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Dimanche 31 mai 2009
Par Mathieu Perreault, La Presse, le 20 mai 2009

Des psychologues de l'Université Laval ont mis au point un traitement révolutionnaire contre l'insomnie. Un an après le traitement, plus des deux tiers des patients sont guéris.

Cette avancée confirme qu'utiliser à long terme des somnifères ne règle pas ce type de problème. Pendant six semaines, le patient prend un somnifère tous les soirs et suit une fois par semaine une séance de groupe de psychothérapie comportementale; puis durant cinq mois, il rencontre le psychothérapeute individuellement chaque mois, sans prendre de somnifères.

«Les résultats sont très intéressants», a expliqué l'auteur principal de l'étude parue dans le Journal de l'association médicale américaine, Charles Morin. «Après un suivi d'un an, plus de 80% des patients ont des améliorations, et 68% n'ont plus d'insomnie chronique. Ce sont des taux de succès qui commencent à avoir de l'allure. Peut-être que ça va convaincre les gouvernements d'allouer davantage de ressources aux traitements non pharmacologiques.»

L'étude visait au départ à évaluer l'utilisation de somnifères en combinaison avec la psychothérapie. Des études antérieures, notamment certaines de M. Morin, montrent qu'un traitement comportant seulement des somnifères n'était pas efficace.

Les chercheurs de Québec ont recruté 160 adultes souffrant d'insomnie chronique qui avaient consulté l'hôpital universitaire. Ils devaient mettre plus de 30 minutes à s'endormir, ou rester 30 minutes éveillés au milieu de la nuit, au moins trois nuits par semaine. Leur problème devait perdurer depuis plus de six mois, mais en moyenne il datait d'au moins 10 ans.

La psychothérapie comportementale leur enseignait l'ABC du sommeil - par exemple, il faut dormir dans un endroit sombre et calme, faire des activités calmes avant le coucher, et ne pas se servir de son lit pour autre chose que la sexualité et le sommeil, même pas regarder la télé.

La moitié des adultes ont suivi la psychothérapie de six semaines, et l'autre moitié la combinaison psychothérapie-somnifères de six semaines. Par la suite, la moitié du premier groupe n'a plus reçu de traitement, et l'autre moitié a eu la psychothérapie mensuelle. Le deuxième groupe, qui recevait toujours la psychothérapie mensuelle, a aussi été séparé en deux: une quarantaine de cobayes ne prenaient plus du tout de somnifères, et les autres recevaient une dizaine de somnifères par mois qu'ils pouvaient utiliser n'importe quand. À la fin de chaque mois, ils devaient remettre les somnifères non utilisés et en recevaient 10 autres. Tous les traitements cessaient après six mois.

Après six autre mois sans traitement - donc un an après le début de l'intervention - les résultats ont été évalués. Le groupe ayant eu le plus de succès était de loin celui qui avait eu la thérapie combinée suivie par la psychothérapie mensuelle sans somnifère: 81% avaient des améliorations significatives de leur insomnie, et 68% n'en faisaient plus du tout. Les insomniaques ayant eu seulement la psychothérapie hebdomadaire, puis la psychothérapie mensuelle, avaient des résultats comparables à ceux qui avaient eu la thérapie combinée, puis des somnifères occasionnels: 63% d'amélioration, et 44% de rémission complète.

«Nous pensons que s'ils n'ont plus du tout de somnifères, les patients mettent plus d'énergie dans les changements à leur comportement», estime M. Morin.

Cela signifie que les médecins qui donnent à leurs patients des somnifères à utiliser au besoin font fausse route. «C'est approprié si l'insomnie est passagère, par exemple lors d'un divorce, d'une mise à pied, dit M. Morin. Mais en présence d'insomnie chronique, il faut absolument commencer par les changements comportementaux.»


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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Mercredi 22 avril 2009
L’auteur

Jules Bureau, psychologue clinicien et sexologue, est le fondateur du “Groupe d’études existentielles en Sexologie”. Il fut le premier directeur fondateur du “Département de Sexologie” à l’Université du Québec à Montréal. Depuis près de cinquante ans, il a rencontré en thérapie des milliers de personnes aux prises avec des difficultés de vivre. Il a publié Vivement la Solitude en 1992 (2005), Le Gout de Vivre en 1993, L’irrésistible différence: l’homme et la femme en 1994 (2003) et Vivre pleinement en 2003.Il a aussi publié de nombreux articles scientifiques sur le désir sexuel, la croissance du couple, l’amour, la jalousie et le plaisir. Il continue toujours ses travaux cliniques et d’écriture à Rawdon, dans Lanaudière. 


