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sur ce blog rempli d'articles sur l'amitié, l'amour, la santé, le bien-être, la psychologie, la spiritualité, l'ésotérisme et tout ce qui touche à... la Vie, tout simplement !  
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Ce blog est complémentaire à mon autre blog, Réussir sa vie dans lequel vous trouverez quotidiennement des pensées inspirantes en textes, images et vidéos.
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Si vous désirez m'écrire et/ou partager un texte avec mes lecteurs, envoyez-le moi via le lien «Contact» tout en bas des pages. Les commentaires sont fermés car je n'ai malheureusement pas le temps d'y répondre.
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Je vous souhaite des heures de plaisir et de belles découvertes !
Dominique Jeanneret
Thérapeute et organisatrice d'évènements, Québec
www.dominiquejeanneret.com
 

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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 05:48

Des vues magnifiques de notre Mère la Terre
sur une musique qui fait du bien au coeur.

A regarder, écouter et savourer tout en douceur...

Pour se souvenir combien elle est belle,
nous apporte tout ce dont nous avons besoin pour vivre
et combien nous devons en prendre soin.

 

 

 

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Par Dominique - Publié dans : Vidéos, musique
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 06:41

 

Selon C.G. Jung, il y a au fond de notre être un processus de guérison qu’il nomme le Soi. Bien avant nos carences affectives et nos souffrances, le Soi est déjà présent en nous. Bien avant la maladie, la guérison est déjà en nous ! Quelle bonne nouvelle !
 
Ce processus, en évolution permanente, accompagne le déroulement de notre vie. Il vise à réunifier en nous le Masculin et le Féminin, ou Animus et Anima, ou Yang et Yin, l’action et la réception, le mouvement et l’introspection. Que nous soyons homme ou femme.
 
695951_50526061_resize.jpgDans nos sociétés ou le masculin est roi, il est de bon goût d’annoncer : « je travaille dix heures par jours, j’ai traité au moins vingt dossiers… » Tout ceci prône l’action, en faire toujours plus. Et plus encore. Si vous dites : « Ah, moi, j’ai passé la journée à méditer, à lire, à regarder la nature, et entre-temps j’ai fait une sieste … » Cela peut susciter des ricanements autour de vous. Et pourtant, qui peut réfléchir à sa vie, se remettre en question, évaluer ses expériences du passé, tout en bossant comme un fou ? Il y a de fortes chances que cela soit celui qui travaille le plus qui sera admiré. Pas celui qui ouvre un pan de sa journée à l’introspection. Notez bien que la société actuelle ne nous laisse que peu de temps pour ce type de réflexion, j’en conviens, hélas. A nous de trouver, dans nos emplois du temps surchargés, ce temps du Féminin de l’être, sauveteur de la vie actuelle, pour se pencher sur nous-mêmes.
 
Pour unifier Anima et Animus, il s’agit avant tout d’intégrer le féminin en nous, que nous soyons homme ou femme d’ailleurs. Puisque le masculin est en « excédent ». Faire nôtre un temps pour l’introspection, l’écoute de l’autre, l’intuition, la créativité, la création, toutes ces valeurs ô combien fondamentales que la société tente de nous ravir en prônant le toujours plus, la compétition pour être meilleur, plus fort, plus performant etc… Le Soi est le subtil équilibre entre la réflexion et l’action. Il nous permet d’écouter notre féminin, notre intuition, notre accueil de l’autre, et d’entendre le masculin qui va mettre en mouvement toute cette créativité. Quand j’écoute mon intuition, après une marche en forêt, je pense au tableau que je vais créer, au roman que je vais écrire, je suis dans mon féminin. Quand je mets en place une action pour l’exposer ou le publier, je suis dans mon masculin. Le masculin au service du féminin, dans un respect total.
 
Ainsi réunis en un Tout harmonieux, le Soi va pouvoir œuvrer. Equilibrer, de l’intérieur, ces deux pôles à l’opposé l’un de l’autre, mais totalement  complémentaires.
 
