J'ai lu cette chronique de Richard Martineau (ci-dessous) dans le Journal de Québec cette semaine, en dînant dans un troquet de quartier.
Je dois vous dire que ce journaliste, je le lis depuis très longtemps, depuis qu'il écrivait dans Voir de Montréal, il y a très longtemps. Je ne l'ai pas lu longtemps parce que je le trouvais
pédant et au-dessus de ses affaires, superficiel. Cependant, depuis quelques mois, je me suis remise à lire des chroniques qu'il écrit dans le Journal de Québec. Il a beaucoup changé de ton... et
j'apprécie maintenant ses chroniques, comme celle-ci que je vous partage car elle dit... beaucoup de choses :
Gros sur le coeur
Richard Martineau
Journal de Montréal
03/07/2007 07h18
Jeudi dernier, j'écrivais une chronique sur les obèses qui se regroupent pour défendre leurs droits.
«En installant des fauteuils extralarges dans les salles de cinéma et dans les avions, aide-t-on vraiment les personnes obèses ou les encourage-t-on plutôt à rester gros?» demandais-je.
À qui la faute?
Comme je l'avais prévu, cette chronique m'a valu une volée de bois vert (une façon polie de dire «un char de marde»). Mais j'ai aussi reçu cette lettre de Pierre Plouffe:
«Monsieur Martineau, vous avez entièrement raison de dire que ce n'est pas à la société d'accommoder les gros. J'ai 48 ans, mesure 5 pi 9 po et pèse 320 livres.
Quand je vais chez McDonald's, et que j'essaie de m'asseoir sur une banquette, je ne sacre pas après la banquette, mais après moi!
Quand je ne trouve pas de vêtements à ma taille dans les magasins, je ne sacre pas après les manufacturiers, mais après moi!
Quand je me cogne la tête en m'assoyant dans ma Focus, je ne sacre pas après Ford, mais après moi!
Je suis gros! Et quoi qu'en pensent les gens qui disent que l'obésité est causée par les gènes, je suis responsable de ma grosseur.
Il y a 12 ans, je pesais 195 livres. Je venais de perdre 80 livres mais, depuis, je les ai toutes reprises, plus 40...À qui la faute? À personne d'autre que moi.
En plus, je fume. Beau cocktail pour ne plus être là quand mon fils de 8 ans va obtenir son permis de conduire à 16 ans!
J'ai du pain sur la planche et je commence ces jours-ci à revoir ma relation avec le frigidaire et le garde-manger.
L'obésité est peut-être une maladie, mais le seul et unique remède est la prise de conscience et la volonté d'en guérir. Ce projet est celui du reste de ma vie.
Que les plaignards se le tiennent pour dit.»
Le vrai mépris
Monsieur Plouffe, vous avez tout mon respect et toute mon admiration. J'espère sincèrement que cette fois sera la bonne.
Je ne veux pas tomber dans la pop psycho à deux cennes, mais il y a deux façons d'aborder la vie. En victime («C'est la faute de mes gènes, de la société, de mon environnement»), ou en être responsable qui est capable de se prendre en main.
Monsieur Plouffe est tanné de se considérer comme une victime passive des circonstances. Il a relevé ses manches et s'est pris en main.
Certains lecteurs ont dit que mes propos sur les obèses étaient méprisants.
Faux. Vous savez ce qui est méprisant? C'est considérer les gens comme de pôvres petites choses incapables de gérer leur propre vie. Ça, c'est méprisant! Ça, c'est condescendant!
Dans The Dream and the Nightmare, une analyse brillante de l'héritage idéologique des sixties, l'économiste américain Myron Magnet écrit que le pire service que nous pouvons rendre aux gens qui tirent le diable par la queue est de les victimiser.
«En les persuadant qu'ils ne sont que des victimes de l'injustice sociale, nous les rendons passifs, désespérés et amers. Nous leur nions tout sens des
responsabilités, sans lequel aucun changement n'est possible. Nous les abaissons au rang d'objets.» Préférez-vous être un objet ou un sujet?
- Blogue de Richard Martineau
- Ses chroniques dans le Journal de Montréal / Québec
Dans ces pages, je partage avec vous ma vision de
l'enfant au tout début de sa vie, avant l'âge de deux ans. Je vous livre également mes réflexions sur le sens que peut prendre l'apparition des symptômes physique, psychique, développemental ou
comportemental, y compris les pleurs et les maux de la petite enfance. Cette vision de l’enfant préverbal, c’est lui-même qui me l’a fourni, je vous expliquerai comment…
J’ai écrit ce livre en pensant à tous les parents qui viennent en consultation dans mon bureau et à qui, faute de temps, je ne peux répondre à toutes les questions de façon aussi détaillée que je le voudrais; j'essayerai d'apporter pour eux quelques réponses sur ce qui habite les bébés, et sur la façon efficace que j’ai trouvée de mieux les comprendre et les écouter. Je l’ai écrit aussi pour tous les parents qui ont finalement atterris dans mon bureau, après de longs mois de souffrance et de recherche, et qui me disent : « Ah! Si on avait connu ça avant. » Cette phrase que j’ai entendue tant et tant de fois m’a donné le courage de mettre par écrit les bases de mon travail.
Ce livre, je l'ai aussi écrit pour les bébés dont on entend encore peu la parole alors qu'ils crient,
pleurent et ont mal si fort, sans les mots, sous leurs maux. Je souhaite que de plus en plus de parents aient le goût de leur donner la parole. Cela peut se faire facilement, en toute
simplicité. Pour en savoir plus >>

NOUVEAU :
Téléchargez gratuitement le ebook
Les 3 clés secrètes
pour avoir confiance en soi

Plus de 100 images inspirantes
vous
attendent aux pages 1, 2 et 3.
Pour recevoir une pensée
inspirante
chaque jour dans
votre boîte de courriels,
abonnez-vous à mon autre blog
--------------------------------------------
-------------------------------------------
23 visiteur(s) chemine(nt)
en ce moment sur ce blog
-------------------------------------------