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EXTRAIT
La nature du droit d’être


1. Le droit d’être consiste à se donner la permission radicale d’être ce que l’on est, tout simplement d’être celui ou celle que l’on est. Ce droit s'enracine dans la totalité des dimensions de l'existence, dans la structure de l'être lui-même. Parce que nous existons tel que nous sommes, nous avons le droit d’être ce que nous sommes. Le droit d'être est donc l'acte par lequel la personne, l’être humain affirme son propre être.

Se donner ce droit sans s’obliger à être le meilleur, le premier, le plus fort, le plus « quelque chose »! Se donner le droit d’être « tout nu » devant les regards des autres sans besoin de porter un masque, sans s’enfermer dans un rôle, sans s’appuyer sur un accomplissement glorieux mais en étant bien campé « dans ses propres bottines ».

Je viens de faire une rencontre bouleversante. J’ai rencontré en faisant mon épicerie une ancienne préposée à la quincaillerie, une personne toute carrée, toute masculine, déambulant calmement dans les rangées du super-marché et prenant ici et là sur les étagères des ingrédients, avançant ou reculant dans ces rangées selon ses besoins sans ce soucier des autres si ce n’est pour à l’occasion de leur croisement, lever le regard vers eux et les saluer. Quelle présence! Quelle calme sérénité! Or cette personne toute carrée, toute masculine est une femme : n’en déplaise à qui que ce soit. Elle est femme, et carrée et masculine et elle se donne le droit d’être qui elle est et comme elle est! Et cela transpire dans ses manières d’être au monde, dans ses rencontres et nous entraîne dans son élan d’authenticité. 

Il est vrai que la conscience d’être juste ce que nous sommes et rien d’autre, de ne pas être « nos avoirs », nos conquêtes mais ce que simplement nous sommes, ordinaire et humain, c’est encore ici se donner le droit d’être, le droit d’être juste ce que nous sommes. Nous cessons alors ces efforts persistants de nous grimper sur nos propres épaules pour rencontrer les autres, de toujours nous « gonfler » de nos glorioles pour être assuré d’exister aux yeux des autres et même s’il le faut, de nous arroger de l’humilité en nous faisant croire que nous sommes humbles, plus humble que les autres et tout ça pour nous réconcilier avec nous-mêmes.

Le droit d’être c’est aussi le droit de délaisser la « petite personne », de ne pas se laisser distraire par notre image . C’est le droit de plonger dans tout l’espace de la conscience, le droit de tout prendre en conscience, d’être un tout plutôt qu’une ou des parties de nous-même. C’est un droit de ne pas se sentir obligé de secourir la «petite personne», ne pas s’astreindre à tenter de la protéger ou à la dorloter. Le droit d’être est le droit d’être libre de prendre toute la vitalité de chaque moment présent et cela dans la paix, le calme et la sérénité. La capacité d’être conscient d’être, conscient de vivre et d’être authentiquement soi-même constitue la vraie et essentielle nature de l'homme en comparaison de laquelle tout le reste n'est qu'accessoire.

Le droit d’être, de juste être, juste être ordinaire, juste être ce que nous sommes sans aucun de nos masques et sans aucune de nos images pour rencontrer et échanger avec les autres, que cela est bon et satisfaisant! 
Le droit d’être est une solide présence à soi-même qui fait que l’on se réfère à soi pour diriger sa vie, que l’on contacte sa propre expérience vivante pour se guider dans la vie. Cette acceptation totale et profonde d’être juste ordinaire, juste ce que l’on est et que cela soit bien approprié, bien correct, c’est se donner le droit d’être. S’accepter vraiment dans tout ce que l’on vit et avec tout ce qui émerge de nous est souvent, pour plusieurs d’entre nous, une expérience neuve sans aucun passé. Depuis très tôt dans la vie, nous nous sommes branché sur la relation avec les autres et sur le besoin d’être accepté par eux tout en négligeant ce qui devait être à la racine, s’accepter soi-même.

M’accepter comme je ne l’ai jamais fait de ma vie et comme je ne l’ai jamais été depuis ma toute jeune enfance. Jamais je ne me suis accepté tel que j’étais. Je me blâmais et me « blastais » pour rester en ligne et pour me tenir droit. Là je veux vraiment en tout et de toutes les manières m’accepter, de ma plus petite nausée jusqu’à mon flagada paresseux du matin et avec tous mes autres défauts. M’accepter comme une nouvelle expérience de vivre, de me vivre surtout avec et devant les autres. 
L’acceptation de ce que l’on est, de ce que l’on est avec toutes nos petites faiblesses et toutes nos petites misères est cruciale dans la libération de cette bataille intérieure avec l’image, entre l’authentique personne que l’on est et l’image que nous portons et qui veut que l’on soit parfait, toujours en maîtrise, toujours correct ou comme il se doit d’être. Le droit d’être et non le doit être.

