Psychologie et thérapies


Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /2010 06:11

La Dépendance Affective se définit comme une compulsion à chercher à l’extérieur de soi sa source de valorisation et de bonheur, c’est à dire être dépendant des autres ou des circonstances pour être heureux.

Aujourd’hui  je suis venue partager un grand secret avec vous : le secret du bonheur!

Voici le secret : la source d’amour inconditionnel que tous les dépendants cherchent éperdument, cette source n’est pas à l’extérieur mais à l’intérieur de soi; elle réside dans notre cœur.

Mais avant de vous parler de l’énergie de votre cœur comme outil de rétablissement, laissez-moi vous raconter des débuts du mouvement DAA au Canada.

 
nathalie-campeau.jpgD’où je viens….

Comme vous savez peut-être, j’ai fondé  le premier groupe de Dépendants Affectifs anonymes (DAA) au Canada en 1988 à Montréal.

Je voudrais partager avec vous mon état d’âme à cette époque, mes difficultés dans mes amours et mes insatisfactions, mes frustrations et déceptions de la vie. En 1988, j’étais une Dépendante Affective accomplie. J’avais mal à ma vie, mal à mon âme, mal à mes amours. Je savais que je méritais des relations plus satisfaisantes. J’avais honte. Je me sentais isolée. Je ne trouvais pas d’issue.

C’est pour cette raison que j’ai fondé le premier groupe DAA. Pour trouver un moyen de m’en sortir, pour avoir un groupe de support et un programme de rétablissement.
Les débuts de DAA

L’idée de partir un groupe m’est venu lors d’un voyage en Californie où je visitais le Centre de Traitement de Clint Eastwood. Le thérapeute que je rencontrais m’a demandé si je connaissais Co-DA et m’a donné la documentation nécessaire pour ouvrir un groupe.

Je devais traduire toute cette documentation et ne voulais pas traduire « co-dependent » par co-dépendant. Je voulais trouver un mot qui aidait les gens à s’identifier dans leur mal de vivre. J’ai essayé plusieurs termes avant de choisir Dépendant Affectif.

Le premier groupe a fait ses débuts à la MJL. Nous étions 5, 2 hommes et 3 femmes. Ce groupe a grandi et s’est multiplié. Le mouvement a pris de l’essor et est devenu ce que vous voyez ici.

 
Principes de rétablissement

Ce que chaque Dépendant Affectif cherche désespérément c’est à être aimé, être reconnu, être apprécié. L’erreur que nous faisons tous est de croire que la source de l’amour est à l’extérieur de soi. Nous cherchons la bonne chose au mauvais endroit.

Pour combler le vide affectif au cœur de cette dépendance, il faut se tourner vers l’intérieur, vers son cœur. L’amour de Soi est le principe thérapeutique de la dépendance affective. Le rétablissement consiste à s’aimer assez pour ne plus avoir besoin des autres pour connaître sa valeur, pour se savoir aimé.

L’autre acquiert alors un nouveau rôle. Plutôt que d’être la source de l’amour, il en devient le récipiendaire. L’autre devient une occasion d’aimer.
Votre source d’énergie et d’amour est votre cœur

Le cœur est l’organe de votre corps qui produit le plus d’énergie, 50 fois plus que le cerveau. Vous percevez le champ E-M des personnes à qui vous parlez et vous avez le pouvoir d’influencer les ondes de leur cœur et de leur cerveau.

Quand vous parlez à quelqu’un et que vous exprimer de la compassion, de la joie ou de la gratitude, vous imprégniez l’espace autour de votre interlocuteur de ces émotions et vous influencez le champ E-M de cette personne. Ceci a été démontré en laboratoire en comparant les ECG de personnes en conversation.

En résumé, le cœur humain a la capacité de générer de l’énergie. Cette énergie se manifeste par les émotions supérieures du cœur qui sont la joie, la compassion, la générosité, l’appréciation et bien sur … l’amour. Exprimer ces émotions génère de l’énergie et transforme votre perception de vous-même et de votre rôle sur cette terre.

 
Comment puiser à même l’énergie de votre cœur?

Il est très facile de puiser à même l’énergie de votre propre cœur, il suffit de faire l’expérience d’une des émotions supérieures du cœur.   Le Sourire du Cœur et une technique simple que j’ai développée que j’appelle qui permet de faire l’expérience de l’énergie de votre cœur.  Je vous invite à pratiquer cette technique plusieurs fois par jour pour apprendre à déclencher un sourie du cœur à volonté.

Pour ceux et celles qui désirent plus d’information sur l’énergie du cœur, je vous réfère à mon site web : www.EnergieDuCœur.com. J’ai aussi publié un livre : « L’Énergie du Cœur » que vous pouvez vous procurer sur mon site ou à la Librairie Àlire de la Place Longueuil.

 
La Pensée Positive  vs  La Pensée du Cœur

Vous êtes tous familiers avec la Pensée Positive.

Connaissez-vous la Pensée « Aimante » ou la Pensée du Cœur?

Nous avons tous la possibilité de choisir notre façon de penser. Ou bien nous épousons le courrant de pensées dominantes de notre société, ou bien nous choisissons d’être non-conformiste, de penser par nous-même.

Penser avec son Cœur  consiste à choisir des pensées de gratitude, d’appréciation, de joie, d’abondance, de générosité, de fierté, de compréhension, de compassion, d’amour…

Penser avec son cœur consiste aussi à résister à la tentation de se comparer, de se juger, de se condamner, de se blâmer, de se cataloguer, de se diagnostiquer… etc.

Penser avec notre cœur consiste à chaque instant à se demander : « qu’est ce que mon cœur me demande de choisir? » Ou encore «qu’est ce que l’Amour me demande de faire? »

Le rétablissement de la Dépendance Affective et de toutes les dépendances consiste à vivre avec son cœur. Il faut arriver à s’aimer suffisamment pour ne plus avoir besoin de personnes ou de choses pour se savoir aimé et apprécié.

Vivre avec son cœur, c’est penser avec son cœur, sentir avec son cœur et agir avec son cœur. La Pensée « Aimante » du cœur donne l’accès à l’amour de soi qui est la clef du rétablissement.

Chaque fois que nous nous surprenons en flagrant délit de blâme de soi, de jugement ou condamnation de soi, nous avons un choix à faire. Nous pouvons choisir de nous traiter avec compassion et patience : « Ce n’est pas comme ça que je veux penser »  et nous choisissons de penser avec notre cœur.

