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Dimanche 22 juillet 2007

Article mis à jour le 11 janvier 2009

 

psys2-redimensionner.jpg Je vais peut-être m'attirer les foudres des psychologues du Québec avec cet article mais j'ai envie de vous parler de ce sujet car j'ai eu l'occasion de discuter avec plusieurs personnes - et j'ai moi-même eu quelques expériences avec des psychologues «purs». (J'espère seulement que les «foudres» seront des commentaires constructifs et respectueux qui nous amèneront dans de belles discussions !).

- Quelle est la différence entre un psychologue et un psychothérapeute ? C'est bizarre, sans en avoir jamais consulté, je n'ai pas confiance dans les psychologues, m'a demandé une cliente cette semaine.

- La principale différence, Madame, lui ai-je répondu, est que les psychologues - je parle ici uniquement du Québec - ont fait au moins cinq ans d'université, ont une maîtrise, peut-être même un doctorat, mais n'ont pas fait - en général, pas tous - de thérapie personnelle, ou très peu. Les psychothérapeutes accrédités, eux, ont fait au moins 1000 (mille) heures de formation et des centaines d'heures de thérapie personnelle. De plus, dans les heures de formation, toutes les théories et techniques enseignées sont appliquées d'abord sur les étudiants, soit les futurs psychothérapeutes. Leurs formations sont donc, avant tout, de la thérapie personnelle intensive.

La semaine dernière, je discutais avec une autre cliente, psychologue avec maîtrise de l'université Laval de Québec. Elle n'avait jamais fait de thérapie, ou très peu, et, chaque fois que je lui suggérais quelque chose à explorer pour régler quelque chose, je lui disais «Tu dois savoir de quoi je parle !» en rigolant, pensant qu'elle avait déjà travaillé, durant ses études, sur ces sujets. Elle me répondait invariablement «Cordonnier mal chaussé !».

C'est alors que je lui ai demandé, car je n'en avais jamais eu la confirmation par un psychologue, ce qui est enseigné à l'université en psychologie, qui amène à un diplôme permettant de pratiquer.

- Nous avons étudié le cerveau sous tous ses aspects ! m'a-t-elle répondu, en mettant les mains sur sa tête.
- Avez-vous dû faire une thérapie ?
- Non, ce n'était pas exigé pour avoir la maîtrise.
- Ça veut dire que vous avez cinq ans d'études théoriques et aucune pratique ?
- Effectivement. A l'université Laval, nous n'avons pas à faire de la thérapie personnelle pour faire partie de l'Ordre des psychologues. Je crois que, dans d'autres universités du Québec, une thérapie est demandée mais c'est pas beaucoup d'heures.
- Comment peut-on imaginer aider quelqu'un à se connaître et à régler ses problèmes juste avec de la théorie et sans avoir travaillé à se connaître soi-même ?
- Mmmh.... 
- Est-ce que tu comprends maintenant à quoi servent les psychothérapeutes ? ai-je osé demander.
- Tout à fait. Vous êtes complémentaires à nous et tout aussi importants.
- Tu sais, chaque fois que je vois l'affiche de l'Ordre des psychologues dans le bureau où je travaille (dans une des deux cliniques où j'ai un bureau), qui dit que, si on veut faire une psychothérapie, on doit s'adresser à eux, ça me hérisse le poil ! Sans compter qu'ils veulent s'approprier un titre pour lequel ils n'ont pas fait d'études, souvent !
- Mmh... Je te comprends. Vous travaillez à un autre niveau que nous et vous êtes tout aussi importants que nous.
- Donc, même en temps que psychologue, tu serais d'accord pour que le titre de psychothérapeute nous revienne ?
- Tout à fait. Nous sommes complémentaires et compétents tout autant les uns que les autres, de manières différentes.
- Tu serais prête à signer une pétition pour que le titre de psychothérapeute nous revienne à nous ?!
- Sans problème !

