrestres et hormis le fait qu’une entente a été conclue avant la conception, l’enfant a besoin d’un coup de pouce humain concret pour bien démarrer sa vie. Le fait de nommer une difficulté précise ou un défi plus exigeant lui ouvre des portes et facilite son arrivée... ainsi que le travail des parents plus tard. Oui, même avant de naître, un tout petit bébé peut faire de grands pas parce qu’il est aussi un grand être, une vraie personne. La croissance peut se faire au niveau de l’âme, du cœur et/ou des pensées (ou des « formes-pensées » selon l’expression d’Anne Givaudan2), et les effets de ce travail touchent aussi le corps physique de l’enfant… et les parents.


La Parole Au Bébé…
Mais qu'est-ce donc que la PAB®? Ces trois lettres signifient tout simplement « Parole Au Bébé ». Il s'agit d'une technique toute simple que j’ai mise au point pour, comme le mot le dit, donner la parole au bébé. Au fil des années, je me suis inspirée entre autres de la kinésiologie appliquée (découverte à la fin des années soixante, aux États-Unis par un chiropraticien, le Dr Goodheart). Pour les parents cette approche est très facile à apprendre, et je leur enseigne la PAB® pour leur permettre de dialoguer avec la Sagesse présent au cœur de leur bébé et construire ainsi une belle relation avant même de le voir et de le tenir dans leurs bras. Pourquoi attendre neuf mois avant de rencontrer l’enfant lorsqu'il est si facile de le faire dès maintenant? Cette technique ne nécessite de notre part aucun don spécial, ni de médiumnité, ni de clairvoyance. C’est une clé physique -un simple code musculaire- qui nous ouvre une porte énergétique vers l’Être.

Pendant la grossesse...
Les parents-en-devenir peuvent l'utiliser durant la grossesse pour apprendre à mieux rencontrer et connaître leur enfant et l’accompagner d’une façon plus lucide et plus consciente. Dans mon bureau, les mères-en-devenir viennent également pour mieux comprendre tous les maux de la grossesse (nausées, vomissements, constipation, hémorroïdes, diabète, anémie, basse ou haute pression (et pré-éclampsie), fatigue, angoisse, col « incompétent », placenta prævia ou décollement partiel du placenta, saignements, insomnie, maux de dos, peu de gain de poids ou surpoids, mauvaise présentation ou position du fœtus, croissance fœtale ralentie ou insuffisante, contractions, retard par rapport à la date supposément prévue pour l'accouchement, etc. En préconception, les couples viennent pour comprendre une ou des fausses-couches, pacifier un deuil périnatal passé, faciliter une adoption, nettoyer les lignées maternelle et paternelle, donner du sens à une infertilité inexpliquée ou au départ d'un jumeau in utero, etc. La PAB donne aussi la parole au bébé, après sa naissance, durant toute son enfance, sans limite d’âge.

Mettre au monde…
Durant le processus de la mise au monde de l’enfant, l’accouchement proprement dit ne correspond qu’à une toute petite étape. La mise au monde terrestre débute bien avant ce moment-là, dès la conception, plus tôt même! On met beaucoup d’emphase sur le jour de l’accouchement et c’est, effectivement, un moment très important, mais il ne faut pas pour autant minimiser l’accompagnement que les parents-en-devenir peuvent offrir à leur bébé avant ce grand moment. Penser à lui, lui parler et… l’écouter : ces trois actions ont un effet réel sur lui et sur le lien qu’ils construisent tous ensemble. Même s’il n’est pas encore né, même si les supports physiques que sont sa forme physique et son cerveau ne sont pas finalisés, le bébé entend et il nous écoute.  Il ressent notre attention empathique, il sent notre présence, notre chaleureuse attention, et il se sent aimé… ou pas.

Exilé...
S’apprêter à naître, pour certains bébés, c’est se sentir exilés vers un pays inconnu, et leur arrivée peut être perturbée par des états d'âme et de cœur en souffrance qu’ils apportent parfois de bien loin. Lui démontrer concrètement, par une écoute attentive de son Être que, dès maintenant et pour toute sa vie, ses parents sont présents à lui est une façon très efficace de le rassurer avant de voir le jour. Cet accueil facilite la naissance -et l’accouchement par le fait même- en lui permettant de collaborer entièrement sur tous les plans et de se présenter aux portes de sa nouvelle vie avec joie et enthousiasme, tout cela sans oublier d’où il vient et ce qu’il vient faire « ici-bas ». Mettre au monde un enfant prend plus que les quelques heures que dure l’accouchement. Accueillir un être prend au moins les neuf mois de la grossesse. Devenir parent implique une action tant extérieure qu’intérieure, une présence consciente à lui, une participation active du cœur des deux parents, du corps de la mère-en-devenir, de notre esprit et de notre âme qui vont bien au-delà de la poussée hors de l’utérus et de sa première bouffée d’air. Être enceinte représente beaucoup plus que se préparer à accoucher. Accepter consciemment la parentalité c’est accompagner un être durant la première phase de son incarnation et le mettre au monde... bien longtemps avant qu’il naisse.



Brigitte Denis
Consultante en périnatalité, conférencière, animatrice et auteure
  

Notes:
1. Les neuf marches -Histoire de naître et de renaître- Anne Givaudan et Daniel Meurois, Éditions Amrita, 1991.
2. Formes-Pensées -Découvrir et comprendre leurs influences sur notre santé et sur notre vie- Anne Givaudan avec la collaboration du Dr. Antoine Achram, Éditions SOIS, 2007. 

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Par Dominique - Publié dans : Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse
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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 06:19

 

Depuis leur naissance il y a six mois, Isabelle, Justin et Catherine pleurent très souvent et répondent parfaitement à l'étiquette de «bébés aux besoins intenses».

Quant à Martin, Lee-Anne et Mathieu, huit mois, ils ne peuvent se détacher de leur mère, ni le jour ni la nuit et hurlent de panique dès qu'elle essaie de les déposer.

De leur côté, même s'ils ont plus d'un an, Sébastien, Renaud et Josiane ne dorment encore que par petits bouts de deux heures.

Les trois enfants suivants, Jason, Érica et Mylène, ont quatre ans; pour eux, chacune des grandes étapes qui ont jalonné leur petite enfance (l'allaitement, l'introduction des aliments solides, le sevrage, la marche à quatre pattes, la poussée dentaire, les premiers pas, l'apprentissage des nuits complètes, la propreté, l'accueil d'un nouveau petit frère-sœur, entrer à la garderie, etc. ) a été la scène de grandes difficultés et de drames.

Et enfin, d'âge scolaire, Yann, Camille et Gabriel ont des troubles de comportement ou d'apprentissage (dyslexie, hyperactivité, agressivité). Une chose les relie tous. Qu'ont-ils en commun? Pour une raison non médicale, on a déclenché leur naissance...

Devancer la naissance...j0407141.jpg
En donnant la parole à la Sagesse de l’être qui se tient sur le seuil de sa nouvelle vie, tant avant qu’après sa naissance, j’ai appris tant de choses dont celle-ci en particulier: lorsque l'on provoque un accouchement d’une façon médicale invasive, de quelque façon que ce soit (prostaglandines, Pitocin, rupture de la poche des eaux ou césarienne sans raison médicale), on devance par le fait même la naissance d'un enfant. Puisque l'accouchement et la naissance sont les deux faces d'une même médaille. Mais prend-on réellement conscience de ce que cette intervention implique pour cette nouvelle personne qui se tient sur le seuil de sa vie?

Le bon moment pour naître...
Devancer ne serait-ce que de quelques heures le moment de la naissance d'un bébé -pour des raisons de convenance et non médicales- ne respecte pas son rythme normal. Et cela n'est pas sans conséquences. Lorsqu'on leur donne l'opportunité de s'exprimer par la PAB®, les bébés in utero nous parlent de cet acte comme l'un de ceux qu'ils redoutent le plus! Et si leur naissance est déjà derrière eux, les nourrissons et les enfants nous disent souvent les liens qui relient un symptôme qui les affecte à cette cause natale. La date à laquelle on croit que l'enfant doit naître peut être l'une des causes de difficultés lors de sa naissance. Chaque Être a sa propre date de naissance. Elle est littéralement inscrite dans son âme, dans sa chair, dans se cellules. ll est programmé pour naître lorsqu'il est prêt à tous les points de vue. La Nature a si bien fait les choses qu'elle a même permis que ce soit l’enfant lui-même qui déclenche cet événement majeur! La DPA  est une date établie par un médecin, un pur étranger qui n'a aucun lien avec cet enfant. Le médecin n'a pas en mains toutes les données pour décréter quand cet Être doit venir au monde. Cette date arbitraire est basée sur un calcul, une moyenne. Cette DPA et celle qui est inscrite au plus profond des cellules de l'enfant à naître peuvent être bien différentes l’une de l’autre.

Es-tu vraiment prêt à naître...
En cas de dépassement -de «retard» comme on dit- il faut s'interroger sur la cause profonde. Grâce à la PAB®, il est maintenant possible de dialoguer avec l'Être au seuil de sa vie et lui poser des questions essentielles, comme par exemple: «Es-tu prêt à naître? Es-tu vraiment en retard? Quelle est la raison qui te fait dépasser la DPA?» Bien des raisons peuvent occasionner un retard (s’il s’agit vraiment d’une retard)... La première est que l'enfant n'est tout simplement pas prêt! Ensuite, il faut vérifier où et chez qui rechercher le blocage. En effet, «les raisons d'un séjour plus prolongé que prévu in utero, peuvent relever de l'enfant ou de la mère» . Et faire la différence entre ce qui appartient à chacun est la clé de la solution. Chaque cas est unique, en voici quelques-uns...

Alyne...
Alyne, jeune femme de trente ans, a dépassé sa DPA. C'est pour cette raison qu'elle a pris rendez-vous avec moi. Dans mon bureau, la Sagesse de son corps nous apprend que son bébé ne peut pas descendre à cause d'une ancienne chute de vélo que la mère a faite, qui a inscrit une tension physique, structurale, dans le bassin maternel. Dans son cas, le «remède» a été très simple: deux visites chez un ostéopathe et le’enfant prénatal a pu enfin facilement descendre.

Alexandra...
Pour Alexandra, cette mère-en-devenir enceinte de 41 semaine, c'est une cause émotionnelle. Toute jeune, elle a été agressée sexuellement par son beau-père et, au seuil de son accouchement, son enfant ne peut se résoudre à s'approcher de cet endroit qui en porte encore, énergétiquement, les traces traumatiques. Permettre à Alexandra de s'exprimer sur cet épisode enfoui -mais encore très présent- a permis à son bébé d'accepter de traverser cette zone marquée par la souffrance.