Le processus consiste à monitorer nos pensées et de remplacer chacune de nos pensées basées sur la peur par des pensées aimantes, celles du cœur.

En terminant, je vous lance une invitation. Je vous invite à utiliser votre cœur, tous les jours, à chaque minute pour transformer votre paysage intérieur. Vous méritez ce qu’il y a de plus doux et de plus tendre : l’amour de votre cœur!

 
Dr Nathalie Campeau
Son site web

 

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /2010 06:40

Demeurer soi-même au sein de son milieu de travail n'est pas chose facile. Pourtant, l'effort en vaut le coup ! Parmi les nombreux avantages, celui de défier le bitchage demeure très salutaire par les temps qui courent.

En considérant le nombre d'heures passées au bureau avec les collègues, il va de soi de conclure que notre vie professionnelle représente un apport plus qu'important dans notre univers. Voilà pourquoi nous avons tout à gagner de demeurer nous-mêmes, sinon notre rôle d'« acteur » devient lourd, notre personnage nous pèse avec les années. Par ailleurs, s'amuser à jouer à quelqu'un que nous ne sommes pas offre une emprise incroyable pour les âmes tristes qui cherchent à saboter leur entourage.

S'imposer tel que nous sommes au sein d'un groupe

Selon les intérêts personnels de chacun, il est fréquent d'observer que de petits groupes se forment soit à l'arrivée le matin, aux pauses-café ou à l'heure du lunch. Ce principe d'attroupement, qui se transforme parfois en meute, est tout à fait normal, notre côté animal… Pourtant, ce qui l'est moins, c'est lorsque l'on se laisse influencer par le plus fort de la meute afin de se ranger à l'opinion de la masse.

Avant de fraterniser avec un groupe, voyons si l'idée générale véhiculée n'entre pas en conflit d'intérêt avec nos valeurs profondes. Ce mécanisme de vérification se déclenchera automatiquement si nous savons demeurer, autant que faire se peut, en harmonie avec nos propres valeurs et nos convictions. Ceci nous permet de lutter contre l'envie - initiée par notre subconscient -, d'adhérer à un clan quelconque afin d'éviter le rejet à tout prix. Dans le cas où nous décidons de nous immiscer au sein d'un groupe, il faut savoir le faire de manière honorable, c'est-à-dire en nous présentant tel que nous sommes.

Est-il nécessaire de rappeler que le fait de défendre nos valeurs et nos positions impose, par le fait même, un certain respect de la part de nos collègues ? Évidemment, il est préférable d'exposer nos points de vue et de prendre position sans agressivité ni frustration et de manière honnête. Prendre position en respectant ses convictions profondes peut sembler laborieux au début, mais il s'agit d'intégrité, qui justement a peut-être été négligée jusqu'à ce jour.

 Protéger notre intimité et assurer notre intégrité

L j0316769_resize.jpg orsque nous nous mêlons à un groupe, il n'est pas rare de remarquer qu'un sujet de conversation glisse tout à coup vers du placotage contre un absent. À première vue, les commentaires peuvent paraître inoffensifs et il est tentant d'emboîter le pas. Cependant, en revenant plutôt à nos propres valeurs, nous nous rendons compte que nous sommes en désaccord avec les propos énoncés et même aurons-nous le goût de défendre l'absent, ne serait-ce que par principe de justice. Il s'agit d'une excellente manière de contrer le bitchage et cela contribue à nourrir une ambiance saine au bureau pour nous, nos collègues et notre employeur. De plus, cela peut éviter de devenir une cible un jour ou l'autre.

Être soi-même n'est pas synonyme de « grand livre ouvert », au contraire. Puisque nous passons le plus clair de notre temps avec les collègues, la tentation est grande de nous révéler et d'ouvrir des pans de notre vie secrète, ne serait-ce que pour alléger notre fardeau. Sachons que ceci n'est pas la meilleure chose à faire. Nous devons, le plus possible, demeurer nous-même en étant ouvert aux autres sans les laisser pénétrer dans notre jardin secret, comme une porte toute grande ouverte sur notre vie personnelle.

Savoir départager la vie privée de la vie professionnelle n'est pas aisé à cause justement des heures passées au travail, soit au bureau ou à la maison. Incidemment, nos collègues deviennent rapidement nos complices ou nos ennemis. Être soi-même veut également dire avoir suffisamment confiance en soi pour effectuer des choix judicieux de fréquentation afin de ne pas simplement se laisser choisir par les plus puissants.

Soyons conscients que notre milieu de travail représente une microsociété dans laquelle nous devrons oeuvrer, et il est de notre responsabilité d'apprendre à frayer avec les différentes personnalités de notre entourage sans nous perdre, sans nous noyer ou, pire, se faire noyer. Une méthode assez efficace est de demeurer le plus possible professionnel en évitant de déverser dans de grandes émotions.

L'honnêteté demeure notre meilleure arme

Utilisons un exemple bien concret : si nous apprenons qu'un collègue parle contre nous, le meilleur moyen de retrouver notre équilibre est certainement d'aller directement à la source pour vérifier l'information. Ce geste fait appel évidemment au courage, ce qui n'est pas toujours simple, mais nous respectons notre intégrité en plus d'agir rapidement sur la situation. La volonté, ouvertement démontrée, de gérer un conflit fait souvent perdre pied à l'assaillant. Ainsi, on ne lui offre d'autre choix que d'être à son tour honnête sinon de revoir son tir. L'authenticité désarme… malheureusement, nous négligeons très souvent cette arme non violente et fort simple à utiliser.

Demeurer soi-même nous protège contre d'éventuelles attaques de la part des âmes tourmentées, car l'emprise devient presque inexistante. En étant soi-même avec nos collègues, nous plaçons ainsi les cartes sur table : le jeu devient honnête et sans ambiguïté. La force serait-elle issue de l'authenticité ?

Marthe St-Laurent
Site web

 

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* bitchage, en québécois : «A bitch» signifie, traduit de l'anglais, «chienne» ou «garce». Le verbe «to bitch» signifie râler, rouspéter. Il en a découlé le mot « bitcher » en québécois qui signifie dénigrer, râler, et tout ce qui tourne autour d'une attitude dénigrante et écrasante.

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Vendredi 20 août 2010 5 20 /08 /2010 06:06

Vous êtes-vous déjà surpris à observer quelqu’un en vous disant: « On dirait un enfant dans un corps d’adulte » ?

