Bienvenue...

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sur ce blog rempli d'articles sur l'amitié, l'amour, la santé, le bien-être, la psychologie, la spiritualité, l'ésotérisme et tout ce qui touche à... la Vie, tout simplement !  
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Ce blog est complémentaire à mon autre blog, Réussir sa vie dans lequel vous trouverez quotidiennement des pensées inspirantes en textes, images et vidéos.
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Si vous désirez m'écrire et/ou partager un texte avec mes lecteurs, envoyez-le moi via le lien «Contact» tout en bas des pages. Les commentaires sont fermés car je n'ai malheureusement pas le temps d'y répondre.
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Je vous souhaite des heures de plaisir et de belles découvertes !
Dominique Jeanneret
Thérapeute et organisatrice d'évènements, Québec
www.dominiquejeanneret.com
 



Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 06:25
C'est aujourd'hui jour de la nouvelle lune.
C'est donc dans les 24 heures à venir qu'il est temps
de faire notre chèque d'abondance !!!


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Pour savoir comment faire, suivre ce lien.

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Communauté : SPIRITUALITE - SAGESSE

Samedi 10 juillet 2010 6 10 /07 /Juil /2010 08:21

Avec sagesse et humour, Anupam Mishra raconte les exploits d'ingénierie réalisés depuis des siècles par les gens du Grand Désert de l'Inde pour recueillir l'eau. Ces structures sont encore utilisées de nos jours -- et elles sont souvent supérieures aux mégaprojets modernes.

Cliquez sur View subtitles pour voir le sous-titres en français.

 

 

 

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Par Dominique - Publié dans : Écologie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Communauté : Le champ du monde

Vendredi 9 juillet 2010 5 09 /07 /Juil /2010 05:53

Le moment est venu de vous dépeindre les portraits de quelques clientes qui ont accepté d'être les sujets principaux de mon livre ; sans leur accord, il vous manquerait des images importantes afin de vous aider à vous retrouver.

Ces femmes, dont l'âge varie de 20 ans à plus de 50 ans, m'ont accordé leur confiance pour que je puisse les écouter, leur refléter leur réalité mainte fois aveuglée, les guider dans leur démarche intime d'un retour sur Soi. L'éventail des symptômes constitue l'expression d'une forme originale de survie chez chacune. Elles ont activé des choix souvent inconscients et les symptômes de leur cycle les ont forcées à chercher une solution afin de rétablir un état de vie plus sain. Ce sont des passages d'énergies extrêmes, tel un pendule, de la maladie à la guérison, du mal-être au bien-être, de la guerre à la paix intérieure.

Josette

Je vous présente Josette, une jeune femme de 28 ans qui ressemble un peu à une jolie poupée qui aurait fait le bonheur de toutes les petites filles de mon époque.

Malgré ses 28 ans, elle en paraît 14. Elle me consulte pour une absence totale de menstruations depuis plus d'un an et de fréquentes, voire constantes, douleurs au ventre. Puisque aucun médecin n'a trouvé la cause, elle croit que ses symptômes sont psychosomatiques. Son médecin lui a d'ailleurs laissé entendre qu'il s'agit serait bon qu’elle aille consulter en thérapie.

Ayant déjà connu Josette alors qu'elle avait entamé une consultation thérapeutique dans un collège où je travaillais, je me rappelais très bien de quelques faits importants de son passé. Elle est issue d'une famille dont la mère est alcoolique, ayant adopté une position de victime dans la vie ; cette mère n'a jamais cherché d'aide pour s'en sortir. Le père a quitté son épouse lorsque les trois enfants étaient en bas âge et les contacts avec lui sont pour ainsi dire inexistants.

Elle n'a revu son père que quelques heures depuis sa tendre enfance et on peut dire que les liens entre eux sont plus que manquants.

Je dénote une possible colère qui sera à travailler lorsque le moment sera opportun mais, pour l'instant, je mets l'accent sur ses douleurs à l'abdomen et je la questionne tout en douceur sur tout ce qui se passe dans sa vie depuis que je l'ai perdue de vue pendant plus de deux années.