J'étais contente d'avoir eu cette discussion avec elle. Cela ne veut pas dire que le titre de psychothérapeute nous sera dédié et que l'Ordre des psychologues, dont les membres se croient les meilleurs (excusez-moi, Messieurs Dames, mais votre attitude à notre égard nous donne cette impression !), ne pourra pas nous le piquer.

Cependant, il y a une chose à réfléchir, de la part de l'Ordre : pourquoi tant de psychologues font des formations complémentaires en psychothérapie et thérapies alternatives ?!!!

Quand j'ai fait ma formation de trois ans en PCI, pour ne vous parler que de cet exemple, plusieurs psychologues étaient étudiants avec moi. Des théoriciens, souvent, qui avaient de la peine à toucher leurs émotions, contrairement à nous, praticiens d'autres techniques alternatives. D'autres psychologues, plus ouverts, en arrachaient à apprendre sur eux-mêmes mais avançaient beaucoup. Tous avaient compris que leur formation universitaire, théorique, ne suffisait pas pour aider leurs clients adéquatement. Ils plafonnaient. Ils ont donc décidé de faire de la thérapie personnelle alliée à une formation pratique, qui travaille intensivement et avant tout sur eux-mêmes.

Les psychologues - et ça, on doit le leur donner - ont beaucoup plus de connaissances théoriques que nous. Ils parlent de cas et de symptômes avec des mots savants, posent un diagnostic - ce que nous n'avons pas le droit de faire - et ont une grande connaissance des différentes approches psychologiques : Freud, Jung, Piaget, etc. Ils apprennent aussi certaines techniques qu'ils appliquent mais ne peuvent souvent pas aller plus loin.

Exemple : un de mes amis a été référé à une psychologue. Celle-ci, pendant quatre séances, prenait simplement ce qu'il lui racontait et lui renvoyait la phrase, tournée autrement, pour essayer de le faire réagir, pour qu'il prenne conscience de ce que contenait ses mots. A première vue, c'est une technique de base connue - qui peut être efficace mais pas à moyen ni long terme. Au bout de trois séances, cet ami est venu me voir en me disant qu'il en avait marre d'avoir l'impression d'avoir un perroquet niaiseux en face de lui, que ça ne l'aidait pas du tout qu'elle agisse ainsi. A la quatrième séance, il lui a dit qu'elle était incompétente et n'est plus retourné en thérapie...

Autre exemple : quand je suis arrivée au Québec, j'ai été consulté une psychologue. Dix séances assise confortablement dans un fauteuil de cuir en face d'elle, petite lumière tamisée, elle toujours bien habillée comme si elle était cadre dans une grande entreprise. Dix séances ou j'ai parlé, à m'auto-analyser (j'avais déjà pas mal de connaissances théoriques à l'époque et en «savais» long - mentalement et théoriquement - sur moi et mon fonctionnement) sans qu'elle ne dise plus de cinq phrases durant l'heure que duraient les séances. 

Lorsque j'ai arrété d'aller la voir, je lui ai dit bye bye et suis sortie de son bureau. Une fois sur le trottoir, je me suis dit «C'est pas possible ! Je n'ai absolument pas avancé d'un iota pendant dix semaines et ça m'a coûté 600 $ pour rien ! Je veux trouver une autre technique pour arriver là où je veux...». C'était fin 1986. Je n'avais aucune idée d'où aller m'adresser, ne connaissant pas, alors, toutes les techniques disponibles. Mais la vie répond à nos demandes...

Quelques semaines plus tard, j'ai rencontré une thérapeute en rebirth avec qui j'ai enfin pu m'ouvrir, casser mon mental et mon ego, apprendre, comprendre et avancer à pas de géants dans le chemin que je voulais prendre. J'ai travaillé plusieurs années avec elle, par périodes de trois à quatre mois entrecoupées de temps pour digérer, intégrer et appliquer ce que j'avais découvert dans ma vie quotidienne.

