Lundi 7 janvier 2008
1
07
/01
/Jan
/2008
18:49
La réussite n'arrive pas d'un coup, à moins d'une illumination subite, ce qui n'est pas mon cas ! C'est en travaillant sur soi, jour après jour, qu'on arrive tranquillement à
changer ses formes-pensées, à être plus positif mais, surtout, à croire que la réussite est disponible pour soi.
Si elle l'est pour d'autres,
pourquoi pas pour soi ?!
J'ai été élevée en Suisse dans une famille aisée. Je n'ai pas été endoctrinée, comme les Québécois, par l'idée que je
suis née pour un p'tit pain et que je ne mérite pas mieux que ça. Pourtant, quelque part en moi, une croyance que je ne mérite pas plus que juste assez pour vivre était bien ancrée en moi. Je dis
«était» parce que je veux que cette croyance soit maintenant dans le passé même si elle est encore présente quotidiennement dans mon esprit. Je la vois, j'en suis consciente et je travaille à
faire en sorte qu'elle reste dans le passé.
J'ai cette croyance suite à un concours de circonstances : mes parents se sont séparés quand
j'avais deux ans. Ils se sont remariés, chacun de leur côté, quand j'en avais cinq. Dès lors, mon père a arrêté de payer une pension alimentaire pour moi à ma mère. Celle-ci devait donc jongler
avec le budget que lui donnait son mari pour s'occuper de moi.
Je n'ai jamais manqué de rien, cependant, mais j'ai toujours senti que ma mère
n'osait pas dépenser pour moi, contrairement à mon frère et ma soeur, enfants du second mari.
C'est ainsi que, par exemple, j'étais habillée
avec des habits de seconde mains provenant de mes cousins. Tous des gars. Pas de cousine. Inutile de dire que, parfois, j'avais carrément honte des habits que je portais mais, à cette époque, on
mettait les habits que nos parents nous fournissaient sans pouvoir choisir !
Il me reste des souvenirs douloureux concernant l'argent quand
j'étais petite. J'avais toujours l'impression qu'elle me passait sous le nez au profit de mon frère et ma soeur. Quelques cadeaux, cependant, m'ont touchée, comme ma première paire de jeans et
mon sweat-shirt «University» bleu que mon oncle m'a offerts alors que j'avais huit ans. Dès lors, c'est devenu un rituel annuel de m'acheter un jean et un sweat-shirt...
Suite de l'article...
C'est moi à Tewksbury, avec vue sur la vallée de la Jacques-Cartier, octobre 2007
Photo : François Coulombe
mm
Par Dominique
-
Publié dans : Au jour le jour...
0
-