Habituellement, on fait ce commentaire quand la personne est en train de s’amuser sans retenue et d’avoir beaucoup de plaisir. Et lorsque ça vous arrive à vous, avez-vous l’impression d’un immense bien-être libérateur qui fait que vous vous sentez plus jeune et que vous avez le coeur léger ? Moi oui !

Laisser sortir l’enfant en nous c’est faire de la place au jeu, à la simplicité, au plaisir, à l’émerveillement. Donner une place à l’enfant en nous...L’imagination doit être au rendez-vous! D’une simple caisse de carton, l’enfant qui joue crée un château et un monde magique !  

Dans son livre best seller « A Whole New Mind », l’auteur Daniel Pink affirme que l’avenir est maintenant à ceux et celles qui sont capables de jouer et d’être créatifs. Tout un chapitre est d’ailleurs consacré au jeu… et au rire ! 

rire.jpg Avez-vous remarqué à quel point les enfants ont une grande et magnifique capacité de rire ? Remarquez le naturel avec lequel tout leur corps s’abandonne à un éclat de rire (que ce soit un petit ricanement retenu ou un gros fou rire). Le rire d’un enfant est très physique ! Le cerveau qui juge nos actions une fois adulte n’a pas encore commencé son travail de censure et les rires des enfants fusent librement. Et fréquemment ! Les enfants peuvent rire plusieurs centaines de fois par jour ! Je ne connais pas beaucoup d’adultes qui soient capables de résister au son joyeux du rire d’un enfant !  

À travers ma pratique du Yoga du rire, je vois des personnes qui retrouvent cet espace précieux où ils ne se jugent pas et où ils retrouvent ce plaisir simple de rire de bon coeur.

La lumière brille dans leurs yeux et il se dégage une certaine paix de tout leur être. Je vois avec plaisir des petites filles ou des petits garçons qui s’amusent, qui respirent et qui partagent simplement un bon moment. Rire de bon coeur, c’est laisser de côté pour quelques instants l’adulte responsable et sérieux et faire de la place à l’enfant créatif qui est quelque part en chacun(e) de nous.

Vous ne le savez peut-être pas mais en riant, un petit miracle régénérant s’opère partout dans notre corps !

L’hémisphère droit de notre cerveau, siège de la créativité et de l’imagination, entre en action… Quel meilleur moyen de stimuler notre créativité que de le faire en riant ?

Qu’attendezvous pour vous amuser ?

Riez !

Rire et paix

 

Linda Leclerc

 

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Dimanche 27 juin 2010 7 27 /06 /2010 06:16

Les êtres humains ont le don de percevoir les motivations, les croyances, les sentiments des gens qu'ils aiment et des inconnus. Comment faisons-nous? Ici, Rebecca Saxe partage avec nous son fascinant travail de recherche à la découverte de la manière dont le cerveau conçoit les pensées des autres -- et juge leurs actions.

Si il n'apparaît pas, cliquez sur View subtitles puis français pour voir le sous-titre.

 

 

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Mardi 22 juin 2010 2 22 /06 /2010 06:25

Julie jure à tout le monde que ce qu’elle désire, c’est un homme doux, compréhensif, qui tiendra compte de ses opinions et qui partagera les tâches ménagères à part égale, un « homme rose » quoi. Au lit, il est prévenant et place le plaisir de sa partenaire avant le sien. Son conjoint est justement l’un de ceux-là et elle ne peut qu’en être satisfaite. Pourtant, quelque chose manque… Et Julie se retrouve parfois avec des ratées de désir. En même temps, elle se prend à rêvasser à un voisin célibataire et impénitent séducteur.

Marc, un homme tout ce qu’il y a de plus gentil et attentif, se sent, quant à lui, frustré de remarquer que les femmes semblent toujours préférer des hommes machos et égoïstes qui finissent immanquablement par les blesser.

021217-0017-0502.wbc-redimensionner.jpg Comment se fait-il que les femmes disent vouloir une chose mais semblent attirées par autre chose?

Avec l’avènement du mouvement féministe, les femmes ont compris qu’elles pouvaient et devaient demander l’égalité avec les hommes. Elles ont maintenant la possibilité d’aller se chercher des revenus au même titre qu’un homme et, par conséquent, de s’affirmer et de faire des choix de vie qui lui conviennent. Les tâches qui lui avaient traditionnellement été dévolues ne sont donc plus uniquement les siennes et, dans un couple, il est devenu évident que si elle consacre autant d’heures de travail que son conjoint, les tâches ménagères doivent réparties également entre les deux.

Apprenant donc à devenir responsables d’elles-mêmes, les femmes se sont mises à souhaiter un homme qui saura les considérer comme des égales (tout autant lors des premières rencontres que dans le cadre d’une vie de couple ou au niveau du lit), qui saura négocier les prises de décisions concernant les deux et qui saura les respecter dans leurs choix personnels (plutôt que de décider seul pour elles et pour la famille). Logiquement, il leur faut donc orienter leur recherche d’un partenaire amoureux vers ce qu’on appelle communément « l’homme rose ».

Toutefois, les messages que les femmes reçoivent continuellement depuis leur plus tendre enfance valorisent l’homme viril, macho. Un homme tellement sûr de lui qu’il prend les décisions sans avoir besoin de consulter les autres et qu’il impose ses désirs sexuels, étant certain que l’autre les partage de toute façon. Un homme viril est un « Homme », un Vrai, du moins selon les messages reçus. Être choisie par un tel homme ne peut que confirmer la féminité de la femme qui est choisie. Et qui dit masculinité et féminité dit sexualité. En effet, le sentiment d’être féminine est un élément important du désir sexuel chez la femme (tout comme le sentiment d’être masculin l’est chez l’homme).

Ainsi, l’homme rose fait pitre figure lorsqu’il est comparé à l’image valorisée de l’homme viril. Attentif aux désirs et besoins de sa partenaire et la laissant souvent choisir ce qu’ils feront ensemble, il ne cherche pas à s’imposer comme le fait l’homme macho et, par un curieux retour des choses, il est perçu comme incapable de s’affirmer. On dit d’ailleurs de l’homme rose qu’il manque de colonne vertébrale. Les hommes se retrouvent donc placés dans une double contrainte : d’une part, leur attitude doit en être une d’égalité vis-à-vis de leur partenaire et, d’autre part, ils doivent se montrer sûr d’eux et prendre leur partenaire en charge (comme le ferait l’homme viril).