Je découvre, chemin faisant, qu'il y a plus d'un an que ses menstruations ont cessé. Encore là, les médecins ne découvrent rien d'anormal biologiquement. Je lui propose de faire une liste exhaustive de ce que ses menstruations représentent pour elle. Elle accepte l'investigation.

Par le passé, j'ai emprunté d'Anthony Robbins un merveilleux outil pour aider à mettre à jour notre catalogue intérieur. Ces croyances limitatives existent dans la psyché d'une personne au sujet de n'importe quelle situation troublante que l'on désire comprendre et ainsi en exorciser le handicap. Consciente du succès de cet exercice pour maintes autres situations en dehors du SPM, j'entreprends mon investigation.

Papier et crayon en main, j'inscris en haut les mots pertinents, dans le cas de Josette, ABSENCE DE MENSTRUATIONS  et MENSTRUATIONS.

Je sépare la feuille en deux colonnes où j'inscris d'un côté le mot SOUFFRANCES et de l'autre, le mot PLAISIRS.

Je regarde avec elle toutes les souffrances qu'elle vit en ce moment en rapport avec la présence ou non de ses menstruations.

Souffrances :
• Un mal de ventre qui la tenaille à tout moment.
• Lorsque son cycle était présent, elle réalise qu'elle avait toujours peur de faire du ski.
• Elle a peur de se retrouver sans tampons.
• Elle se sent très tenaillée physiquement, elle éprouve divers maux et douleurs lors des menstruations.
•  Elle ne se permet pas de relation sexuelle lors de cette phase parce que ça fait mal et qu'elle a peur que ça fasse mal.
•  Elle a peur de salir les draps.
•  Elle a peur de faire face au possible dédain des hommes qui la verraient dans ses saignements.
•  Elle a peur de porter des vêtements blancs l'été ; elle s'abstient de porter des jupes lorsqu'elle est menstruée.
•  Se tacher serait honteux, presque la fin du monde !

Elle se rappelle avoir éprouvé du dégoût lorsque sa mère lui montra ses propres menstruations. Elle considère que ce n'était pas nécessaire à son éducation.

La liste est suffisante pour se diriger vers les plaisirs. Dans cette phase, toutes les personnes avec qui je fais cet exercice ont la réaction de dire qu'elles n'y trouvent aucun plaisir ! Je les assure qu'en fouillant, nous allons en trouver un, si subtil soit-il.

Alors, comme toutes, elle croit qu'il n'y en a aucun. Elle réalise après quelques instants de silence qu'elle est contente de ne pas être menstruée ; un fait très important, vous en conviendrez. Un plaisir... qui sabote tout son corps.

Plaisirs :

• Elle est contente d'être sans menstruations.
• Elle peut ainsi exercer un contrôle sur le pouvoir d'enfanter qu'elle ne veut pas activer.
• Elle éprouve une paix qui lui permet de ne pas s'en faire à propos de sa possible procréation.
• Pour elle, être menstruée correspond à la capacité d'avoir des enfants. Toutefois, elle n'en veut pas parce qu'en ce moment, elle réalise qu'elle est aux prises avec une souffrance non réglée en rapport avec sa mère et elle ne peut concevoir l'idée d'enfanter.
• Elle se dit une enfant qui n'est pas prête à prendre soin d'un autre petit être innocent qu'elle pourrait mettre au monde.

 

Si vous regardez ces deux listes, qu'est-ce qui frappe ?

Nul doute que de ne pas avoir de menstruations correspond à son plaisir actuel. Cesser d'avoir des menstruations correspond donc à une «fausse guérison». Elle tente de produire ou de reproduire un résultat meilleur ; elle essaie de changer ainsi le passé en manipulant le présent, et croit pouvoir le faire.

Pour moi, il devient très clair que Josette a un symptôme qui révèle beaucoup plus que le simple fait de ne pas avoir de menstruations.

Si nous permettons à de tels symptômes de nous montrer le chemin névrotique en laissant les réalités émotives refaire surface, nous obtiendrons enfin un calme intérieur progressif au lieu du cancer qui nous ronge à petit feu. C'est le bonheur, la paix et la cessation d'une course inutile qui remplaceront notre souffrance intérieure.