Autre exemple : je suis allée voir, en janvier dernier, la psychologue du Programme d'aide aux employés du gouvernement (PAE). Je voulais discuter avec elle de la possibilité d'offrir mes services au sein du gouvernement.

Elle m'a fait asseoir sur un beau fauteuil en cuir sans roulettes, au bout d'un beau tapis afghan. Elle était en face de moi, dans un même fauteuil qui avait, lui, des roulettes, à l'autre bout du tapis. Je ne pouvais pas bouger facilement mon fauteuil, n'ayant pas de roulettes. Je me sentais coincée. Sentiment désagréable (surtout quand on a fait une formation en PCI qui commence par mettre le client à l'aise en rapport avec la distance entre lui et le thérapeute !). En partant, cette situation d'avoir l'impression que seul le psy peut bouger et que le client est bloqué sur sa chaise est franchement inappropriée, à mon sens !

Je lui ai alors demandé de se rapprocher car je la trouvais vraiment trop loin de moi. Elle m'a regardée avec un drôle d'air, quasiment inquiète, a hésité puis a finalement avancé son fauteuil d'au moins... 2 cm ! J'ai abandonné mon idée, voyant qu'elle n'était pas à l'aise du tout de se rapprocher. A moi de contenir mon malaise dû à cette distance... Ça commençait bien !

Nous avons discuté ensemble de comment le PAE fonctionne au gouvernement. En fait, elle est la psy du PAE pour quatre ministères. Elle m'a expliqué qu'elle était une des auteures de la politique concernant le PAE et qu'elle était la seule psy pour toute la clientèle des ministères en question. Elle m'a expliqué que, dans la politique, seuls les psychologues membres de l'Ordre ont le droit d'offrir des services aux clients.

Nous avons quand même parlé de comment je travaille, de ce que j'aime dans mon métier, de mes connaissances, de l'envie que j'avais de travailler au gouvernement en tant que psychothérapeute. Je voulais voir si une brèche était possible dans sa politique. Elle devenait de plus en plus mal à l'aise. La pauvre... Plus je la voyais aller, plus j'avais envie de mettre le doigt sur son bobo et de la faire «tomber» car j'ai vite repéré ses points faibles. Ça n'aurait pas pris grand-chose pour lui faire prendre conscience que ses théories ne tenaient pas et qu'elle ne faisait que s'appuyer sur sa politique - et non ses qualités et compétences - pour garder son travail.


Autre exemple : en 2006, une dame m'appelle. Elle hésitait entre la psychanalyse et venir me consulter. Elle a finalement choisi la psychanalyse. L'automne dernier (2008), elle me rappelle, après deux ans de psychanalyse, et vient me voir. Nous commençons à travailler ensemble et, après 2-3 séances, elle commence à trouver enfin les blocages qui l'empêchaient d'être heureuse, à guérir doucement mais sûrement et, pour la première fois de sa vie, à sentir en elle des moments de bonheur, de paix... Elle avait fait des années de psychologie cognitive (mentale) puis psychanalyse sans jamais toucher, de façon autre que mentale, la cause de son mal-être. Comme un autre de mes clients qui en avait fait durant sept ans, elle m'a dit que, en psychanalyse, elle avait eu l'impression de parler à un mur...


Enfin bref. Ce ne sont que quelques exemples, malheureux, qui m'ont, chaque fois, confirmée dans la limite des connaissances pratiques qu'ont les psychologues qui ne sont pas aussi psychothérapeutes. J'en aurais d'autres mais je vais vous en faire grâce.