En matière de sexualité, les choses ne s’arrangent pas non plus. En grande partie à cause des stéréotypes et peut-être aussi en partie à cause d’instincts d’ordre biologique (il est difficile de faire exactement la part des choses à ce niveau), hommes et femmes s’attendent traditionnellement à ce que ce soit l’homme qui prenne les initiatives lors des activités sexuelles.

Mais, suite à certains discours féministes, plusieurs hommes se sont mis à avoir peur d’être perçus comme des agresseurs lorsqu’ils montraient trop directement leur intérêt face à une femme et lorsqu’ils prenaient eux-mêmes les initiatives de la relation sexuelle. Dans leur désir de la respecter, ils craignent maintenant de bousculer la femme, de lui déplaire. Souvent, même, ils n’osent plus affirmer leur désir sexuel, le percevant comme bestial et comme devant être nié au profit d’une seule sexualité de tendresse basée sur la satisfaction des besoins de la partenaire. Bien qu’à prime abord, cela semble un beau programme pour la femme, à la longue la sexualité de couple devient ennuyante car l’aspect sexuel génital (le sexe pour le sexe) est aussi partie essentielle de la sexualité et il vient à manquer.

C’est alors que la femme se met à rêver à l’homme « macho » qui pourra l’amener dans les hautes sphères de l’extase sexuelle. Attirée par lui, elle se laisse alors parfois prendre au piège. Néanmoins celui-ci, par définition, ne pense généralement qu’à la satisfaction de ses désirs et refuse de s’engager dans une relation à long terme. Ou alors, lorsqu’il le fait, il tente de dominer sa partenaire. Ce qui produit une situation dans laquelle la femme est malheureuse et souvent blessée.

Comment faire, donc, pour se retrouver dans tout ça? Il est important, d’abord :

de prendre conscience de ses contradictions quant aux attentes que l’on a face à notre partenaire, d’identifier ce qui est désirable et ce qui ne l’est pas dans chacun des deux types d’hommes, de reconnaître les motivations qui nous amènent à souhaiter telle ou telle qualité chez notre partenaire et de s’observer réagir aux particularités de notre partenaire actuel.

En fait, parfois, notre partenaire réussit à être assez bien équilibré entre l’homme rose ou l’homme macho, mais comme nos attentes sont contradictoires, nous avons tendance à nous sentir déçues face aux attitudes et comportements de notre partenaire, quelqu’ils soient, étant donné que l’une des deux attentes se retrouve, par la force des choses, insatisfaite.

Pour bien des femmes, finalement, l’idéal d’homme se retrouverait à mi-chemin entre l’homme rose et l’homme macho. Toutefois, il est aussi essentiel, en tant que femme, de reconnaître nos propres difficultés et d’apprendre à les dépasser plutôt que de blâmer automatiquement notre partenaire pour nos insatisfactions.

Pour beaucoup de femmes, cela signifie apprendre à reconnaître leur propre désir sexuel et à l’affirmer, d’apprendre à trouver plaisir dans l’aspect génital de la sexualité plutôt que de ne valoriser que l’aspect tendresse de la sexualité et de prendre les initiatives sexuelles de temps en temps, plutôt que de toujours attendre de l’homme qu’il les prenne en charge lors des jeux amoureux.

(Chronique parue dans la revue Bonne Santé)


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Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /2010 06:49

En jouant des effets sonores à la fois agréables et épouvantables, Julian Treasure démontre comment le son nous affecte de 4 manières significatives. Ecoutez attentivement son exposé choquant à propos des bureaux à espace décloisonné.

Cliquez sur View subtitles pour voir le sous-titre en français.

 

 

 

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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /2009 06:47
Sophro-analyse des mémoires prénatales, de la naissance et de l’enfance

Il y a 15 ans le Dr Claude Imbert a révélé le rôle fondateur des empreintes prénatales dans la construction du psychisme humain. Cette découverte constitue un pas de géant dans la connaissance du fonctionnement intime de l’être humain. La libération de ces empreintes propulse cette méthode au rang des avancées majeures en psychothérapie.

Le scénario prénatal

Nous portons des blessures depuis la vie intra-utérine. Même en l’absence d’organes des sens développés, notre conscience capte, enregistre et évalue toutes les informations dans l’utérus et dans l’environnement immédiat de notre mère. Dans les moments difficiles où les émotions se bousculent et nous submergent (par exemple sentiment d’abandon, de rejet, de pas être conforme, de culpabilité…), personne n’est là pour nous protéger, nous consoler, ni surtout nous expliquer ce qui se passe. En l’absence de toute compréhension, l’embryon ou le foetus interprète à sa manière (limitante) l’évènement douloureux et en fait une croyance qui se grave dans le marbre de sa vie. Les principales interprétations, qui sont aussi les plus lourdes, sont « je n’ai pas de valeur – je ne suis pas digne d’être aimé – j’ai fait quelque chose de mal et je mérite d’être puni ».

Les souffrances vécues sont parfois si fortes que le bébé n’a d’autre solution que de mettre en place des stratégies de survie telles que : se couper d’une partie de ses ressentis, ou de ses pensées, décider qu’il se débrouillera tout seul, ….et des stratégies pour tenter d’être aimé ou reconnu, comme par exemple : se faire tout petit, répondre aux besoins de ceux dont il cherche l’attention (tout en niant ses propres besoins..), devenir parfait, se dépêcher, être fort, travailler (trop)dur pour être reconnu …….

Toutes ces masques amalgamés autour du noyau de douleur initial refoulé, finissent par façonner une personnalité : qui sème un acte récolte une habitude, qui sème une habitude récolte un caractère et qui sème un caractère récolte un destin !

Comme les poupées russes, les trois principales croyances limitantes : la dévalorisation, le manque d’amour de soi et la culpabilité, ainsi que les scénarios de survie, vont se re-confirmer tout au long de la vie, de plus en plus fort, jusqu’à polluer tous les domaines de l’existence (affectif, social, professionnel…)

Ces stratégies qui ont été utiles à un moment, deviennent aussi par la suite de véritables boulets qui peuvent nous entraîner dans des spirales d’autodestruction en passant par la dépression.

