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Dimanche 11 janvier 2009
Je pourrais dire que je suis aussi ordinaire que mon prochain, sachant que lorsque Dieu nous donne Son miracle, c'est à dire la vie, Il sait que nous sommes tout sauf ordinaires.

Chacun de nous a une histoire à raconter car nos vies ne sont pas le résultat d'une répétition. Chaque vie, indépendamment de sa longueur, est un cadeau divin, qui nous été donné dans un but: améliorer l'âme, car l'âme n'est là que pour apprendre et se développer.

Lorsque nous donnons la vie, nous accomplissons un miracle.

Lorsque nous donnons un sens à cette vie, que nous apprenons à ne pas juger, que nous nous efforçons de trouver le pardon dans nos coeurs pour ceux qui nous ont fait du mal, nous accomplissions un miracle encore plus grand.

Mais lorsque nous nous donnons nous-même la vie, que nous oublions le mal que nous nous faisons, que nous donnons un sens et un objectif à  notre existence, Dieu sourit sûrement car Il sait que nous avons apprécié Son cadeau.

Et cela constitue sans doute le plus grand de tous les miracles.

Rosemary Altea
Une longue échelle ver le ciel :
L'Extraordinaire Témoignage d'une femme qui dialogue avec les défunts


Merci à Frédérique pour ce partage 

mm
Par Dominique - Publié dans : Pensées, poèmes
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Dimanche 28 décembre 2008
Le bonheur
 ne se trouve pas
 avec beaucoup d’effort 
et de volonté
mais réside là, tout près, dans la détente et l’abandon.


Ne t’inquiète pas, 
il n y a rien à faire.


Tout ce qui s’élève dans l’esprit
n’a aucune importance 

parce qu’il n'a aucune réalité.


Ne t’y attache pas.


Ne te juge pas.


Laisse le jeu se faire tout seul,
s’élever et retomber,

sans rien changer et tout s’évanouit
et commence à nouveau sans cesse.


Seule cette recherche du bonheur
nous empêche de le voir.


C’est comme un arc-en-ciel qu’on poursuit
sans jamais le rattraper.


Parce qu’il n existe pas, qu’il a toujours été là
et t’accompagne à chaque instant.


Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises,
elles sont comme des arcs-en-ciel.


A vouloir saisir l’insaisissable, on s’épuise en vain.


Dès hors qu’on relâche cette saisie,
l’espace est là, ouvert, 
hospitalier et confortable.

Alors, profites-en.


Tout est à toi, déjà.

Ne cherche plus.

Ne va pas chercher dans la jungle inextricable
l’éléphant qui est tranquillement
à la maison.


Rien à faire.


Rien à forcer.


Rien à vouloir.


Et tout s’accomplit spontanément...




Guendune Rinpoché
Trouvé dans l'Ame de Fond d'Isa

cc

Par Dominique - Publié dans : Pensées, poèmes
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Jeudi 25 décembre 2008
Comme toujours la veille de Noël, le roi convia le Premier ministre à une promenade. Il lui plaisait de voir comment on décorait les rues. Mais pour éviter que les sujets ne fassent des dépenses exagérées pour lui être agréables, ils se déguisaient toujours en commerçants venus de lointains pays.
 
Ils marchèrent dans le centre, admirant les guirlandes lumineuses, les sapins, les bougies allumées sur les marches des maisons, les baraques où l’on vendait des cadeaux, les hommes, les femmes et les enfants qui se pressaient d’aller rejoindre leurs parents pour fêter cette nuit autour d’une table bien garnie.
 
Sur le chemin du retour, ils traversèrent le quartier le plus pauvre ; l’ambiance y était tout à fait différente. Pas question de lumières, de bougies, ni de l’odeur délicieuse de la nourriture bientôt servie. On ne voyait personne ou presque dans la rue, et comme il le faisait tous les ans, le roi fit observer au Premier ministre qu’il devrait être plus attentif aux pauvres de son royaume. Le ministre acquiesça de la tête, sachant que sous peu le sujet serait de nouveau oublié, enterré sous la bureaucratie quotidienne, l’approbation des budgets, les discussions avec des dignitaires étrangers.
 
Soudain, ils remarquèrent que l’une des maisons les plus pauvres venait le son d’une musique. L’habitation, de construction sommaire, avait plusieurs fentes entre ses planches pourries, leur permettant de voir ce qui se passait à l’intérieur. C’était une scène totalement absurde : un vieux dans une chaise roulante qui paraissait pleurer, une jeune fille complètement chauve qui dansait, et un garçon au regard triste qui tapait sur un tambourin et chantait une chanson du folklore populaire.
 
- Je vais voir ce qui se passe, dit le roi.
 
Il frappa à la porte. Le jeune garçon interrompit sa musique et vint répondre.
 