Au cœur de la crise, c’est lui qui nous préserve et nous empêche de commettre l’irréparable. Ceux qui vont jusqu’au bout de leur détresse ignorent, hélas, la présence du Soi aux tréfonds de leur psyché. Cet « autre » en nous vient réparer, au cœur de nos cellules et de notre ADN toutes les blessures qui nous ont meurtris, mais aussi toutes les maladies plus ou moins graves de nos corps physiques* qui ne sont que la conséquence d’un déséquilibre profond et inconscient.
Nous pouvons le rencontrer donc dans les rêves, mais aussi avec un thérapeute qui nous le fera ressentir, et vibrer. La sensation d’être plus présent à sa vie, plus en conscience. Peut-être l’avez-vous ressenti déjà de manière fugace.
 
Le Soi apparaît souvent dans nos rêves pour nous donner une piste, souvent d’ailleurs sous la forme d’un mendiant, ou d’un être très humble, comme un vieil homme, etc…
 
Certains l’appellent le Divin en nous. Peu importe le nom qu’on lui donne. En tout cas, cette union du Masculin et du Féminin en nous, en rétablissant l’harmonie au cœur de notre être, déclenche et rétablit l’équilibre également de nos vies à l’extérieur de nous. L’union rétablit la conscience et la Présence à nos vies en nous faisant rencontrer les bonnes personnes et les bonnes situations.
 
Rencontrer cette dimension merveilleuse et profonde au fond de soi nous met en Joie. Cette Puissance de Vie est un cadeau divin.
 
En prendre conscience est une bénédiction.

Nathalie Andreu Renault
 
* Sans arrêter le traitement médical en cours mais, au contraire, en l’accompagnant de ce cheminement personnel.

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 05:47

Extraits d'une conférence de Gregg Braden, sous-titrés en français. La science moderne admet maintenant l'influence des émotions sur la structure même de la matière, comme étant un puissant moteur de création. Apprenez comment cela est-il possible et comment cela fonctionne avec Gregg Braden.

 

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 22:07

Que se passe-t-il actuellement sur terre et en nous ?! 

Ce que la chenille appelle la fin du monde, le Maître l'appelle le papillon.
Auteur inconnu

Butterfly_resize.jpg Depuis l’automne dernier, le rouleau compresseur émotionnel a passé à travers le cœur et l’âme de bien du monde, moi y compris.

Jours sans, jours avec.

Jours heureux. Jours malheureux au point où on se demande quel est notre rôle sur terre, pourquoi vivons-nous, à quoi ça sert, etc.. Jours où on a éventuellement juste envie de passer de «l’autre côté» pour être enfin en paix tellement ça brasse intérieurement.

Presque 100% des gens que je côtoie ou suis en contact avec vivent actuellement la tempête du siècle, beaucoup tombant dans la dépression, d’autres dans des souffrances physiques voire même la mal-a-dit et la mort. Pour d’autres, la colère et autres émotions fortes sont amplifiées au-delà de la «normale».

Les protubérances solaires, la lune noire, la pleine lune, les radiations cosmiques, l’hiver, le manque de lumière, le froid, la solitude, le célibat, la vie de couple, la séparation, le décès, la mal-a-dit, les enfants, la nourriture… toutes les excuses sont bonnes pour tomber en dépression (ou malade physiquement).

Dé-pression. La marmite a sauté. Le couvercle a pris le bord. Le trop-plein d’émotions refoulées a explosé.
Bonne nouvelle :  «C’est une dépression passagère», dirait Monsieur Météo. 

 

L’entonnoir

Qu’une personne pami d’autres vivent ça, ça peut se comprendre, mais presque tout le monde ?! «Il doit y avoir quelque chose qui se passe dans les astres !» de dire une amie l’autre jour. Effectivement.

En fait, l’impression que j’ai, pour avoir passé à travers cette houle compressive explosive, c’est que la vie nous pousse actuellement à travers un espèce d’entonnoir.

2012 est une année de nettoyage. Nous devons nettoyer et nous débarrasser de nos vieux schémas, guérir nos vieilles blessures, exprimer nos émotions et notre senti, déconnecter nos vieilles croyances inutiles.

En bref : revenir à notre Être profond.

De l’autre côté de l’entonnoir, l’amour, la paix, la joie, la santé et l’abondance.

Sauf que la vitesse à laquelle tout se passe nous dépasse éventuellement. C’est bien ainsi : on n’a ainsi plus le temps de penser et de laisser le mental/l’ego nous empêcher d’avancer. Le mental doit être déconnecté si on veut vivre avec son cœur et ses tripes.