Les principales empreintes de la Vie intra-utérine

L’empreinte gémellaire est la plus fréquente. Deux ovules (hétérozygotes) ou un ovule (homozygotes) fécondés, donnent vie à deux embryons dont l’un meurt spontanément, en général avant la 3ème semaine. Même si, à ce moment, elle perd souvent un peu de sang, cette gémellité passe souvent inaperçue à la mère qui ne peut pas prendre conscience du drame que vit l’embryon survivant. Le Dr Claude Imbert ayant enquêté auprès des scientifiques et des Sage femmes parle d’une fréquence d’au moins 20% des grossesses physiologiques. Dans son livre consacré entièrement au sujet, elle développe entre autres les conséquences psychologiques (dépression, incomplétude, échecs par sabotage, croyances d’amour-souffrance,…) et les symptômes (boulimie, anorexie, mi-graines, colites, …) mais aussi les petits signes de la vie quotidienne indicateurs de cette empreinte : acheter en double, angoisse des chaussettes dépareillées au sortir de la machine à laver, ….

D’autres empreintes laissent des marques profondes dans la psyché et conditionnent la vie future de l’être. Parmi elles, le non-désir est une mémoire très fréquente à guérir. Qu’il s’agisse d’un état d’âme de la mère de courte durée, ou qu’il perdure, il induit chez l’embryon tout un cortège de dévalorisation, de sentiment de n’être pas aimable et de culpabilité de s’être imposé – le désir conscient ou inconscient des parents du sexe différent de l’enfant, amènera celui-ci à devoir se conformer à leurs attentes pour être aimé – remplacer un enfant précédent décédé, être conçu après des avortements, lui fait se culpabiliser d’être vivant et pas eux, et décider de vivre leurs vies –une tentative d’avortement échouée ou la simple pensée de vouloir avorter génère une mosaïque de croyances et décisions limitantes comme l’illustre l’exemple du dialogue intérieur suivant : « Ma mère est enceinte de moi et veut avorter. J'ai peur. Je ne veux pas mourir. Je crois ma mère dangereuse. Depuis, je me méfie de tout le monde. Dans les faits elle n’a rien fait ou a échoué. Je suis vivant. De plus elle ne me connaissait pas ! Elle voulait éliminer un bébé abstrait, pas moi. D'ailleurs, aujourd'hui je suis adulte et nous nous entendons assez bien. Elle ne cherche pas à me tuer, mais une partie de moi ignore que tout va bien aujourd'hui. Cette partie réagit encore à cette période primale de ma vie. – je suis perpétuellement dans le contrôle et l’hyper vigilance ; j'ai peur de la mort et suis insomniaque ; je dois me débrouiller seul et ne compter sur personne. »

Pour lire la suite : Texte complet en PDF

Par Christine Louveau
Sophro-Analyste, Psychothérapeute, France


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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 02:30
Par Mathieu Perreault, La Presse, le 20 mai 2009

Des psychologues de l'Université Laval ont mis au point un traitement révolutionnaire contre l'insomnie. Un an après le traitement, plus des deux tiers des patients sont guéris.

Cette avancée confirme qu'utiliser à long terme des somnifères ne règle pas ce type de problème. Pendant six semaines, le patient prend un somnifère tous les soirs et suit une fois par semaine une séance de groupe de psychothérapie comportementale; puis durant cinq mois, il rencontre le psychothérapeute individuellement chaque mois, sans prendre de somnifères.

«Les résultats sont très intéressants», a expliqué l'auteur principal de l'étude parue dans le Journal de l'association médicale américaine, Charles Morin. «Après un suivi d'un an, plus de 80% des patients ont des améliorations, et 68% n'ont plus d'insomnie chronique. Ce sont des taux de succès qui commencent à avoir de l'allure. Peut-être que ça va convaincre les gouvernements d'allouer davantage de ressources aux traitements non pharmacologiques.»

L'étude visait au départ à évaluer l'utilisation de somnifères en combinaison avec la psychothérapie. Des études antérieures, notamment certaines de M. Morin, montrent qu'un traitement comportant seulement des somnifères n'était pas efficace.

Les chercheurs de Québec ont recruté 160 adultes souffrant d'insomnie chronique qui avaient consulté l'hôpital universitaire. Ils devaient mettre plus de 30 minutes à s'endormir, ou rester 30 minutes éveillés au milieu de la nuit, au moins trois nuits par semaine. Leur problème devait perdurer depuis plus de six mois, mais en moyenne il datait d'au moins 10 ans.

La psychothérapie comportementale leur enseignait l'ABC du sommeil - par exemple, il faut dormir dans un endroit sombre et calme, faire des activités calmes avant le coucher, et ne pas se servir de son lit pour autre chose que la sexualité et le sommeil, même pas regarder la télé.

La moitié des adultes ont suivi la psychothérapie de six semaines, et l'autre moitié la combinaison psychothérapie-somnifères de six semaines. Par la suite, la moitié du premier groupe n'a plus reçu de traitement, et l'autre moitié a eu la psychothérapie mensuelle. Le deuxième groupe, qui recevait toujours la psychothérapie mensuelle, a aussi été séparé en deux: une quarantaine de cobayes ne prenaient plus du tout de somnifères, et les autres recevaient une dizaine de somnifères par mois qu'ils pouvaient utiliser n'importe quand. À la fin de chaque mois, ils devaient remettre les somnifères non utilisés et en recevaient 10 autres. Tous les traitements cessaient après six mois.

Après six autre mois sans traitement - donc un an après le début de l'intervention - les résultats ont été évalués. Le groupe ayant eu le plus de succès était de loin celui qui avait eu la thérapie combinée suivie par la psychothérapie mensuelle sans somnifère: 81% avaient des améliorations significatives de leur insomnie, et 68% n'en faisaient plus du tout. Les insomniaques ayant eu seulement la psychothérapie hebdomadaire, puis la psychothérapie mensuelle, avaient des résultats comparables à ceux qui avaient eu la thérapie combinée, puis des somnifères occasionnels: 63% d'amélioration, et 44% de rémission complète.

«Nous pensons que s'ils n'ont plus du tout de somnifères, les patients mettent plus d'énergie dans les changements à leur comportement», estime M. Morin.

Cela signifie que les médecins qui donnent à leurs patients des somnifères à utiliser au besoin font fausse route. «C'est approprié si l'insomnie est passagère, par exemple lors d'un divorce, d'une mise à pied, dit M. Morin. Mais en présence d'insomnie chronique, il faut absolument commencer par les changements comportementaux.»