Brianna...
Bébé Brianna ne peut se décider à quitter sa mère en acceptant de déclencher sa naissant. Pour cet enfant, pourtant prêt physiquement à naître, la solution consiste à réajuster sa perception de ce passage. Elle nous dit croire que la naissance marquera non seulement la fin de son séjour auprès de sa mère, mais également la fin de sa vie! Voyant les choses sous cet angle, vous et moi n’aurions pas plus envie qu’elle de nous mettre au monde, n’est-ce pas? Sachant cela, sa mère et moi lui avons expliqué que la naissance est une étape qui leur permettra à toutes deux de mieux se retrouver différemment, encore plus proches et que des bras accueillants l'attendront à sa sortie pour continuer leur vie commune pendant encore très longtemps. Brianna est arrivée le lendemain soir.

Hésiter à naître...
Bien installé dans son berceau utérin, un bébé peut tarder à se mettre au monde et, même s'il est prêt physiquement, il peut «hésiter» à le faire pour plusieurs raisons qui peuvent être psychologique, relationnelle, émotionnelle, existentielle, énergétique, historique, spirituelle, etc. Y a-t-il une souffrance ou un inconfort chez lui ou chez sa mère qui l'empêche de déclencher sa naissance? Le bébé peut répondre à cette question d'une façon très précise et nommer également ce dont il a besoin pour surmonter ce défi. Le forcer ne règle pas le problème parce qu'une fois né, il continuera à en «parler» par des symptômes qui ne se règleront en profondeur que lorsque l'on aura nommé le cœur du problème.

Besoin d'aide...
Dans certains cas, le bébé souffre, sa santé et parfois même sa vie sont en danger. Le médecin dot alors intervenir, et vite! Pour l'enfant, en cette circonstance, l'intervention fait du sens. On est allé le chercher. On s'est porté à son secours. On l’a sauvé. Et il en est reconnaissant. Pour vérifier s'il requiert vraiment ce type de coup de pouce, le médecin peut faire venir la mère à l'hôpital pour faire passer à son bébé in utero un examen qui s’appelle «non stress test» qui pourra permettre au bébé de continuer sa gestation si tout va bien. On peut aussi dialoguer avec lui au moen de la PAB®. Et surtout, on peut faire tout cela simultanément puisqu’il s’agit ici d’une approche complémentaire et non alternative.

Conclusion
Laissons le bébé libre de naître quand il le veut, comment il le veut, à son rythme et au bon moment tout en recevant l'attention et l'écoute dont il a tant besoin... comme nous souhaitons tous, chacun d'entre nous l’être aussi. Le respect est un bonheur à tous les âges...

Brigitte Denis
Consultante en périnatalité, conférencière, animatrice et auteure
   

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Par Dominique - Publié dans : Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse
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Vendredi 5 novembre 2010 5 05 /11 /Nov /2010 05:13

 

«Personne! J’ai besoin. J’ai personne.»
Extrait d’une chanson Si Dieu existe, écrite et chantée par Claude Dubois 

 

Comment voyez-vous votre nouveau bébé? Que croyez-vous à son sujet? Grâce aux nouvelles découvertes faites en pédopsychiatrie, savez-vous que le regard que l’on pose sur le nourrisson a une influence sur lui, sur son développement et même sur ses comportements? Autrement dit, ce que l’on pense de lui - même inconsciemment - l’amène à restreindre son potentiel ou, au contraire, à déployer ses ailes!

Croire au bébé… 

En 2010, je constate qu’il nous est malheureusement encore difficile de croire au bébé en le pensant autrement que ce que l'on voit de lui de l'extérieur. Suite à une consultation avec moi en PAB® (La Parole Au Bébé) pendant laquelle leur bébé nous a fait part de ce qu’il ressent, de ce qu’il vit intérieurement et de ce qu’il pense, les parents émerveillés s’exclament parfois joyeusement : « C’est incroyable! » Et d'autres disent plutôt : « C’est dur à croire. » Certains sont enthousiastes et curieux, d’autres sont sceptiques, doutent ou refusent carrément que leur bébé puisse avoir des émotions et des pensées qui entraînent des symptômes physiques ou comportementaux (pleurs, réveils nocturnes, perte d’appétit, otites, toujours dans les bras, etc.).

Je ne vous demande pas d’avoir la foi. Je vous invite à croire en votre bébé, en ses possibilités, en autre chose que sa simple apparence de petit être maladroit. Par définition, la foi implique que l’on accepte quelque chose qui ne nous est pas accessible par nos cinq sens physiques. Croire au bébé demande simplement que l’on constate une réalité bien concrète.

011_baby.JPGUn nouveau potentiel…

Les parents qui se mettent à croire en leur bébé lui découvrent des performances et un potentiel en action qu'ils ne voyaient pas avant. Ils ne lui inventent pas de nouvelles capacités: ils se mettent seulement à le constater. Le bébé n’a pourtant pas changé. C’est le regard de ses parents qui a changé. En le croyant capable de beaucoup plus, les parents constatent des changements et le bébé fait de mieux en mieux lui aussi.

Si d'excellents livres ou films nous font découvrir les possibilités du bébé , c'est l'écoute de son Être et de sa « parole » en tant que Sujet qui permet aux parents de prendre vraiment conscience de l’immense Sagesse que détient leur enfant… et ce même avant sa naissance. Voici une anecdote très connue qui va m'aider à vous faire comprendre à quel point ce que l'on pense d’un enfant a une influence sur son potentiel présent et futur.

L’histoire de la nouvelle institutrice…

Voici une institutrice qui débute dans une nouvelle école. Au début de l’année scolaire, elle a reçu le grand cahier des présences où sont inscrits les noms de ses élèves. À côté de chaque nom, elle y lit un nombre. L'année scolaire passe, avec ses hauts et ses bas, mais l'institutrice obtient de ses élèves des résultats largement satisfaisants qui tous s'en retournent chez eux à la fin de l’année scolaire avec un bon bulletin. Tous monteront à la classe suivante à l‘automne prochain. Avant de quitter pour les vacances d’été, le directeur la convoque.
Le directeur :
« Comment avez-vous fait pour obtenir de si bons résultats avec ces élèves qui désespéraient tous les enseignants des années précédentes? »
La maîtresse ne comprend pas la surprise de son directeur.
La maîtresse :
- « C'était de bons élèves. Ils n’étaient pas difficiles. Avec de tels Q.I., il est bien normal que leurs notes aient été aussi hautes. Je ne pouvais en attendre moins d'eux. »
Le directeur lui demande comment elle a bien pu prendre connaissance du quotient intellectuel de chacun de ses élèves.
La maîtresse :
- « Eh bien, c'est vous-même qui me les avez fournis, Monsieur. Il était noté juste à côté de chacun de leur nom sur la liste des présences. »
Après avoir médité cette réponse quelques secondes, le directeur s'exclame :
Le directeur :
- « Le chiffre à côté du nom de l'élève était le numéro de leur casier! »

Ce que l’on pense influence…

Bien sûr, cette histoire concerne des enfants d'âge scolaire, ce ne sont pas des bébés, mais ce que l'on pense de quelqu'un a une influence sur son comportement, son potentiel, son expression, sa réponse, quel que soit son âge. Si on regarde différemment le bébé, au-delà de son apparence de nourrisson malhabile, si on ose jeter un coup d’œil derrière les apparences en donnant littéralement la parole à la Sagesse de son être pour mieux comprendre ce qui habite son cœur, sa tête et son âme, on prend conscience de l’intensité de sa vie intérieure qui fait de lui une vraie personne. Par cette sorte d’écoute de son Être profond, il reçoit de notre part une clé qui lui ouvrira bien des portes.

Et cette façon de concevoir le bébé peut lui procurer beaucoup de plaisir… de même qu’à ses parents. Pour mieux vous donner un aperçu de ce que l’on découvre en donnant la parole à un tout-petit préverbal, voici une petite histoire de cas tirée de ma pratique privée de la PAB®.

Une simple routine...

Une jeune mère vient me voir parce que sa fille Jenna de 15 mois ne dort pas bien la nuit et ce depuis sa naissance. Grâce à la PAB®, cette approche que j’ai mise au point en m’inspirant du test musculaire propre à la Kinésiologie Appliquée dans laquelle je suis formée, je peux traduire fidèlement et précisément ce qui habite le bébé - tant aux niveaux physique, psychologique qu’émotionnel. En fait, je lui donne littéralement la parole. Au tout début de notre rencontre, la Sagesse de Jenna nous dit qu’elle a peur de mourir.

Deux causes...

Je me tourne vers la mère pour essayer de comprendre la raison de cette peur, mais elle ne peut retracer, consciemment, quoi que ce soit qui ait pu effrayer autant son bébé. Heureusement, en dialoguant avec le subconscient du bébé, nous avons réussi à déterminer deux causes à la racine de cette peur. La première cause concerne le 3ième jour après la naissance de Jenna. Une infirmière est venue lui faire une petite prise de sang routinière. À nos yeux d’adultes, cette petite piqûre s’est bien passée, mais le bébé l’avait interprété faussement comme une intervention qui la ferait mourir.

En remontant encore plus loin dans son histoire, le subconscient du bébé nous a renseigné sur une deuxième cause. Celle-ci est de nature transgénérationnelle, c’est-à-dire transmise par un membre de sa famille d’une génération précédente. Effectivement, son arrière-grand-mère, enfant, avait été traumatisée par la perte du sang de ses proches (les horreurs de la deuxième guerre mondiale en France), et c’est le rappel de ce sang s’écoulant d’elle-même qui a traumatisé bébé-Jenna. Nous nous sommes empressés de pacifer ces très anciens souvenirs au moyen de différentes approches que j’ai développées.

D’une pierre deux coups...

Le seul fait d’avoir compris tout ce qui se passait dans le cœur et dans la tête de la petite Jenna a donné la possibilité à ses parents de pouvoir la rassurer, sachant alors précisément comment agir et quel sujet aborder avec elle. Les nuits se sont alors très rapidement apaisées d’elles-mêmes sans autre forme d’intervention. En soignant ce traumatisme lié au sang chez sa fille, la maman de Jenna en a profité elle-même puisque en même temps elle a réglé, elle aussi, un petit problème lié au sang: elle tombait dans les pommes à la vue du sang...

