La méditation nécessite une pratique afin d’arriver à trouver et se déposer dans ce que j’appelle « le point où rien ne bouge ». La présence dans l’instant présent, l’ici et maintenant, dans la paix, là où le temps s’arrête et où l’espace est infini. On devient le Tout et on est dans le Tout.

Avant d’arriver à toucher cet espace, et à y rester, ce qui est le but de la méditation, on expérimente toutes sortes d’activités mentales et physiques qui dérangent notre chemin vers ce but.

Dans la tradition bouddhiste, les cinq dérangements sont identifiés comme des facteurs mentaux qui entravent les progrès dans la méditation et dans notre vie quotidienne.

Les cinq dérangements sont :

1. Le désir sensoriel (kāmacchanda): chercher le bonheur à travers les cinq sens – la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher.

2. Les pensées négatives (vyāpāda; également orthographié parāpāda): toutes sortes de pensées liées à vouloir rejeter, des sentiments d’hostilité, de ressentiment, de haine et d’amertume.

3. La torpeur (thīna-middha): lourdeur du corps, découragement/déprime, envie de s’endormir.

4. L’agitation, l’inquiétude (uddhacca-kukkucca): incapacité de calmer l’esprit.

5. Le doute (vicikicchā): manque de conviction ou de confiance.

Comment les éviter

Ces dérangements arrivent sans crier gare et on se rend compte qu’on est dedans/avec une fois « pris » dans le dérangement.

Il ne sert à rien de les combattre, de s’en vouloir d’avoir lâché le focus ni de se décourager. C’est par la pratique qu’on arrive, peu à peu, à moins se laisser envahir et à être de plus en plus dans l’espace méditatif.

Quand vous réalisez que vous vivez un de ces dérangements, simplement l’accueillir, l’accepter et revenir à soi-même. Éventuellement, vous pouvez faire ce petit exercice afin de donner une « consistance », une « conscience » à votre mental concernant ce dérangement afin qu’il ne se reproduise plus :

1. Le reconnaître
2. L’accueillir et l’accepter sans jugement.
3. Le définir. À quoi ressemble-t-il?
4. Ne pas s’y identifier. S’en détacher. Redevenir témoin. Ce n’est qu’un processus passager qui va et vient. Nous ne sommes pas ce dérangement.

Bonne méditation !

Dominique Jeanneret

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Dominique

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