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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /2009 05:29
L’auteur

Jules Bureau, psychologue clinicien et sexologue, est le fondateur du “Groupe d’études existentielles en Sexologie”. Il fut le premier directeur fondateur du “Département de Sexologie” à l’Université du Québec à Montréal. Depuis près de cinquante ans, il a rencontré en thérapie des milliers de personnes aux prises avec des difficultés de vivre. Il a publié Vivement la Solitude en 1992 (2005), Le Gout de Vivre en 1993, L’irrésistible différence: l’homme et la femme en 1994 (2003) et Vivre pleinement en 2003.Il a aussi publié de nombreux articles scientifiques sur le désir sexuel, la croissance du couple, l’amour, la jalousie et le plaisir. Il continue toujours ses travaux cliniques et d’écriture à Rawdon, dans Lanaudière. 


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EXTRAIT
La nature du droit d’être


1. Le droit d’être consiste à se donner la permission radicale d’être ce que l’on est, tout simplement d’être celui ou celle que l’on est. Ce droit s'enracine dans la totalité des dimensions de l'existence, dans la structure de l'être lui-même. Parce que nous existons tel que nous sommes, nous avons le droit d’être ce que nous sommes. Le droit d'être est donc l'acte par lequel la personne, l’être humain affirme son propre être.

Se donner ce droit sans s’obliger à être le meilleur, le premier, le plus fort, le plus « quelque chose »! Se donner le droit d’être « tout nu » devant les regards des autres sans besoin de porter un masque, sans s’enfermer dans un rôle, sans s’appuyer sur un accomplissement glorieux mais en étant bien campé « dans ses propres bottines ».

Je viens de faire une rencontre bouleversante. J’ai rencontré en faisant mon épicerie une ancienne préposée à la quincaillerie, une personne toute carrée, toute masculine, déambulant calmement dans les rangées du super-marché et prenant ici et là sur les étagères des ingrédients, avançant ou reculant dans ces rangées selon ses besoins sans ce soucier des autres si ce n’est pour à l’occasion de leur croisement, lever le regard vers eux et les saluer. Quelle présence! Quelle calme sérénité! Or cette personne toute carrée, toute masculine est une femme : n’en déplaise à qui que ce soit. Elle est femme, et carrée et masculine et elle se donne le droit d’être qui elle est et comme elle est! Et cela transpire dans ses manières d’être au monde, dans ses rencontres et nous entraîne dans son élan d’authenticité. 

Il est vrai que la conscience d’être juste ce que nous sommes et rien d’autre, de ne pas être « nos avoirs », nos conquêtes mais ce que simplement nous sommes, ordinaire et humain, c’est encore ici se donner le droit d’être, le droit d’être juste ce que nous sommes. Nous cessons alors ces efforts persistants de nous grimper sur nos propres épaules pour rencontrer les autres, de toujours nous « gonfler » de nos glorioles pour être assuré d’exister aux yeux des autres et même s’il le faut, de nous arroger de l’humilité en nous faisant croire que nous sommes humbles, plus humble que les autres et tout ça pour nous réconcilier avec nous-mêmes.

Le droit d’être c’est aussi le droit de délaisser la « petite personne », de ne pas se laisser distraire par notre image . C’est le droit de plonger dans tout l’espace de la conscience, le droit de tout prendre en conscience, d’être un tout plutôt qu’une ou des parties de nous-même. C’est un droit de ne pas se sentir obligé de secourir la «petite personne», ne pas s’astreindre à tenter de la protéger ou à la dorloter. Le droit d’être est le droit d’être libre de prendre toute la vitalité de chaque moment présent et cela dans la paix, le calme et la sérénité. La capacité d’être conscient d’être, conscient de vivre et d’être authentiquement soi-même constitue la vraie et essentielle nature de l'homme en comparaison de laquelle tout le reste n'est qu'accessoire.

Le droit d’être, de juste être, juste être ordinaire, juste être ce que nous sommes sans aucun de nos masques et sans aucune de nos images pour rencontrer et échanger avec les autres, que cela est bon et satisfaisant! 
Le droit d’être est une solide présence à soi-même qui fait que l’on se réfère à soi pour diriger sa vie, que l’on contacte sa propre expérience vivante pour se guider dans la vie. Cette acceptation totale et profonde d’être juste ordinaire, juste ce que l’on est et que cela soit bien approprié, bien correct, c’est se donner le droit d’être. S’accepter vraiment dans tout ce que l’on vit et avec tout ce qui émerge de nous est souvent, pour plusieurs d’entre nous, une expérience neuve sans aucun passé. Depuis très tôt dans la vie, nous nous sommes branché sur la relation avec les autres et sur le besoin d’être accepté par eux tout en négligeant ce qui devait être à la racine, s’accepter soi-même.

M’accepter comme je ne l’ai jamais fait de ma vie et comme je ne l’ai jamais été depuis ma toute jeune enfance. Jamais je ne me suis accepté tel que j’étais. Je me blâmais et me « blastais » pour rester en ligne et pour me tenir droit. Là je veux vraiment en tout et de toutes les manières m’accepter, de ma plus petite nausée jusqu’à mon flagada paresseux du matin et avec tous mes autres défauts. M’accepter comme une nouvelle expérience de vivre, de me vivre surtout avec et devant les autres. 
L’acceptation de ce que l’on est, de ce que l’on est avec toutes nos petites faiblesses et toutes nos petites misères est cruciale dans la libération de cette bataille intérieure avec l’image, entre l’authentique personne que l’on est et l’image que nous portons et qui veut que l’on soit parfait, toujours en maîtrise, toujours correct ou comme il se doit d’être. Le droit d’être et non le doit être.

Ce matin, je me sentais tout croche par le manque de sommeil et les problèmes avec mes freins et la dernière gourmandises des sucreries et tutti fruitti. Puis j’ai plongé dans deux thèmes. Le premier : Accepte toi mon «chum», tu es comme ça, facilement anxieux quand des problèmes de descente de ta pente et d’auto se présentent, gourmand de sucreries. Tu n’as pas à justifier cela et surtout tu n’as pas à te blâmer d’être ainsi. Et le Je M’accepte a fait son chemin et j’ai dégagé bien des lourdeurs.