Cette vitesse de fonctionnement nous oblige ainsi à nous rattacher à notre Soi profond, à nous y accrocher de toutes nos forces pour passer à travers cet entonnoir sinon on tombe dans un état en-deshors de soi, on déconnecte complètement voire même on meurt. Combien de personnes actuellement tombent subitement malades, voire même quittent ce monde en peu de temps ? Étonnament beaucoup. Je ne parle ici que de ce que je vois dans mon entourage mais écoutez les nouvelles : à travers le monde, un «nettoyage» est aussi en cours.

Subtilement, un «ménage» humain se fait «tout seul» à travers la planète, de plusieurs façons différentes évidemment…

Une certaine religion dirait que le grand ménage a commencé, celui où il ne restera bientôt que les «élus».

Les «élus», à mon sens, sont les personnes qui auront l’ouverture d’esprit et la conscience, à travers l’humilité et la compassion, de décider de vivre dans la paix et l’amour et de travailler à réaliser une vie qui sera aussi, notamment, remplie d’entraide et de solidarité.

Ça peut paraître «fleur bleue» ou «new age», dit ainsi, mais je pense sincèrement que c’est la nouvelle réalité vers laquelle la vie nous amène. 

 

Passer à travers l’entonnoir

Pour arriver à passer à travers la houle émotionnelle actuelle, on peut s’aider de différentes façons. Personnellement, j’ai notamment décidé de couper les sucres au maximum - qui crée des hauts et des bas émotionnels à cause de la glycémie qui monte et descend trop vite - et de prendre des suppléments alimentaires qui aident à la régularisation de mon humeur. J’ai alors retrouvé de l’énergie et de la force pour accueillir ces émotions difficiles sans tomber dans la marmite chaude de la déprime chaque fois.

Naturellement, faire de l’exercice et prendre du grand air quotidiennement aident aussi beaucoup à  rééquilibrer la production de sérotonine, cette hormone qui régularise notre humeur et nous garde de bonne humeur.

 

Accueillir la petite mort

J’ai dit plus haut «de la force pour accueillir ces émotions difficiles» plutôt que «de la force pour me battre contre ces émotions difficiles». C'est voulu : se battre contre une émotion - ou une mal-a-dit - revient à la nier, à être en colère contre, à vouloir même peut-être la tuer.

On se retrouve alors au même point que lorsqu’on est face à un deuil à faire suite au départ d’un amoureux ou d’une personne qui est décédée, par exemple. Nous sommes devant ce qu’on appelle une «petite mort psychologique» qui comprend cinq étapes : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation.

Si on est en dépression, on va «tourner dans la mélasse» à se battre pour tenter d’en sortir tant qu’on n’aura pas accepté son état. Si on est malade, le corps va éventuellement guérir mais, si l’âme est toujours blessée, la mal-a-dit va probablement revenir. Tant qu’on est dans les quatre premières étapes, on ne peut éventuellement pas guérir définitivement*.

Ceci dit, psychologiquement parlant, pour guérir, il faut s’aimer assez pour prendre la totale responsabilité de la situation et apprécier ce qu’on se fait vivre (qui va nous faire grandir et être plus fort ensuite), pour accueillir l’émotion difficile ou la mal-a-dit, pour y voir le message qu’elle a pour nous, pour prendre le chemin de la guérison, pour retrouver un espace intérieur agréable et paisible et/ou la santé. 

 

Le témoin

Chaque situation qu’on se fait vivre est là pour nous apprendre quelque chose à notre sujet, pour nous montrer le chemin de guérison intérieure autant qu’extérieur afin d’être plus solide face à la vie, plus confiant, plus aimant pour Soi.

A la vitesse à laquelle les choses vont depuis ces dernières années, soit de plus en plus vite, les émotions peuvent aussi passer rapidement. On n’est pas obligé de rester longtemps dans une situation souffrante.

Une des façons d’arriver à l’acceptation puis à la guérison, à voir qu’on n’est pas envahi par un monstre contre lequel on doit se battre mais qu’on est plutôt devant un message que l’âme veut nous transmettre, est d’accueillir l’émotion avec bienveillance… et amour.

«Oufff…!!!» me direz-vous avec un air à la fois interrogateur et découragé, peut-être même carrément sceptique voire réfractaire. «Comment peut-on aimer quelque chose qui nous fait tant souffrir ?!».