Après cette séance, il devint très clair pour Josette que le fond émotif qui se cachait derrière ce refus d'être menstruée, comportait une peur en rapport avec sa féminité puisqu'une femme menstruée est plus accomplie, du moins selon nos croyances profondes. Il était clair pour elle que de devenir femme éveillait la peur de devenir comme sa mère. Notre mère est notre premier modèle féminin jusqu'à ce que nous nous permettions d'en découvrir un différent ou d'en adopter un meilleur selon le cas.

Comme sa mère est une alcoolique qui ne s'est jamais prise en main, Josette tentait, à sa façon, de ne pas ressembler à sa mère et est devenue la victime de cette peur.

Nous avons travaillé ensemble à reconnecter cette peur pour ce qu'elle était, c'est-à-dire simplement une tentative de guérir, mais dans la mauvaise voie. C'était le cerveau primitif (nous le verrons plus loin) qui s'activait et ignorait les conséquences de cette réaction corporelle. Puisque nos cerveaux s'occupent alternativement de la gérance de nos réactions corporel¬les, dans le cas de Josette, le vieux cerveau l'emportait.

j0411783_resize.jpg Cette séance l'a aidée à revivre des émotions non vécues, non permises, du passé pour accéder à sa «femme intérieure en devenir». Après un an et demi sans cycle menstruel, tout est redevenu normal dès la semaine suivante.

Croyance limitative : Si je ne suis pas menstruée, je suis donc différente de ma mère, et je ne mettrai pas au monde des êtres pour les faire souffrir.

Cette croyance limitative traduit de plus une pensée magique selon laquelle nous faisons mieux et différemment que ce qui nous a été enseigné ou qu'on nous a fait subir. Donc, nous croyons cesser la reproduction de comportements négatifs et destructeurs. Nous croyons ainsi activer une action positive mais, au prix de notre personnalité et de notre santé à tous égards.

Cette session en particulier lui a aidé à revivre des émotions refoulées qu’elle ne s’était pas permises de reconnecter. Ces déconnexions étaient devenues des empêcheurs d’être et de devenir sa femme intérieure. Après une année et demie sans menstruations, tout redevint normal la semaine qui a suivi cette session. Tellement étonnant et formidable!

Nous avons continué  à travailler d’autres aspects de sa féminité et avons planté des semences pour une vie plus en santé à tous égards. Nous avons travaillé à redéfinir qui elle est, qui elle désire devenir et ainsi adopter un nouveau modèle de femme qui lui convient d’être pour sa mission intime. 

 

MOMENT D'INTROSPECTION

- Quelle émotion entoure mon cycle menstruel ?
- L'émotion principale que je vis a-t-elle un cycle en dehors de mes menstruations ?
- Comment ai-je transféré tout mon catalogue passé dans ma vie adulte maintenant que je suis autonome ?   
- Quels plaisirs peuvent se cacher derrière mes symptômes ?
- Quelles sont les conséquences néfastes que mes symptômes peuvent avoir sur ma santé, ma relation de couple et mes autres relations interpersonnelles, si je ne m'en occupe pas ?

Chaleureusement,


Pauline Houle
Thérapeute &  Auteure
Site web - Courriel

Téléphone (Montréal) : 514-277-6097

 

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Par Dominique - Publié dans : Pauline Houle : santé, SPM et ménopause
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 06:26
153.jpg Le gérant d'une boutique clouait une pancarte au-dessus de sa porte ou l'on pouvait lire : "Chiots à vendre".

Les affiches ont la faculté d'attirer les enfants. Bientôt un petit garcon fut séduit par l'annonce, et demanda: «À quel prix vendez-vous ces chiots ?». Le propriétaire du magasin répondit:  «Autour de $30-$50».

Le petit garçon chercha dans sa poche et sorti de la monnaie... «J'ai $2.37, est-ce que je peux les regarder ?». Le propriétaire du magasin souri et siffla. Sa chienne, nommée Lady, courut hors du chenil, vers l'allée de son magasin, suivie par cinq petits chiots. Mais un des chiots restait loin derrière... Immédiatement, le petit garçon sélectionna le chiot boiteux qui reste en arrière. Il demanda: «De quoi souffre ce petit chien ?». L'homme expliqua qu'à sa naissance, le vétérinaire lui annonça que le chiot avait une malformation de la hanche qui le laisserait boiter pour le restant de sa vie.