C’est incroyable...

Après avoir lui l’histoire de Jenna, pensez-vous: «C’est incroyable» ou bien plutôt: «C’est difficile à croire»? Comment regardez-vous votre bébé? Que voyez-vous de cette personne fascinante? Croyez-vous en lui, à ce qu’il ressent, à ce qu’il pense, à ce qu’il vit bien au-delà des apparences et si oui, jusqu’à quel point y croyez-vous, jusqu’à quel point pensez-vous que ce qui habite sa psyché influence son quotidien?

Vous pencher sur ces questions, vous permettra peut-être d’accueillir tout ce que vous-même avez vécu étant toute petite sans personne pour l’accueillir véritablement. Et, ce faisant, vous allez ainsi rapatrier une bonne dose d’estime et de confiance en vous. Bonne réflexion!

 

Brigitte Denis
Consultante en périnatalité, conférencière, animatrice et auteure
   

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Par Dominique - Publié dans : Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse
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Mardi 12 octobre 2010 2 12 /10 /Oct /2010 06:04

 La vie des bébés et des nouveaux parents est parsemée de petits pépins et aussi parfois... de plus gros! Au tout début de sa nouvelle incarnation, l’être apporte avec lui des bagages qui peuvent être lourds et qui se traduisent concrètement de toutes sortes de façons dans son quotidien. Comme, à cet âge, il n’a pas les mots pour parler de lui et de ses besoins profonds, les symptômes qui affectent d’une façon ou d’une autre les trois bases principales de la survie du nourrisson (respirer, se nourrir, dormir) sont souvent des tentatives d'expression psycho-émotionnelle. L’allaitement a la caractéristique de toucher ces trois bases de la vie.

Écouter un bébé attentivement 

Lorsque l’on réussi à écouter vraiment très attentivement un petit bébé, on comprend que même si un ‘problème’ d’allaitement paraît gros, ce symptôme est tout de même petit si on le compare à ce qui se cache dessous. Ce que l’on voit du symptôme est uniquement la pointe de l’iceberg. Préciser ces causes profondes sous-jacentes nous donne un autre aperçu du bébé: un être infiniment intelligent et sage, très conscient, qui n’est vraiment pas arrivé vierge dans sa nouvelle famille, mais riche d’un immense savoir, de défis à affronter et même de leçons à livrer.  

Le bébé est plus que son corps. Il est plus qu’un ensemble d’instincts et de réflexes même si ceux-ci sont très présents et qu’ils sont nécessaires à la bonne prise du sein, à la régulation du taux de sucre, à l’appétit, à la digestion, à la déglutition, etc. En donnant la parole à la Sagesse du bébé au moyen de la PAB® (qui signifie tout simplement Parole Au Bébé, cette approche que j’ai mise au point en m’inspirant du test musculaire propre à la Kinésiologie Appliquée), le bébé m’a appris qu’il a des pensées et des émotions qui influencent tant positivement que négativement le lien à sa mère, sa façon de se considérer lui-même,  l’intensité de son désir de rester en vie, son rapport à la nourriture, sa vision de la Vie et de l’incarnation, sa façon de se sentir aimé et de s’ouvrir aux liens d’amour, et c’est de tout cela dont nous parle un ‘problème’ lié à l’allaitement.

De quoi on parle?

De quel genre de ‘problème’ suis-je en train de parler? De tout ce qui ressemble à une difficulté lorsqu’il est question de nourrir un bébé: cela peut appartenir à la mère ou bébé. En effet, même si le symptôme s’inscrit sur le corps maternel, j’ai appris qu’à cette étape de vie, exactement comme durant sa gestation, le nourrisson peut utiliser le corps de sa mère pour parler de lui-même, pour s’exprimer, pour nous expliquer ce qu’il vit personnellement.

Alors, voici tout d’abord quelques symptômes du côté de la mère: toute douleur, saignement, crevasse ou gerçure, manque ou baisse de lait, mastite et autres infrections, canal bloqué, surproduction de lait vraiment très inconfortable même après quelques jours d’adaptation, tout inconfort ou malaise physique ou psychique, dégoût, etc.

Voici quelques signaux chez le nourrisson: il détourne la tête au moment d’approcher du sein (cela ressemble à un manque d’appétit), ne trouve pas le sein ou s’énerve beaucoup même après quelques jours d’adaptation, fait de grosses crises aussitôt qu’il s’approche du sein (les parents croient alors que c’est parce qu’il a trop faim), boit trop rapidement (comme si sa vie en dépendait) ou s’endort au bout de quelques minutes (mais il n’est pas vraiment repu puisqu’il redemande au bout d’une heure), sa façon de tenir le sein blesse sa mère ou lui fait mal, il lâche régulièrement le sein avec un son « click » (l’effet « ventouse » de sa bouche sur le sein de sa mère n’est pas efficace), il n’ouvre pas grand la bouche ou ne tient pas bien le mamelon, il est agité, respire mal, trouve difficilement son rythme respirer/téter/avaler, s’étouffe souvent même lorsque le jet n’est pas trop puissant, veut toujours rester au sein (rien ne l’apaise que l’allaitement), frein trop court, muguet, gaz malodorants, ‘coliques’, se tord pendant la tétée, donne des coups de pieds, griffe sa mère ou la pince, boit bien, mais seulement du même côté (il délaisse totalement l’autre côté, ou est agité, pas efficace ou blesse sa mère si on l’installe de ce côté), etc.

Donner littéralement la parole au bébé

Les bébés à qui j’ai donné la parole m’ont appris que les ‘problèmes’ d’allaitement ne sont pas vraiment des ‘problèmes’ d’allaitement. Ce sont plutôt des symptômes ou des signaux qui révèlent tous une cause cachée. Les causes cachées de l’allaitement ce sont toutes ces causes que l’on découvre lorsque l’on donne la parole à la Sagesse de l’être, tout ce que l’on ne soupçonne pas chez un si jeune bébé, tout ce qui demande une écoute plus attentionnée.

Chaque problème qui gravite autour de l’allaitement cache des racines profondes. Les identifier a non seulement un effet sur l’être global du bébé, sur la personne qu’il est en son entier, mais également souvent sur sa mère et, parfois aussi, sur son père et des frères/sœurs, des grand-parents. Se pencher le plus rapidement possible sur ce symptôme évite que ne se construise par la suite une escalade d’effets secondaires. Si on ne considère le bébé qu’au niveau physique, si on ne voit en lui qu’un corps, un ventre à remplir, on se prive d’une relation riche et surtout de la solution à bien des problèmes qui jalonneront non seulement les mois pendant lesquels il sera au sein, mais toutes les autres facettes de sa vie de bébé et, plus tard, d’enfant et d’adulte, même longtemps après que l’allaitement aura pris fin

Toutes sortes de causes

Les problèmes d’allaitement peuvent avoir toutes sortes de causes; elles sont vraiment nombreuses. Le savoir peut nous motiver à chercher plus loin, soit du côté maternel soit du côté du bébé. Ces causes peuvent être physiques, émotionnelles, psychologiques, historiques, même spirituelles, etc. et parfois aussi toutes à la fois! Elles englobent toutes les facettes de la personne du bébé et/ou de sa mère : le corps physique, le cœur (émotions), l’esprit (pensées) et l’âme. Chaque cause a sa solution qui est différente d’un bébé à un autre.

Mettre en mot ce qui se cache derrière le symptôme révèle aussi ce avec quoi est arrivé l’enfant. Il a déjà un passé qui s’étend bien au-delà des neuf mois de sa gestation. On parle ici de gènes, de mémoire subtile et de transmissions transgénérationnelles, mais aussi de ce qu’il a pu interpréter au moment de sa conception, d’une vie passée, de «l’entre-deux-vies», de sa gestation, de sa naissance et des premiers temps de sa nouvelle vie jusqu’à maintenant.

Même des causes physiques comme par exemple un frein trop court chez le bébé, un torticoli ou une opération chirurgicale du sein chez la mère qui restreint l’arrivée du lait jusqu'au mamelon, peuvent trouver un dénouement positif et instructif lorsque l’on comprend les racines du problème et sa signification dans la vie de cet enfant et de celle de ses parents. La conscience claire et précise de ce qui est en jeu (et, par la suite, le fait de passer à l’action) permet que, parfois, l’allaitement puisse reprendre sans embûche ou se poursuivre plus facilement.

Qu’un ventre à remplir?

Lorsqu’un problème survient autour de l’allaitement, souvent on ne cherche qu’à obliger le bébé à téter ou à lui enseigner à mieux le faire, mais en faisant cela nous oublions à quel point il est très sage, non seulement dans son corps qui sait exactement comment bien prendre le sein et se nourrir lui-même efficacement, mais également dans tout ce qu’il essaie de mettre en mots par son comportement. La majorité des adultes qui prennent soin d’un nourrisson réagissent concrètement comme si le bébé n'était qu'un ventre à remplir et que les seuls besoins qu’il pouvait avoir n’étaient que physiques, liés d’une façon ou d’une autre au lait qu’il veut -iu ne veut pas- ou au lait qu’il a de la difficulté à digérer. Mais le bébé est immense! Il est bien plus que son ventre.

Les émotions sont bien souvent impliquées dans un ‘problème’ d’allaitement même si celui-ci adopte une apparence physique. C’est ce que j’appelle ‘la face cachée du bébé’. Pour le bébé, parler de cette émotion avec son parent qui est en plus un être cher, un accompagnant privilégié, un mentor et un pourvoyeur de tous les soins de base essentiels est plus qu’un petit bonheur. Pour cet être qui se tient sur le seuil de sa nouvelle vie, partager avec ses parents fait toute une différence puisque ‘partager’ signifie aussi ‘alléger’. Aider concrètement un tout-petit à porter ses valises ou à vider un peu son sac è dos est vraiment une preuve d’amour.

j0407144_resize.jpg L’histoire de Philippe qui parlait en mangeant

Pour terminer, voici l’histoire d’un nouveau-né qui tentait de s’exprimer… C’est une histoire dont le problème n’est vraiment pas grave lorsqu’on le regarde de loin, avec le recul, mais il témoigne du stress des nouveaux parents et de la méconnaissance de la profondeur de la vie psychique du nouveau-né. Dans de prochains articles, je vous présenterai des problèmes d’allaitement plus complexes...