Pour revenir à mon sujet, les psychothérapeutes ont donc des connaissances pratiques acquises à travers des théories appliquées dans leur vie, sur eux-mêmes, à travers des heures de thérapie personnelle, de formations pratiques avant tout. Ils ont fait des formations diverses, souvent en thérapies alternatives : PCI, psychothérapie humaniste, biologie totale (décodage biologique ou médecine nouvelle), rebirth, art-thérapie, travail énergétique, relation d'aide, massage, etc. Toutes des techniques qu'on apprend en les appliquant sur soi, entre étudiants souvent, durant les heures de formation et en pratiques complémentaires.

Je ne conçois pas qu'on puisse adéquatement aider un client à trouver ses enjeux, ses blessures, l'aider à guérir pour retrouver son Soi, son bien-être, ses réponses à ses questions existentielles, sans avoir soi-même travaillé à régler nos propres «bibittes» personnelles. Comment peut-on parler de quelque chose qu'on ne connaît pas puisqu'on ne l'a pas vécu ? Dans ce domaine, cela me paraît fondamental.

J'irai même plus loin : la psychologie, ou la psychothérapie, se doit d'être alliée à des concepts spirituels. On appelle ça de la «psycho-spiritualité». Personnellement, tout en travaillant avec diverses approches psychothérapeutiques, j'ai eu la chance d'avoir des thérapeutes ouverts à la spiritualité et l'employant pour expliquer certaines choses de la vie courante. Cela m'a aidée énormément à me comprendre, à comprendre mes enjeux, ma façon de penser, de fonctionner, et d'évoluer positivement vers moi-même à travers des guérisons. Aujourd'hui encore, ces concepts font partie de ma vie et je les emploie avec mes clients.

Pour moi et de plus en plus de thérapeutes, l'être humain est un tout : physique, émotionnel, énergétique et spirituel. On ne peut travailler l'un sans l'autre pour réussir à avancer. Malheureusement, la spiritualité est encore taboue, souvent, même si elle est une alliée aussi importante que la théorie en psychologie. Cependant, il est possible de l'intégrer à sa pratique sans dire que c'est spirituel...

Je vais quand même mettre ici un bémol au term
e «psychothérapeute» (et là, je risque de m'attirer d'autres foudres, mais tanpis ! Les psychologues seront contents !) : comme ce métier n'est pas actuellement réglementé par un ordre professionnel, au Québec, certains thérapeutes s'affichent comme psychothérapeutes. Ils n'ont, malheureusement, fait que quelques heures de formations par-ci, par-là. Loin des 1000 heures demandées par les corporations professionnelles pour donner l'accréditation de psychothérapeute. Ils pensent tout connaître, tout savoir, et promettent la guérison de tous les bobos sans avoir fait, eux-mêmes, une bonne thérapie sur plusieurs années. Certains disent même qu'ils ont appris leur métier à l'école... de la vie. Hélas... La vie est une bonne école, c'est vrai, mais n'est pas suffisante pour se déclamer psychothérapeute. 

C'est à ce niveau que l'Ordre des prodessions du Québec coince, à ce que je sais, pour nous donner officiellement le titre de psychothérapeute : comment faire une politique claire qui permettra de donner ce titre à travers des dizaines de formations, certaines bonnes, d'autres moins ? Lesquelles reconnaître ? Combien d'heures de formations, de thérapie personnelle, de... ? Ça dure depuis des années et je les comprends de ne pas savoir. Alors, en attendant, les personnes qui désirent faire une psychothérapie doivent faire attention avec qui ils vont la faire et, surtout, suivre leurs feelings. 

Qu'on aille consulter un psychologue ou un psychothérapeute, c'est à son feeling qu'on doit s'arrêter avant tout pour décider d'entreprendre une thérapie avec tel ou tel thérapeute : se sent-on à l'aise, en confiance, avec cette personne ? Est-elle présente à nous ou a-t-on l'impression de l'ennuyer ? A-t-elle un air supérieur, pédant, au-dessus de ses affaires ou est-elle simple, agréable, conviviale ? Nous accueille-t-elle sans jugement, sans nous imposer quoi que ce soit ? Nous suggère-t-elle des pistes, des outils, des exercices, libre à nous de les faire ou pas ? Nous informe-t-elle de ce qu'elle pense, ressent à notre sujet, sans nous forcer à quoi que ce soit ? 