En devenant le témoin de l’émotion (ou de la mal-a-dit). En l’observant plutôt qu’on pateaugeant dedans à jouer à la victime. En prenant un recul intérieur, comme si on «sortait» l’émotion de notre cœur, de notre ventre, de la place où elle nous fait souffrir, et qu’on la place devant soi, là où on peut l’observer comme un témoin neutre et… sans émotion !

C'est alors qu’une situation peut se placer, quasiment magique : on écoute le message que l’émotion a à nous dire. On ressent le fait qu’on n’a plus besoin de vivre cette émotion. On laisse aller l’émotion dans l’univers. On lâche prise.

La paix retrouve alors la place de venir s’installer là où un espace d’amour immuable est toujours présent, quoi qu’il arrive : dans notre centre.

On peut utiliser le truc de prendre la souffrance dans ses mains, depuis son cœur, et de l’amener en-dehors de soi, devant soi, puis de l’envoyer dans l’univers avec compassion et non-jugement en demandant la guérison complète et définitive. Cela peut être une belle façon de la laisser aller et de faire place à la guérison.
En faisant ça, on laisse ainsi aller des émotions et on revient à Soi, là où on Est, dans l’Être profond, dans l’Amour de Soi.

Ceci dit, il est important de considérer qu’on a toujours le choix de se laisser vivre une émotion/mal-a-dit ou pas. Nous sommes les maîtres de nos émotions. Ce ne sont pas elles qui doivent nous dominer (même si on a parfois l’impression qu’on est impuissant. C’est là que le mental prend toute sa place quand on décide de s’en sortir).

Il est aussi crucial de ne laisser personne décider pour soi-même («soi-m’aime» ;-o)).

Bémol : en réussissant à prendre la position du témoin, de l’observateur, cela ne veut pas dire qu’on a guéri le fond du problème qui fait qu’on s’est fait revivre cette situation. Cela permet cependant de ne plus être l’émotion et, donc, de pouvoir reprendre son pouvoir afin d’être plus objectif face à la situation et à la cause de la blessure qui crée cette souffrance. Cela permet aussi de retrouver plus rapidement un espace de paix et de bonne humeur pour continuer à vivre sa vie de façon heureuse.

Pour finalement guérir la blessure, il reste à DÉCIDER de la guérir…

La chenille sort alors de son cocon et devient papillon.



Avec amour et compassion,

Dominique Jeanneret
Thérapeute, Québec

www.dominiquejeanneret.com
Réussir sa vie -  Pensées inspirantes quotidiennes
Chemin de vie -  Santé, psychologie & spiritualité

© Tous droits réservés sur tous mes articles. Vous pouvez les reproduire (en tout ou partie) à condition de ne rien y changer et de laisser ce dernier paragraphe avec le lien vers www.chemindevie.net. Merci de respecter ainsi le travail de l'auteure.

   
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* D’autres facteurs peuvent entrer en ligne de compte : énergétique, physique, psychologique et spirituel sont à considérer dans un tout.

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Par Dominique - Publié dans : Au jour le jour...
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 05:40

 

DOIT-ON ENSEIGNER À UN BÉBÉ
COMMENT FAIRE POUR DORMIR?


Doit-on enseigner à son bébé comment faire pour dormir: pour des adultes qui prennent à cœur leur rôle de parents, surtout ceux qui sont aux prises avec un bébé qui ne dort pas bien la nuit, ce questionnement est bien légitime. En effet, une question qui revient souvent après l’inévitable : « Pourquoi ne dort-il pas? » est : « Dois-je enseigner à mon enfant comment dormir ? »


Des parents en manque de sommeil…
Un énorme pourcentage des parents qui viennent me consulter avec leur bébé le font à cause du sommeil ou plutôt du... manque de sommeil. Leur chérubin a de la difficulté à dormir et ses parents découragés me disent avoir tout essayé : ils ont pratiqué le co-dodo et décrété leur lit « familial », ils ont donné une réponse immédiate à chaque pleur, ils ont rassuré, bercé, promené, nourri à la demande ou selon un horaire, ils ont essayé la suce, la doudou, les toutous, le mobile, la musique et le biberon de lait ou d’eau au lit, ils ont ajouté des aliments solides, sevré ou changé la formule lactée, ils ont appliqué la « technique du 5-10-15 », et ont même parfois essayé de laisser pleurer leur bébé. Et pourtant rien ne fonctionne, l’enfant continue à les réclamer -ou réclamer l’un de ses parents en particulier- en hurlant chaque nuit depuis de longs mois (qui s’étirent parfois sur des années!).

