Toute une semaine ! Après ma belle fin de
semaine de ressourcement, je suis revenue pleine d'énergie.
Lundi après-midi, en revenant des Laurentides, je me suis arrêtée à Montréal où j'ai rencontré un contact fait par un site de rencontres, JP, un enseignant spirituel très avancé. Comme quoi, sur
ce genre de sites, on peut rencontrer des gens «évolués». Je suis arrivée chez lui et il m'a parlé de ce qu'il enseigne. Il me semblait très théorique. Je n'arrivais pas à le «rejoindre»
intérieurement. J'ai fini par le lui dire. J'en avais mal à la tête et ça, c'est un signe pour moi. Il a changé d'attitude ensuite et les échanges se sont faits beaucoup plus
agréablement.
JP me regardait et me scannait, je le savais, mais ça semblait positif pour lui, d'après ce qu'il m'a dit. Il m'a demandé, un moment donné, si «les âmes bleues» me disait quelque chose. Sur le
moment, j'ai répondu non mais je me suis ensuite arrêtée pour sentir ce que ça disait intérieurement. J'ai alors senti un faisceau de lumière émerger de mon coeur et monter en forme d'entonnoir
qui s'ouvrait vers l'infini. Il ne m'a pas expliqué pourquoi il m'a parlé de ça. Il voulait juste savoir si ce terme résonnait en moi... (Si quelqu'un sait ce que sont les âmes bleues, merci
de m'informer car je n'ai rien trouvé sur internet).
Nous sommes allés souper et avons discuté de toutes sortes de sujets qui nous passionnent en rapport avec la spiritualité et l'ésotérisme. Un moment donné, il m'a lancé, tout de go, «J'aimerais
bien travailler avec toi !» (sous-entendu : à enseigner). Je suis restée bouche bée... Marie-M. me l'a proposé pour enseigner l'Énergie universelle, je vais peut-être travailler avec Ma
Premo et maintenant lui...
Il y a longtemps, par plusieurs personnes «évoluées» et à plusieurs reprises, j'ai reçu ce message : «Toi, un jour, tu vas enseigner».
En rentrant, sur l'autoroute, je repensais à ces trois personnes qui, spontanément, m'ont offert ou ont accepté d'enseigner avec moi et à cette affirmation si claire. J'avais l'impression
d'arriver tout doucement à cette réalisation...
Une fois rentrée à la maison mardi après être allée dormir chez une amie dans Lanaudière, j'ai décanté ces trois jours intensifs...
Mercredi, il a fallu que je m'affirme très clairement avec
Robert de la clinique pour avoir la carte d'affaires telle que je la voulais. Encore une condition qu'il m'imposait. Je me suis même un peu fâchée en lui répondant par courriel. Il m'a
répondu, par courriel et très gentiment, que toute l'équipe était contente de ma venue mais que, si ses conditions m'étaient trop difficiles, je pouvais déchirer le contrat.
J'ai réfléchi jusqu'au lendemain. Je ne voulais pas tout casser ni avoir l'impression de me laisser piler dessus. Je sentais aussi que j'étais toute proche d'aboutir. Ces étapes que Robert
mettait sur mon nouveau chemin étaient provoqués par ma peur de me lancer, enfin, et de réaliser ce rêve de jeunesse.
Je lui ai donc répondu très gentiment aussi en lui faisant comprendre que ma vision d'un travail d'équipe est de se respecter, de ne rien imposer mais proposer et discuter, d'écouter les autres
parce que, même si c'est le boss, il doit considérer que les autres ont peut-être de bonnes idées. J'ai notamment justifié certaines choses grâce à mon expérience dans différents domaines
d'affaires qu'il ne connaissait pas. J'ai ensuite joint le modèle de carte d'affaires que je lui proposais.
Il m'a répondu que mon modèle était... excellent ! Wow ! Là, j'ai senti que ça disait enfin OUI, que c'est là que j'irais travailler et que tout irait bien. De plus, finalement, car rien n'était
certain - j'étais supposée partager éventuellement ma salle avec la massothérapeute -, j'aurai la salle à moi toute seule ! Tout un cadeau !
J'ai donc commencé à préparer tout plein de petites choses pour aménager la salle. Je suis allée commander la peinture à la quincaillerie, ai fait des housses de coussins pour la table de
massage, etc. Depuis ce jour, je sens que ça bouillonne en moi, un enthousiasme «énervé» mais sain. Beaucoup de belle énergie qui circule.