Philippe est né il y a trois jours. Il vient d'arriver chez lui, dans sa nouvelle maison avec ses parents depuis à peine quelques heures. Il est maintenant au sein depuis deux minutes et sa mère allongée sur son lit le contemple amoureusement en l’allaitant. Elle est encore ébahie de le découvrir. Il semble si fragile! Il éveille en elle des sentiments indéfinissables de protection et de tendresse si intenses que son premier lait jaillit en flots puissants. Elle s'étonne de trouver son bébé si petit et si gros en même temps, et elle pense en elle-même : « C'est incroyable, comment arrivait-il à tenir dans mon ventre? » Philippe sait déjà comment téter; personne n'a eu à lui montrer comment faire. Il a faim et le lait sucré entre à pleines gorgées dans sa bouche. Au bout de quelques minutes, voilà que Philippe ralentit sa succion et s'arrête. Il a cessé de téter activement et ses yeux cherchent ceux de sa mère. Il lève la tête et regarde son visage intensément.

- Allez, mon bébé, bois. Ne t'arrête pas. Je suis sûre que tu n'as pas fini, lui dit sa mère.

Mais Philippe continue de fixer sa mère dont le visage est tout près du sien, à une vingtaine de centimètres. Pour lui, la regarder est un moment unique. Il a juste assez apaisé sa faim pour passer à l'essentiel : faire connaissance avec elle. Il l'a si bien connue de l'intérieur, pendant les neuf mois de sa gestation, maintenant il a besoin de refaire connaissance avec elle... de l’autre côté de la paroi utérine.

-  Allez Philippe, continue. Tu n’as pas assez bu. Encore, bébé!

Un vrai dialogue...

Philippe a maintenant complètement lâché le mamelon. Une goutte de lait perle au coin de sa lèvre qu’il oublie même d’avaler tant il met d’efforts à partir à la découverte de ce visage dont émergent des sons et des odeurs qu’il connaît et redécouvre tout à la fois. Il les a côtoyés pendant des mois et il se délecte de les retrouver. Il met toute sa concentration à essayer de recréer le lien.

- Petit paresseux d‘amour, va! Ne t’arrête pas. Ça allait si bien l’allaitement. Qu’est-ce qui ne va pas?, s’inquiète sa mère.

Mais tout va très très bien pour Philippe. Il fait ce que tous les bébés aiment tant : dialoguer cœur à cœur avec ceux qui leur sont proches. Encore plus que se remplir le ventre de lait, se remplir le cœur de lien, de sens et d’amour passe avant tous les autres besoins, tout de suite après les besoins de base, ceux qui sont physiques, ceux que les adultes connaissent et reconnaissent si bien.

Après la naissance, les bébés ne prennent pas plaisir à admirer le décor de leur chambre et ils ne s’extasient pas non plus devant les beaux motifs de leur pyjama ou les gadgets dernier-cri, non, ils cherchent les yeux de leur mère et se repaissent de leur parfum (pas celui acheté à prix fort au magasin, mais bien celui de sa peau). Philippe est en plein dialogue et sa mère ne s’en rend pas compte. Elle ne s’imagine pas qu’un bébé si jeune puisse déjà être capable de s’exprimer, de ressentir, d’être habité d’émotions et de pensées. Elle est à mille lieues de penser que son jeune fils puisse être capable d’initier un dialogue et souhaiter poursuivre une vraie ‘conversation’. Elle ne s’imagine pas à quel point c’est vivant dans son nouveau-né. Ce bébé qui ne dit mot, parle pourtant si fort en ce moment… mais malheureusement à l’insu de tous. Si cela se renouvelle trop souvent, il va commencer à se sentir bien seul.

Une véritable conversation...

Le rythme d’une tétée est exactement le même que celui d’une conversation entre adultes : je te parle puis je t’écoute. Quelques minutes de succion puis quelques minutes d’arrêt qui sont une écoute, un temps de parole donné à l’autre, une invitation à la rencontre, un échange les yeux dans les yeux. Non, vraiment, je vous le dis, Philippe n’est pas en train de paresser. Il travaille très fort : il écoute attentivement sa mère de chaque fibre de son être, de tous ses cinq sens -plus le sixième. Il la ressent. Il part à sa découverte. Et il l’écoute.

- Maman, réponds-moi, je t’écoute. C’est à ton tour de me parler. Je suis là pour toi, dit Philippe.

- Marco vient! Philippe ne veut plus boire, qu’est-ce qui se passe? Qu’est-ce que je dois faire? Il n’a pas tété assez longtemps. On le recouche, tu crois?, crie-t-elle à son conjoint occupé à leur préparer un repas dans l’autre pièce.

Alors que Philippe est tourné de tout son cœur et de tous ses sens vers sa mère et que, de toute son âme, il cherche à retisser les anciens liens d'amour, des adultes, ses parents, simplement mal informés, ne voient que des besoins alimentaires et digestifs...

Un dialogue s’inscrit toujours en deux temps. Il faut prendre le temps de l’écoute qui est tout aussi important que le temps du dire. Dès les premiers jours, la bouche du nouveau-né tète et connaît déjà les mouvements du dialogue : parler puis se taire pour écouter avec son âme. Tant de messages en tant de façons différentes! Écoutons le bébé. Il a tant à nous dire. Par des pleurs, des comportements, des maux, des maladresses, des symptômes, des sourires, des mimiques, des gestes, des maladies…


Brigitte Denis
Consultante en périnatalité, conférencière, animatrice et auteure
 
  

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Par Dominique - Publié dans : Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse
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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 05:46

 

BrigitteDenisTraductrice et coach...

Mon travail consiste à aider les parents à mieux comprendre leur bébé de façon à ce qu’ils puissent l’accompagner consciemment. Je travaille à la fois comme la traductrice du bébé et comme une coach pour les parents. Dans la grande majorité des cas, les parents viennent me consulter quand quelque chose ne va pas. Après avoir donné la parole à des centaines de bébés, j’ai vu se dessiner un portrait général au sujet de certains symptômes.

Ainsi, j’ai remarqué que plusieurs bébés in utero dont la mère est perturbée par des contractions bien trop précoces partagent un point commun. Je ne parle pas ici des contractions normales qui préparent à la fois l’utérus et le bébé -contractions que l’on appelle les «Braxton-Hicks»-, mais celles qui peuvent mener à un accouchement prématuré, à une dilatation ou un effacement du col utérin maternel bien avant la date prévue d’accouchement.

Lorsque je donne la parole à la Sagesse de ces bébés in utero au moyen de la Parole au Bébé, cette approche que j’ai mise au point en m’inspirant du test musculaire propre à la Kinésiologie Appliquée - discipline dans laquelle je suis diplômée -, on apprend leur grand désir de faire quelque chose pour leurs parents ou pour l’un d’eux, généralement pour leur mère. En effet, par cette sensibilité si aiguisée propre à tous les bébés, l’enfant prénatal ressent fortement la souffrance de ses proches et il ne peut tout simplement pas en rester le témoin inactif.

Malgré leur jeune âge, ces bébés essaient de mille et une façons d’agir de manière à alléger et même à faire disparaitre la douleur de leur mère. Il peut vous apparaitre étonnant que de si petits bébés puissent avoir envie de prendre en charge une souffrance parentale, mais cela arrive bien plus souvent qu’on ne le croit, bien trop souvent. Vous-même, l’avez peut-être fait! La souffrance qui rend un bébé, né ou à naître, le plus inconfortable est le sentiment de solitude d’un proche. La seconde concerne l’ensemble des peurs parentales.

Comment aider?

Que peut-on bien faire pour aider un enfant prénatal aux prises avec de telles inquiétudes? La première consiste à comprendre exactement ce qui habite son esprit (pensées), son cœur (émotions), son corps physique et son âme. Une fois fait, là, on peut commencer à travailler. Entre autres choses, on peut lui parler, lui expliquer, lui donner des informations qui lui manquaient. Mais lui dire quoi, au juste?

La chose que l’on peut dire à un bébé in utero qui cherche tant à aider sa mère qui souffre, c’est qu’il ne peut rien «faire». Lorsque je dis cela à un bébé, dans mon bureau, au cours d’une consultation, dans un premier temps, l’enfant réagit difficilement car on lui confirme son impuissance. Pour lui, ce n’est pas facile à entendre, mais ensuite je le rassure et lui dis qu’il y a quand même une solution. Et quand je l’ai découverte, ça m’a fait un bien immense à moi aussi! Elle tient plutôt au fait «d’être» que de «faire».

Une image...

La Sagesse de plusieurs bébés m’a décrit leur grand désir d’aider avec des images. L’une d’elles représente le parent souffrant se débattant dans un lac infesté de requins (ou de tout autre chose vraiment dangereuse : piranhas, serpents venimeux, courants et remous très forts, vagues immenses: imaginez le pire des dangers!). Le bébé, lui, se décrit hors de l’eau, debout sur un quai, à l’abri, au sec, en sécurité.

Ce qu’il voudrait faire le plus au monde, c’est se jeter littéralement dans l’eau tumultueuse au secours de son parent. Il est bien conscient que ce serait s’y noyer à son tour à court ou moyen terme, mais il y est prêt. Prêt à mourir, que cela serve ou non à sauver sa mère. C’est que, voyez-vous, le fait d’être le survivant, d’être sur le quai, témoin du parent qui s’enfonce peu peu sous les flots, est une chose bien difficile à supporter et à assumer. Dans le cas de l’enfant prénatal, il sait instinctivement que si sa mère meurt, lui aussi y passe.

C’est à ce moment qu’un bébé in utero, ressentant intensément la souffrance de sa mère, est prêt à se mettre au monde même si ce n’est pas le bon moment de naître. Il croit ainsi pouvoir aller la rejoindre et enfin être plus efficace pour prendre soin d’elle. Aussi étonnant cela puisse être, sa première motivation à s’extraire de l’utérus maternel ne concerne pas sa survie personnelle, mais celle de sa mère.

Il veut rejoindre sa mère...

L’enfant prénatal peut effectivement réussir à déclencher quand il le veut le processus de sa mise au monde et même réussir réellement à sortir de son nid utérin, même si ce n’est pas le bon moment. Mais le drame dans cette histoire, c’est que l’enfant prénatal ne sait pas qu’il ne sera pas plus efficace pour sa mère s’il sort pour aller le rejoindre.


