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sur ce blog rempli d'articles sur l'amitié, l'amour, la santé, le bien-être, la psychologie, la spiritualité, l'ésotérisme et tout ce qui touche à... la Vie, tout simplement !  
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Je vous souhaite des heures de plaisir et de belles découvertes !
Dominique Jeanneret
Thérapeute et organisatrice d'évènements, Québec
www.dominiquejeanneret.com
 

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Vendredi 10 septembre 2010 5 10 /09 /Sep /2010 06:23

Cette semaine vous propose une réflexion sur ce qu'est la soixantaine...
Une femme inscrite à mon bulletin m'en a fait la suggestion et je l'en remercie.

Le mois de septembre vient de sonner à notre porte avec tout ce que ce changement de saison implique. Je prends l'occasion de ce retour d'automne afin de faire une analogie avec ce que cela peut donc signifier que d'approcher, de traverser ou d'être dans la soixantaine, que l'on pourrait qualifier d'automne de la vie.

Le bureau de recensement des États Unis nous parle que depuis 2006, il y a environ 330 baby boomers chaque heure qui passent le cap des 60 ans! Alors, si personne ne meurt, à la fin décembre 2009, nous aurons environ 11,563,200 personnes qui ont ou auront eu 60 ans. Et je ne parle pas d'immigrants qui ferait monter ce chiffre de beaucoup plus.

Si je pouvais en questionner qu'un seul pourcent (1%), je pourrais vous donner un échantillon intéressant de ce qu'ils pensent de ce qu'est cette traverse à la soixantaine. Mais comme ce n’est pas le cas… allons-y gaiement!

Je me suis mise à réfléchir, comme me le proposait Mlle M., au fait que lorsqu'on parle de la soixantaine, on l'associe à la retraite, à voyager plus, etc. Mais qu'en est-il de la soixantaine dans son ensemble? Qu'est-ce que les femmes vivent? Et j'ajoute, comment le vive-t-elle?

Pour les hommes, je suis convaincue qu'ils vivent des similarités et ont aussi leurs différences uniques. Nos réactions aux diverses phases de notre vie sont grandement programmées par nos ancêtres et toutes les influences que nous laissons nous porter consciemment et inconsciemment. La manière dont vos parents ont vécu leur avancement en âge et votre choix de les copier ou non fera toute la différence.

De mon côté, je rencontre une quantité intéressante de gens de par ma profession : plus de femmes que d'hommes.

Elles font face à ce que les enfants vont quitter ou ont récemment commencé leur vie adulte. Plusieurs d'entre elles font face à la triste réalisation d'une séparation de leur couple de longue durée, de moments qui deviennent très difficiles dans leur carrière qui s'achève...

Parfois, elles réalisent que la séparation est la seule solution; chez d'autres, les époux s'endurent et elles ne se sentent pas comblées dans leur vie amoureuse. Elles savent aussi qu'ils ne se sépareront pas pour toutes sortes de raisons que je n'entérine pas, et c'est bien certain surtout pas à moi d'en juger.

Elles deviennent alors engagées dans un bénévolat peut-être gratifiant, elles deviennent grand-mères impliquées et en adore chaque instant... et elles deviennent aussi malades. D'autres voient enfin une nouvelle liberté se pointer à l'horizon.

En général, je vois plus de peur chez les gens qui arrivent à la soixantaine, soit parce qu'ils réalisent que le temps s'écourte et qu'ils n'ont pas accompli leur rêve ou qu'ils ne sont tout simplement pas heureux fondamentalement, parce qu'ils ont pu remiser certaines blessures du passé sur une tablette bien haut placée et que la carrière, ou le rôle de mère, ou je ne sais quoi d'autre, a pris toute la place. Ils ont aussi pris pour acquis que soixante ans signifiait s'approcher de la mort.

j0401832.jpgLa société depuis des décennies nous a assommées dans son marketing quant à ce que devrait être le bonheur. Ceux et celles qui ont cru en ces balivernes ne se retrouvent pas bien en point dans cette portion de leur vie du troisième âge. Pour les femmes, elles se sont dépensées en énergies gaspillées à plaire à la galerie et à bien faire vivre nos créateurs de renom et l'industrie du vêtement, et j'en passe....

Je m'évertue souvent à dire que l'équilibre a toujours meilleur goût et promulgue une meilleure santé en tous points.