Le petit garçon devint vraiment enthousiasmé et dit:   «C'est le chiot que je veux acheter !».

L'homme répondit «Non, vous ne voulez pas acheter ce petit chien, si vous le voulez vraiment, je vous le donne !!!».   Le petit garçon devint bouleversé. Il regarda l'homme droit dans les yeux et dit: «Je ne veux pas que vous me le donniez». Il vaut tout autant que les autres chiens, et je vous paierai le prix plein. En fait je vous donnerai $2.37 maintenant et 50 cents chaque mois jusqu'à ce que j'aie fini de le payer.

L'homme a contrecarré,  «Vous ne voulez pas acheter ce chiot? Vraiment !!. Il ne sera jamais capable de courir, de sauter et de jouer. Aimez d'autres chiots». Alors, le petit garçon s'est penché vers le bas, il a enroulé la manche de son pantalon et a montré une jambe malade, tordue estropiée, supportée par une grande tige de métal.

Il a regardé l'homme et a dit : »Bien, je ne cours pas très bien et le petit chiot aura besoin de quelqu'un qui comprenne». L'homme mordait sa lèvre inférieure maintenant. Des larmes lui piquaient ses yeux...  Il a souri et a dit «Fils, j'espère et prie que chacun de ces chiots aura un propriétaire tel que toi».

DANS LA VIE, PEU IMPORTE QUI VOUS ÊTES, SI QUELQU'UN VOUS APPRECIE POUR CE QUE VOUS ÊTES, VOUS ACCEPTE, ET VOUS AIME INCONDITIONNELLEMENT. UN VRAI AMI EST CELUI QUI SE RAPPROCHE QUAND LE RESTE DU MONDE S'ELOIGNE...


Tiré du livre «Histoires d'amour et de courage»
par Jack Canfield et Mark Victor Hansen


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Par Dominique - Publié dans : Belles histoires
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Mardi 6 juillet 2010 2 06 /07 /Juil /2010 07:17

J'ai le plaisir de vous présenter une nouvelle collaboratrice au blog, Brigitte Denis, qui nous parlera de bébés, d'enfance, de grossesse.


Ne pas l’oublier…

Les nourrissons qui ont pris la parole dans mon bureau grâce à la PAB (La Parole Au Bébé, approche que j’ai mise au point en m’inspirant entre autres de la Kinésiologie Appliquée) et qui nous ont parlé de leur naissance nous confient bien souvent regretter ne pas avoir reçu assez de support durant cette traversée exigeante.

newborn_softness2_resize.jpg Et les fœtus, sur le point d’affronter leur entrée dans le monde nous parlent de leur besoin d’accompagnement conscient lorsqu’ils naîtront. Ils demandent ni plus ni moins à leurs deux parents d’être avec eux, de les rassurer, de leur parler, de maintenir le lien, de leur tenir la main par le cœur… et de ne pas les oublier pendant leur «traversée». En effet, alors que la mère sent que les contractions malmènent son corps, il lui est si facile d’oublier qu’une autre personne se fait aussi balloter par cette bourrasque.

Oh, bien sûr, la naissance est un événement normal de la vie, et le corps du bébé-naissant est constitué de façon à pouvoir très bien supporter tout le travail de l’enfantement. Mais ne pourrait-on pas dire la même chose de la mère qui accouche? Son corps, à elle aussi, est parfaitement conçu pour donne1r naissance et pourtant on se rend bien compte que l’accouchement se passe mieux lorsqu’elle ne se sent pas seule. Des études démontrent maintenant, chiffres à l’appui, qu’elle souffre moins et qu’elle nécessite moins d’interventions médicales lorsqu’elle est accompagnée et bien supportée.