Dans le meilleur des cas, il se retrouvera à la maison avec ses parents, mais sans pouvoir rien faire de plus pour qui que ce soit puisqu’il n’est qu’un petit bébé. Dans les cas moins heureux, il se retrouvera dans un incubateur à l’hôpital, peut-être pour plusieurs semaines, séparé de sa mère, impuissant et encore plus seul. Dans le pire des cas, il aura déclenché sa naissance bien trop tôt et ne s’en sortira pas. C’est le cas de certaines fausse-couches autour de la vingtième semaine. Alors, les mères se sentent coupables. Il faut leur dire à elles aussi qu’elles sont pas en faute. D’autres croient que leur enfant n’a pas voulu vivre. Il faut leur dire que ce qui n’est pas toujours si simple...

La solution...

Je vous ai parlé d’une solution tantôt. Je ne vous l’ai pas encore dite. La voici. Et cela vaut pour chacun d’entre nous, adultes, qui sommes témoins d’un proche -ou d’un client- qui souffre. Le secret le voilà: il faut lui tourner le dos. Oui, la solution consiste à tourner le dos à la personne qui souffre. J’utilise ici une expression assez choquante. C’est voulu. Cela vous étonne de vous faire dire de tourner le dos à la personne qui souffre, j’en suis sûre, mais voici une image qui vous expliquera mieux là où je veux en venir.

Imaginez une colonie de vacances pour petits enfants. Voyez les enfants en file indienne, en plein bois. Voyez-les suivre le moniteur qui est devant eux qui, lui, leur tourne le dos. Que fait-il à votre avis? Leur tourne-t-il vraiment le dos? Non, n’est-ce pas? Il leur montre le chemin. Il leur ouvre la voie. Il les guide. Les moniteurs les plus aimés des enfants, ceux qui leur insufflent le plus d’enthousiasme, ceux qui leur font oublier qu’ils sont loin de la maison. Ce sont ceux qui aiment réellement leur travail, ceux qui ont du plaisir et qui sont heureux.

À un proche qui souffre, vous pouvez bien sûr lui témoignez votre empathie, l’écouter, l’accompagner, mais vous ne pouvez prendre en charge sa souffrance. Vous ne pouvez le rendre heureux ni l’empêcher de souffrir ni le soustraire de quelque façon que ce soit à ce à quoi il doit faire face. C’est sa vie, son expérimentation de la matière, et ses douleurs en font partie comme autant d’outils de croissance et de guérison. C’est ce que la Sagesse des bébés m’a enseigné.

Je le répète, d’une certaine façon, vous devez tourner le dos à vos proches qui souffrent. Cela ne signifie pas que vous deviez les abandonner, les quitter, les juger ou ne plus les soutenir. Non, concrètement, cela veut dire leur ouvrir la voie, leur déverrouiller une porte, les inspirer, leur montrer le chemin vers le bonheur, la joie, la paix, la guérison... en le faisant pour vous-même. Vous ne pourrez rien faire à la place de l’être cher qui souffre, mais vous pouvez vivre votre vie, celle-là même que vous avez dessinée à la mesure de vos besoins d’évolution.

Soyez heureux...

Soyez heureux! Prenez soin de vous et de vos besoins personnels. Accueillez l’amour et la joie dans votre vie. C’est la seule manière vraiment efficace d’aider vos proches qui souffrent. Il ne s’agit pas de se réjouir de la souffrance des proches, mais de les considérer avec empathie. Les porter sur votre dos ne les aidera pas. Vous ne ferez que les empêcher de grandir et vous ferez stagner le processus d’apprentissage.

Peut-être avez-vous l’impression d’aider, mais vous ne faites que prolonger la situation difficile que la personne souffrante doit affronter elle-même. Personne ne peut le faire à sa place. Si, jusqu’à maintenant, vous n’avez pas réussi à décharger la personne aimée de sa souffrance, ce n’est pas que vous manquez d’amour ou de persévérance, c’est que cela vous est absolument impossible.

Pensez-y un peu: vous qui avez vingt ans, trente ans, quarante ans, cinquante ans et plus, depuis combien de temps essayez-vous de prendre en charge le malheur ou le bonheur de l’un de vos proches ou de quelques-uns d’entre eux? Bien longtemps, n’est-ce pas? Regardez honnêtement l’effet que vous avez eu sur vos proches souffrants. Avez-vous réellement réussi à les empêcher de souffrir, à les rendre heureux.

Ce que vous avez essayé jusqu’à présent ne les a pas aidés comme vous le souhaitiez, et cette façon de faire ne le fera pas non plus dans le futur. Croyez-vous qu’avec le temps qui passe, avec les années qui viennent, vous pourrez y changer quelque chose? Vous mettrez-vous enfin un jour à être plus efficace auprès de vos parents ou de votre conjoint? Répondez honnêtement. Non, n’est-ce pas? Alors, quittez ce faux espoir. Je vous le dis, la seule solution pour aider qui que ce soit consiste à montrer l’exemple du bonheur en étant vous-mêmes heureux et en paix. En vivant votre vie. En exprimant totalement qui vous êtes. En potentialisant tous vos dons. En commençant enfin à vivre votre vraie vie!

Si, en ce moment, il vous apparaît bien difficile de lâcher-prise, en réalité vous dépensez beaucoup plus d’énergie en stagnant sur votre chemin de vie et en restant accroché à la personne que vous croyez devoir prendre en charge. Dans mon bureau, je vois tant et tant d’adultes qui passent à côté de ce qu’ils avaient mis à leur agenda de Vie en décidant de s’incarner. Ils ont dévié pour suivre un «grand», l’un de leurs parents, et cela dure depuis leur toute-petite enfance, parfois depuis leur vie prénatale. En ayant le courage de suivre à nouveau votre propre voie, en osant être totalement et profondément heureux, vous servirez d’exemple non seulement à ceux que vous laissez derrrière, aux «grands» qui se mettront peut-être à vous suivre, mais également aux «petits» -vos enfants et ceux des autres- pour qui vous êtes vraiment l’exemple le plus important. N’avez-vous pas envie d’être un modèle de sérénité à suivre au lieu d’être un modèle malheureux?

Libérez l’enfant...

Tout votre Être vous exhorte à devenir qui vous êtes. Cet élan intérieur, qui vacille peut-être en ce moment, est plus fort que la culpabilité d’abandonner l’être cher qui souffre pour qui vous ne pouvez réellement rien faire. En vivant vraiment votre vie, vous commencerez à vous penchez plus efficacement sur vos propres souffrances, à leur faire face et même à les régler au lieu de les mettre sur «pause» en vous occupant des autres. Même s’il est difficile de le croire, la souffrance de ne pas vivre sa vie en restant accroché à quelqu’un d’autre est plus grande que la souffrance créée par l’impuissance de lui tourner le dos.

Persister à prendre la souffrance d’une autre personne crée des regrets et des remords qui sont des poids immenses à trainer lorsque viendra le temps de quitter la Terre. En vivant votre vie pleinement, en recherchant votre paix intérieure, en restant centré sur votre propre évolution, vous montrerez l’exemple à ceux qui souffrent et vous leur tracerez un sentier.

Dites-le au bébé in intero qui veut sortir trop tôt du ventre de sa maman pour essayer de combler son grand sentiment de solitude. Dites-le à l’enfant prénatal qui veut aller rejoindre sa mère pour la prendre dans ses bras et fuir sa propre vie. Et dites-vous le à vous aussi qui essayez depuis tant d’années -des décennies!- d’influencer la vie de vos parents, de les rendre enfin heureux et de les soulager de leurs souffrances. Vous servirez alors d’exemple à vos enfants et leur ouvrirez la porte du bonheur. Je vous souhaite de vous remettre en marche sur votre propre Chemin de Vie!

 

Brigitte Denis
Consultante en périnatalité, conférencière, animatrice et auteure
 
  

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Par Dominique - Publié dans : Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 07:57

Ce qu’un bébé a besoin d’entendre dans le ventre de sa maman 

Encore trop « d’experts » disent que, dans le ventre de sa mère, un bébé ne peut rien comprendre. Et encore trop de parents-en-devenir hésiter à parler souvent à leur enfant avant sa naissance. On retrouve la même croyance qu’autrefois : l’enfant prénatal n’est pas conscient. Vraiment?


«Le bébé in utero ne comprend pas»...

« Oh, il bouge! Mets ta main sur mon ventre. Tu le sens? Il nous a entendus. » Oui, effectivement, Évelyne a raison: son bébé a entendu ses parents lorsqu’ils se sont adressés à lui. Mais votre enfant in utero, durant sa gestation, fait beaucoup plus que simplement entendre. Il vous écoute!

Autrefois, on croyait que le jeune bambin ne comprenait rien de ce qu’on lui disait avant qu’il sache lui-même parler. Heureusement, les mères parlaient et chantaient quand même pour leur nourrisson. Aujourd’hui les parents parlent à leur bébé, mais avec beaucoup plus de conviction et de conscience. Ils comprennent toute l’importance de le faire. Les parents d’aujourd’hui savent à quel point leur nourrisson en a non seulement besoin pour apprendre à parler, mais également pour se sentir aimé. Et, avant sa naissance, le bébé a ce même besoin. Dans mon atelier de dialogue prénatal, les parents-en-devenir ne peuvent que le constater avec beaucoup de plaisir!

Un apprentissage prénatal...

Des recherches de plus en plus nombreuses démontrent, preuves à l’appui, que non seulement l’enfant prénatal entend, mais aussi qu’il écoute, qu’il comprend, qu’il répond aux jeux, qu’il recherche les interactions et même qu’il peut les initier. Dès le début des années 1950, la célèbre Dr. Françoise Dolto l’a dit clairement.

Les adultes d’aujourd’hui que l’on n’a pas écoutés, à qui l’on n’a pas parlé pendant la grossesse n’ont pas appris à quel point c’est un bonheur de le faire pour leur propre enfant in utero. C’est pour eux, c’est pour vous que l’on n’a pas reconnus comme existant depuis toujours -depuis votre conception- que j’ai écrit cet article parce qu’il est plus difficile de donner spontanément à son enfant ce que l’on n’a pas eu la chance de recevoir soi-même au même âge. Ce dialogue sera plus facile à démarrer pour les parents de la prochaine génération qui, eux, n’auront pas besoin d’être convaincus ou conscientisés sur ce sujet.