Ce matin, je me sentais tout croche par le manque de sommeil et les problèmes avec mes freins et la dernière gourmandises des sucreries et tutti fruitti. Puis j’ai plongé dans deux thèmes. Le premier : Accepte toi mon «chum», tu es comme ça, facilement anxieux quand des problèmes de descente de ta pente et d’auto se présentent, gourmand de sucreries. Tu n’as pas à justifier cela et surtout tu n’as pas à te blâmer d’être ainsi. Et le Je M’accepte a fait son chemin et j’ai dégagé bien des lourdeurs.

Un deuxième thème est celui de la difficulté à distinguer cette anxiété d’être du stress positif qui nous fait créer et avancer. Ce stress positif ne doit pas être négligé même si celui qui est négatif est vraiment dommageable. Devant une situation stressante, il faut combattre ou fuir mais ne pas rester là à tout recevoir en n’étant pas actif, en n’agissant pas, en étant pas «au volant» de sa vie. Mais l’attitude de départ toutefois se nomme S’ACCEPTER TEL QUE L’ON EST. Cesser de se blâmer, de s’en vouloir, cesser d’être coupable de ne pas être un super-héros. Toute cette souffrance que l’on se donne en voulant paraître bon, compétent, fort et posséder toutes les autres qualités. Et surtout cette anxiété que plusieurs portent devant leur insistance à être extraordinaire. 
 
3. Le droit d’être se ressent comme l’ouverture d’un espace dans notre vie intérieure pour nous-mêmes devant toute la vie, et surtout devant les autres. Si on ressent cet espace et si on l’occupe pleinement, on se donne alors le droit d’être. Le droit d'être est celui qui fonde tous les autres droits de l’être humain. Il est supérieur à la puissance de la présumée destinée. Ce droit est silencieux mais il ne cesse de continuer à se ressentir qu’il ne soit enraciné en nous. Mais il s'agît d'être dans son être profond et non dans les images de nous-mêmes, d'être au niveau de l’expérience vivante que nous avons des situations et des autres humains. Il s’incruste dans cette dimension au delà du banal de l’humain mesurable, là en quelque sorte sous le paraître au vif de la conscience.

4. Se donner soi-même la permission et le droit d’être ce que l’on est en tout et partout est bien en contraste avec le sentiment d’être inappropriée, inadéquate et incorrecte qu’éprouve si fortement une personne trop anxieuse. Se donner le droit d’être adéquat selon ce que nous sommes et non pas selon ce que les autres attendent de nous, non pas non plus selon les dictats de l’image ou de l’idéal que nous portons tous. Nous donner nous-même la permission d’être ce que nous sommes et cesser d’attendre cette permission de l’extérieur de nous, de l’autorité, des différents symboles que nous avons construits. Choisir de se donner soi-même ce droit d’être avec toute la puissance de notre « Je veux ». Voilà ce qu’est le droit d’être!

Patrice qui avec ses mauvaises jambes s’oblige à courser avec des filles pour faire plaisir à son père. Dans cette course pourtant facile, il trébuche, tombe et par son père, il est méprisé de chuter. Pourquoi ne s’est-il pas donné le droit d’être ce qu’il était, un garçon qui a de mauvaises jambes et qui ne course pas sans s’en demander plus? Parce qu’il voulait être estimé par son père! Il s’est humilié lui-même en voulant plaire à l’autre.

5. Le droit d’être est ce ressenti si pleinement tranquille d’être ce que l’on est; la calme assurance qu’il est tout à fait correct, approprié, adéquat de ressentir ce que l’on ressent : ses désirs, ses besoins, ses émotions et tout le reste .

Dans ce dialogue d’une personne avec elle-même, on peut saisir le grand contentement de se donner ce droit d’être ce que l’on est : une acceptation inconditionnelle de nous-même pour nous-même se déroule comme le serait la rencontre d’un thérapeute avec son client. Le T. étant le thérapeute et le C. la personne elle-même. Le personne se parle comme si elle était un thérapeute et elle répond comme si elle était une personne-en-thérapie:

T. « Qu’est-ce qui se passe en toi? Qu’est-ce que tu ressens juste là? »
C. « répond « un mélange d’élan et de goût de finir ma session de travail »
T. « tu te sens en balance? »
C. « Non le goût d’avancer est plus fort mais le mal de tête, les agacements du chien impatient me font penser arrêter.».
T. « Continue avec ce que tu es; je t’accepte tel que tu es! Que tu penses cela paresseux ou vaillant ou quoi que ce soit, je t’accepte. »
C. « J’aime me sentir accueilli comme ça; j’ai le «motton» dans la gorge, prêt à pleurer d’être accepté à ce point ».
T. « C’est vrai mon «chum», tu as droit d’être ce que tu es juste là! »
C. « Et tu es mon «chum», tu m’acceptes même si je ne suis pas « productif, vaillant et brillant!» Que cela me fait du bien! Je sens déjà de la détente dans mon corps. Je me sens comme libéré, dégagé et je veux encore plus déployé cela. »
T. « Je suis content que t’accepter te fait un tel bien; je suis content que tu te sentes mieux »
C. « Et ça continue, je ressens en moi comme un bassin de vie, comme une matrice de vie qui dans ce temps-ci ne produit pas du brillant et du flamboyant mais qui est là comme en attente. Je sens qu’à un moment donné je me mettrais en créativité et des formes sortiront de moi. Ah que je suis content de cela! Ça me fait tellement de bien. Je suis mon propre ami. » 
 
6. Le droit d’être consiste à habiter le processus de la vie en nous et à ne pas nous enfermer dans des contenus comme nos pensées ou nos actions, ce que nous pensons, ce que nous faisons. Le contenus sont indifférents parce que tout vivant est processus, tout est être, tout est existence et continue sans cesse. 
7. Le droit d’être fonde et permet le droit de vivre, de ressentir et de prendre sa place-au-monde malgré la perception de ses limites, de ses défauts et d’être bien ordinaire. C’est ça : « ne pas me laisser avoir par mes manques et les autres frontières de ce que je suis. Me donner ou prendre le droit d’être malgré ces contraintes. De cela, je dois m’imbiber jusqu’à ce que cela soit une seconde nature en moi. C’est ça le droit d’être! Je suis et j’ai droit d’être malgré mes petitesses et mes failles. »

Il est vrai qu’au départ, il y a le fait fondateur de notre condition humaine : tout être humain a le droit d’être ce qu’il est vraiment et cela dans son authenticité; en un mot, à devenir ce qu’il est. Ce devenir authentiquement ce qu’il est n’est pas la justification de n’importe lequel laisser-aller ou caprice, ou déviation, ou perversion. Être authentiquement ce que nous sommes se joue au niveau d’être c’est-à-dire au niveau de la source de ce que nous sommes dans notre existence. Vraiment être ce que je suis et encore plus le droit de devenir ce que je suis prend en compte les horizons de la condition humaine. Devenir ce que je suis veut dire amener à l’existence des pensées, des émotions, des images, des actes, des gestes qui naissent de mon expérience profonde et radicale d’être, d’exister et de vivre .

Or toute personne humaine amène à l’être, à l’existence, fait exister des pensées, des émotions ou des actions selon un mode d’épanouissement comme en un déploiement de l’expérience et non selon un ordre logique ou rationnel ou encore selon des caprices ou des névroses. En effet les « choses » naissent en nous dans notre expérience vivante, premier relais de la mise en existence, selon les lois du vivant et non selon les lois de la logique. Le vivant naît petit à petit en s’assurant le plus possible de continuer soit par la diversité de son paraître, soit par la quantité de sa production, ou encore par la complexité qui lui assure de continuer. Ce qui importe pour le vivant, c’est de continuer. Ce qui importe pour l’être vivant que nous sommes, c’est de continuer à être ce que nous sommes et à le devenir encore plus quelle que soit la forme que prend cette continuité.

8. Le droit d’être est bien le droit d’être et non le droit de réfléchir, de penser, de se définir. C’est le droit de plonger dans l’être plutôt que dans d’autres facettes de ce que nous paraissons ou de celles de la « petite personne » ou même de se laisser bercer des bruits mentaux qui nous envahissent. C’est le droit de demeurer dans l’être et de s’en laisser imbiber plutôt que de faire, de vouloir faire, de se sentir productif. C’est le droit de contacter l’être en nous et non de contacter les pensées ou les réflexions ou nos actions. Ce n’est pas de dire, de faire, c’est le droit de juste être et qu’être suffit. 
 
Mais oui encore faut-il qu’être ce que l’on est, suffise! Il n’est pas ou n’est plus nécessaire d’exiger de soi-même mers et mondes, de se réclamer des accomplissements, des glorioles, des honneurs, de vouloir jouir d’une supériorité d’intelligence ou d’une infinie beauté. Ce sont là toutes des caractéristiques de l’image idéale et du masque que nous portons pour nous mettre au monde. Juste être et cela suffit, sans image et sans masque. Se donner le droit d’être, c’est ça!

Il y a tout un changement dans l’émotion que je ressens quand je me dis qu’il est fini le temps de l’hésitation, du « ratatinage » sur moi comme si je n’étais pas correct et que je demandais la permission pour être ce que je suis, c’est-à-dire juste là et comme il se doit d’être. Je sens alors une mobilisation dans ce temps-là pour rencontrer l’autre, pour être devant lui, pour interagir avec lui. Je veux reprendre cela comme le droit d’être et non pas comme le droit de gagner, d’impressionner ou de quoi que ce soit d’autre que d’être avec, devant, ou sans les autres. C’est bon de ressentir cela!