Quelque soit le thérapeute avec qui on chemine, on doit sentir qu'on a toujours le choix. On doit sortir du bureau avec l'impression d'avoir appris quelque chose, compris une parcelle de notre bobo, avec le sourire, même, parce qu'on est content de notre entretien, parce qu'il nous a apporté quelque chose, parce qu'on sent qu'on est sur le chemin de notre bien-être.

L'âme humaine, celle qui a parfois mal, n'est pas qu'un cerveau. Le mal-être, le mal-à-l'âme, c'est tout notre corps qui nous en parle. Ce sont nos trippes qui se tordent d'angoisse et de peurs, notre coeur qui flotte quand on est amoureux, nos larmes qui coulent quand on est triste, notre gorge qui se serre quand on n'arrive pas à exprimer la colère ou la peine qui nous étreint, nos épaules qui sont coincées parce qu'on se retient de vivre...

Les psychologues ont-ils conscience que l'humain est un tout ? Ont-ils une approche holistique ? Considèrent-ils que les émotions, le corps et les énergies que nous avons, que nous sommes, doivent être pris en considération ensemble et pas seulement tabler sur des techniques théoriques appliquées à un seul niveau de l'humain ? C'est ce que les psychothérapeutes ont compris... En tout cas, ceux que je connais et dont je fais partie.


Pour terminer, j'aimerais ici parler des psychiatres car j'ai reçu plusieurs commentaires à leur sujet.

Les psychiatres sont, avant tout, des médecins. La psychiatrie est une spécialité obtenue après les études de médecine. Pour eux, tout malaise ou dérangement émotionnel - que ce soit la dépression, l'anxiété, l'insomnie, etc. - sont des maladies. 

Pour la plupart, qui dit maladie dit médicament. 

Ils se basent, pour faire leur diagnostic, sur un gros bouquin, le DSM. 

DSM signifie Diagnostics and Statistical Manual of mental illnesses. En français Le manuel de diagnostic et de statistiques des troubles mentaux. Il s'agit de la "bible" de la psychiatrie qui lui sert à facturer les compagnies d'assurance. Le DSM-IV contient 374 soi-disant troubles mentaux auxquels sont arrivés par consensus des psychiatres. Ce consensus n'est en réalité pas plus scientifique ou sophistiqué qu'un vote à main levé de la part d'initiés. Suite de l'article  (1)

Heureusement, de plus en plus de psychiatres, conscients que les états provoqués par des émotions ne sont pas des maladies, réfèrent à des psychologues ou psychothérapeutes. Certains, même, font une thérapie personnelle et peuvent ainsi aider un peu leurs patients.

Le psychiatre Joseph Glenmullen dit, «la plupart des gens peuvent surmonter les obstacles au fait de vivre des styles de vie satisfaisants au moyen d’alternatives plus naturelles qui traitent notre soi global» incluant «[l’aspect] physique, intellectuel et émotionnel» (...)
Heureusement, il existe de nombreuses idées et pratiques non-psychiatriques qui fonctionnent très bien lorsqu’on cherche à atteindre ou recouvrer la santé mentale, même pour les individus les plus sévèrement perturbés. Bien que la psychiatrie soit la dernière à en parler, une grande quantité de connaissances sont adroitement appliqués par plusieurs professionnels non-psychiatres. Beaucoup d’aide véritable est donnée. (1)

Je me souviens, par exemple, quand j'ai fait ma dépression, le médecin m'avait avertie que j'allais devoir prendre des antidépresseurs jusqu'à la fin de mes jours. Bullshit ! Je les ai pris le temps de ressortir la tête hors de l'eau - quelques semaines, au plus - tout en faisant une psychothérapie. J'en suis sortie et vais très bien aujourd'hui, même si j'ai eu quelques rechutes, remontées grâce à une croyance profonde que les émotions ne peuvent être «guéries» par du chimique, que mon problème n'était pas une maladie mais un désordre émotionnel.