L’enfant, comme sa mère, a besoin lui aussi de soutien, pas seulement d’avoir de bons soins physiques. Il a besoin de support pour le cœur, l’esprit et l’âme. Et cela fait une grosse différence. Ce soutien, avant et pendant sa mise au monde, peut même influencer positivement l’issue de sa naissance. On le sait bien maintant combien les émotions et les pensées influent les réactions du corps physique. Durant le travail d’une mère qui accouche, on oublie qu’ci un fœtus est également en travail. On oublie ses pensées et ses émotions… parce qu’on croit qu’il n’en a pas. Mais c’est faux, les bébés me l’ont dit.

Alimenter la solitude…

À la lumière de ce qu’expriment les bébés dans mon bureau au moyen de la PAB, je ne peux que constater que durant la naissance, la solitude est souvent trop présente. Mais que signifie « se sentir seul » pour un enfant au jour de sa naissance? Cette réponse est sensiblement différente pour chaque enfant prénatal mais, en gros, cela signifie que, pour les autres, il n’a pas de réelle existence, qu’on croit qu’il ne ressent rien et qu’il n’a pas de vie intérieure. Cela veut dire qu’il souffre lorsque l’on ne voit en lui qu’un petit bébé et une semi-personne sans conscience, une chose à extirper du corps de sa mère. Voyez-vous, jamais sa capacité de perception ne sera plus sensible qu’à l’heure de sa naissance!

Alimenter la solitude de l’enfant naissant, c’est vivre des émotions intenses tout près de lui sans prendre le temps de prendre le pouls des siennes. C‘est oublier que les contractions (et tout ce qu’elles entraînent comme pensées et comme émotions tant chez la mère que le bébé in utero) continuent quand même pour l’enfant même si la mère ayant subi une anesthésie (péridurale ou autre) ne les sent plus. C’est se sentir soulagé des cris du nouveau-né alors que lui est en train de pleurer de tristesse, de peur ou de colère.

La naissance peut être ce pont vers un magnifique projet si les parents réussissent à faire ressentir à leur enfant: « Nous sommes là pour toi maintenant » au lieu d’une vague promesse: « Nous serons là lorsque tu seras enfin dans nos bras. On t’attend. On s’occupera de toi lorsque tu seras né ».

Pas encore retourné…

Il y a plusieurs années, Alissa, est venue me consulter : enceinte, elle en était presqu’à la fin de sa grossesse, et son bébé ne s’était pas encore retourné. Malgré les nombreux essais qu’elle avait tentés (tant ceux de son médecin, que celui de son acupuncteure, son homéopathe et son ostéopathe), l’enfant se présentait toujours par le siège et Alissa redoutait une césarienne.

Dans ces cas-là, Anne Givaudan et Daniel Meurois rapportent que « l’âme bégaie sa naissance »1 par crainte ou anxiété. En donnant la parole à la Sagesse de son enfant in utero, c’est justement ce que nous avons constaté. Du fait de nous être mis à son écoute, nous avons alors compris non seulement pourquoi il ne se présentait pas bien, mais aussi évité une césarienne. Ces parents-en-devenir ont également pris conscience qu’un enfant sur le point de se présenter au monde a une vie intérieure très très riche. Cette consultation avec Alissa fut l’une des plus bouleversantes que j’aie connues jusqu’à maintenant parce qu’elle m’a fait réaliser toute l’ampleur de la solitude de l’enfant naissant.

 Son gynécologue avait dit à Alissa qu’à ce stade avancé de sa grossesse, il était trop tard pour penser que le fœtus puisse être capable de se retourner. J’ai commencé par rassurer la jeune mère : lorsqu’ils obtiennent l’aide dont ils ont besoin, j’ai vu à plus d’une reprise des bébés se retourner aisément dans le ventre de leur mère, même très tard dans leur gestation et même durant leur naissance alors que le travail a déjà commencé! Alors, nous avons donné la parole à ce bébé. Il nous a parlé de sa solitude et surtout de sa peur d’être abandonné au moment de devoir affronter le prochain seuil de sa vie.

Un premier défi…

Pour mieux comprendre la solitude de l’enfant naissant, imaginez la scène suivante : celle d’un accouchement normal. Le travail est commencé depuis plusieurs heures déjà. Tout autour du bébé-naissant, la tempête fait rage. Ça n’en prendrait vraiment pas beaucoup pour que cette tempête se manifeste également en lui. Il est bousculé, pressé, massé plus intensément que jamais il ne l'a encore été par son nid utérin. Il peut passer à travers cette nouvelle transition. Il peut s’abandonner aux sensations nouvelles. Il peut le faire… mais ce serait tellement plus facile s’il se sentait accompagné et surtout moins laissé à lui-même.