Le droit d’être mais qu’est-ce qu’être? Être signifie spécifiquement pour la personne humaine, être conscience. C’est le droit d’accéder à toute la conscience de ce que nous sommes et de ne pas demeurer prisonnier de la « petite personne », enfermer dans les images de nous-mêmes que l’on veut projeter aux autres. Cela veut dire de prendre toute la place de la conscience, utiliser le plus possible toute sa conscience pour être et pour vivre. Être, c’est laisser monter dans cette conscience tout ce qui est sans le filtrer et le diriger vers la petite personne. Être et être conscient, c’est large, c’est libre, c’est vivant et quand nous sommes élargis à tout l’être en nous, une grande paix s’installe. En effet, pour reconnaître que nous sommes vraiment dans le territoire de la conscience, dans l’espace du Je, nous ressentons cette PAIX, une sérénité pleine et même à l’occasion une immobilité intérieure, le «stillness » . 

Le droit d’être, c’est aussi le droit de continuer d’être et d’être conscient jusqu’à la mort. Il est vrai que la crainte devant la mort et la crainte devant la vie dépendent l'une de l'autre comme le courage de mourir et le courage de vivre. Pour prendre tout l’être du vivant que nous sommes, il importe de prendre aussi que nous sommes autant des mourants; c’est notre nature. Certains ne veulent pas vieillir et ne savent pas non plus se donner le droit de mourir finalement au bout de leur chemin d’être ce qu’ils sont. Se donner la vie, c’est aussi accepter qu’elle est limitée, qu’elle cessera un jour. 

Jules Bureau
Psychologue et sexologue
Rawdon, Québec, Canada

Voir ma page Psycho-Ressources

Texte complet en version PDF

Table des matières:
- Introduction
- La nature du droit d’être
- Les sources du droit d'être
- Les obstacles au droit d'être
- Conclusion: les conséquences de se donner le droit d'être
- Bibliographie

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Mardi 7 avril 2009
Cette vidéo présente le travail de Eric Laudière,
Thérapeute et formateur en thérapies transgénérationnelles,
dont les Constellations familiales.



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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Dimanche 29 mars 2009
Émission de télévision "Autrement la vie",
Daniel Miron élabore sur la loi d'Attraction et le système de guidance émotionnel
pour retrouver l'équilibre dans notre vie.



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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Mardi 24 mars 2009
Pour parler plus légèrement de ce combat entre l’ombre et la lumière, j’ai eu l’idée de composer un conte, un conte avec un dragon qui garde un trésor. Le dragon représente la personnalité. Le trésor représente l’individualité retrouvée. Et le héros représente le Disciple de la vie déterminé à sortir de son ignorance. Vu sous un autre angle, nous pourrions dire que le trésor symbolise l’autonomie de l’être et que le dragon incarne les épreuves de la vie qui doivent être affrontées pour entrer en possession de la richesse qu’est sa liberté.

Il faut d’abord savoir que le dragon a derrière lui des siècles d’expérience. Peu d’êtres lui ont échappé véritablement. Il se moque des armes modernes. Vous pouvez faire sauter sa caverne à coups de missiles ou lui trancher la tête à l’arme automatique ; ce sont des solutions temporaires. Un jour ou l’autre, vous trouverez une queue de dragon dans un placard oublié. Rien ne sert de courir, il ira toujours où vous allez puisqu’il est en vous-même.

Pour qu’il accepte de libérer ses victimes, on doit l’affronter en combat singulier, au corps à corps. Il faudra foncer sans crainte d’y perdre des plumes, sans peur d’avoir peur.

Vous devez vous rappeler que ce dragon est passé maître dans l’art de la manipulation et de la culpabilisation. Son avantage sur vous est que tous les coups lui sont permis. Il peut vous émouvoir jusqu’aux larmes pour vous convaincre de ne pas porter le coup de grâce, et vous mettre la patte dessus l’instant d’après, triomphant sans honte. Son seul objectif est de vous garder en sa possession ; il est prêt à tout pour ça.
Vos armes sont limitées mais elles sont efficaces. La première est la volonté. On ne vient pas à bout du dragon de la personnalité par accident. Il est nécessaire de s’appliquer à cette tâche avec détermination. Tous les moments de relâche et d’oubli donnent du répit au personnage, lui permettent de refaire ses forces.
Le dragon se mobilise dès que vous entreprenez votre recherche. Il va dresser devant sa caverne un grand miroir et le tourner contre vous. Ce miroir a la propriété d’être recouvert d’une sorte de brouillard qui confond les assaillants. Voici la première épreuve. En approchant de la caverne vous ne verrez rien d’autre que vous-même et vous vous demanderez ce que vous êtes venu faire là. Tout à coup, la nature même du problème auquel vous vouliez vous attaquer vous échappera. Comme lorsqu’on va chez le médecin et que, une fois sur place, on a plus mal.

