Je vous ai déjà parlé de Marc Fisher, un écrivain
québécois que j'aime beaucoup. J'étais allée à une de ses conférences l'automne dernier avec Georges et j'avais échangé quelques courriels avec lui il y a quelques années. Un homme charmant.
L'autre jour, en allant à la librairie, je cherchais un livre de chevet (j'aime bien lire le soir, calée sur mes coussins dans mon lit). Je suis tombée sur le dernier livre de M. Fisher,
Le Philosophe amoureux, que j'ai commencé le soir même.
Rien à voir avec le livre du même titre de Jean-Jacques Rousseau !
Description du livre
QU'EST-CE QUE L'AMOUR ?
Qu’est-ce qui nous attire vraiment chez l’autre – son corps, son visage, son caractère ? Comment savoir si telle personne nous convient, nous aime vraiment, si elle nous sera fidèle… plus de six
mois ? Pourquoi se sépare-t-on, et si souvent, au 21e siècle ? Est-ce inévitable ? Et les enfants dans tout ça ?
Dans son tout nouveau livre, Marc Fisher répond à toutes ces questions et à des dizaines d’autres sur la compatibilité amoureuse, la sexualité, la pornographie et le mariage du futur… Il parle de
la solitude, des chagrins amoureux et donne de charmants et fort utiles conseils… pour arrêter de pleurer!
À travers des confidences intimes, des expériences d’amis et d’amies, des extraits de grands chefs-d’oeuvre de la littérature amoureuse, il parle aussi du mariage, de la passion, de la fidélité
également de l’ennui amoureux, de l’infidélité!
En refermant ce merveilleux petit traité moderne sur l’amour, vous saurez mieux comment pensent – vraiment! – les hommes, et comment les femmes veulent – vraiment! – qu’on les aime!
Et surtout, vous aurez envie de tomber ou de retomber en amour avec la même personne – ou avec une autre !
Un ou deux ou trois chapitres par soir et voilà que je découvre la façon de voir le couple avec les yeux d'un homme qui dit avoir toujours été amoureux... et qui est manifestemment très
romantique. La vision d'un homme mêlée à du romantisme tel que les femmes l'aiment !
Je vous partage donc deux passages que j'ai aimés (je n'ai pas encore terminé de le lire ! Il y en aura sûrement d'autres encore !) :
Peter Deunov suggère une piste (pour savoir au fond si on est assez différents, dans le couple, sans l'être trop?) : «Sur la terre, c'est dans l'être
humain que vous trouverez l'amour manifesté à sa plus haute expression mais à des degrés bien différents (c'est moi qui souligne !) ; ceux qui ont travaillé davantage ont plus de savoir,
donc plus d'amour. Tous sont pareillement doués en tant que possibilités, mais tous ne sont pas également manifestés; c'est là que réside la différence entre les êtres humains, de même qu'entre
tous les êtres vivants.» (p. 50)
Un peu plus loin, et là j'ai carrément ri en lisant ce passage car il me faisait tellement penser à un de mes ex :
Mais qui sont les gens coincés ?
Ce sont ceux qui commencent neuf phrases sur dix par les mots : «Il faut que...»
«Il faut que j'aille rencontrer un client!»
«Il faut que je travaille ce week-end!»
«Il faut que je remplisse ma déclaration de revenus !»
A ce sujet, vous remarquerez qu'on ne dit jamais :
«Il faut que j'aille en vacances à la mer !»
«Il faut que j'aille jouer au golf !»
«Il faut que je mange du homard thermidor !»
Pourquoi ?
Parce que, en général, on commence nos phrases par «il faut que» seulement lorsqu'il s'agit de corvées, ou en tout cas de choses pas très agréables.
Et c'est pour cette raison que, si une femme surprend son mari, au téléphone, à dire à un ami qu'«il faut» qu'il aille au cinéma, ce soir-là, c'est qu'il n'a pas envie d':
1. aller voir le film qu'elle a choisi;
2. y aller avec elle;
3. ou les deux, auquel cas, elle vient d'apprendre une information utile sur l'état de son couple !
Et pour la même raison, si un mari entend sa femme confier à sa meilleure amie, au téléphone, qu'«il faut» qu'elle aille à un cocktail en sa compagnie, c'est qu' :
1. elle déteste les cocktails;
2. elle ne s'aime pas, parce qu'elle n'a pas encore perdu les cinq kilos pris dans le temps des fêtes, ni les cinq de l'année précédente !
3. elle déteste les collègues ou les clients de son mari;
4. elle ne l'aime pas, lui, et trouve sa compagnie (pas celle où il travaille !) désagréable et préfère de loin la télé, c'est vous dire !
(...)
Mais revenons à nos grands constipés existentiels, ceux dont les vases communiquants de la joie ne communiquent pas, ou seulement par accident, ou seulement pour quelques instants, et qui
commencent presque toutes leurs phrases par «il faut que» : ce sont des gens qui passent le plus clair de leur temps à faire des choses... désagréables !
Et comme il est presque impossible qu'une succession ininterrompue de tâches désagréables ne finisse par altérer le caractère de celui qui se les impose ou se les laisse imposer par les autres,
il est forcé que cet individu ait mauvais caractère, sinon un caractère exécrable et c'est presque un compliment ou, en tout cas, c'est une preuve d'indulgence lorsqu'on dit seulement de lui
qu'il est... coincé !
(...)
N'empêche, je crois que les gens heureux, même s'ils ont un horaire fort chargé et qu'il abattent un travail considérable, utilisent moins souvent que la moyenne des gens (qui ne sont pas heureux
!) ces mots : «il faut que», et que leur vie est plutôt une succession de plaisirs, de défis, de découvertes : un jeu au lieu d'un travail, en somme.
c.q.f.d.
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«Si on vous demande des nouvelles d'Alice, vous répondrez qu'elle est en route pour de nouvelles aventures... (...)».


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