Un être social…

006 baby resize Même avant sa naissance, le bébé est un être social. Il sait très bien communiquer et, si on lui en donne la possibilité, il peut nous étonner. Par exemple, des recherches ont révélé que le bébé in utero peut faire la différence entre la voix de sa mère et celle d’une étrangère. Bien plus, des chercheurs ont avancé qu’il apprécie particulièrement lorsque sa mère s’adresse directement à lui plutôt que lorsqu’elle lit un texte impersonnel. En effet, bien avant sa naissance, votre tout-petit est un champion de la communication. Il se nourrit de ce qui touche son âme… et la vôtre. Il ne capte pas les mots de façon intellectuelle: il comprend plutôt le langage du cœur. Votre enfant est donc particulièrement sensible au monde du ressenti et des émotions.
Lorsque vous vous adressez à lui, avec conscience, avec l’intention de le rejoindre, vous lui permettez de faire un pas de plus vers vous, en se sentant porté en sécurité et en confiance. Ce qui l’aide le plus? Percevoir que vous le savez déjà vivant, présent, conscient. Croire en lui comme en une vraie personne peut faire toute une différence pour lui... et pour vous, n’est-ce pas?

Il est très doué…

Il n’y a pas si longtemps, on croyait que, même après sa naissance, le bébé ne sentait rien, n’entendait rien, ne voyait rien. Aujourd’hui, on sait bien que tout cela est faux et qu’il est réellement sensible et très doué et ce, bien avant de naître. Dès le quatrième mois de gestation, les oreilles de ce tout-petit sont déjà au point, mais depuis un bon moment déjà il reçoit les vibrations de votre voix transmises par son environnement liquide répercutées directement sur son squelette et sa peau qui sont de merveilleux récepteurs, à la façon d’un tambour. Et il lit aussi directement dans votre cœur et votre âme, et même de cerveau à cerveau.

Les parents-en-devenir me demandent parfois quelle musique préfère leur bébé. Partagent-t-il les mêmes goûts que nous? À cela je réponds qu’il ne faut pas oublier que le bébé in utero est une personne à part entière même s’il vit en symbiose physique avec sa mère et, en matière de goûts musicaux, il démontre parfois son autonomie de façon très claire comme cette petite personne qui avait mis sa mère à la porte d’un concert rock où le son était bien fort. En fait, le son qu’il préfère par-dessus tout, c’est votre voix lorsque vous lui parlez et non le haut-parleur du système de son que vous collez sur le ventre de sa maman.

Se relier…

Bien que seulement quelques centimètres de peau séparent l’enfant prénatal de ses parents, certains bébés les sentent à des années-lumière de sa réalité. En d’autres mots, il peut se sentir bien seul. Et même s’il apprécie la musique que vous écoutez, ce qu’il préfère c’est être en relation, être relié à vous. S’il vous plait d’écouter de la musique, ne poursuivez pas un objectif instructif pour, par exemple, en faire un futur musicien de haut calibre ou chercher à stimuler son cerveau. La meilleure stimulation pour lui c’est votre amour qui nait du lien. Cherchez plutôt à lui démontrer qu’il fait déjà partie de votre vie en l’intégrant dans vos activités. Parce que, pour lui, faire partie de votre vie signifie tout simplement que vous l’aimez déjà et qu’il est bienvenu.

La voix de sa mère, il l’a connaît bien. Il vous entend à chaque fois que vous parlez. Celle de son père est un peu moins familière pas parce qu’il ne vous aime pas, mais tout simplement parce que les occasions de l’entendre sont moins fréquentes. C’est pour cette raison que certains bébés in utero, dans mon bureau, demandent à leur père de faire un effort conscient supplémentaire pour se relier à eux. J’accompagne l’enfant, né ou non, et ses parents par la PAB (cette approche que j’ai mise au point pour dialoguer avec la Sagesse des bébés et des in utero en m’inspirant du test musculaire propre à la Kinésiologie Appliquée). En comprenant mieux cette «petite» personne, en permettant à la Sagesse innée du bébé, on lui permet de partager avec nous ce qu’il veut nous dire, de nous parler de ses peurs actuelles, ses espoirs, ses défis et ses besoins précis de façon à ce que l’on puisse en prendre soin.

Chante, papa!
Je me souviens avec émotion de cette enfant dans le ventre de sa maman - âgée de cinq mois - qui avait demandé à son père de chanter régulièrement pour elle. Ce rituel intime s’est installé jusqu’à l’accouchement et les a beaucoup rapprochés. Et lorsqu’elle est née, ce même chant, porté par la voix de son père, a calmé ses tout premiers pleurs… et bien d’autres par la suite. Je vous souhaite les plus beaux dialogues avec votre enfant pendant toute cette grossesse!

 

Brigitte Denis
Consultante en périnatalité, conférencière, animatrice et auteure
 
  

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Par Dominique - Publié dans : Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse
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Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 05:36

 La période prénatale est l'un des sujets fascinants de l'heure et de plus en plus de chercheurs de tous les horizons se penchent sur l’enfant prénatal. On étudie ses capacités physiques ainsi que son premier milieu de vie, mais maintenant certains parents découvrent qu’eux-mêmes peuvent donner littéralement la parole à leur enfant in utero grâce à la PAB. Ils rencontrent alors une vraie personne… qui ressent et qui pense. Qui a, en somme, une vie psychique intense.

La parole du bébé avant sa naissance… 

Parler à son bébé in utero est l’un des grands plaisirs de la grossesse, tant pour le père que pour la mère-en-devenir. En ce moment, certains parents-en-devenir prennent conscience que parler à leur bébé in utero ne leur suffit plus, ils veulent maintenant communiquer d’une façon encore plus profonde, plus précise. Ils veulent échanger, c’est-à-dire l’écouter. Oui, il est maintenant possible de littéralement donner la parole au bébé pendant les neuf mois de sa vie intra-utérine.

Lorsque l’on se met à bien écouter, lui, cet enfant en train de se préparer à se mettre au monde, on constate qu’il peut s’exprimer, puis ensuite qu’il en a long à dire et enfin que ce qu’il dit a beaucoup de sens. Bien sûr, le bébé ne maîtrise pas les mots. Un si jeune bébé ne parle pas, mais il s’exprime quand même, et de plusieurs façons. Donner la parole à cet être installé aux premières loges de sa nouvelle vie, au moment même où se joue le premier acte de son existence, nous aide à mieux comprendre cette nouvelle personne et construire la relation avec lui. Alors, les parents peuvent véritablement l'accueillir, l'accompagner, l'aimer, le comprendre d’une façon plus consciente, le connaître et même, dans certains cas l'aider; tout cela avant même de le voir et de le tenir dans nos bras! Ils commencent, ni plus ni moins, à être ses parents de façon très concrète des mois avant sa naissance.

Des causes prénatales… 

Le temps d'une gestation est somme toute assez court et, pour cette raison, le temps est compté. La période est cruciale parce qu’en ce moment, un nouvel être est en train de poser les bases physiques et psychiques sur lesquelles s'appuieront les murs de sa personnalité naissante. Ceux qui se penchent sur les maux des adultes font souvent le rapprochement direct entre ces symptômes et une cause prénatale. Dans ma pratique, je constate cela très souvent. Bien des thérapeutes affirment que ces neufs mois de pré-histoire ont un effet majeur sur toute la suite de la vie.

Penser et parler à son bébé sont des gestes qui portent fruit, mais il est maintenant possible de rejoindre le bébé in utero d’une façon encore plus intime en lui donnant littéralement la parole. En effet, grâce à la PAB (qu signifie tout simplement la «Parole Au Bébé») -cette approche que j’ai mis au point en m’inspirant du test musculaire propre à la Kinésiologie Appliquée- les parents-en-devenir peuvent même lui poser des questions telles que: « Es-tu bien, es-tu confortable, es-tu heureux dans mon ventre? », « Que puis-je faire pour faciliter ta gestation, ta naissance et ton début de vie sur Terre? », « Que viens-tu faire ici, dans ta vie, dans notre vie? », « Qu’est-ce qui est important pour toi maintenant? »,  et mille autres questions qui leur tiennent à cœur…

L’aider…

Dans certains cas, donner la parole au bébé in utero nous permet aussi de l’aider. Il a appelé à l’aide, à sa manière de bébé pas encore né, avec les moyens dont il dispose. Alors, la mère-en-devenir a souffert de contractions trop précoces, de saignements, de perte de liquide amniotique, de décollement partiel du placenta, d’insomnie, d’angoisse, de dépression, de cauchemards ou d’autres maux physiques (diabète gestationnel, haute pression ou constipation, par exemple). Effectivement, dans le ventre de sa mère, le bébé parle et s’exprime bien souvent par l’entremise du corps maternel.

De son côté, cet enfant in utero parle aussi en ne voulant pas se présenter de la bonne façon (pieds, postérieur), en ne se retournant pas, en ne se développant normalement ou en tardant à déclencher les premières contractions de sa naissance au bon moment. Tous ces symptômes peuvent être la manifestation de son expression, comme nous l’avons constaté avec Claudine, petit bébé prénatal de six mois, que je vous présente en quelques mots.

L’histoire de Claudine in utero…

Lors de son premier rendez-vous avec moi, en PAB, au creux de l’utérus de sa mère, Claudine est si petite que le gynécologue soupçonne un arrêt du développement fœtal. C’est d’ailleurs la raison de sa venue ici. Le ventre de la maman parait à peine bombé. Émue, sa mère m’explique qu’elle croit que Claudine est désintéressée par le fait de rester en vie, pas « accrochée » solidement. Grâce au test kinésiologique (propre à la Kinésiologie Appliquée), qui nous permet de donner la parole à l’Intelligence innée du bébé in utero, nous avons pu nommer clairement les racines précises du problème. En effet, Claudine nous a dit qu’assez tôt, tout de suite après sa conception, elle a conclu qu’elle n’est pas attendue et qu’elle n’est pas la bienvenue. Plus précisément, elle nous dit croire qu’il y a eu erreur sur la personne et que ses parents attendent quelqu’un d’autre. Elle ajoute qu’à tout moment, elle s’attend à être rejetée lorsque l’enfant qu’elle croit que ses parents attendent réellement se présentera finalement dans leur vie.

 « Attendre » un bébé…

L’Ultra-conscience du bébé nous dit également que, depuis le début de sa newborn_softness2_resize.jpg gestation, Claudine est très angoissée à l’idée de se présenter à ses parents le jour de sa naissance et craint leur réaction de déception lorsqu’ils la verront. Pour se protéger de leur réaction, elle tente alors de passer inaperçu d’où l’arrêt de so n développement. L’émotion qui domine son cœur est la peur, et lorsque l’on peut contempler tout ce qui habite Claudine avec l’altitude que permet la PAB, on comprend que cette peur est l’aboutissement de pensées qui ne reposent pas sur la réalité. Elles sont issues de cristallisations issues de son passé qui faussent totalement son présent. On lui a d’ailleurs dit pour lui permettre de réajuster sa perception.