C’est le moment de sortir votre deuxième arme : le discernement. Vous devez vous asseoir pour réfléchir et retrouver le sens de votre démarche. Voyant que vous êtes assis à ne rien faire, les fantômes du passé ne manqueront pas de venir vous visiter. Votre enfance et votre age adulte vous reviendront. Le rapport avec vos parents refera surface. Vous constaterez combien ceux-ci vous ont fait souffrir et vous serez tenté de rejeter sur eux toute la responsabilité de vos malheurs, les utilisant comme boucs émissaires. C’est l’option du blâme. Certes, elle vous décharge de toute responsabilité mais elle vous garde victime des autres, et du dragon.
L’option est séduisante ; il faut donc posséder un couteau bien aiguisé pour trancher dans l’illusion. Nombre de chevaliers quittent le champ de bataille après cet examen de conscience qui les a fait conclure que leurs conditionnements relevaient de la responsabilité des autres.
Vous pouvez effectivement quitter le terrain sur le champ et vous satisfaire de ce constat : vous n’êtes ni si méchant ni si ingrat, il y en a des pires, et, tout compte fait, vous vous en êtes plutôt bien tiré. C’est à ce moment précis que des bruits étranges montent d’on ne sait où. Le dragon se tord de rire. Il se moque ouvertement de vous. Vous croyez l’avoir vaincu alors que le face à face n’a pas encore eu lieu. Somme toute, vous avez été une proie facile.

Si vous prenez conscience d’une fausse note en vous et décidez de rester dans la quête, le courage sera votre prochaine arme de combat. Au sortir de votre analyse, vous décèlerez les stratagèmes du dragon. Le miroir qui embrouille les pensées est placé devant l’ouverture de la caverne, il en est la porte d’entrée, pour ainsi dire. Muni de votre petit bagage de connaissance sur vous-même, vous pouvez maintenant y pénétrer. La caverne est noire et humide, empreinte d’une odeur sulfureuse qui donne envie de vomir. A nouveau, les doutes vous envahissent. Avez-vous le droit de faire ce que vous faites ? Pourquoi ne pas laisser les choses dormir comme elles sont ? N’êtes vous pas en train de faire souffrir vos proches avec vos velléités de compréhension et d’autonomie personnelle ? La culpabilité vous étouffe. C’est la troisième épreuve.

Vous aurez l’impression d’être devenu du jour au lendemain un mouton noir pour vos intimes. D’ailleurs, ils vous le manifesteront. Votre mère lance que vous allez la tuer, qu’on n’a pas le droit de dire ça à ses parents et que, après tout, elle a fait de son mieux. Votre mari et vos enfants vous feront sentir que la vie était plus agréable lorsque vous passiez vos journées à la maison. Votre femme menacera de divorcer si vous continuez à l’embêter avec vos histoires de psychologie.

Il est encore temps de fuir. Vous pouvez sortir de l’antre du dragon reprendre votre vie de bonne mère soumise et dévouée ou de garçon bien adapté. Vous pouvez continuer à jouer au gentil, avec un petit excès de temps à autre, histoire d’évacuer la tension. Rien de mal là dedans. Mais si vous en avez assez de ravaler vos frustrations, il vous reste à prendre votre courage à deux mains- poursuivez l’aventure. Sachez seulement qu’au-delà de ce point on n’en revient plus indemne.

Une chose est sûre, vous avez maintenant besoin d’une bougie pour y voir un peu plus clair. Dans les vrais contes de fées, cette bougie est le produit du courage, de la détermination et du discernement fondus ensemble, car le héros sait qu’il est lumière. Mais comme les héros et les héroïnes ne sont plus ce qu’ils étaient, vous sentirez croître en vous le besoin d’un peu d’aide extérieure.

Votre élan de liberté, sans parler de vos angoisses, vous jettera dans les livres de psychologie. Vous voudrez faire de la méditation, du taï chi, de la visualisation. Vous fréquenterez des maîtres spirituels, des psy, des médiums. Vous prendrez des temps de retraite, avalerez beaucoup de vitamines, ferez des diètes, et j’en passe. Avec un peu de chance, car il en faut tout de même un peu, la flamme de la conscience s’allumera. Vous aurez alors l’impression de savoir un peu mieux ce qui vous arrive et où vous en êtes. Premier répit, premier lâcher prise. Bien entendu, au début il s’agit d’une toute petite flamme tremblante, mais elle va quand même faire toute la différence. Parce qu’après ça vous pourrez voir à qui vous avez affaire. La quatrième épreuve vous guette. Elle a pour nom la consternation.