Je sais aussi, pour avoir fait de nombeux sondages auprès des femmes qui avancent en âge, que celles qui ont eu une approche plus holistique dans l'ensemble de leur vie, ont à la fois eu une ménopause beaucoup plus facile et une vie plus équilibrée. Celles qui ont opté pour des approches naturelles, ont en majorité, traversé cette phase de féminité changeante plus facilement tout en comprenant la symbolique de cette étape et des beautés qu'elle recèle. Dans mon bureau, j'entends plus souvent les femmes avoir peur de la venue de leur ménopause. Je leur dis de cesser leurs peurs, qu'elles ne font qu'empirer toute l'affaire. La quarantaine et la cinquantaine, c'est le meilleur temps de régler tout ce qui traîne afin que cette ménopause se passe en douceur et de se préparer à la dernière aventure.

De toutes les biographies de personnages que j'ai admirés au long de ma vie, une tendance constante se détectait: ils avançaient en âge mais ne vieillissait pas dans leur coeur et leurs attitudes face à tout ce que la vie leur présentait. Un sens d'humour et une approche quelque peu impersonnelle s'y dessine. Ils s'étaient appliqués à faire le mieux de leur vie, peu importe la situation donnée, tout en croyant qu'une foi inébranlable en la vie ainsi que de croire qu'il y a une intelligence bien camouflée derrière tout le scénario de notre vie, demeuraient encore la meilleure approche.

Dans ma jeunesse, J'entendais une femme de 40 ans mon aînée répéter à qui voulait l'entendre, que dès soixante ans atteint, plus rien de drôle de vivre, si elle pouvait donc mourir! Comme je le disais, le bonheur est un choix... la misère aussi.

Marcel que j'ai questionné m'a partagé ce merveilleux moment que pendant les 30 jours qui ont précédé son anniversaire de 60 ans et 30 jours qui ont suivi cette date, il s'est gâté et s'est fait des cadeaux tous les jours, à la fois spirituels, voyages et visite d'amies autour du globe et de douceurs de toutes sortes. De ses dires: 'La vieillesse, c'est lorsqu'on se met à attendre la mort.'
Seront écrites ces paroles sur sa pierre tombale: 'Il est mort alors qu'il vivait'.

Merci de ce témoignage Marcel, toi qui crois qu'on vit sa soixantaine comme on a vécu le reste de sa vie. J'entérine tout à fait.

Un autre modèle d'avancement en âge que j'ai l'honneur et le bonheur d'avoir dans ma vie, est Janine. Agée de plus de 80 ans, mère de 5 enfants, encore mariée à son premier amour, radieuse et heureuse d'être en vie. Elle vous dirait qu'il est important de vivre chaque âge qui recèle ses beautés et ses leçons.

Je me souviens dès ma jeunesse que je m'étais dit que je vieillirais bien et lorsque j'approchai la cinquantaine, j'ai commencé à changer le mot 'vieillir' pour 'âgir'.

Ai-je besoin de vous encourager de précieusement 'faire le chien de garde' de votre attitude envers l'âgir que vous vivez. Vous est-il nécessaire de tomber dans la négativité, de massacrer une dernière épisode de vie qui vous offre, comme à vingt ans, un éventail de choix... possiblement pas les mêmes, mais quant même un éventail impressionnant si vous vous mettez à y réfléchir et à y voir sa beauté. C'est le temps de commencer à récolter les beautés de toute notre vie... et d'en jouir à chaque instant.

Je m'entends à l'occasion dire: 'Ouan, les cheveux gris ont du poids!' Bien entendu, il faut savoir qui se trouve sous la perruque... Pour tant de gens, les cheveux gris sont à cacher; pour d'autres, tout le contraire. Ce n'est qu'une question de croyance intime à soi-même. Mais je vous invite à visiter ce que vous vous cachez en n'acceptant pas vos cheveux gris.
Je pense en bout de ligne, que l'on traverse n'importe quel âge, notre attitude fera toute la différence.
Que ferez-vous avec votre sourire? Que ferez-vous des embûches que vous rencontrerez? Que ferez-vous des novelles leçons que la vie vous présentera sous toutes ses formes? Que ferez-vous de vos rides? Commencez à les aimer, qui sait, elles s'en retourneront peut-être!

Bref, aimez-vous dont 'tellement fort' et 'dans le tapis' que vous n'aurez d'autres choix que de vous accueillir à chaque moment de vie. Comme dit Jean-Philippe Brébion: La vie est en avant. La mort, en arrière. Lorsque vous cessez d'avoir des projets, vous commencez un peu à mourir. Comment allez-vous développer une beauté intérieure jamais connue dans votre passé?

Je ne sais plus quel auteur philosophe disait: La victime se nourrit de ses drames! L'homme évolué se nourrit de ses défis!