Ce dialogue avec la Sagesse de l’être est si précis que l’on peut faire la différence entre la réalité -par exemple un ressenti du bébé- et une croyance fausse de celui-ci, une mauvaise interprétation, comme c’est le cas ici avec Claudine. Dans la réalité, ses parents ont attendu cette conception pendant plus de quinze ans. Ils ont simplement été désarçonnés par la confirmation de la conception qu’ils n’espéraient plus du tout, et ont été mal informés sur les possibilités -et l’importance cruciale- d’établir un lien prénatal fort et précoce avec leur enfant. Autrement dit, depuis le début de la grossesse, jusqu’à maintenant, ils « attendent » un bébé et se réjouissent de l’aimer… mais après sa naissance. Alors, pour Claudine, nous avons réajusté la situation en la lui expliquant de sorte qu’elle puisse corriger sa perception.

Les parents ont alors pris conscience de l’importance d’établir un lien fort et précoce avec leur enfant. Nous avons ensemble discuter des divers moyens à leur disposition pour le faire concrètement. Je leur ai enseigné les bases d’une technique de dialogue prénatal pour leur permettre d’échanger avec leur bébé et construire ainsi avec elle une belle relation avant même de la voir et de la tenir dans leurs bras. « Peut-être y aura-t-il un jour des parents suffisamment conscients et aimants pour avoir envie d'établir un code avec cette présence qui est déjà leur enfant. » ont dit Anne Givaudan et Daniel Meurois dans leur livre Les Neufs Marches. C’est précisément grâce à un tel code établi entre les parents et leur enfant que l’on procède. C’est si facile. Pourquoi attendre neuf mois avant de le rencontrer lorsqu'il est si facile de le faire dès maintenant?

Construire la relation dès maintenant…

En deux premières rencontres rapprochées, nous avons aussi débroussaillé quelques pans des passés de Claudine et de ses parents nuisant à l’établisement de leur attachement mutuel, rajusté les interprétations erronées et écouté les suggestions de la Sagesse du bébé visant à reconstruire la relation, de sorte que Claudine se sente désirée, attendue, accueillie et aimée… dès maintenant.

À la fin de la consultation, il s’est passé une curieuse chose: on a pu constater de façon très évidente le ventre de la mère-en-devenir prendre enfin sa belle ampleur. L'élastique de son pantalon en était même soudainement très inconfortable comme si Claudine osait enfin prendre toute sa place. Lors d’un dernier rendez-vous, deux mois plus tard, quelques jours avant l’accouchement, Claudine avait retrouvé son poids « normal » et nous disait se sentir très enthousiaste à l’idée de passer de son nid utérin aux bras de ses parents à qui elle s’était déjà attachée solidement.

Durant la grossesse…

Les parents-en-devenir peuvent utiliser la PAB durant la grossesse pour apprendre à mieux rencontrer et  connaître leur enfant prénatal. Dans mon bureau, les mères-en-devenir viennent également pour les maux courants de la grossesse: nausées, vomissements, constipation, hémorroïdes, diabète, anémie, basse ou haute pression (et pré-éclampsie), fatigue, angoisse, col dit "incompétent", placenta praevia ou décollement partiel du placenta, saignements, insomnie, maux de dos, peu de gain de poids ou surpoids, mauvaise présentation du fœtus, croissance fœtale ralentie ou insuffisante, contractions, retard par rapport à la date prévue d'accouchement, etc.

En préconception…

En préconception, les couples viennent pour comprendre une ou des fausses-couches, pacifier un deuil périnatal passé, faciliter l'adoption, nettoyer les lignées maternelle et paternelle, donner du sens à une infertilité inexpliquée ou au départ d'un enfant in utero, etc.

Véritablement ensemble…

Certains bébés, durant les mois qui suivent leur naissance, démontrent certains symptômes dont plusieurs parlent de ce qu’ils ont vécu durant leur vie prénatale. En donnant la parole au bébé pendant qu’il est encore dans le ventre de sa mère, on peut faciliter les premiers mois de sa nouvelle vie: on travaille en prévention, on facilite du coup le travail des parents et on favorise l’établissement de tous les liens d’un amour sain.

D’après les nombreu témoignages que je reçois des bébés, avant et après leur naissance, je comrends que pour certains bébés, s’apprêter à naître, c’est se sentir exilés vers un pays inconnu, et leur arrivée peut être perturbée par des états d'âme, d’esprit et de cœur en souffrance. Démontrer concrètement à cette nouvelle personne, par une écoute attentive, à la fois phsique et énergétique, que dès maintenant et pour toute sa vie, ses parents sont présents à elle est une façon très efficace de la rassurer avant de voir le jour. Cet accueil facilite la naissance -et l’accouchement par le fait même!- en lui permettant de collaborer entièrement et de se présenter aux portes de sa vie avec joie et enthousiasme.

 

Brigitte Denis
Consultante en périnatalité, conférencière, animatrice et auteure
 
  

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Par Dominique - Publié dans : Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse
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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 06:28

C’est difficile à imaginer, mais votre ventre est habité par une personne réelle!

« Je vais tellement l’aimer »…

Pendant la grossesse, les parents-en-devenir, pensent ou disent souvent : « Quand mon enfant va naître, je vais tellement l’aimer! » Et je ne doute pas qu’ils sauront bien le faire, mais pourquoi conjuguer le verbe aimer au futur? Pourquoi attendre la naissance de cet enfant pour commencer à l’aimer? Ce bébé in utero, vous pouvez l’aimer dès maintenant, d’un amour vrai et surtout d’un amour concret. Votre enfant prénatal en a besoin. Impérativement, précocement, maintenant.

L’amour fait disparaître la distance entre les êtres. Cet enfant que vous attendez dans quelques semaines est pourtant déjà arrivé. Il est si proche... mais on peut facilement être si près de quelqu’un et si loin en même temps. Pendant la grossesse, « Qu’est-ce qu’aimer? » est plus qu’une simple question philosophique. C’est la base du bonheur, de la sérénité, du courage et de l’espoir prénatal. Votre bébé a besoin que vous l’aimiez en actions appliquées concrètement dans votre quotidien. Sans vous forcer, à votre rythme, selon votre personnalité propre et vos affinités, sans surcharger votre horaire, aimez-le au présent. Mais comment?

enceinte resize Comment aimer un bébé avant sa naissance?

Aimer concrètement son bébé n’est pas l’aimer intellectuellement. Ici le mot « concrètement » prend toute son importance. On peut aimer être enceinte. On peut aimer vivre l’aventure de la grossesse et goûter certains avantages. On peut aimer l’idée d’être mère ou d’avoir bientôt un enfant. On peut aimer se sentir femme jusqu’au fond du ventre. On peut aimer les projets qui se dessinent à l’horizon et les images d’un « nous-deux-ensemble ». On peut aimer confirmer notre amour de couple en un projet commun. On peut aimer devenir une vraie famille. On peut aimer l’idée de se reproduire ou de continuer la lignée, donner son nom. Mais... aimer son fœtus n’est rien de tout cela. On ne doit pas l’aimer pour ce qu’il nous apporte ou nous permet, nous, de faire ou de réaliser.

Vous me demandez comment aimer plus concrètement un fœtus. Je vous répondrai par une question : Et vous, de quelle confirmation avez-vous besoin pour vous sentir aimé? Des milliers de petits gestes vous font sentir aimé, n’est-ce pas? Quand il est question d’amour, votre enfant prénatal n’est en rien différent de vous.  

D’abord, il se sent aimé lorsque vous le percevez réel. Ensuite, il a besoin de sentir que, pour vous, il compte pour qui il est, en tant que personne à part entière et non parce qu’il est utile -ou le sera- ou pour ce qu’il fait ou vous permettra de faire. C’est un amour inconditionnel qui le fait grandir comme celui dont parle le sage Jean Vanier lorsqu’il dit à quelqu’un : « Je suis content que tu existes » sans rien attendre de l’autre.

Voici l’histoire de l’une de mes clientes qui vous aidera à comprendre l’importance d’être aimé inconditionnellement bien avant la naissance.

L’histoire de Suzy

Suzy, elle, a été aimée dès l’âge fœtal... mais parce qu’elle était utile. Oh combien, elle a été aimée! Mais d’un amour si lourd à porter. Elle a été la raison de vivre de sa mère qui, sans cette petite poupée qui la gardait bien occupée et comblait sa solitude, aurait sombré de plus en plus dans la dépression. Sa vie ne tenait qu’au fil de cette maternité unique. Quel poids à porter pour Suzy qui, enfant, ne s’est jamais sentie libre de s’éloigner de sa mère.

C’est au moment de souhaiter concevoir un enfant à son tour que Suzy est venue me consulter. Depuis plusieurs années son couple faisait face à une infertilité inexpliquée. Lors des consultations, la Sagesse de sa Conscience a mis des mots sur cette difficulté et pendant quelques mois Suzy a fait le ménage dans ses sentiments face à la maternité -la sienne et celle de sa mère-, sur sa vie prénatale et sa petite-enfance.

Elle s’est penchée sur l’« amour » maternel et comment elle l’avait reçu étant enfant, ses effets sur sa vie d’adulte et comment elle pourrait s’y prendre pour le vivre différemment avec son propre bébé. Aimer un enfant, pour elle, signifiait se l’attacher comme elle l’avait été et ne voulait pas faire de son enfant une béquille pour elle-même en ayant trop souffert elle-même. Cette lutte intérieure était totalement inconsciente et ce n’est que petit à petit qu’elle en a pris conscience et débloqué ainsi le chemin vers une belle conception. Elle a aussi pris conscience combien elle avait besoin d’être utile pour quelqu’un et appris comment vivre pour elle-même sans se sentir obligée de «faire». La lumière de la compréhension a libéré le chemin vers la guérison de son cœur d’enfant et son âme de mère-en-devenir.

S’accueillir pour accueillir l’autre

La grossesse est une école où l’enfant est un très bon maître pour vous enseigner cette grande loi. Cet amour que vous voulez donner à votre enfant s’inscrit d’abord dans une multitude de gestes concrets envers vous-même. Ces gestes d’amour peuvent prendre place à chaque moment de votre journée. Vous qui êtes déjà si occupée, ne vous effrayez pas de ces paroles. Il ne s’agit pas ici d’ajouter des activités à votre horaire déjà chargé, mais de les vivre un peu différemment. Aimer concrètement votre bébé ne vous demande pas d’aller à contre-courant de la société ni de votre vie actuelle.