Bien sûr, les parents se renseignent, et en discutant avec d’autres, ils en arrivent à cette question : « Dois-je enseigner à mon enfant à dormir? » La réponse se doit d’être nuancée. Je commencerai par une question : « Et vous, aimez-vous dormir? Est-ce facile pour vous, maintenant que vous êtes un adulte, d’aimer dormir? Votre sommeil est-il paisible? Et est-ce que cela l’était lorsque vous étiez toute petite? » Prenez le temps de répondre franchement à cette question, elle vous permettra de vous mettre à la place de votre enfant, le premier pas vers l’empathie qui résout bien des difficultés.

Aimez-vous dormir?
Si vous aimez dormir, sachez que votre enfant l’aime tout autant. Son corps est programmé pour dormir la nuit et il en a un réel besoin (et vous aussi!). Si c’est si important, alors pourquoi s’éveille-t-il si souvent? S’il s’en prive, une raison existe. Il ne fait pas un caprice! La P.A.B., qui est ma façon de servir de traductrice deentre l’enfant et ses parents, nous permet d’interroger la Sagesse de l’être et permet à l’intelligence innée de votre enfant de nommer de façon juste et précise la cause profonde et le moyen de remédier à une difficulté. Si vous n’aimez pas dormir, sachez que votre enfant n’est peut-être pas très différent de vous en ce domaine. On retrouve souvent chez plusieurs générations en amont un même problème d’insomnie. La marche à suivre consiste alors à comprendre les racines de votre propre réticence à vous abandonner paisiblement entre les bras de Morphée puis d’y faire suivre une action adaptée à votre situation. Votre propre guérison sera bien souvent le prélude à celle de votre enfant.

Dbebe-panier.jpgormir, c’est se ren-dormir
 Certains bébés ont besoin d’un petit coup de pouce pour se REN-dormir seuls. En effet, chaque nuit, nous nous éveillons tous à plusieurs reprises, petits et grands, mais peu d’entre nous en avons vraiment conscience. Le sommeil d’une nuit est composé de plusieurs cycles qui vont du sommeil léger au sommeil profond et vice versa en passant par plusieurs phases. À la fin d’un cycle (qui dure environ deux heures) on émerge près de la surface de la conscience de veille. Habituellement on se rendort aussitôt, mais certains -les adultes comme les bébés- s’éveillent co mplètement (ils émergent comme à la surface de l’eau) et ne replongent pas immédiatement. Est-ce une question d’apprentissage, d’adaptation ou d’un « blocage »? Parfois l’un, parfois l’autre puisque, comme tout ce qui touche l’être intime, seul le « cas par cas » est porteur de vrai sens.

Un passage…
Au sujet du sommeil, le début de la vie est crucial pour votre enfant. Je parle ici des premières semaines après sa naissance, mais également de sa vie prénatale. C’est durant toute cette période sensible qu’il a ressenti s’il était en sécurité, en de bonnes mains et s’il pouvait s’abandonner. Au tout début de sa vie -jusqu’aux trois ou quatre premiers mois postnatals, parfois moins longtemps- il avait besoin de votre présence constante et d’être rassuré très souvent : il arrivait de si loin et son nouvel habit d’humain était bien nouveau! À chacun de ses réveils, vous avez été là, prête à répondre à tous ses besoins. Au bout de quelques semaines, si tout va bien, il a acquis assez de confiance et de sécurité intérieure pour prendre soin de certains de ses propres besoins dont celui de se rendormir seul à plusieurs reprises durant toute une nuit.

Coup de pouce...
Mais certains bébés plus vieux ont besoin d’un petit coup de pouce supplémentaire. Le passage ne s’est pas fait graduellement. Il a encore besoin de votre présence constante ou régulière : c’est qu’il est arrivé au monde avec son bagage personnel et familial, et tout votre amour et vos bons soins ne suffisent pas à  l’alléger. Comprendre exactement en quoi consiste sa difficulté -où ça bloque?- nous aidera à l’accompagner dans ce passage. Outre le fait qu’un souci partagé est moins lourd à porter pour votre enfant, connaître la cause exacte du problème vous enlignera sur la solution la plus adaptée. Est-elle de nature physique, psycho-émotionnelle, Environnementale, relationnelle, existentielle, historique, etc.?