Quel chemin allez-vous emprunter? Je vous invite à développer une beauté intérieure qui sera plus sublime que n'importe quelle beauté superficielle. J'attends vos réflexions et vos questionnements.
Bonne soixantaine, que vous y approchiez ou que vous y soyez, c'est la meilleure manière de préparer votre soixante-dixième.

 


Pauline Houle
Thérapeute -  Auteure
Site web - Courriel

 

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Par Dominique - Publié dans : Pauline Houle : santé, SPM et ménopause
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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 06:24
C'est aujourd'hui jour de la nouvelle lune.
C'est donc dans les 24 heures à venir qu'il est temps
de faire notre chèque d'abondance !!!


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Pour savoir comment faire, suivre ce lien.

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 06:20

cenne.jpg Il y a des années que je pratique un certain exercice de gratitude. En effet, chaque fois que je vois un cent (un sou noir) sur le pavé, je me plie, je le ramasse et je remercie pour cette petite abondance sur ma route. Je me dis que si je n'ai pas le coeur  de ramasser la petite, je ne mériterai pas davantage  la grande ! Il y a un début à tout, non?
 
Mais voilà que cet été, je me retrouve à St. John's, Terre-Neuve où j'y ai vécu un séjour de quarante jours. J'ai donc eu le loisir d'y observer les manières de ces gens.  Une habitude assez remarquable y a été développée, en tout cas  plus évidente que chez moi au Québec. À la sortie des commerces, que ce soit un restaurant, une épicerie, à la station d'essence, il n'est pas rare de trouver de ces cents éparpillés sur le trottoir, en famille de cinq, six, sept et même huit à la fois!
 
Aussi, parlant intérieurement à mon guide avec qui j'entretiens une relation étroite et quotidienne, je fis un pacte avec lui. Bon!  Voilà des années que je ramassais ces cents. N'était-il pas temps que je donne la chance à d'autres cueilleurs de le faire et ainsi de créer leur abondance personnelle ?
 
Je résolus donc à l'avenir de ne ramasser que les pièces de vingt-cinq cents. Par miracle, je traversai à cet instant la cour d'une station d'essence: un vingt-cinq cents tout rond se trouvait là, juste devant moi attendant que je le cueille. Quelle coïncidence! Mais voilà maintenant que je traversai la rue : une belle pièce de  vingt-cinq cents toute rutilante se trouvait au beau  milieu de la rue! 
 
La leçon que j'en ai tirée est celle-ci: la vie nous accorde ce que nous demandons mais nous devons d'abord élargir notre capacité de recevoir! Le vrai travail, c'est nous qui devons l'accomplir. La vie fait le reste ! Qu'elle daigne donc vous enseigner une de ses précieuses leçons en ce beau mercredi pour vous enrichir !

 

Paule Boucher

Enseignante, conférencière et auteure
Québec

 

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Par Dominique - Publié dans : Paule Boucher : rêves et signes de jour
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Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /Sep /2010 05:49

Ne te laisse pas tromper par ce que je laisse paraître, par les masques que je porte. Je laisse paraître plusieurs visages et très peu expriment ce que je suis. J’ai développé l’art de ne pas me laisser connaître mais, de grâce, ne te laisse pas tromper par ce que je laisse paraître. Je donne souvent l’impression d’être sécure, que tout va bien, que je n’ai besoin de personne. Mais ce n’est pas toujours le cas.

Au fond, je suis souvent confus, j’ai peur et je me sens seul. Mais je sais très bien cacher ces sentiments. Je panique à l’idée que mes faiblesses et mes peurs pourraient paraître. C’est pour cela que je prends le masque de la nonchalance ou de la confiance en moi. Me sentant accepté lorsque je porte ces masques m’encourage à les garder parce que j’ai besoin de me sentir aimé.

Mais je ne pourrais avouer ça à personne. Il y a trop de risques que je sois rejeté si on voyait mes faiblesses et mes peurs. J’ai peur de perdre ton respect ou que tu te moques de moi. Et ça je ne pourrais le supporter. Au fond de moi, j’ai souvent l’impression d’avoir peu de valeur personnelle et je ne voudrais pas que tu le saches, puisque alors je perdrais ton amitié, ton amour.

Ainsi je joue un jeu qui ne me permet pas de vraiment me sentir aimé comme je suis. J’ai l’impression que c’est mon masque qu’on aime et j’ai peur de l’enlever pour découvrir que ce que je suis en réalité n’intéresse personne. Alors quand je joue mon jeu, essaie de ne pas te laisser tromper par moi. Essaie plutôt de bien m’écouter et d’entendre ce que je ne dis pas, ce que j’aimerais dire, mais que j’ai trop peur de dire à cause des conséquences que je crains.