L’une des étapes qui vous mènent à la rencontre (la rencontre est le prélude à l’amour) de votre petit enfant est de vous accueillir. Que signifie « s’accueillir »? Tout simplement être là avec vous-même, pour vous-même, dans l’instant présent. Toute là. Sans vous juger. Portez votre attention à ce qui est là en vous. C’est bien là qu’il est votre enfant, non, en vous? Alors plongez en vous, dans les sensations physiques, les images, les pensées, les émotions, les ressentis, tout ce qui est vivant en vous.

Des gestes d’amour concrets

Comment démontrer votre amour à votre enfant? Voici une liste de gestes d’amour concrets. À vous de l’allonger selon vos besoins, ceux de votre enfant et votre inspiration du moment. Écoutez ce qui cherche à se dire en vous, cela vient en partie de la voix de votre enfant qui parle en vous par ce que vous ressentez. De l’extérieur, vos proches ne remarqueront rien d’inhabituel. Cet amour passe inaperçu. Mais pas de votre enfant..

- Je m’assois dans les transports en commun : acceptez une place offerte et, si nécessaire, osez même la demander gentiment. Si c‘est trop difficile, rappelez-vous que vous le faites pour votre enfant. En voiture, ajustez votre ceinture de façon sécuritaire et, si possible, devenez la passagère...

- Je porte des souliers confortables : laissez les talons hauts dans la garde-robe ou portez-les de façon très occasionnelle : votre dos vous en sera reconnaissant et votre enfant plus confortablement installé.. Vous pourrez ainsi travailler en prévention pour éviter qu’il ne se positionne en «postérieur» et vous occasionne ainsi un accouchement vraiment difficile

- J’écoute mes « bons » goûts de femme enceinte : ceux qui vous nourrissent vraiment... ils nourrissent également votre bébé.

- Je prends le temps de bien manger: assise s’il vous plaît, en ressentant le plaisir des saveurs, des couleurs, des parfums et des textures...

- Je prends du temps pour moi-même : pour lire, écrire (à votre enfant?), tenir un journal de grossesse, prendre un bain, faire ce qui vous procure un réel bonheur. Le plaisir que je m’offre, mon enfant le ressent directement.

- Je permets aux autres de me gâter : mon indépendance et mon autonomie si chèrement gagnées ne sont pas menacées...

- J’écoute mes besoins de sommeil : je me permets des siestes et de douces flâneries, « seule » (mais vous ne l’êtes pas vraiment, n’est-ce pas?), à deux, à trois...

- Je ne me lève pas trop vite le matin : entre l’éveil et le lever, un petit moment flou révèle une porte de communication ouverte vers mon enfant...

- J’écoute mes rêves (ceux du jour et ceux de la nuit) : ils sont une autre porte d’entrée primordiale pour mon bébé in utero. Dans cet espace qui n’appartient plus seulement à la Terre, ses rêves se mélangent aux miens...

-J’emmène mon enfant prénatal marcher dehors tous les jours: j’inspire longuement et j’expire profondément. Chacun de mes pas le berce et ma respiration l’oxygène. Dans le ventre de leur mère, les bébés adorent ce genre de promenade!

- Je nourris toutes les parties en moi : mon corps, mon cœur, mes pensées et mon âme aussi...

- Je parle à mon bébé : silencieusement ou à voix haute et je chante avec - et pour lui - (savez-vous qu’il existe des groupes de chant prénatal?). Et pourquoi ne pas inviter le père-en-devenir à se joindre à vous... deux?

- Je suis douce envers moi-même, mais pas trop envers certaines personnes quand il s’agit de me protéger ou de respecter mon bébé (fumée de cigarette ou environnement dangereux au travail par exemple).

- Et mille autres petits gestes… aux grandes portées. En fait, il n’y a jamais rien de petit lorsque l’intention se nomme « amour ».

Aimer son enfant prénatal concrètement comporte une part d’apprentissage, comme toute autre forme d’art d’ailleurs. On n’en finit jamais d’apprendre à aimer et à bien s’aimer. Jamais on ne nous octroiera un diplôme ès amour, mais chaque pas compte. Aimez votre bébé en vous aimant... pour vrai.

 

Brigitte Denis
Consultante en périnatalité, conférencière, animatrice et auteure
 
  

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Par Dominique - Publié dans : Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse
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Mardi 27 juillet 2010 2 27 /07 /Juil /2010 06:24

Une des surprises que vous avez peut-être eues depuis la naissance de votre enfant est le changement drastique qui a bouleversé vos nuits. Bien sûr, vous saviez qu’un nouveau-né boit la nuit, mais vous ne vous imaginiez pas que vous auriez à vous relever aussi souvent. Au bout de quelques semaines, vous avez probablement aussi constaté que la faim n’est pas seulement ce qui garde votre bébé éveillé. Eh oui, bébé semble rassasié et pourtant il pleure encore dans vos bras ou bien se met à pleurer dès que sa tête touche le matelas. Qu’est-ce qui se passe ? Vous avez très hâte de retourner entre vos draps, pourquoi pas lui ?

j0178815_resize.jpg Donner la parole à un bébé…
Dans cet article, je vous ferai part de ce que peut donner concrètement une consultation avec un très jeune bébé à qui l’on donne la parole grâce à cette approche à la fois corporelle et énergétique toute simple qui se nomme «PAB» (Parole Au Bébé). Le cas que j’ai choisi de vous présenter concerne Adrien qui dormait très peu. Voici l’histoire de son problème de sommeil… mais de son point de vue à lui.

Adrien est âgée de 5 semaines et il ne dort pas, ni la nuit, ni le jour... ou si peu. Ses parents le voient bien quand il est fatigué : on le met au lit, il semble glisser facilement vers le sommeil et voilà qu’au moment où on le voit s’abandonner, il sursaute comme s’il avait reçu un choc électrique, tente de se redresser, crie, pleure et ne s’endort plus du tout. Épuisés, ses parents ont tout essayé : ni les bras patients, ni la poussette, ni le porte-bébé, ni l’auto ne l’aident à s’endormir. Un court somme suit finalement de longs pleurs et Adrien s’endort d’épuisement pour un bref sommeil agité et nerveux.

La PAB est une technique que j’ai mise au point en m’inspirant du test musculaire propre à la Kinésiologie Appliquée. Elle nous permet de traduire les réponses que nous livrent la Sagesse du corps et l’intelligence innée de l’être. Cette approche qui ne nécessite aucun don particulier –mais une solide formation et de la pratique- nous a permis d’identifier les éléments majeurs à la source du problème de sommeil d’Adrien.

Deux causes principales...
Bien des causes peuvent être à l’origine d’un problème de sommeil chez un bébé : une peur, une difficulté d’adaptation, un traumatisme (physique, relationnel, psycho-émotionnel, énergétique, existentiel, etc.) liés à un événement du début de sa vie, de la vie fœtale ou de la naissance. Mais dans le cas d’Adrien plus précisément, la cause est double : physique et émotionnelle. La PAB nous permet en effet de cibler très précisément toutes les causes en vue.

Une souffrance physique…
Le test kinésiologique révèle que sa difficulté à dormir provient d’une tension au niveau du cou qui l’empêche de tourner la tête librement. Au moment où un bébé est sur le point de s’endormir, sa tête se tourne automatiquement vers la droite ou vers la gauche: c’est le «réflexe tonique du cou» propre à tous les bébés âgés de moins de six mois. À cause de cette tension du cou, Adrien ressent une souffrance physique intense au moment où sa tête s’abandonne d’un côté ou de l’autre, douleur qui l’empêche d’adopter la position naturelle du sommeil propre aux bébés de cet âge. L’Intelligence innée du corps d’Adrien précise que cette tension est due à la compression que sa tête a subie dans le petit bassin de sa mère durant les dernières journées de sa gestation.

Au niveau émotionnel…
La Sagesse du corps d’Adrien nous fait part d’un sentiment qui s’est éveillé en lui lors des dernières journées qui ont précédé sa naissance. Il nous dit s’être senti coincé et impuissant. Sa réaction personnelle alors a été de résister. Sa naissance a été très difficile pour cette même raison et cela se ravive chaque fois qu’il fait face à une situation qui demande un certain lâcher-prise comme le sommeil par exemple. Il se tend pour résister à ce qu’il croit être un réel danger pour lui.

Durant toute la consultation, Adrien a été silencieux, très présent, les yeux grand ouverts, mais lorsque nous avons abordé cet aspect psycho-émotionnel de sa situation, il s’est mis à pleurer à gros sanglots. Il nous exprimait à sa façon combien cette émotion était intense et douloureuse pour lui. Après quelques minutes, ses parents l’ont vu se détendre profondément et, pour la première fois de sa courte vie, sa tête s’est complètement tournée sur le côté, le visage éclairé d’un sourire éclatant.

SON remède…
Pour parfaire le travail au niveau physique, l’intelligence innée d’Adrien a suggéré une rencontre en ostéopathie. Un seul rendez-vous a été nécessaire chez une ostéopathe qu’il a identifiée de façon précise. Le travail s’est fait tout en douceur puisque le symptôme avait livré son message. L’être avait été entendu et compris. Des bébés naissent parfois avec un torticolis congénital et passent des mois en traitement (physiothérapie, chiroprectie, ostéopathie, etc.) avec peu de résultats. Le bébé est un être complet et complexe, et un symptôme physique, surtout en début de vie, est souvent relié directement à une émotion et/ou à une forme-pensée qu’il faut apaiser en priorité en la mettant en mots pour savoir de quoi il s’agit: c’est si différent d’un bébé à l’autre.

Bercer bébé des heures durant, le faire dormir dans son siège d’auto ou faire jouer un mobile musical ne sont pas des solutions à long terme ni des remèdes qui guérissent une souffrance profonde. Mon travail de kinésiologue auprès d’un tout petit ou d’un enfant prénatal est de l’aider à exprimer et partager avec nous sa difficulté et le moyen d’y répondre adéquatement. En début de vie, bâtir la confiance en ses parents aura un effet positif pour son estime de lui-même pour tout le reste de sa vie.

 

Brigitte Denis
Consultante en périnatalité, conférencière, animatrice et auteure
 
  

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Par Dominique - Publié dans : Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse
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