Vous allez d’abord voir la silhouette immense du dragon se profiler dans la pénombre puis vous vous rendrez compte que les anneaux du serpent forment les murs mêmes de la caverne. Autrement dit, le personnage vous entoure de toutes parts. Vous êtes au beau milieu d’un serpent lové autour de vous. Vous réaliserez d’un seul coup que votre liberté est nulle. Le serpent a toujours été là et vous en avez toujours été prisonnier. Son haleine imprègne chacune de vos cellules. Votre vie se résume en quelque sorte à ce ballet mécanique Victime-Sauveur-Persécuteu
r. Vous saurez alors qu’il n’y a pas d’action dans votre vie, il n’y a que des réactions programmées. Vous n’auriez jamais cru que le problème pouvait être si vaste. Vous allez regretter instantanément d’avoir allumé votre petite bougie. C’était moins pire avant car, comme le dit le dicton, ce qu’on ne sait pas ne nous fait pas mal.

Il vous faudra ici une double dose de détermination pour ne pas céder au sentiment d’impuissance, au défaitisme. C’est la cinquième épreuve. Seules peuvent désormais vous sauver la persévérance et votre foi chancelante en l’existence d’un trésor au-delà de ces méandres tortueux. Vous pouvez bien sur éteindre votre chandelle et faire comme si de rien n’était mais, d’une certaine façon, il est trop tard. Vous ne pourrez plus jamais oublier le spectacle.

Les écailles du monstre sont autant de petits miroirs sombres qui vous renvoient tous une image peu reluisante de votre vie. Ce sont les miroirs de l’ombre. Ils vous convient à un examen de conscience sans fards. D’un fragment à l’autre, vous découvrirez comment vous avez construit votre propre malheur. Comment à force d’atermoiements, vous avez réprimé votre goût de vivre et oublié l’essentiel : l’homme ou la femme libre que vous êtes.

Vous pouvez passer des années dans le dédale de ces petits miroirs. Car, même si le séjour est très inconfortable, on ne peut progresser qu’à petit pas. A mesure qu’on avance, la puanteur s’accroît et le dragon tente de vous étouffer en resserrant ses anneaux. Vous aurez des visions terrifiantes au cours desquelles vous tuerez vos proches. Vous crierez pendant votre sommeil, vous vous éveillerez en pleurant. Rien ne vous sera épargné. La peur, l’horreur, la terreur paralyseront chacun de vos pas ; elles vous démembreront avec plus d’efficacité que le plus habile des chirurgiens. Vous aurez l’impression de voler en éclats.

Vous verrez votre lâcheté, votre hypocrisie, vos manipulations, vos jugements impitoyables. Vous prendrez conscience de votre complaisance et de votre rage. Votre amour de la guerre, votre jouissance dans la maladie, votre capacité de tuer, votre vide, votre haine, votre exhibitionnisme, votre égocentrique, vous verrez tout ce que vous avez toujours souhaité que les autres voient en eux… et ne voient jamais chez vous. Certains jours, il vous semblera frôler la folie. La fibre même de votre être sera défaite à force d’avancer dans cette chaleur froide, dans cette humidité sèche, dans cette puanteur parfumée. Jusqu’à ce que, épuisé, vous déclariez forfait. Jusqu’à ce que vous abandonniez toutes vos postures, et le courage, et la détermination, et la persévérance, et la bougie et tout ce que vous avez appris.

Jusqu’à ce que vous vous déclariez battu à plate couture. Pire encore, jusqu’à ce que vous vous fichiez éperdument d’être vainqueur ou vaincu, battant ou battu.

Sans le savoir, vous aurez eu le bon réflexe au bon moment. Car à cet instant précis, vous serez face à face avec le monstre, à sa merci. Les méandres de l’ombre ne servent à rien d’autre qu’à vous épuiser, qu’à faire mourir en vous tout autre désir que celui de vivre quelques instants de paix véritable. Les miroirs de l’ombre servent à vous pousser fermement vers la simplicité de l’essentiel.

Vous pensiez vous retrouver devant un monstre fumant, agité par une colère intense. Pas du tout, le monstre est charmant. Vous devrez à ce point réunir ce qui vous reste de courage et de détermination pour briser la fascination qu’exercent sur vous les yeux de la bête – ils sont la meilleure arme du dragon. Pour gagner votre liberté, vous avez un dernier geste à accomplir : trancher les attaches qui vous lient à votre personnage tel le cordon ombilical à votre maman.