Je n’aime pas ce jeu que je joue avec toi et avec les autres. J’aimerais bien mieux être spontané, et d’être moi-même. Mais tu dois m’aider pour que je me laisse aller à être ainsi. Chaque fois que tu essaies de me comprendre et de me témoigner ton respect, je sens que tout mon être reprend vie.

Je veux te dire combien j’ai besoin de toi pour que je puisse laisser sortir ce que je suis au fond de moi. Toi seul peut m’enlever mon masque, toi seul peut me libérer de la prison que je me suis construite moi-même. Alors ne m’ignore pas, même si ce n’est pas facile pour toi à cause de mon arrogance ou de mon indifférence apparente. Je sens depuis longtemps que j’ai peu de confiance en moi et mes résistances sont fortes. Quand tu t’approches de moi, je suis souvent porté à te repousser même si, au fond, j’ai un besoin pressant que tu me rejoignes intérieurement.

Mais s’il est vrai que l’amour est plus fort que tout, alors j’ai espoir que tu vas réussir à faire tomber mes résistances. Il te faudra être à la fois ferme et doux, puisque je suis une personne très sensible et très craintive. Tu peux te demander qui je suis. Pourtant tu me connais bien puisque je suis tous ceux et celles que tu rencontres.

 

Auteur inconnu

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Par Alice - Publié dans : Belles histoires
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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /Sep /2010 05:51

Extrait du livre : Vivre le bien mourir 

 

Ayant été moi-même accompagnante pendant plusieurs années dans une unité de soins palliatifs, je désirerais faire part d’un certain vécu et ressenti, ceci principalement pour aider les proches si dépourvus devant cette phase finale et qui désirent aider au mieux ce passage parfois si difficile.

«Accompagner un mourant», c’est cheminer à ses côtés jusqu’à la fin, avec générosité, tendresse, compassion et respect.

Marie de Hennezel considère que cela reste avant tout une fonction maternelle : «La femme aide à naître et à dé-naître».

L’accompagnement doit toujours être adapté à chaque malade car chaque être vit ce chemin de manière individuelle et unique. Aucune mort n’est identique à une autre. Néanmoins on peut se référer à quelques règles essentielles.

Être soi-même dans la paix en abordant le malade : celui-ci à une sensibilité exacerbée et ressent tout de suite l’état d’esprit et l’émotion qui sont en vous.

Savoir respecter le temps du malade : celui-ci peut rejeter un visiteur et   demander sa présence quelques instants après.

Avoir conscience de l’importance de son propre regard :
«Être vivant, c’est être vu dans la lumière d’un regard aimant» Christian Bodin
«C’est le regard de l’autre qui me constitue» Jacques Lacan

Avoir un sourire, un regard de tendresse, mais surtout pas de pitié : «Un sourire, c’est du courage pour l’âme abattue, du repos pour l’être fatigué, c’est un véritable antidote pour toutes les peines» Extrait d’un poème chinois.

S’asseoir : le malade allongé se ressent d’autant plus dévalorisé et aliéné devant une personne debout et en bonne santé.

429125_82897980_resize.jpg Savoir écouter : «Écouter, c’est mettre en œuvre un certain nombre de techniques et d’attitudes. C’est permettre à l’écouté de trouver en lui les réponses à ses questions ou préoccupations personnelles. C’est lui manifester, par des réponses et attitudes de compréhension, une manière d’être qui va lui donner assez confiance pour trouver en lui les ressources pour gérer ses difficultés et son développement.

Cette écoute nécessite une formation et s’améliore continuellement dans la pratique. C’est en fait ce que nous devrions vivre quotidiennement dans toutes relations d’accompagnement en tant que parents, enseignants, formateurs, couples, éducateurs, thérapeutes… » L’écoute, de Jean Artaud .

Savoir écouter, c’est accepter l’autre inconditionnellement, tel qu’il est, être totalement disponible, sans juger, dans l’empathie ; c’est accepter de recevoir ses besoins, ses peurs ; c’est percevoir les non-dits. C’est au malade lui-même de prendre conscience ; l’écouter lui sert de catalyseur. C’est à lui de mener le débat.

Savoir écouter, aussi, en connaissant les diverses phases décrites par Elisabeth Kübler-Ross et en sachant qu’elles ne se succèdent pas toujours mais interfèrent.