À ce moment, un défi se présente pour ses parents: vont-ils apporter leur soutien à leur enfant? Sauront-ils lui tendre la main et rester avec lui tout au long de sa naissance jusqu’à ce qu’il soit vraiment atterri dans leurs bras? Penseront-ils à lui dire qu’ils l’aiment, qu’ils sont là et vont le rester? Sa mère va-t-elle lui murmurer que, de l’autre côté de ce tunnel, elle y sera encore et que la Vie va continuer? Oui! Tout le monde voudrait répondre : « Oui, moi je veux le faire! » Mais comment y arriver? Comment, concrètement, apporter ce support à l‘enfant naissant et à l’enfant qui se prépare à voir le jour?

Dialoguer grâce à la PAB…

Concernant le bébé d’Alissa, nous avons invité la grande Sagesse présente au cœur de son bébé (comme en nous tous d’ailleurs) à nous parler de son sentiment de solitude. Au moyen de la PAB, son âme nous a fait comprendre que cet être avait connu bien des situations, dans ses passés, marquées de solitude, d’abandon et de désespoir. Il nous a confié être venu, cette fois-ci, faire un apprentissage très précis dès le début de sa nouvelle vie. Il s’agissait de prendre conscience d’une grande leçon : cet être devait apprendre à s’accompagner lui-même, c’est-à-dire être présent pour lui-même. En effet, jusqu’à maintenant, il avait développé un vieux pli : si on ne prenait pas soin de lui, lui-même se laissait tomber. Il ne prenait pas soin de ses propres besoins. Il s’abandonnait. Il se sentait complètement dépendant des autres pour son propre bonheur. Il s’attendait à ce que les choses se fassent de l’extérieur, par les autres, sans sa participation, se sentant complètement impuissant. Du fait de cet état d’esprit, il était en train de programmer, inconsciemment bien sûr, une césarienne, opération qui consiste à aller chercher l’enfant qui, pour une raison ou pour une autre, est impuissant à se mettre au monde par lui-même. Maintenant, il devait passer d’un état intérieur passif et de dépendance à une attitude proactive.

Prendre de l’altitude…

Déjà, cette mise en mots lui a donné un regard différent sur ses forces intérieures et sur son pouvoir personnel qu’il croyait inexistants. L’espoir est apparu. Et la confiance lui est revenue. Il s’est rappelé qu’il n’était pas si démuni qu’il le croyait. Prendre de l’altitude au-dessus de sa situation lui a fait jeter un regard neuf sur ce qu’il était venu apprendre à faire pour lui-même.

Oui, même avant de naître, un tout petit bébé peut faire de grands pas parce qu’il est aussi un être, une personne. La croissance peut se faire au niveau de l’âme, du cœur et/ou des pensées (ou des « formes-pensées » selon l’expression d’Anne Givaudan2), et les effets touchent aussi le corps physique… comme a pu le constater Alissa. 

 En effet, la nuit suivante, Alissa n’a presque pas dormi : son gros bébé de plus de trois kilos et demie a dansé la java pendant plusieurs heures! Et pourtant c’était une bonne nouvelle parce qu’à la visite suivante, le lendemain matin, son médecin lui a confirmé que son bébé était installé tête première, parfaitement positionné pour naître facilement... Ce qui s’est passé trois jours plus tard le plus harmonieusement du onde! Il s’était finalement pris en mains, je crois bien.

 

Brigitte Denis
Consultante en périnatalité, conférencière, animatrice et auteure
 
  

 

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1 Les neuf marches - Histoire de naître et de renaître- Anne Givaudan et Daniel Meurois, Éditions Amrita, 1991.
2 Formes-Pensées - Découvrir et comprendre leurs influences sur notre santé et sur notre vie- Anne Givaudan avec la collaboration du Dr. Antoine Achram, Éditions SOIS, 2007.

Par Dominique - Publié dans : Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse
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