Un deuxième thème est celui de la difficulté à distinguer cette anxiété d’être du stress positif qui nous fait créer et avancer. Ce stress positif ne doit pas être négligé même si celui qui est négatif est vraiment dommageable. Devant une situation stressante, il faut combattre ou fuir mais ne pas rester là à tout recevoir en n’étant pas actif, en n’agissant pas, en étant pas «au volant» de sa vie. Mais l’attitude de départ toutefois se nomme S’ACCEPTER TEL QUE L’ON EST. Cesser de se blâmer, de s’en vouloir, cesser d’être coupable de ne pas être un super-héros. Toute cette souffrance que l’on se donne en voulant paraître bon, compétent, fort et posséder toutes les autres qualités. Et surtout cette anxiété que plusieurs portent devant leur insistance à être extraordinaire. 
 
3. Le droit d’être se ressent comme l’ouverture d’un espace dans notre vie intérieure pour nous-mêmes devant toute la vie, et surtout devant les autres. Si on ressent cet espace et si on l’occupe pleinement, on se donne alors le droit d’être. Le droit d'être est celui qui fonde tous les autres droits de l’être humain. Il est supérieur à la puissance de la présumée destinée. Ce droit est silencieux mais il ne cesse de continuer à se ressentir qu’il ne soit enraciné en nous. Mais il s'agît d'être dans son être profond et non dans les images de nous-mêmes, d'être au niveau de l’expérience vivante que nous avons des situations et des autres humains. Il s’incruste dans cette dimension au delà du banal de l’humain mesurable, là en quelque sorte sous le paraître au vif de la conscience.

4. Se donner soi-même la permission et le droit d’être ce que l’on est en tout et partout est bien en contraste avec le sentiment d’être inappropriée, inadéquate et incorrecte qu’éprouve si fortement une personne trop anxieuse. Se donner le droit d’être adéquat selon ce que nous sommes et non pas selon ce que les autres attendent de nous, non pas non plus selon les dictats de l’image ou de l’idéal que nous portons tous. Nous donner nous-même la permission d’être ce que nous sommes et cesser d’attendre cette permission de l’extérieur de nous, de l’autorité, des différents symboles que nous avons construits. Choisir de se donner soi-même ce droit d’être avec toute la puissance de notre « Je veux ». Voilà ce qu’est le droit d’être!

Patrice qui avec ses mauvaises jambes s’oblige à courser avec des filles pour faire plaisir à son père. Dans cette course pourtant facile, il trébuche, tombe et par son père, il est méprisé de chuter. Pourquoi ne s’est-il pas donné le droit d’être ce qu’il était, un garçon qui a de mauvaises jambes et qui ne course pas sans s’en demander plus? Parce qu’il voulait être estimé par son père! Il s’est humilié lui-même en voulant plaire à l’autre.

5. Le droit d’être est ce ressenti si pleinement tranquille d’être ce que l’on est; la calme assurance qu’il est tout à fait correct, approprié, adéquat de ressentir ce que l’on ressent : ses désirs, ses besoins, ses émotions et tout le reste .

Dans ce dialogue d’une personne avec elle-même, on peut saisir le grand contentement de se donner ce droit d’être ce que l’on est : une acceptation inconditionnelle de nous-même pour nous-même se déroule comme le serait la rencontre d’un thérapeute avec son client. Le T. étant le thérapeute et le C. la personne elle-même. Le personne se parle comme si elle était un thérapeute et elle répond comme si elle était une personne-en-thérapie:

T. « Qu’est-ce qui se passe en toi? Qu’est-ce que tu ressens juste là? »
C. « répond « un mélange d’élan et de goût de finir ma session de travail »
T. « tu te sens en balance? »
C. « Non le goût d’avancer est plus fort mais le mal de tête, les agacements du chien impatient me font penser arrêter.».
T. « Continue avec ce que tu es; je t’accepte tel que tu es! Que tu penses cela paresseux ou vaillant ou quoi que ce soit, je t’accepte. »
C. « J’aime me sentir accueilli comme ça; j’ai le «motton» dans la gorge, prêt à pleurer d’être accepté à ce point ».
T. « C’est vrai mon «chum», tu as droit d’être ce que tu es juste là! »
C. « Et tu es mon «chum», tu m’acceptes même si je ne suis pas « productif, vaillant et brillant!» Que cela me fait du bien! Je sens déjà de la détente dans mon corps. Je me sens comme libéré, dégagé et je veux encore plus déployé cela. »
T. « Je suis content que t’accepter te fait un tel bien; je suis content que tu te sentes mieux »
C. « Et ça continue, je ressens en moi comme un bassin de vie, comme une matrice de vie qui dans ce temps-ci ne produit pas du brillant et du flamboyant mais qui est là comme en attente. Je sens qu’à un moment donné je me mettrais en créativité et des formes sortiront de moi. Ah que je suis content de cela! Ça me fait tellement de bien. Je suis mon propre ami. » 
 
6. Le droit d’être consiste à habiter le processus de la vie en nous et à ne pas nous enfermer dans des contenus comme nos pensées ou nos actions, ce que nous pensons, ce que nous faisons. Le contenus sont indifférents parce que tout vivant est processus, tout est être, tout est existence et continue sans cesse. 
7. Le droit d’être fonde et permet le droit de vivre, de ressentir et de prendre sa place-au-monde malgré la perception de ses limites, de ses défauts et d’être bien ordinaire. C’est ça : « ne pas me laisser avoir par mes manques et les autres frontières de ce que je suis. Me donner ou prendre le droit d’être malgré ces contraintes. De cela, je dois m’imbiber jusqu’à ce que cela soit une seconde nature en moi. C’est ça le droit d’être! Je suis et j’ai droit d’être malgré mes petitesses et mes failles. »

Il est vrai qu’au départ, il y a le fait fondateur de notre condition humaine : tout être humain a le droit d’être ce qu’il est vraiment et cela dans son authenticité; en un mot, à devenir ce qu’il est. Ce devenir authentiquement ce qu’il est n’est pas la justification de n’importe lequel laisser-aller ou caprice, ou déviation, ou perversion. Être authentiquement ce que nous sommes se joue au niveau d’être c’est-à-dire au niveau de la source de ce que nous sommes dans notre existence. Vraiment être ce que je suis et encore plus le droit de devenir ce que je suis prend en compte les horizons de la condition humaine. Devenir ce que je suis veut dire amener à l’existence des pensées, des émotions, des images, des actes, des gestes qui naissent de mon expérience profonde et radicale d’être, d’exister et de vivre .