Il est étonnant d’avoir un entretien avec une personne dont vous constatez qu’elle est arrivée au stade de l’acceptation, fait ses adieux, semble claire avec une mort très proche, puis quelques heures après vous dit qu’elle est enchantée d’assister au baptême de sa petite fille et qu’elle mettra sa robe bleue…Il est important de savoir accepter ces distorsions, de ne pas redonner au malade le sens de la réalité et de le laisser sur son cheminement.

Effectivement ce cheminement est toujours à respecter. Je me souviens, en tant qu’accompagnante, d’une femme qui n’acceptait aucune visite, agressive, même avec les soignants, prostrée dans une grande souffrance. C’était un vrai problème pour l’équipe qui se décourageait devant une porte à laquelle on redoutait de frapper. Je l’ai vu un jour aller se cacher dans le noir pour fumer ; je décidai alors de tenter une approche. Je l’ai abordée avec un grand sourire, allumé la lumière, invitée à s’asseoir en essayant de n’émettre aucun jugement mais plutôt une grande tendresse et compassion. Le contact était laborieux car elle avait une trachéotomie et était très difficile à comprendre. Elle accepta que je la reconduise dans sa chambre. À partir ce  jour, la porte me fut ouverte, puis progressivement à tous les membres de l’équipe ; elle perdit toute agressivité. Elle nous communiqua par l’intermédiaire de son carnet toute sa confiance et son amitié, quelquefois de merveilleux poèmes. Elle mourut dans l’acceptation et la paix. Le respect, la patience et la persévérance nous ont permis d’avoir des échanges inoubliables.

Savoir faire prendre conscience d’un mort prochaine sans l’affirmer.

Savoir écouter l’espoir, le partager sans l’authentifier.

Savoir soutenir le silence donne souvent des résultats spectaculaires dans cette prise de conscience : c’est dans ces occasions que j’ai eu le plus de reconnaissance : le malade  exprime  son authentique ressenti sans penser être jugé, contredit, il est accueilli  sans être interrompu, tel qu’il est. Il est en parfaite communion avec lui-même.

Écouter avec par une présence authentique et silencieuse, en respirant au rythme du malade, en lui prenant la main pour partager avec compassion.

Le toucher, donné avec toute sa présence intérieure, est la dernière communion avec la vie et ceux que le mourant quitte.

Les familles doivent souvent faire face à des non-dits, des rancoeurs, des problèmes à régler, mais le respect du cheminement du malade, l’écoute et l’authenticité peuvent faire des miracles.

Les mourants doivent enfin arriver au «lâcher-prise».

Lorsqu’un malade met longtemps à mourir, il est intéressant d’en chercher la raison :

Il peut ne vouloir mourir que lorsque personne n’est auprès de lui, ce qui est frustrant pour ceux qui ont veillé attentivement à côté de lui et même culpabilisant. Il m’est arrivé de rester plusieurs heures auprès d’un mourant, d’aller chercher un café, et de constater qu’il avait choisi ce moment pour partir, me laissant désemparée et perplexe.

Au contraire une autre personne attendra la venue d’un proche qui n’a pas pu ou voulu venir. Une grand-mère, très agitée, attendait désespérément sa petite fille, lorsqu’il lui a été dit qu’elle ne viendrait pas, ne voulant pas voir sa grand-mère dans cet état, cette femme est décédée dans les heures qui ont suivi.

Certains veulent revoir leur domicile, attendent une fête ou un anniversaire, demandent à planter un arbre ou encore entendre des aveux ou un pardon.

La cause de ce “non lâcher prise” est souvent difficile à détecter, mais en trouver la réponse peut être un grand soulagement pour une fin de vie sereine.

Il faut réaliser que même dans le coma, les malades ont une sensibilité exceptionnelle, ils savent quelles personnes sont autour d’eux, ils les entendent.

Ils reconnaissent très bien ceux qui leur tiennent la main ou leurs caresses.

Une agonie est unique, elle est propre à chacun. Il n’y a pas de règles, de mode d’emploi pour un accompagnement idéal. Chaque accompagnement est une aventure, une expérience enrichissante, mais toujours à remettre en question.

L’authenticité de l’ouverture à l’autre, le non-jugement, l’écoute, le toucher, l’amour et aussi l’humour sont les bornes du chemin à suivre pour assister un malade en fin de vie, sans oublier que la mort est un temps fort de la vie.

Bénédicte Civet-Lobstein
www.auradamour.com

 

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Par Dominique - Publié dans : Spiritualité & ésotérisme
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