Jeudi soir, j'étais invitée à souper par Jean,
un autre contact du site de rencontre. Un autre homme qui a fait du chemin mais à un niveau complètement différent de JP. J'ai découvert un être rempli d'amour et de tendresse, très vivant, drôle
et taquin, qui a aimé et a été aimé beaucoup dans ses relations, qui croit très fort en l'amour, qui en a arraché aussi beaucoup et a décidé de faire de la thérapie pour comprendre et se
retrouver.
Nous avons eu une longue discussion, notamment, concernant la communication dans le couple. Il me disait combien il avait appris avec son ex, avec qui il est resté 19 ans. Combien la franchise et
la sincérité étaient importants. Je lui ai alors parlé de Georges, que j'ai laissé parce que je n'arrivais pas à parler des «vraies affaires» avec lui, que ça avait fini par créer trop de
tensions, de refoulements et de frustrations. Que, malgré l'amour qu'il y avait entre nous, je n'avais pu rester dans cette relation.
On a parlé de choses que nous n'avons pas comprises lors de nos séparations respectives, en même temps, en février dernier.
- Dans le fond, a dit Jean, tout ne nous appartient pas dans une relation, même si certaines choses nous ont fait du mal. On est à 50/50 responsables, après tout, hein ?
- Oui, tout à fait, mais il nous reste quand même parfois des crottes sur le coeur et le besoin, ou du moins l'envie, de savoir ce qui s'est passé, pourquoi c'est arrivé, d'avoir la vérité, des
explications. Même si je ne sens plus aucune colère ou rancune envers Georges, des fois, j'aimerais savoir...
- Moi aussi, il me reste des interrogations mais je pense que ce n'est plus important de tout savoir, arrivés à un certain point...
J'ai réfléchi un peu et j'ai aquiescé. C'est vrai que, une fois la colère passée et le pardon fait, on n'a plus vraiment besoin de savoir. C'était une étape de vie. Un chemin à faire pour
comprendre et guérir des choses. Maintenant que l'étape est passée, on doit voir en avant. Le passé est passé.
Ce fut une très belle soirée où j'ai échangé avec Jean comme avec un vieil ami que je connaissais depuis longtemps. J'étais très contente de l'avoir connu et nous avons convenu de rester amis. Le
déclic intérieur ne s'est pas déclenché pour que ça aille plus loin et je le lui ai dit sincèrement. Il a été content de ma franchise et a accepté une amité entre nous.
Jeudi aussi, Georges m'a écrit pour
me dire qu'il avait enfin fini son toit et que, si j'étais toujours partante, on pourrait enfin se voir. Cela faisait un mois que je lui avais proposé de se rencontrer pour voir si nous pourrions
être des amis.
Nous sommes donc allés dîner ensemble aujourd'hui. En arrivant au restaurant, quand nous nous sommes fait deux bises, la même espèce de chimie affectueuse que nous avons toujours eue
ensemble a passé entre nous. Je ne m'y suis pas arrêtée car je sais que, plus loin que dans le toucher, le lien n'a jamais pu être vraiment établi.
Nous avons passé deux heures à discuter des amis communs tout en riant. Je lui avais envoyé mon dépliant à commenter, en même temps qu'à d'autres amis de qui je voulais avoir l'avis. Il m'a alors
dit des choses qui ont fini par me faire sourire (je me suis retenue de ne pas rire !) : il parlait des personnes qui pourraient devenir mes clients, comment ils penseraient en voyant mon
dépliant, leurs besoins, que mon dépliant devait susciter le questionnement, l'envie d'aller en thérapie, etc.
Je pense qu'il ne se rendait pas compte de ce qu'il disait. Ses arguments étaient excellents concernant mon dépliant mais, à l'époque où ça déclinait entre nous, j'aurais aimé qu'il me dise tout
ça à son sujet et qu'il décide d'aller en thérapie ! C'est là que j'ai failli éclater de rire. Il m'a demandé ce qui me faisait rire. Je n'ai pas répondu. Je savais que ça allait encore
éventuellement déclencher un esclandre et je n'en avais pas envie. Ce premier contact et nos échanges, après plusieurs mois de silence entre nous, était bien agréables et je voulais garder
ça ainsi. Il n'a pas insisté.
- Tu sais, m'a-t-il dit, Céline est très touchée qu'on ne soit plus ensemble.
- Pourquoi ?
- Parce qu'elle t'aime beaucoup...
- Elle ne m'a jamais contactée...
- Pourtant, elle est dans tous ses états à cause de notre séparation.
- Ça me touche que tu me dises ça, ai-je répondu, parce que je n'ai eu de nouvelles de personne. Vous me manquez tous, tu sais.