- Nous sommes des marchands et nous cherchons un endroit pour dormir. Nous avons entendu la musique, nous avons vu que vous n’étiez pas couchés et nous aimerions savoir si nous pouvons passer la nuit ici.
 
- Vous trouverez abri dans un hôtel de la ville, Messieurs. Malheureusement nous ne pouvons pas vous aider ; malgré la musique, cette maison est pleine de souffrance et de tristesse.
 
- Et pouvons-nous savoir pourquoi ?
 
- C’est ma faute – c’était le vieux dans la chaise roulante qui parlait. Toute ma vie, j’ai voulu éduquer mon fils pour qu’il apprenne la calligraphie et devienne un des scribes du palais. Mais les années passaient et les nouvelles inscriptions pour cette charge n’étaient jamais ouvertes. Et puis cette nuit, j’ai fait un rêve stupide : un ange apparaissait et il me demandait d’acheter une coupe en argent, parce que le roi allait me rendre visite, boire un peu dans cette coupe, et trouver un emploi pour mon fils. La présence de l’ange était si convaincante que j’ai décidé de faire ce qu’il avait dit. Comme nous n’avons pas d’argent, ma belle-fille est allée ce matin au marché, elle a vendu ses cheveux, et nous avons acheté la coupe qui est là devant vous. Maintenant ils essaient de me faire plaisir, ils chantent et ils dansent parce que c’est Noël, mais c’est inutile.
 
Le roi vit la coupe en argent, se fit servir un peu d’eau parce qu’il avait soif et, avant de partir, déclara à la famille :
 
- Quelle coïncidence ! Nous étions aujourd’hui avec le Premier ministre et il nous a dit que les inscriptions pour un nouveau poste seraient ouvertes la semaine prochaine.
 
Le vieux hocha la tête, ne croyant pas vraiment ce qu’il entendait, et prit congé des étrangers. Mais le lendemain, une proclamation royale fut lue dans toutes les rues de la ville : on cherchait un nouveau scribe pour la cour. Le jour fixé, la salle des audiences était pleine de gens désireux de concourir pour le poste tant convoité. Le Premier ministre entra, demanda à tous de préparer leurs blocs et leurs porte-plume :
 
- Voici le sujet de dissertation : pourquoi un vieil homme pleure-t-il près d’une femme chauve qui danse et d’un garçon triste qui chante ?
 
Un murmure d’étonnement parcourut la salle : personne ne savait raconter une histoire comme celle-là ! Excepté un jeune garçon vêtu humblement, dans un coin de la salle, qui fit un large sourire et commença à écrire.
 
 
Paulo Coelho

(basé sur un conte indien)


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Par Dominique - Publié dans : Pensées, poèmes
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Dimanche 2 novembre 2008

Le bonheur mon enfant, c'est d'avoir des yeux,

Même en vitrine, sous d'horribles lorgnons.
Pouvoir observer, sur la fleur, un bourdon
Gorgé de nectar, s'arracher vers les cieux.

Le bonheur, mon petit, c'est d'être fasciné
Par une perle de rosée, courant sur le fil de la vierge,
Dans une aube radieuse au soleil qui émerge,
Cordiale promesse d'une belle journée. 

Le bonheur, tu sais, c'est pouvoir admirer,
Dans l'azur doré d'un printemps qui s'éveille,
Un magnifique rapace qui, de là-haut, surveille
Le lapereau étourdi qui a quitté son terrier.

Le bonheur, mon garçon, c'est pouvoir arpenter
La garrigue provençale, ta main dans la mienne :
Balade matinale, avant que ne survienne
Le vent brûlant, au zénith de juillet.

Le bonheur, mon enfant, c'est quand la pluie est tombée
Et fait que la terre craquelée et agonisante,
Exhale soudain une odeur douce et enivrante,
Pour remercier le ciel de la bienfaisante ondée.

Le bonheur, vois-tu, c'est, quand finit l'été,
Cueillir une pomme au sein du verger familial,
L'essuyer sur sa blouse, d'un geste machinal,
Puis mordre à belles dents, dans sa chair sucrée.

Le bonheur, tu sais, il se trouve n'importe où :
Se coucher dans le pré, écouter chanter l'herbe,
Le souffle du Mistral dans le chêne superbe,
Le murmure du ruisseau, polissant ses cailloux...

Je te souhaite des choses pures, du bonheur !
Point n'est besoin d'honneurs et de richesses.
Qu'un avenir utopique, et de folles promesses,
Ne puissent jamais, ô jamais ! endurcir ton coeur.


Pierre Clérico, 09/2000

Trouvé ici

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Par Dominique - Publié dans : Pensées, poèmes
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Samedi 23 août 2008



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Par Dominique - Publié dans : Pensées, poèmes
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