Pour l'avoir vécue et vois des clients en consultations, j'ai finalement conclu que la dépression n'est, en fait, que le résultat d'un profond manque d'estime et de confiance en soi, qui amène à un refoulement d'émotions car on n'ose pas les exprimer. Ce refoulement provoque, finalement, une dé-pression, comme le disait si bien Olivier Soulier, médecin qui a fait des recherches en thérapies alternatives et que j'ai eu le plaisir d'entendre dans une conférence. La marmite à pression de nos émotions est à chaleur maximum et, si on ne s'exprime pas, le couvercle saute, créant la dé-pression. 

Ce ne sont pas les médicaments qui vont nous donner confiance en nous !!!

Ici, je vais citer des personnes qui m'ont écrites car, même si j'ai toujours eu un feeling négatif envers les psychiatres, je n'arrivais pas à mettre des mots clairs sur ce que je ressentais de leurs méthodes. Les personnes qui m'ont écrit l'ont fait pour moi. Je veux ajouter aussi que les psychologues emploient aussi le DSM.

C’est la bible enseignée (DSM) !  Donc, si tu vis un symptôme, par exemple des peurs, tu es agoraphobe, c’est une MALADIE pour la vie et selon eux ça ne se guérit pas. Si tu es alcoolique, c’est une MALADIE pour la vie même si ça fait 40 ans que tu t’es pas saoulé  car ils n’ont pas d’outils pour aller régler le problème à la source.  En résultat, il y a plein de monde en survie et les suicides sont à la hausse.  (B.)

Comme ils sont médecins, les gens y vont sans aucune méfiance (prestige du titre) et c'est remboursé par la Sécurité Sociale (Situation en France est-ce analogue au Québec ?). Ça fait beaucoup de dégâts. (C.)

Ces écrits sont extrêmistes, on s'entend, à mon point de vue en tout cas car il y a de plus en plus de médecins et psychiatres qui s'ouvrent aux thérapies alternatives et j'en suis bien heureuse.

Aujourd'hui, beaucoup de médecins et de psychiatres qui reçoivent des «malades» dans leur cabinet leur prescrivent des médicaments, le temps de remonter la pente, tout en leur suggérant fortement d'aller faire une thérapie car il sont conscients que les médicaments ne règlent pas le problème de fond. Ils pilent sur leur orgueil - ils sont médecins, ne l'oublions pas, et sont censés tout guérir ! - et ont l'humilité de considérer qu'ils ne sont pas parfaits et n'ont pas toutes les connaissances requises pour aider des personnes à se sortir de malaises émotionnels. A ceux-ci, je dis BRAVO !

L'idéal serait que les psychiatres, les psychologues et les psychothérapeutes travaillent de concert, chacun ayant sa spécialité, ses connaissances et ses techniques d'approche pour aider les gens à retrouver leur bien-être. Ça commence à se faire, tout doucement, mais ça prend une belle ouverture d'esprit de la part de ceux qui sont membres du Collège des médecins ou de l'Ordre des psychologues.

Personnellement, j'ai grand plaisir à travailler avec mes collègues à la clinique (chiro, physio, masso et naturopathe), qui me réfèrent parfois des clients en m'expliquant leurs problèmes physiques avec lesquels ils ne peuvent plus rien faire. Ils sont conscients que ce sont des émotions coincées qui provoquent ces problèmes physiques. Cela me donne de bonnes pistes d'intervention et j'espère avoir le plaisir de travailler un jour de même avec des médecins.


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(1) Commission des citoyens pour les droits de l'homme (Québec)

Par Alice - Publié dans : Psychologie et thérapies
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