- Tu avais juste à passer ! m'a-t-il alors lancé.
- Ben voyons ! Je passe pour la méchante qui t'a planté là et je viendrais voir la gang comme si de rien n'était ?
- Ben non ! Je n'ai jamais parlé de toi comme étant la méchante ! Pas du tout ! J'ai juste dit qu'on ne s'adonnait plus, c'est tout.
Je n'ai pas su quoi répondre. J'étais touchée.
Je lui ai ensuite parlé du massage métamorphique. Que je pensais à lui et ses allergies (aux chats + rhume des
foins pénible), que ça pourrait peut-être lui faire du bien, voire même le guérir. Il a été surpris et sceptique qu'une telle technique toute simple puisse fonctionner ainsi. En fait, j'ai besoin
de voir des résultats de mes propres yeux, pas juste lire les bouquins qui en parlent, et Georges est un bon «cobaye» pour que je voie des résultats autres que les miens et ceux de Marie-M. Il
m'a dit, en partant, qu'il allait lire mon article et m'en redonner des nouvelles. Il aimerait bien guérir et a «tout» essayé, sans grand succès. Peut-être que ces petits massages feront des
miracles ?!
Nous nous sommes quittés en s'échangeant des CD de musique qu'on avait dans notre auto et en se disant qu'on allait se voir au Festival d'été qui commence la semaine prochaine. C'est un rituel
pour lui et beaucoup de ses amis, de passer les 10 jours consécutifs à voir des concerts en plein air. J'y ai pris goût l'an dernier. Cette année, Manu Chao vient faire une prestation
vendredi prochain et j'aime beaucoup. Johnny Clegg et plein d'autres bons musiciens et chanteurs viennent aussi !
- Tu pourras voir les amis, comme ça, m'a dit Georges en parlant du Festival, une espèce de tendresse dans son sourire.
Effectivement, cela va me faire plaisir de les revoir. Et lui aussi.
Finalement, à travers ces rencontres et la préparation
des choses que je vais amener à la clinique, j'ai fait de la couture jusqu'à ce qu'une de mes machines à coudre me lâche tantôt. J'étais tellement déçue car j'étais partie dans la création !
Petites robes, chapeaux d'été, petites culottes bouffantes et des pyjamas attendent d'être cousus pour les jumelles.
J'ai réfléchi cinq minutes à savoir qui en aurait une à me prêter. J'ai finalement appelé une amie. J'étais sûre qu'elle devait être avec son chum, comme la plupart des samedis. Ben non
! Elle a répondu au téléphone ! Oui, elle a une machine et, justement, elle vient chez son chum à 18h (qui habite à un coin de rue de chez moi, contrairement à elle qui est en plein
centre-ville). Wow ! Machine livrée à 18h20 !!!
Voilà ma semaine. Remplie de belles émotions, de beaux cadeaux, d'amour, de tendresse, de belles nouvelles. Je me sens aimée de la vie et des gens qui m'entourent et c'est tellement bon pour mon
coeur. Demain et lundi, je vais repeindre ma salle à la clinique et l'aménager. C'est le grand départ dans ma nouvelle vie professionnelle !
Dans ces pages, je partage avec vous ma vision de
l'enfant au tout début de sa vie, avant l'âge de deux ans. Je vous livre également mes réflexions sur le sens que peut prendre l'apparition des symptômes physique, psychique, développemental ou
comportemental, y compris les pleurs et les maux de la petite enfance. Cette vision de l’enfant préverbal, c’est lui-même qui me l’a fourni, je vous expliquerai comment…
J’ai écrit ce livre en pensant à tous les parents qui viennent en consultation dans mon bureau et à qui, faute de temps, je ne peux répondre à toutes les questions de façon aussi détaillée que je le voudrais; j'essayerai d'apporter pour eux quelques réponses sur ce qui habite les bébés, et sur la façon efficace que j’ai trouvée de mieux les comprendre et les écouter. Je l’ai écrit aussi pour tous les parents qui ont finalement atterris dans mon bureau, après de longs mois de souffrance et de recherche, et qui me disent : « Ah! Si on avait connu ça avant. » Cette phrase que j’ai entendue tant et tant de fois m’a donné le courage de mettre par écrit les bases de mon travail.
Ce livre, je l'ai aussi écrit pour les bébés dont on entend encore peu la parole alors qu'ils crient,
pleurent et ont mal si fort, sans les mots, sous leurs maux. Je souhaite que de plus en plus de parents aient le goût de leur donner la parole. Cela peut se faire facilement, en toute
simplicité. Pour en savoir plus >>

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