Donner la parole au bébé…
Donner la parole à l’être à l’aide de la P.A.B. nous permet de nommer justement la cause profonde à la racine d’un problème, quel qu’il soit, ici un sommeil perturbé. Souvent, il s’agit d’une pensée qui le tracasse, une croyance fausse la plupart du temps. L’identifier nous permet de le détromper, de réajuster la vérité. Voici quelques-unes de ces pensées, en vrac, telles que les ont exprimées textuellement des bébés à un moment ou à un autre d’une consultation. Notes que les dernières  affirmations (indiquées par une main) ne sont pas de fausses croyances; elles sont des beoins réels à combler chez l’enfant.

« J’ai peur que ma mère meure »,
« J’ai peur de mourir »,
« Je comble un besoin de tendresse chez ma mère »,
« Je protège un conjoint de l’autre »,
« Je garde ma mère en vie »,
« Je tiens ma mère occupée »,
« J’évite à ma mère de tomber enceinte »,
« Je rassure mon père sur ma vitalité »,
« Je suis en danger si je me retrouve seul »,
« Je dois rester vigilant pour me protéger »,
« J’ai peur d’être abandonné »,
« Si je m‘abandonne, j’étouffe».
« J’ai mal au cou »,
« J’ai une tension dans les mâchoires »,
« Mon lit n’est pas placé au bon endroit et bien orienté dans ma chambre »,
« J’ai froid »,
« La garde-robe et les tiroirs de ma chambre sont remplis des vêtements et des objets remisés de mon frère aîné décédé et cela me dérange »,
« Même si je suis rassasié, je ne suis pas nourri selon mes besoins ».

Tant de pensées à revisiter...
Tant et tant de causes différentes peuvent empêcher votre bébé de passer d’une étape à l’autre de son développement et devenir autonome durant la nuit! Ces phrases expriment des besoins à combler, des guérisons à compléter, des situations parentales à régler, des traumatismes à mettre en lumière et soigner, des souffrances transgénérationnelles à identifier, des pensées à corriger, des vérités à revisiter. L’enfant qui n’a pas les mots parle, entre autres, par la qualité de son sommeil. Par ce symptôme, il vous guide dans votre rôle de parent-accompagnateur. Les premières affirmations que vous avez lues ci-dessus était liées à une période de son passé, une souffrance, un traumatisme ou un besoin qui étaient tous bien réels. Les parents ont pu parfois se rappeler l’événement déclencheur, mais la plupart du temps les circonstances étaient passées inaperçues.

Explorer et découvrir...
Le fait de comprendre la cause du problème nous donne la direction pour le régler en profondeur par une action concrète. Celle-ci sera d’autant plus efficace qu’elle sera parfaitement adaptée à la vraie nature du problème. Ensuite -et seulement ensuite- on peut envisager d’inviter l’enfant à puiser dans ses propres ressources personnelles pour apprendre à faire ses nuits. Votre bébé n’est pas aussi démuni qu’on pourrait le croire. Il a en lui de grandes forces et des outils insoupçonnés...  Jusqu’à maintenant. Une fois le chemin complètement dégagé, il aura besoin en priorité tout simplement d’un espace -physique et psychique- et du temps (deux ou trois jours environ en moyenne) pour pouvoir explorer et découvrir ses propres ressources intérieures qui lui serviront le mieux pour se rendormir seul. Elles ont toujours été là en lui, mais un obstacle l’empêchait d’y avoir recours. L’obstacle levé, le voilà en possession de tous ses moyens et ils sont nombreux.

Chaque bébé est différent et demande un rituel adapté à sa personnalité propre, à ses besoins, à son âge et à la situation parentale et familiale qui est la sienne. Donnons-lui l’occasion de le découvrir. Mais d’abord, écoutons-le, il a tant à dire sur lui et, parfois... sur nous aussi.

Pour lire d’autres histoires où des bébés nous parlent d’eux-mêmes ou pour prendre r.v. (Estrie et Montréal au Québec de même qu’en Europe une fois/an) : www.Brigittedenis.com.

 

Brigitte Denis
Consultante en périnatalité, conférencière, animatrice et auteure
   

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Par Dominique - Publié dans : Brigitte Denis : bébés, enfants, grossesse
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