Or toute personne humaine amène à l’être, à l’existence, fait exister des pensées, des émotions ou des actions selon un mode d’épanouissement comme en un déploiement de l’expérience et non selon un ordre logique ou rationnel ou encore selon des caprices ou des névroses. En effet les « choses » naissent en nous dans notre expérience vivante, premier relais de la mise en existence, selon les lois du vivant et non selon les lois de la logique. Le vivant naît petit à petit en s’assurant le plus possible de continuer soit par la diversité de son paraître, soit par la quantité de sa production, ou encore par la complexité qui lui assure de continuer. Ce qui importe pour le vivant, c’est de continuer. Ce qui importe pour l’être vivant que nous sommes, c’est de continuer à être ce que nous sommes et à le devenir encore plus quelle que soit la forme que prend cette continuité.

8. Le droit d’être est bien le droit d’être et non le droit de réfléchir, de penser, de se définir. C’est le droit de plonger dans l’être plutôt que dans d’autres facettes de ce que nous paraissons ou de celles de la « petite personne » ou même de se laisser bercer des bruits mentaux qui nous envahissent. C’est le droit de demeurer dans l’être et de s’en laisser imbiber plutôt que de faire, de vouloir faire, de se sentir productif. C’est le droit de contacter l’être en nous et non de contacter les pensées ou les réflexions ou nos actions. Ce n’est pas de dire, de faire, c’est le droit de juste être et qu’être suffit. 
 
Mais oui encore faut-il qu’être ce que l’on est, suffise! Il n’est pas ou n’est plus nécessaire d’exiger de soi-même mers et mondes, de se réclamer des accomplissements, des glorioles, des honneurs, de vouloir jouir d’une supériorité d’intelligence ou d’une infinie beauté. Ce sont là toutes des caractéristiques de l’image idéale et du masque que nous portons pour nous mettre au monde. Juste être et cela suffit, sans image et sans masque. Se donner le droit d’être, c’est ça!

Il y a tout un changement dans l’émotion que je ressens quand je me dis qu’il est fini le temps de l’hésitation, du « ratatinage » sur moi comme si je n’étais pas correct et que je demandais la permission pour être ce que je suis, c’est-à-dire juste là et comme il se doit d’être. Je sens alors une mobilisation dans ce temps-là pour rencontrer l’autre, pour être devant lui, pour interagir avec lui. Je veux reprendre cela comme le droit d’être et non pas comme le droit de gagner, d’impressionner ou de quoi que ce soit d’autre que d’être avec, devant, ou sans les autres. C’est bon de ressentir cela!

Le droit d’être mais qu’est-ce qu’être? Être signifie spécifiquement pour la personne humaine, être conscience. C’est le droit d’accéder à toute la conscience de ce que nous sommes et de ne pas demeurer prisonnier de la « petite personne », enfermer dans les images de nous-mêmes que l’on veut projeter aux autres. Cela veut dire de prendre toute la place de la conscience, utiliser le plus possible toute sa conscience pour être et pour vivre. Être, c’est laisser monter dans cette conscience tout ce qui est sans le filtrer et le diriger vers la petite personne. Être et être conscient, c’est large, c’est libre, c’est vivant et quand nous sommes élargis à tout l’être en nous, une grande paix s’installe. En effet, pour reconnaître que nous sommes vraiment dans le territoire de la conscience, dans l’espace du Je, nous ressentons cette PAIX, une sérénité pleine et même à l’occasion une immobilité intérieure, le «stillness » . 

Le droit d’être, c’est aussi le droit de continuer d’être et d’être conscient jusqu’à la mort. Il est vrai que la crainte devant la mort et la crainte devant la vie dépendent l'une de l'autre comme le courage de mourir et le courage de vivre. Pour prendre tout l’être du vivant que nous sommes, il importe de prendre aussi que nous sommes autant des mourants; c’est notre nature. Certains ne veulent pas vieillir et ne savent pas non plus se donner le droit de mourir finalement au bout de leur chemin d’être ce qu’ils sont. Se donner la vie, c’est aussi accepter qu’elle est limitée, qu’elle cessera un jour. 

Jules Bureau
Psychologue et sexologue
Rawdon, Québec, Canada

Voir ma page Psycho-Ressources

Texte complet en version PDF

Table des matières:
- Introduction
- La nature du droit d’être
- Les sources du droit d'être
- Les obstacles au droit d'être
- Conclusion: les conséquences de se donner le droit d'être
- Bibliographie

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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /2009 02:25
Cette vidéo présente le travail de Eric Laudière,
Thérapeute et formateur en thérapies transgénérationnelles,
dont les Constellations familiales.



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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /2009 06:14
Émission de télévision "Autrement la vie",
Daniel Miron élabore sur la loi d'Attraction et le système de guidance émotionnel
pour retrouver l'équilibre dans notre vie.



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Par Dominique - Publié dans : Psychologie et thérapies
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Lecture

La Parole au bébé

parole-bebe resizeDans ces pages, je partage avec vous ma vision de l'enfant au tout début de sa vie, avant l'âge de deux ans. Je vous livre également mes réflexions sur le sens que peut prendre l'apparition des symptômes physique, psychique, développemental ou comportemental, y compris les pleurs et les maux de la petite enfance. Cette vision de l’enfant préverbal, c’est lui-même qui me l’a fourni, je vous expliquerai comment… 

J’ai écrit ce livre en pensant à tous les parents qui viennent en consultation dans mon bureau et à qui, faute de temps, je ne peux répondre à toutes les questions de façon aussi détaillée que je le voudrais; j'essayerai d'apporter pour eux quelques réponses sur ce qui habite les bébés, et sur la façon efficace que j’ai trouvée de mieux les comprendre et les écouter. Je l’ai écrit aussi pour tous les parents qui ont finalement atterris dans mon bureau, après de longs mois de souffrance et de recherche, et qui me disent : « Ah! Si on avait connu ça avant. » Cette phrase que j’ai entendue tant et tant de fois m’a donné le courage de mettre par écrit les bases de mon travail. 

Ce livre, je l'ai aussi écrit pour les bébés dont on entend encore peu la parole alors qu'ils crient, pleurent et ont mal si fort, sans les mots, sous leurs maux. Je souhaite que de plus en plus de parents aient le goût de leur donner la parole. Cela peut se faire facilement, en toute simplicité.  Pour en savoir plus >>

 

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