Vous serez alors assailli par la plus formidable attaque de doute, de peur et de culpabilité que vous ayez jamais connue. Maintenant qu’il risque de perdre sa victime, le dragon réagit. Vous entendrez ses cris stridents évoquer en vous la douleur insupportable d’une mère ou d’un enfant. Vous aurez l’impression de renoncer à la vie même. Vous ne devez pas vous laisser attendrir, cela vous tirerait immédiatement en arrière. Il vous faut assumer pleinement le geste que vous faites. Si vous résistez à l’appel des pleurs et maintenez votre volonté d’en finir avec le chantage, la possessivité et la jalousie, vous sentirez les liens céder peu à peu et le dragon blessé relâcher son emprise.

En tranchant la tête du dragon, vous tranchez votre lien au passé et votre compulsion à chercher à l’extérieur la solution à vos besoins. En tuant le dragon, vous renoncez à votre propre grandeur. Vous coupez le cordon ombilical de vos peurs. Vous ouvrez en vous-même un espace de liberté et d’autonomie réelle.

Vous saurez instantanément que l’enfance est finie, que ce ne sera plus jamais la faute des autres, que vous venez de prendre votre vie en main et que vous êtes désormais seul maître de votre destin. Vous direz adieu à la douce irresponsabilité qui a été la votre jusqu'à maintenant.

Cette humble victoire sur le dragon brisera votre indentification au personnage. Vous prendrez conscience que vous êtes parfaitement libre d’être ce que vous voulez, et que vous l’avez toujours été. Aux yeux du monde, cela n’a aucune espèce d’importance que vous utilisiez ou non cette liberté. A vos yeux, cela en a beaucoup. C’est toute la différence entre une vie contrainte, passée à l’attention aux autres, et une vie épanouie dont vous devenez peu à peu le maître ou la maîtresse d’œuvre.

A ce point de votre aventure, vos mains sont sales, vos vêtements puent la sueur froide et vous baignez dans le sang, comme un enfant nouveau né. Les liens mutilés forment autour de vous un cordon ombilical géant. Des larmes de joies vous submergent ; un formidable goût de vivre vous récompense pour vos peines. Un vent de fraîcheur balaie la caverne. Un coin de ciel bleu filtre à travers les rets que forment les anneaux du serpent. Il vous semble que pour la première fois, vous pouvez respirer sans entraves. Vous êtes en train de renaître. Le trésor ? Ah ! Oui, le trésor ! J’allais oublier le trésor ! En fait, c’est ça le trésor ! Vous vous rendez compte qu’au-delà du personnage, au-delà du dragon et de la caverne, il y a l’univers tout entier qui s’étend devant vous, ouvert.

En contemplant votre nouveau domaine, vos yeux s’emplissent de douceur et de compassion, des yeux qui ont vu toute la misère du monde et la tolèrent sans juger, des yeux qui voient à travers les êtres, des yeux qui ne trichent pas. Avec ces nouveaux yeux, vous verrez le cœur de votre mère et vous serez touché aux larmes. Vous verrez le cœur des êtres qui vous ont entouré pendant votre vie et vous comprendrez qu’ils vous voulaient du bien, malgré les coups, malgré les négligences.

Vous aurez les yeux d’une mère qui aime. Vous aurez les yeux de l’amour. Vous saurez à travers ces yeux que vous avez été aimé et que vous avez aimé. Ne serait ce qu’une heure, ne serait qu’une seconde, vous avez été un enfant du désir et de l’amour. Et par la grandeur de cette seconde, tout sera réparé.

Le reste, ce sont des détails, des ajustements. Ca ne veut rien dire. Vous n’aurez plus d’yeux que pour l’amour triomphant, l’essence même de tout ce qui est.

Vous serez devant le secret même de votre origine. Vous pourrez ouvrir votre cœur, reconnaître l’amour profond que la vie a eu pour vous, qu’elle a toujours et encore. Si vous ne pouvez assumer cet amour, votre esclavage continuera car c’est la haine qui fait la force de vos liens avec le dragon. Il n’a jamais eu d’emprise sur vous, il n’en a jamais eu d’autre que celle que vous lui avez permis d’avoir en inventant l’histoire de votre enchaînement.
Vous réaliserez que vos parents, vos enfants, vos patrons, vos amis vous reflètent parfaitement. Ils sont ceux dont vous aviez besoin pour évoluer et apprendre à vous détacher. Vous réaliserez qu’ils vous ont poussé à devenir vous-même et vous les aimerez. Sans conditions, vous les aimerez. En faisant la paix avec votre passé, vous entrerez dans le moment présent, vous deviendrez ce petit coin de ciel bleu et par lui vous prendrez possession du ciel.


Guy Corneau

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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