En fait, la vie a répondu rapidement à mes demandes, plus vite que je n'aurais pensé et de façons auxquelles je ne m'attendais pas, mais les meilleures naturellement !
Si j'écris ici aujourd'hui, c'est parce que, ce qui se passe pour moi actuellement tient plus du psycho-spirituel que de la réussite en soi même si je me dirige tout droit vers un but que j'ai, qui m'a été donné il y a longtemps mais autour duquel j'ai tourné très longtemps... et tourne encore d'ailleurs. Sauf que la vie me met presque chaque jour devant des évidences et tout s'est précipité ces derniers jours dans ce sens.
Pour résumer mon histoire, j'ai eu une vie très difficile depuis toute jeune. A l'âge de 6 ou 7 ans, j'ai vu ma vie défiler alors que j'allais me noyer. A l'âge de 14 ans, j'ai eu un grave accident de la route qui m'a fait vivre le voyage de lumière.
Je suis revenue de ce voyage complètement transformée mais sans mode d'emploi. J'ai notamment réalisé, les années qui ont suivi, que j'avais reçu des dons pour aider les gens à être plus heureux : aide psychologique spontanée, guérison par les mains, visions, ressentis, etc. Cependant, je n'avais personne d'assez ouvert autour de moi pour me guider. Je passais même parfois pour une dingue avec mes questions existentielles, ce qui m'a amenée à immigrer de Suisse au Québec pour rencontrer enfin des gens qui parlaient des mêmes chose que moi. J'avais très peur de mes dons de guérison et de «voyance» (je dirais plutôt «médiumnité»), aussi, j'ai seulement utilisé l'aide psychologique tout en suivant de nombreuses formations pour tenter d'apprivoiser mes autres dons : massothérapie, polarité, Reiki, etc. sans jamais, cependant, les employer à titre professionnel.
Au fil des années, certains amis se sont rendus compte de ce qui m'habite. Certains m'ont d'ailleurs même appelée parfois la «sorcière blanche». A chacun, je disais : «Ne dis rien». Je ne voulais pas que ce soit su, vivant toujours une peur, sans mettre le doigt sur la raison de cette peur.
Dernièrement, j'ai rencontré une puis deux nouvelles amies très ouvertes spirituellement. Sans se connaître l'une l'autre, elles m'ont toutes deux dit la même chose, l'une jeudi et l'autre vendredi dernier : «Il est temps que tu te décides à revenir à ta divinité et que tu t'ouvres à tes dons, que tu les utilises, etc.».
En moi, la peur, toujours, sans comprendre pourtant... Je vis avec ces dons depuis si longtemps...
Avant-hier, je vais rencontrer la deuxième amie, Suzie. Médium, elle ressent vite et clairement les choses. Elle m'a amenée à réaliser certains faits de ma vie qu'il est temps pour moi de guérir pour laisser derrière moi des choses qui ne m'appartiennent pas mais que je porte en moi depuis des décennies, qui me fatiguent et m'enkylosent. Je ne m'attendais pas vraiment à ce que ça provienne de ma mère même si je m'en doutais un peu. Quand Suzie me l'a confirmé, affirmant aussi que ma mère était présente dans la pièce et lui parlait de moi et pour moi, les larmes me sont venues aux yeux. Ma mère veut que je reprenne confiance en moi, en mes dons, et que je la laisse aller, que je me départisse de ce que je porte d'elle depuis toute petite. J'ai toujours eu l'impression d'avoir à porter ma mère, à la protéger... J'ai un deuil à faire auquel je ne m'attendais pas mais qui m'a touchée profondément.
Hier, il faisait beau et j'en ai profité pour râcler le terrain car l'herbe ne pousse pas à certains endroits, remplis de cailloux. La terre étant sèche, les cailloux sautaient sous mon râteau et j'en ai extirpé ainsi quelques kilos quand une pensée m'a traversé l'esprit : «Ça s'peut-tu le nombre de cailloux qu'on a dans notre vie...» ou quelque chose comme ça. Au même moment, mon dos a fait «CLAC» et je me suis retrouvée pliée en deux.
Le bas de mon dos est fragile depuis mon accident et il me refait souffrir ces temps-ci mais, hier, j'allais bien et je n'ai pas pensé à cette faiblesse. J'ai laissé tomber le râteau par terre et suis rentrée, marchant de guingois et traînant la patte droite. J'ai pris des anti-douleurs et un relaxant musculaire tout de suite car je sais que cette douleur peut durer longtemps et qu'elle est très souffrante.
Je me suis ensuite assise au salon et ai décidé d'aller dans la douleur pour lui demander ce qu'elle voulait me dire. Les larmes coulaient sous la souffrance mais j'ai demandé à Dieu de m'aider à comprendre.
Le mot qui est monté est «peur».
J'ai peur... de ?
«De ta divinité»
J'ai laissé monter les autres mots pour réaliser que j'ai effectivement très peur de retourner dans mon espace divin. Mais pourquoi ?!
Je me suis alors souvenue que quelqu'un m'a dit, il n'y a pas très longtemps, que j'ai été une grande battante et guérisseuse dans une autre vie et que j'ai été torturée (brûlée ?) à cause de ça. Aussi, ma première amie dont je parle ci-haut, Josée, m'a dit que j'ai été une femme qui faisait partie du harem d'un homm dont j'étais la confidente et la conseillère, rendant les autres femmes jalouses de moi. J'étais très seule avec moi-même alors à cause de qui j'étais, les autres femmes pensant que j'étais la «chouchou» de notre époux et me rejetant alors.
C'est ce que je vis dans cette vie-ci depuis toute petite, m'amenant à me «cacher» et à vivre seule car me sentant trop différente.
J'ai senti que ma peur vient de là. J'ai peur de me montrer différente aux gens. J'ai peur d'être jugée, maltraitée pour des choses positives que j'ai en moi. La peur qui pogne aux trippes, qui empêche d'avancer. J'ai laissé sortir les larmes plusieurs fois en repensant à cette peur tout au long de la journée. La douleur a fini par s'estomper un peu mais la peur restait à guérir...
J'ai ensuite pris un bon bain très chaud au sel marin. Le simple fait d'entrer dans l'eau a presque dissout la douleur et j'ai pu respirer plus calmement alors. J'ai médité tranquillement. En ouvrant les yeux, de longues minutes plus tard, une petite voix est alors montée : «J'accepte et je veux retourner dans ma divinité et dans ma lumière, Amen». Une première étape de libération s'est installée en moi alors...
J'avais peur d'aller me coucher car, si je me mets sur le côté en dormant, je risque de me re-claquer le dos encore (et de me réveiller en sursaut et
en hurlant de douleur !). Je me suis donc installée sur le dos, calée sur des coussins autant sous la tête que sous les jambes et je me suis conditionnée à dormir sur le dos toute la nuit.A 6h30 ce matin, je me suis levée. J'avais passé une bonne nuit mais j'en avais marre d'être sur le dos !
Je suis allée sur la galerie et j'ai regardé la forêt devant moi. La petite voix est remontée : «Je veux retrouver ma divinité et ma lumière. Je veux ME retrouver pleinement et rendre à maman ce qui lui appartient afin qu'elle puisse, elle aussi, partir dans la lumière. Amen et merci».
Je suis restée tranquille toute la matinée sans pour autant reprendre de médicaments... La douleur n'est pas revenue et je n'ai plus mal du tout...
Je sais que ma décision est prise de larguer les vieilles impressions qui ne m'appartiennent pas et de retourner dans la Lumière... tout en restant sur terre !
Comment et quand ça va se passer.... Je n'en ai aucune idée et je fais simplement Confiance.
Donc, pour terminer : même si on cherche à s'éviter, la vie fait toujours en sorte de nous ramener à nous-mêmes et à nous réaliser...
PS : je ne sais pas de qui est cette belle image aussi, si vous le savez, merci de me le faire savoir.
mm






























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